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Jean-Luc Piningre (Traducteur)
EAN : 9782266153140
415 pages
Éditeur : Pocket (03/01/2008)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 346 notes)
Résumé :
Ange ou démon. Étoile… filante, peut-être, mais étoile qui brilla au plus haut par son génie et son ambition. C’était Noureev. Rudi. Rudik Rudolph. Prénom choisi par sa mère, Farida, en hommage à Rudolph Valentino. Et quel séducteur que ce jeune Tatar, un peu rustre, ayant grandi entre sa mère aimante, sa grande sœur et un père qui mettra des années à admettre le choix de son fils !
La force du roman de McCann réside dans son style narratif : raconter l’histo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  07 septembre 2012
Allez hop ! Petite arabesque glissée suivie d'un balancé ballonné chassé-croisé double écart latéral facial immédiatement enchainé par une cabriole demi-contretemps développée couchée et pour finir quadruple salto smashé enveloppé giclé et là , pour la déconne , roulade avant réception têtale !
A y ai , chaud bouillant pour la critique ! le temps d'aller prendre un bain de synthol et j'attaque...
Autant le Champ du Coyote m'avait fait hurlé de plaisir , autant Danseur ne m'a pas transporté plus que ça...
Et pourtant , la danse , je maitrise ! Ah la queue leuleu , la danse des coin-coin , j'en passe et des moins bons , ne m'ont jamais posé aucun problème pour finir sur une petite note classe et guillerette un repas arrosé plus que de raison ! Non , le souci est ailleurs...
Sujet fort s'il en est , Noureïv m'alléchait déjà . Huuuum , on va oublier alléchait et préférer intriguait . le problème , c'est ce roman fiction qui me frustre , étant bien incapable , aux vues de mes faméliques connaissances sur le sujet , de démêler le vrai du faux . Je me doute fort que la trajectoire artistique du maitre associée à ses nombreux déboires politiques pour orientation sexuelle subversive collent plutôt fidèlement à la réalité . Cependant , difficile de se faire une opinion arrêtée en referment le-dit roman et ça , ça m'empeche de pirouetter en rond...
J'ai aimé cette écriture lyrique , sèche et sans détour , sachant parfaitement retranscrire sur papier glacé ce monde pourtant visuel . J'ai adoré Nouriev danseur , sa façon de se donner corps et âme à son art au prix de sacrifices inimaginables . A contrario , l'humain ne m'a que très modérément enthousiasmé ! Pourtant touchante cette blessure à vif concernant une famille qu'il quitta bien trop tôt et presque définitivement pour raison d'état en préférant s'expatrier plutôt que de subir la vindicte et le courroux de l'intelligentsia Russe . Finalement assez triste ce besoin irrépressible de forniquer , baiser , fourrer , défoncer...n'importe qui n'importe quand . Et la tendresse bordel...Si la danse nous apparait comme n'étant que douceur , légereté et poésie , le revers de la médaille s'avère beaucoup plus sombre car l'humain , aussi talentueux soit-il , n'en oublie jamais d'y véhiculer malgré tout son cortège de cavaliers noirs . Partouze , drogue , melon surdimensionné...le catalogue semble pléthorique .
Et c'est là le principal reproche , l'auteur alterne le très bon avec le racolage facile et somme toute finalement inutile . Il faut lui reconnaître cependant une certaine inventivité en associant à son récit un nombre incalculable de personnalités d'époque y allant toutes de leur petit commentaire acerbe .
Au final , je ne sais trop sur quel pied danser . L'ascension d'une étoile jusqu'à son firmament puis sa déchéance furent passionnantes , ses à-cotés plus discutables ! Un milieu sacrificiel parfaitement dépeint . Une photographie d'époque très juste . N'était cette propension à se disperser dans le graveleux répétitif et la facilité , Danseur eut pu m'apparaitre comme un véritable chant du cygne...Je n'y ai aperçu qu'un Ardea Cinerea et c'est déjà pas si mal !
Danseur , à vos pointes !
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Marple
  04 septembre 2016
Entre biographie et roman, Danseur se penche sur la destinée de Noureiev, de son enfance tatare dans un coin reculé d'URSS à ses frasques dans les soirées ou les backrooms, en passant par son incroyable talent sur scène, ses amitiés indéfectibles, ses fragilités ou sa mégalomanie.
Le texte emprunte une forme originale, présentant les points de vues de ceux qui l'ont côtoyé : ses différents professeurs, ses parents, ses amis, ses amants, sa gouvernante, son chaussonnier... Pas de risque de s'ennuyer entre ces ressentis si différents, étalés sur toute une vie et tout le globe. En revanche, on peut s'y perdre et avoir du mal à démêler le vrai du faux...
