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Jean-Luc Piningre (Traducteur)
ISBN : 2266153145
Éditeur : Pocket (03/01/2008)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 288 notes)
Résumé :
Ange ou démon. Étoile… filante, peut-être, mais étoile qui brilla au plus haut par son génie et son ambition. C’était Noureev. Rudi. Rudik Rudolph. Prénom choisi par sa mère, Farida, en hommage à Rudolph Valentino. Et quel séducteur que ce jeune Tatar, un peu rustre, ayant grandi entre sa mère aimante, sa grande sœur et un père qui mettra des années à admettre le choix de son fils !
La force du roman de McCann réside dans son style narratif : raconter l’histo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  07 septembre 2012
Allez hop ! Petite arabesque glissée suivie d'un balancé ballonné chassé-croisé double écart latéral facial immédiatement enchainé par une cabriole demi-contretemps développée couchée et pour finir quadruple salto smashé enveloppé giclé et là , pour la déconne , roulade avant réception têtale !
A y ai , chaud bouillant pour la critique ! le temps d'aller prendre un bain de synthol et j'attaque...
Autant le Champ du Coyote m'avait fait hurlé de plaisir , autant Danseur ne m'a pas transporté plus que ça...
Et pourtant , la danse , je maitrise ! Ah la queue leuleu , la danse des coin-coin , j'en passe et des moins bons , ne m'ont jamais posé aucun problème pour finir sur une petite note classe et guillerette un repas arrosé plus que de raison ! Non , le souci est ailleurs...
Sujet fort s'il en est , Noureïv m'alléchait déjà . Huuuum , on va oublier alléchait et préférer intriguait . le problème , c'est ce roman fiction qui me frustre , étant bien incapable , aux vues de mes faméliques connaissances sur le sujet , de démêler le vrai du faux . Je me doute fort que la trajectoire artistique du maitre associée à ses nombreux déboires politiques pour orientation sexuelle subversive collent plutôt fidèlement à la réalité . Cependant , difficile de se faire une opinion arrêtée en referment le-dit roman et ça , ça m'empeche de pirouetter en rond...
J'ai aimé cette écriture lyrique , sèche et sans détour , sachant parfaitement retranscrire sur papier glacé ce monde pourtant visuel . J'ai adoré Nouriev danseur , sa façon de se donner corps et âme à son art au prix de sacrifices inimaginables . A contrario , l'humain ne m'a que très modérément enthousiasmé ! Pourtant touchante cette blessure à vif concernant une famille qu'il quitta bien trop tôt et presque définitivement pour raison d'état en préférant s'expatrier plutôt que de subir la vindicte et le courroux de l'intelligentsia Russe . Finalement assez triste ce besoin irrépressible de forniquer , baiser , fourrer , défoncer...n'importe qui n'importe quand . Et la tendresse bordel...Si la danse nous apparait comme n'étant que douceur , légereté et poésie , le revers de la médaille s'avère beaucoup plus sombre car l'humain , aussi talentueux soit-il , n'en oublie jamais d'y véhiculer malgré tout son cortège de cavaliers noirs . Partouze , drogue , melon surdimensionné...le catalogue semble pléthorique .
Et c'est là le principal reproche , l'auteur alterne le très bon avec le racolage facile et somme toute finalement inutile . Il faut lui reconnaître cependant une certaine inventivité en associant à son récit un nombre incalculable de personnalités d'époque y allant toutes de leur petit commentaire acerbe .
Au final , je ne sais trop sur quel pied danser . L'ascension d'une étoile jusqu'à son firmament puis sa déchéance furent passionnantes , ses à-cotés plus discutables ! Un milieu sacrificiel parfaitement dépeint . Une photographie d'époque très juste . N'était cette propension à se disperser dans le graveleux répétitif et la facilité , Danseur eut pu m'apparaitre comme un véritable chant du cygne...Je n'y ai aperçu qu'un Ardea Cinerea et c'est déjà pas si mal !
