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ISBN : 2070794032
Éditeur : Gallimard (04/11/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Gregor Reinhardt est officier dans l’Abwehr, en poste à Sarajevo en 1943. Avant la guerre, il était policier à la secton criminelle de Berlin, la fameuse « Kripo ». C’est un homme consciencieux, un militaire qui a toujours tenu le nazisme à distance.
C’est aussi un homme profondément triste depuis qu’il a perdu sa femme et son fils. L’une est morte dans ses bras à l’hôpital et l’autre lui a totalement échappé, tombé sous l’emprise du nouveau régime et parti c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  27 novembre 2016
Les intrigues criminelles ayant pour cadre l'Europe de l'Est pendant la seconde guerre mondiale semblent avoir la faveur des auteurs de polar ces derniers temps.
L'Homme de Berlin, du Britannique Luke McCallin, met en scène le capitaine allemand Gregor Reinhardt. Cet ancien de la Kripo à Berlin désormais officier du contre-espionnage, doit enquêter en mai 1943 sur un double homicide bien embarrassant pour l'Etat-Major. Stefan Hendel, de la sécurité militaire allemande et Marija Vukic, une journaliste et cinéaste outachi, ont été assassinés dans une villa cossue de Sarajevo.
En ouvrant L'homme de Berlin, nous pensons évidemment à tous les romans lus auparavant, à Empereurs des ténèbres d'Ignacio del Valle, à Ostland de David Thomas, et surtout à l'incontournable série de Philip Kerr consacrée à Bernie Gunther. L'héroïne de son dernier roman, La dame de Zagreb, était une figure connue du cinéma, avait des origines croates et un père nationaliste, comme Marija Vukic, la femme assassinée.
Comme Bernie, Reinhardt est un vétéran de la première guerre, un ancien as de la Kripo, qui a fait la une de la presse après avoir arrêté un assassin en série ( son " Gormann l'étrangleur" est « le Facteur »). Il a eu lui aussi une vie familiale difficile, et se retrouve à l'Est pour traquer un meurtrier en louvoyant au milieu des différents services.
L'homme de Berlin s'est révélé être une très bonne surprise qui nous ferait presque oublier Bernie. Luke McCallin nous offre une intrigue solide redoutablement efficace.

Reinhardt doit mener son enquête dans une ville qui devenue une véritable poudrière, la Croatie des Oustachis étant une zone particulièrement instable. Même si les séparatistes croates ont pris le pouvoir avec le soutien de l'Allemagne et de l'Italie et perpétuent des massacres sur les Serbes, les juifs et les tziganes, les Partisans de Tito gagnent du terrain. (On comprend mieux les événements qui ont secoué la Croatie et la Bosnie-Herzégovine dans les années 90). C'est dans ce panier de crabes que le capitaine du contre-espionnage va devoir agir, en ménageant à la fois la Feldgendarmerie, l'Abwerh, la police oustachi et les Partisans. On retiendra de la lecture de L'homme de Berlin une foule de personnages complexes et passionnants, la femme fatale sadique, le Volksdeutsche de la SS, ancien milicien pendant la guerre d'Espagne toujours armé d'un couteau Bowie volé à un brigadiste américain, un général de la Wehrmacht en proie aux doutes etc…
L'homme de Berlin a le charme du film d'Anatole Litvak, La Nuit des généraux lorsque le major Grau s'obstinait à trouver le meurtrier de prostituées et que le ghetto de Varsovie brûlait. Il poursuivait sans relâche le général Tanz sous le regard attentif de l'inspecteur Morand de la Résistance française. Reinhardt lui aussi poursuit avec obstination sa quête de la vérité au beau milieu de l'Opération Schwartz, la nouvelle offensive allemande anti-Partisans, quoiqu'il lui en coûte, sans tenir compte des forces qui s'affrontent à mort autour de lui.
Il ne reste plus qu'une chose à faire, se procurer illico La maison pâle, second volet des aventures de Gregor Reinhardt en Yougoslavie, pour savoir de quelle manière le limier berlinois va se tirer de cet imbroglio dalmate.
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umezzu
  25 septembre 2018
Ce roman policier, qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale en Bosnie, figure, à juste titre, dans la liste constituée par Doublepage intitulée « Les enfants de Bernie ».
Car la filiation entre Bernie Gunther, l'ancien flic berlinois devenu officier malgré lui pendant la guerre, et Gregor Reinhardt, le héros de McCallin, est évidente. McCallin a emprunté beaucoup au personnage fétiche de Philipp Kerr : Rheinhardt est lui-aussi un ancien de la Kriminalpolizei de Berlin, lui-aussi s'est rendu célèbre en démasquant des tueurs en série, lui-aussi n'est pas entré dans la guerre de sa propre volonté, lui-aussi est rongé par les scrupules que lui inflige sa conscience. Tous deux ont vécu, ont de l'expérience, et peu de sympathie pour le régime nazi.