Ca a été mon cas, le résultat paradoxal étant que j'ai été fascinée par la personnalité de Noureiev mais nettement moins par le livre que Colum McCann lui a consacré... Il me faudra lire une autre biographie, certainement...
En revanche, les passages sur l'Union Soviétique m'ont réellement intéressée. Pénuries diverses, répression, interdiction de communiquer avec les traîtres passés à l'Ouest, importance du Parti... ces éléments paraissent surréalistes, pourtant ils étaient vrais il y a encore 30 ans !
Challenge PAL
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cuisineetlectures
  25 octobre 2012
Rudolph Noureev, « Danseur » au talent exceptionnel était tout à la fois fascinant et irritant mais d'une vitalité hors du commun.
Le roman de Colum McCann est composé d'une mosaïque de portraits d'intimes de l'artiste afin de mieux éclairer la personnalité de Rudy, à la vie sulfureuse, tourbillonnante.
Il était beau, sensuel et ne faisait rien dans la demi-mesure. Il aimait l'argent, le sexe… et avant tout la danse. Sa force de travail, son souci de la perfection lui permirent d'atteindre les sommets de son art et une renommée internationale… Une magnifique amitié le liait à Margot Fonteyn sa partenaire de scène.
Mais qui était vraiment Rudy ? Si difficile à vivre mais qui rendait la vie plus intense. Un homme irrésistible, généreux mais terriblement égoïste, égocentrique, colérique …
Alors on découvre au fil du récit, son enfance de jeune Tatar, ses parents, sa soeur, Serguei et Anna qui le formèrent à la danse, la fille du couple. Et lorsque Rudy décidât de passer à l'Ouest, ils restèrent chacun d'un côté du mur. le parallèle entre tous ces destins sur fond de guerre froide donne plus de relief à ces différents récits.
Rudolph Noureev ne laissait personne indifférent. Ce portrait qui lui est consacré non plus.
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marlene50
  14 octobre 2020
Rudolf Noureev né le 17 mars 1938 à Irkoutsk en Russie, et décédé le 6 janvier 1993 à Levallois Perret à l'âge de 55 ans.
Le plus grand danseur étoile du XXè siècle dont il eut pour partenaire fétiche, sa muse, son amie Margot Fonteyn.
Un saut et le voilà qu'il s'envole caresser le ciel !
Merveilleux danseur, pas très grand mais doté d'un pouvoir de séduction incroyable qu'il a toute sa vie réservé aux hommes.
Il dégageait un tel magnétisme qu'on ne pouvait être que subjugué ; il fut adulé par les foules.
De la testostérone à l'état pur monté sur deux jambes qui s'envolaient au firmament lorsqu'il dansait - un génie magnifique.
Furieusement gay avec son ami Victor ; n'auraient pas fait d'ombre à Rocco Siffredi mais auraient pu rivaliser sans problèmes.
Une sexualité débridée à grand renfort de vodka et de drogue, des nuits des soirées imprégnées d'appétits charnels insatiables.
Un artiste de génie qui savait jouer du piano et apprenait par coeur des extraits entiers de livres.
Un personnage grossier, violent, colérique mais écorché vif qui toute sa vie a aimé son pays et à essayer en vain de faire venir sa famille près de lui ; sa plus grand douleur.
Il retournera quelques jours à Leningrad retrouver sa famille, sa mère malade ne le reconnaîtra pas, il retournera sur les pas de son enfance ; passage du livre terrible et sublimement émouvant.
Il a fait un dernier grand saut à 55 ans et cette fois le ciel ne l'a pas arrêté !
Inutile de vous dire que j'ai A do ré !
(pour ceux qui aiment la danse "Le lac des cygnes" dansé par Noureev et Fonteyn un plaisir intense).
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GrandGousierGuerin
  15 février 2014
Danseur ou … une biographie plus ou moins inspirée de la vie du danseur étoile Rudolf Noureev. Etablir si ce roman est proche de la réalité est une question qu'on pourrait se poser de prime abord. D'ailleurs McCann précise qu'il s'est largement inspiré mais Danseur n'est en rien une biographie officielle. Et très rapidement, je me suis complètement détaché de cet aspect pour savourer l'habit qu'a taillé McCann à son Danseur : peu importe que la vérité soit imprimée, tant le personnage central, Rudik, a captivé mon intérêt.