Danseur , à vos pointes !
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Marple
  04 septembre 2016
Entre biographie et roman, Danseur se penche sur la destinée de Noureiev, de son enfance tatare dans un coin reculé d'URSS à ses frasques dans les soirées ou les backrooms, en passant par son incroyable talent sur scène, ses amitiés indéfectibles, ses fragilités ou sa mégalomanie.
Le texte emprunte une forme originale, présentant les points de vues de ceux qui l'ont côtoyé : ses différents professeurs, ses parents, ses amis, ses amants, sa gouvernante, son chaussonnier... Pas de risque de s'ennuyer entre ces ressentis si différents, étalés sur toute une vie et tout le globe. En revanche, on peut s'y perdre et avoir du mal à démêler le vrai du faux...
Ca a été mon cas, le résultat paradoxal étant que j'ai été fascinée par la personnalité de Noureiev mais nettement moins par le livre que Colum McCann lui a consacré... Il me faudra lire une autre biographie, certainement...
En revanche, les passages sur l'Union Soviétique m'ont réellement intéressée. Pénuries diverses, répression, interdiction de communiquer avec les traîtres passés à l'Ouest, importance du Parti... ces éléments paraissent surréalistes, pourtant ils étaient vrais il y a encore 30 ans !
Challenge PAL
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Macha_Loubrun
  25 octobre 2012
Rudolph Noureev, « Danseur » au talent exceptionnel était tout à la fois fascinant et irritant mais d'une vitalité hors du commun.
Le roman de Colum McCann est composé d'une mosaïque de portraits d'intimes de l'artiste afin de mieux éclairer la personnalité de Rudy, à la vie sulfureuse, tourbillonnante.
Il était beau, sensuel et ne faisait rien dans la demi-mesure. Il aimait l'argent, le sexe… et avant tout la danse. Sa force de travail, son souci de la perfection lui permirent d'atteindre les sommets de son art et une renommée internationale… Une magnifique amitié le liait à Margot Fonteyn sa partenaire de scène.
Mais qui était vraiment Rudy ? Si difficile à vivre mais qui rendait la vie plus intense. Un homme irrésistible, généreux mais terriblement égoïste, égocentrique, colérique …
Alors on découvre au fil du récit, son enfance de jeune Tatar, ses parents, sa soeur, Serguei et Anna qui le formèrent à la danse, la fille du couple. Et lorsque Rudy décidât de passer à l'Ouest, ils restèrent chacun d'un côté du mur. le parallèle entre tous ces destins sur fond de guerre froide donne plus de relief à ces différents récits.
Rudolph Noureev ne laissait personne indifférent. Ce portrait qui lui est consacré non plus.
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GrandGousierGuerin
  15 février 2014
Danseur ou … une biographie plus ou moins inspirée de la vie du danseur étoile Rudolf Noureev. Etablir si ce roman est proche de la réalité est une question qu'on pourrait se poser de prime abord. D'ailleurs McCann précise qu'il s'est largement inspiré mais Danseur n'est en rien une biographie officielle. Et très rapidement, je me suis complètement détaché de cet aspect pour savourer l'habit qu'a taillé McCann à son Danseur : peu importe que la vérité soit imprimée, tant le personnage central, Rudik, a captivé mon intérêt.
Comme c'est ma première lecture de McCann, je ne saurai dire si ce livre est dans la droite ligne de ses précédents romans mais son style m'a vraiment embarqué. de multiples narrateurs racontent leur quotidien qui est marqué de l'empreinte tellurique de Rudik. le style de la narration se modifie et s'adapte aux expériences et au langage de chaque narrateur. On a chaque fois une nouvelle facette de Rudik, qui ne s'oppose pas aux précédentes mais au contraire s'y fond. Mais Danseur, c'est aussi une fresque de l'époque soviétique sous Kroutchev, des bas-fonds où les corps se mêlent … jusqu'à ce qu'un Faune éblouisse par un bond retenu à son périgée. Enfant seul et incompris, idole aux frasques multiples, diamant brut aux reflets sombres, le portrait est chaque fois remis à plat dans une nouvelle mécanique où la danse est le fil sur lequel Rudik saute et retrouve son équilibre d'une manière quasi divine.