Bernie a connu le front yougoslave en 1943 lors de la Dame de Zagreb, qui mettait en scène une vedette de cinéma d'origine croate. McCallin place son héros la même année à Sarajevo, confronté au meurtre d'un officier allemand et d'une réalisatrice et journaliste diffusant la propagande oustachi. Les deux corps ont été retrouvés dans la maison de la belle et ténébreuse croate, alors que se déroulait à proximité une conférence regroupant les États-majors des armées allemandes présentes dans la région.
Gregor Reinhardt, officier du renseignement allemand, l'Abwehr, se retrouve associé à Padelin, un militaire oustachi aux méthodes cruelles, qui ne cherche qu'à imputer au plus vite le meurtre à des opposants serbes, Partisans ou supposés tels. La Bosnie de l'époque a été confiée par les nazis à leurs alliés croates oustachi. Ces fascistes y ont mené une politique d'extermination et d'exil forcé des populations serbes et musulmanes. Reinhardt voit cette enquête comme une occasion de redevenir un temps l'homme qu'il a été avant la guerre… soit avant la mort de sa femme, sympathisante socialiste... Et avant que les interrogatoires répétés de prisonniers ne le dégouttent de lui-même… Avant que ne lui parvienne la nouvelle de la disparition à Stalingrad de son fils, gamin subjugué par l'endoctrinement nazi...
Petit à petit, l'enquête de cet officier réservé devient le poil à gratter des potentats locaux. Il irrite de hauts-gradés de la Wehrmacht, et, plus grave, des SS. La notion de grade et de hiérarchie n'est pas quelque chose qui peut être bousculé dans l'armée allemande. Il poursuit toutefois ses investigations, devenant de plus en plus impertinent… et de plus en plus seul.
McCallin passe beaucoup de temps avec les hésitations et les doutes de Reinhardt. Cela conduit à certaines longueurs dans ce (long) roman. le contexte de la Bosnie de l'époque, écartelée entre conflits ethniques et ralliement des uns ou des autres au nazisme, est très intéressant – et a posteriori éclairant de ce qui a pu se reproduire à la chute de la Yougoslavie entre 1992 et 1995. Aucune partie n'en ressort grandie, même si l'intrigue pousse insidieusement Reinhardt à estimer plus les partisans communistes que les autres parties ; chacun pratiquant une guerre d'extermination assumée.
Certaines scènes, notamment le dénouement final, sont exagérées et peu compatibles avec ce qu'on peut imaginer du fonctionnement militaire en temps de guerre.
L'homme de Berlin – titre étrange d'ailleurs, puisque Reinhardt ne revendique pas plus que cela son origine berlinoise – est un policier historique, réussi dans sa partie historique, mais manquant un peu de rythme pour l'aspect policier.
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Eroblin
  26 août 2018
Ce roman s'adresse à ceux qui aiment les romans policiers se déroulant dans un contexte historique précis et aussi important, sinon plus, que l'intrigue. L'enquête policière menée par Gregor Reinhardt a lieu à Sarajevo en Bosnie-Herzégovine, c'est une région que connaît bien l'auteur puisqu'il y a travaillé pour les Nations Unies pendant quelques années. Il est donc le mieux à même de parler du lourd passé de cette région et notamment pendant la Seconde guerre mondiale où les Croates (du moins les Oustachis), alliés des allemands, ont pourchassé et massacré aussi bien des Serbes que des Bosniaques. C'est un fait qu'on doit avoir en tête pour mieux comprendre les agissements brutaux des oustachis qui se déroulent dans le roman.
Gregor doit d'ailleurs composer avec eux dans le déroulement de son enquête. Une journaliste, très proche des Oustachis, est retrouvée assassinée ainsi qu'un officier allemand et Reinhardt comprend très vite que, seul le meurtre de la journaliste intéresse leurs alliés qui veulent rapidement un coupable. Si possible un partisan de Tito, ainsi, les Oustachis pourront massacrer tout sympathisant ou soi-disant sympathisant de Tito sans scrupules. Mais Reinhardt, ancien inspecteur de la Kripo avant guerre, est sûr que ce double meurtre cache autre chose et qu'un haut gradé militaire est impliqué. Mais ce n'est pas facile de mener une enquête alors que la guerre fait rage et qu'on s'efforce de lui mettre des bâtons dans les roues. Mais Gregor s'obstine quitte à mettre sa vie en danger.