Comme c'est ma première lecture de McCann, je ne saurai dire si ce livre est dans la droite ligne de ses précédents romans mais son style m'a vraiment embarqué. de multiples narrateurs racontent leur quotidien qui est marqué de l'empreinte tellurique de Rudik. le style de la narration se modifie et s'adapte aux expériences et au langage de chaque narrateur. On a chaque fois une nouvelle facette de Rudik, qui ne s'oppose pas aux précédentes mais au contraire s'y fond. Mais Danseur, c'est aussi une fresque de l'époque soviétique sous Kroutchev, des bas-fonds où les corps se mêlent … jusqu'à ce qu'un Faune éblouisse par un bond retenu à son périgée. Enfant seul et incompris, idole aux frasques multiples, diamant brut aux reflets sombres, le portrait est chaque fois remis à plat dans une nouvelle mécanique où la danse est le fil sur lequel Rudik saute et retrouve son équilibre d'une manière quasi divine.
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
marlene50marlene50   14 octobre 2020
..Rudi roi soleil a tendance à éclipser tout le monde
le soir où Rudi s'est suspendu, nu, à un lustre d'un million de dollars, la fête où Rudi s'est rasé le pubis avec le rasoir d'Andy Warhol, qui l'a vendu ensuite au plus offrant, le jour où Rudi a préparé un repas pour ses amis, mis un peu de semence dans la sauce hollandaise, et appelé ça une recette russe secrète, le vernissage après lequel Rudi a fait l'amour avec trois garçons dans une baignoire remplie de billes passées au lubrifiant
tout le monde a sa petite histoire sur Rudi, plus choquante que la précédente - et probablement fausse - c'est donc un mythe vivant , soigné, choyé, protégé par ses adorateurs, une vie vécue sans raison à l'esprit, soumise à la lumière seulement....
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marlene50marlene50   14 octobre 2020
Rudi et Victor partent vers le coeur de l'Everard, qui a tout finalement d'un ballet aussi - ici s'exerce le commerce mécanique de la fesse, c'est un sommet en ville -, mecs à boucles d'oreilles, mecs à talons hauts, mecs à mascara, mecs en robe droit sortis des décors d'Autant en emporte le vent, mecs dans leur maillot du Viêt-nam, mecs à lunettes d'aviateur, mecs barbouillés de graisse, mecs au look de gonzesse, mecs qui veulent en être une, des mecs entre-deux, des mecs bien dressé, des malheureux en berne, quelques uns accroupis au-dessus d'un jet d'eau pour un lavement rapide, un, braillement dans les douches, et tout le monde qui baise, qui baise dans les cabines, baise à la fontaine, baise dans les saunas, baise à la chaudière, dans le placard à balais, dans les toilettes , dans les bains , et qui fiste, et qui doigte, même avec les orteils, qui baise en groupe, en grappes, qui s'encule et qui se feuille-de-rose, le super pour ordinaire des sandwiches de chaire, comme si Victor-Rudi avait jeté la pilule à baiser dans toute la plomberie, gloire à elle, alléluia ! Avé sainte Baise ! bienvenue ! qui que vous soyez ! petit ou gros ! grand ou mince ! riche ou pauvre ! long ou court ! (long surtout !) jouissons au Ever-Hard !
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marlene50marlene50   14 octobre 2020
Une perle de sueur se détache des ses cheveux.
Sa tête effleure sa cuisse, sa hanche, son ventre.
Ils s'embrassent l'un l'autre, ne forment qu'une flamme, dans la nation du corps.
Il la pose doucement. halètement dans la salle qui les retrouve vivants - le public est français, le meilleur l'est toujours, même au liban à new york buenos aires vienne londres il est toujours français - et le danseur absorbe sa cavalière, son parfum, sa peau humide, son agrément, et disparaît côté jardin.
Elle tient les rênes maintenant, solo.
Debout dans l'ombre, il reprend son souffle, essuie son visage, endigue la sueur, le torse se gonfle, retombe, se calme bientôt, ah oui un brin de ténèbres une étreinte.
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marlene50marlene50   14 octobre 2020
(parlant de la mère de Rudi)
Le docteur lui a donné quelques mois de plus.
A quoi bon ces deux ou trois mois quand on n'a plus de raison de vivre, et encore moins de corps pour essayer de le faire ?
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marlene50marlene50   14 octobre 2020
Le va-et-vient des vagues, dehors, est à peine visible, la mer est un fin velours aux côtes d'écume rougies par l'aube.
Quelques oiseaux ricochent sur les courants d'air, et, au loin, Margot aperçoit un voilier au grand spi jaune gonflé.
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