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milan
  27 décembre 2014
Le jour où j'ai acheté Danseur , je ne connaissais rien de l'auteur, ou alors il m'a semblé avoir entendu son nom cité dans l'émission Carnets de Route consacrée aux auteurs irlandais....mais pas sur. de même, je ne connaissais pas grand chose de Noureïev, à part le fait qu'il était un danseur classique. Ce jour là j'avais juste envie de découvrir un nouvel auteur. Ce jour là j'ai eu de la chance, beaucoup de chance. Dès que j'ai ouvert le livre, je m'attendais à passer quelques jours à lire une biographie assez peu banale, dans un style plutôt simple, purement narratif , sans plus, et puis tout de suite, je suis tombée sur cet extrait: "Quatre hivers. Ils construisaient des routes en brisant les congères armés de leurs chevaux, ils labouraient la neige jusqu'à ce que les bêtes meurent, puis ils mangeaient leur chair avec une grande tristesse. Les médecins traversaient les champs givrés avec des ampoules de morphine collées sous leurs aisselles afin qu'elles ne gèlent pas et, la guerre continuant, il fut sans cesse plus dur de découvrir une veine sur les bras des soldats- moribonds bien longtemps avant que d'être morts. Dans les tranchées, ils nouaient serré les oreillettes de leurs chapkas, volaient les manteaux de réserve, dormaient les uns contre les autres et plaçaient les blessés entre eux, où il faisait plus chaud.Ils portaient des pantalons matelassés, des couches de sous-vêtements, et, pour rire, ils parlaient parfois des jambes de putains, ils en faisaient des écharpes de rêve.. le moment vint où ils ne retirèrent plus souvent leurs bottes. Ils avaient vu d'autres soldats- aux orteils, bleus, tombés soudain de leurs pieds- et ils croyaient maintenant que l'avenir d'un homme pouvait être prédit à sa façon de marcher", et ça a été une claque en pleine gueule. Je ne pouvais plus le lâcher. Précisons. La vie de Noureïev n'est pas rapportée de manière linéaire, c'est son entourage, depuis son enfance qui raconte: les infirmières au lendemain de la seconde guerre qui racontent leur quotidien à l'hôpital, et ce jour où des enfants pour amuser les soldats blessés, ont exécuté une danse folklorique, et parmi eux, un petit garçon nommé Rudik. Une famille dont le père rentre à peine de la guerre, et découvre son fils de sept ans, Rudi, essaie de rattraper le temps perdu. Un couple de vieux bourgeois,-la femme est une ancienne danseuse classique,-retrouvent un souffle de vie, en prenant sous leurs ailes ce petit garçon fou de danse, complètement indiscipliné et bourré de talent. Leur fille, loin d'eux à Leningrad, qui recueille le jeune homme de 17 ans durant sa formation....etc...la gouvernante, le chaussonier, les partenaires de danse, les amis, les amants, les ennemis, la presse....tous ceux qui ont croisé une seconde ou partagé la vie du génie, donnent l'impression qu'il leur fallait absolument retranscrire cette expérience. Et du coup, le livre passe d'un style à un autre ( récit, journal intime, lettres, article ...etc), d'un rythme à un autre, d'une ambiance à une autre, avec une constante : Rudi. Un homme, ou plutôt un Homme absolument formidable, si généreux, si talentueux, si vivant, que je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir en savoir plus, de le voir et d'entendre sa voix. Sa vie a beau être riche d'expériences, elle a surtout été marquée par le sceau de l'exile et de la souffrance, et les dernières pages du livre, où il est question de rentrer chez lui, seulement pour quelques heures, parce que l'URSS de l'époque ne lui a accordé, à lui le traître à la nation , qu'un visa de 48 heures, sont insoutenables, avec cette mère à qui il a pensé toute sa vie, et qui au moment où enfin il la revoit ne le reconnait pas. Comment finir, alors que je reste encore sous l'influence de ce livre? j'ai connu des auteurs à l'écriture plus "spéciale", mais quelque chose de "spéciale" justement est portée par Danseur, Quoi? je n'arrive malheureusement pas à l'exprimer. Donc, je dirais simplement: A lire.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   09 juillet 2012