C'est donc une intrigue bien ficelée qui nous est donnée à lire avec un personnage principal intéressant. Gregor Reinhardt m'a fait penser à Bernie Gunther, personnage de Philip Kerr : il a fait la Première Guerre mondiale, il a appartenu à la Kripo qu'il a dû quitter car ce n'était pas un grand supporter des nazis, il a perdu sa femme, il est désabusé. Par contre, on ne retrouve pas l'ironie cinglante caractéristique de Bernie, Gregor est plus terre à terre, un besogneux presque qui cherche, traque, prend des coups et manque d'être tué à plusieurs reprises. Il est plus malheureux aussi que Gunther car il a un fils, porté disparu à Stalingrad (autant dire qu'il est mort), avec qui il était en froid depuis des mois. Cette enquête lui permet aussi de s'interroger sur la présence des allemands dans la région, sur la guerre, sur le parti nazi. Autant de réflexions qu'il vaut mieux garder pour soi mais qui va l'amener à la fin du roman à une décision importante (à vous de la découvrir). Ce roman policier n'est pas facile à lire car il demande au lecteur de se plonger dans un contexte historique bien précis pour comprendre l'intrigue. Je précise enfin que c'est le premier tome d'une trilogie autour de Gregor Reinhardt.
Je mets 4 chats

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BlackKat
  03 mai 2018
Gregor Reinhardt est un vétéran de la Première Guerre Mondiale et retrouve l'armée pendant la Seconde, en qualité de capitaine de l'Abwehr, pour échapper à ce que la police est devenue sous le IIIème Reich. C'était pourtant une figure de la Kripo avec quelques têtes de criminels à son palmarès. Mais l'armée n'est qu'une maigre alternative, l'homme se perd en même temps que ses convictions. Avec un double meurtre commis à Sarajevo, l'endroit où il officie dorénavant, Reinhardt est au coeur du Mal et ses choix ne seront pas aisés... 
Premier tome d'une série consacrée à Gregor Reinhardt, L'homme de Berlin sort des sentiers battus dans une immersion passionnante dans les Balkans et les états d'âme d'un allemand abhorrant le nazisme.
Hors des sentiers battus car peu de romans à ma connaissance se sont frottés à l'histoire très dense et compliquée des Balkans, millefeuille historique et culturel, entre orient et occident. 
Entre croates, serbes, musulmans, juifs, catholiques, partisans, communistes et résistants, la situation de la Yougouslavie est très particulière et l'auteur a su retranscrire cette spécificité et cette instabilité extrême durant le chaos de la Seconde Guerre Mondiale.
Les événements se situent à la veille de l'opération Schwartz, qui consistait à anéantir les groupuscules partisans (communistes et Tchetniks) sur le territoire de la Croatie, État qui s'est déclaré indépendant suite à l'invasion de la Yougoslavie par l'Axe en 1941. Cette opération est menée par les Oustachis (parti fasciste croate) avec la participation active des nazis. Et puis, histoire de compliquer davantage, ajouter une pincée d'italiens et vous avez une vue d'ensemble fidèle et les fondements des conflits beaucoup plus proches des années 90!
Et l'enquête de Gregor Reinhardt le lance sur les traces d'officiers allemands au coeur de ces territoires où il est difficile de savoir qui dirige qui. Alors que l'homme ne sait plus comment mener sa barque. Il est allemand, il s'est battu pour son Kaiser avec courage et honneur, il aime son pays mais n'aime pas le chemin tracé par les nouveaux dirigeants. Et pourtant, il faut survivre, traverser l'Enfer en espérant de jours meilleurs. Mais comment y arriver sans trahir ses convictions profondes? Les dévoiler seraient à coup sûr la peine de mort immédiate dans un Reich où tous les services se tirent dans les pattes, où la paranoïa est à son comble, où tous les vices atteignent leur paroxysme, où les sièges sont éjectables et encore plus les hommes.
Cette ambiance anxiogène est admirablement bien retranscrite au travers du portrait de Gregor qui doit sans cesse se maîtriser pour jouer le jeu de l'autre, se protéger, avancer dans son enquête et qui peu à peu se dégoûte lui-même.
Entre la Feldengendarmerie, la Gestapo et l'Abwehr , la paix et la collaboration ne sont pas de mises et pourtant Reinhardt va devoir louvoyer entre tous pour mener à bien ses investigations, quitte à s'accoquiner avec la GFP, surnommée la Gestapo de la Wehrmacht. Enquête que certains ne veulent pas voir aboutir. le danger rôde, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur des rangs.
Ce roman est passionnant car c'est la conscience de l'individu face à un chaos mondial, qui bouscule les frontières, déverse des torrents de violence et de sang. Et lui, Gregor, frêle esquif, doit braver les tempêtes. Mais à quel prix? Et son existence en vaut-elle la peine? Tour à tour bravache et impétueux ou lâche et silencieux, Reinhard subit plus qu'il ne dirige. S'en sortira-t-il? 