Alors que nous pensions leur numéro fini, un petit garçon blond est sorti du rang. Il devait avoir cinq ou six ans. Il avança une jambe devant lui et cala ses mains sur ses hanches, les pouces bien dans le dos. Puis il tendit légèrement le cou, leva les coudes et commença. Les soldats se redressèrent sur leurs lits. Ceux assis près des fenêtres posèrent une main sur leurs sourcils. Le garçon s'accroupit et entama ce que l'on apelle une danse russe. Debout, nous le regardâmes sans un mot. Lui s'amusait, riait.
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michel.carlier15michel.carlier15   02 février 2017
L'harmonie trouve le chemin de ses muscles , l'éclairage tourbillonne , il regarde , furieux , le chef d'orchestre qui corrige son tempo , et il poursuit , en toute maîtrise d'abord , chaque figure précise et soignée , les pièces commencent à s'assembler , son corps est élastique , trois jetés tournés , prendre garde en retombant , il allonge sa ligne , le beau mouvement ici oui violoncelle vas-y . Les lumières fusionnent , les chemises se fondent . Pirouettes enchaînées . Il respire l'aise , le corps sculpté par la musique , une épaule à la recherche de l'autre , orteil droit distingue genou gauche , stature , profondeur , forme , contrôle , la souplesse du poignet , la courbure du coude , l'inclinaison du cou , les notes qui fouillent dans ses artères , et il est soudain suspendu en l'air , pousse ses jambes au-delà des mémoires gestuelles , un dernier développé des cuisses , prolongement de figure dansée , galbe humain dénoué , il vole plus haut encore et le ciel le retient .
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AelaAela   27 avril 2011
Aujourd'hui 16 juin 1961, nous déclarons par les présentes que NOUREIEV Rudolf Hametovitch, date de naissance 1938, célibataire, tatare, non affilié au Parti, ancien habitant d'Oufa, artiste du théâtre Kirov à Leningrad, et membre de cette troupe en tournée en France, a trahi la Patrie à Paris. Par ses absences en ville et ses retours tardifs à l'hôtel, NOUREIEV a violé le code de conduite des citoyens soviétiques à l'étranger. En outre, il a noué des liens étroits avec des artistes français, parmi lesquels des homosexuels connus. Malgré les avertissements qui lui ont été signifiés, NOUREIEV s'est entêté dans ses outrages. Il a donc été condamné par contumace, en novembre 1961, à sept ans de travaux forcés. Nous déclarons également que NOUREIEV Hamet Vassilievitch, qui désavoue publiquement et dénonce avec véhémence les actes de son fils, est autorisé à rester membre permanent du Parti.
Comité de la Sûreté à Oufa
Février 1962
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CrossroadsCrossroads   06 septembre 2012
La branche émet un craquement pour s'excuser auprès de l'arbre de l'avoir quitté .
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carrecarre   09 juillet 2012
La perfection réside moins dans le spectacle que dans le voyage vers la scène.
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Videos de Colum McCann (97) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Colum McCann
Le 24 septembre 2009, François Busnel reçoit : Colum McCann, Et que le vaste monde poursuive sa course folle Trinh Xuan Thuan, Dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles Marie NDiaye, Trois femmes puissantes Philippe Delerm, Quelque chose en lui de Bartleby
François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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