Captivant car l'évocation du climat historique est très précis et très visuel, car l'enquête sur cette femme, journaliste aux moeurs plus que légères, est le catalyseur de l'analyse de toutes les turpitudes qui peuvent s'épanouir en temps de guerre et que le personnage principal est tellement bousculé par ces combats intérieurs, sa recherche d'un but louable, par les dangers qu'il affronte ou ceux qui s'imposent à lui, que les pages se tournent presque seules. 
Un petit bémol pour certaines expressions un peu lourdes qui doivent tenir, à mon sens, davantage de la traduction que du style de l'auteur qui est très fluide, jongle admirablement entre le ton intimiste des introspections et celui incisif des confrontations verbales, entre action, suspense et la paralysie de la peur. 
L'auteur nous ouvre les portes d'une série riche, fascinante et complexe, avec le destin d'un homme attachant, Gregor Reinhardt, sur fond d'enquête criminelle et avec une vue d'ensemble historique de tous les aspects du nazisme, de l'anéantissement des juifs, du combat contre le communisme et tous autres opposants au régime, de la traque des homosexuels et, bien entendu, les guerres intestines et le face à face avec les Alliés.
La suite? Avec un tel coup de coeur livresque, La maison pâle est déjà chargée sur ma tablette! Et vous saurez bientôt quel choix aura été celui de Gregor Reinhardt...
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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doublepage
  12 février 2016
l'histoire débute par une enquête sur un double crime commis contre un officier allemand et une cinéaste yougoslave proche des milieux Oustachis. Reinhardt , capitaine dans l'Abwher est chargé de cette enquête
Au début de ma lecture, je m'attendais à me trouver face à un clone de Bernie Gunther le héros de Philip Kerr.
En fait l'histoire est beaucoup plus complexe.Le double meurtre n'est ici qu'un prétexte pour évoquer le destin de l'Allemagne dont l'armée qui occupe Sarajevo est engagée dans une lutte féroce contre les partisans de Tito. Même Sarajevo apparaît déchiré, on a ici les germes du conflit qui embrasera l'ex Yougoslavie dans les années 90.
Quant à ce capitaine il a également ses parts d'ombre, tiraillé qu'il est entre sa fidélité envers son pays, son sens du devoir qui sont sans cesse remis en cause par sa révulsion du régime Nazi.
J'ai apprécié la lecture de ce roman très bien documenté où on est sans cesse sur le qui vive face à la brochette pas toujours recommandable des personnages rencontrés.

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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BlackKatBlackKat   02 mai 2018
Pour lui, cette guerre n'était faite que de papier et d'ombres. Celle qu'il avait connue, la première, n'était qu'argile et boue, un horizon dévasté, tranché par les fils barbelés, et le ciel parfois si plein de fer et d'acier qu'il ne semblait y avoir de place pour rien d'autre. Mais il avait parfois trouvé au combat une honnêteté qui n'existait nulle part ailleurs. Un réconfort dans la compagnie d'hommes exposés aux mêmes dangers, courant les même risques. Parfois, il valait mieux affronter ouvertement le danger que de se glisser ainsi dans la pénombre.
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GuyMontagGuyMontag   14 juillet 2016
Vous me parlez de choix ? dit Reinhardt. Je sais seulement que les choix que la vie fait à notre place nous dépouillent de la personne que nous voulons être. Ils font de nous ce que nous n'avons jamais souhaité. Et le jour où vous regardez en arrière, vous vous apercevez que le fil de votre vie est une cicatrice qui masque ce qui aurait pu être.
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umezzuumezzu   14 septembre 2018
Ma ville est une fleur. Une rose abritée par ses montagnes. Il regarda Reinhardt. C'est ma ville capitaine. La mienne. Et elle est belle.
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doublepagedoublepage   27 janvier 2016
Le prisonnier assis devant lui termina sa cigarette et l 'écrasa.Ses yeux se levèrent vers Reinhardt se détournèrent puis revinrent.. Le silence agissait sur lui. Les mains désormais vides , sans rien à faire.Rien pour les remplir. L'air désormais vide entre Reinhardt et lui. Un espace qu'il fallait remplir et il n'y avait que des mots pour le remplir. Personne ici ne comprenait plus la valeur du silence. Le poids des mots jetés dans le vide.
Pourquoi y passer autant de temps? murmura l'interprète, la voix tendue comme s'il réprimait un bâillement. Vous n'avez qu'à le tabasser - Comme font les autres ?
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doublepagedoublepage   06 février 2016
Jadis nous nous serions peut être fait face de part et d'autre du champ de bataille. Eux sous leurs croix, moi sous le croissant. A présent, nous sommes unis dans la quête de quelque chose de plus grand que nous tous. Ce quelque chose c'est une Yougoslavie nouvelle. Cette fois le communisme nous unira aussi certainement qu'un retour à nos petites querelles de clocher nous détruirait à nouveau
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