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EAN : 9782714450074
500 pages
Éditeur : Belfond (22/08/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.24/5 (sur 269 notes)
Résumé :
États-Unis et Irlande, de 1845 à 2011
1919. Aviateurs vétérans de la Grande Guerre, Jack Alcock et Teddy Brown s’apprêtent à un nouveau défi : de Terre-Neuve jusqu’en Irlande, effectuer le premier vol transatlantique sans escale de l’Histoire.
Leurs voisines de chambre, Emily Ehrlich, pétulante journaliste, et sa fille Lottie, leur confient une lettre à l’attention de leur famille installée à Cork.
1845. Esclave affranchi, Frederick Douglass ré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
carre
  17 mai 2015
Un roman comme des poupées russes, que l'auteur de « Et que le vaste monde poursuive sa course folle » ou « Danseur » mène avec un sacré talent.
L'écriture de McCann est une nouvelle fois remarquable, Pourtant, bizarrement l'émotion peine à trouver sa place. Comme si à suivre le destin de ces femmes, McCann se refusait de s‘immiscer un peu plus dans ces portraits. Agréable mais sans emballements notoires.
Et puis, il faut finalement atteindre la dernière période pour enfin ressentir une vraie empathie. Et alors tout ce qui précède prend sa véritable place. La mélancolie vient s'immiscer, nous atteindre plein coeur. Et l'on se dit alors que McCann est un conteur hors pair. « Transatlantic » n'est peut-être pas son meilleur roman, mais son regard est toujours aussi juste et éclairé.
La classe.
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FredMartineau
  01 mai 2018
Ce livre faisait l'objet d'une promotion en librairie, offert pour deux autres livres achetés. Lors de mon dernier approvisionnement, il a atterri d'abord dans mon panier, puis sur ma pile à lire. Je ne regrette pas ce choix, qui m'a donné l'occasion de découvrir l'auteur Colum McCann et la saga familiale au coeur de Transatlantic.
J'ai passé un bon moment suspendu entre les époques et les continents, survolant d'une lecture fluide (merci au traducteur) la vie de cette famille dont l'ancêtre, une jeune fille irlandaise quitta son pays pour l'Amérique, traversa les épreuves que l'Histoire et la vie mirent sur sa route.
Cette épopée est très féminine, car ce sont bien les destins de ses descendantes qui en tissent la trame et en donnent la saveur.
La construction non linéaire m'a plu, elle égare un peu le lecteur dans le dédale du temps et des lignées et rajoute à l'émotion qui affleure lorsqu'on passe d'un siècle à l'autre, d'une héroïne à l'autre...
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le_Bison
  02 octobre 2014
Acte 1, scène 1.
1919.
Le ciel, les nuages et la mer. La grande traversée, la première en son genre. Défier le vent, défier l'horizon et les lois de l'apesanteur. Frôler les cieux ou les cormorans. Atterrir dans la tourbe irlandaise après avoir franchi dans les airs l'immensité atlantique. A jamais les premiers. L'aventure grandiose, l'exploit incommensurable et la passion de deux hommes relayée par tout un peuple, les mêmes gens d'un bout à l'autre de l'Atlantique.
Acte 1, scène 2.
1845-1946.
L'Irlande, pauvre et rurale. La misère et la faim mais aussi la liberté. Un noir, esclave en fuite. Il découvre ce pays, le corps libre mais marqué par les chaînes, l'esprit pas encore tout à fait libre. Il milite, il raconte, il rencontre. Un peuple qui ne le regarde pas comme une bête curieuse. Presque d'égal à égal. du moins, il ne montre ni peur, ni mépris. Juste de l'intérêt et de l'envie. La cause est entendue, l'esclavagisme devra s'abolir.
Acte1, scène 3.
1998.
L'Irlande contemporaine. L'Irlande meurtrie. Des bombes, des tirs de carabines. Des hommes meurent, des enfants meurent. Des femmes restent, des mères pleurent. Souvenirs d'une folie meurtrière et aveugle. Chaque irlandaise a au moins une âme à pleurer. Un processus de paix en marche qu'une simple étincelle peut de nouveau embraser le pays entier. Une lutte de tous les jours. Pour le bien, pour les morts, trop nombreux, pour la soif. Un verre de whisky s'impose. Peu importe, ni protestant, ni catholique, je ne m'arrête pas à cette étiquette. Mais, moi je ne suis pas né dans cette terre si meurtrie depuis tant d'année.
Acte 2.
Tout se mélange.
Une irlandaise qui découvre l'Amérique et ses folies meurtrières de la guerre de sécession. Encore une guerre. Toujours. le monde est entouré de blessures, de sang et de mort. En Amérique, en Irlande. Les époques varient, les morts restent. Et les âmes demeurent au-dessus des nuages que des aviateurs peuvent réunir d'un côté à l'autre de l'océan. Vertigineux. Déjà ce premier vol en compagnie de ces deux aviateurs. Éblouissant, j'avais l'impression de partager leur cockpit, leur peur et leur passion. Une avancée pour le rapprochement de ces peuples et pour le courrier, pour une lettre cachetée qui traversera la mer sans être compostée, ni distribuée, avant de finir comme une relique du passé. Des femmes qui avancent et font changer le monde, des hommes qui font réfléchir et risquent leur vie pour la paix.
« Transatlantic », le goût tourbé d'un whiskey.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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cuisineetlectures
  20 mars 2014
Tout ce qui fait la force et le charme de l'écriture de Colum McCann se trouve au centre de son dernier roman. Grâce à une habile construction narrative, il démêle les liens invisibles qui relient entre eux des personnages historiques et imaginaires aux Etats-Unis et en Irlande, sur une large période allant de 1845 à 2011. En suivant l'itinéraire d'une lettre liant tous les protagonistes de cette large fresque, on découvre tour à tour l'histoire de Frederick Douglass, esclave américain affranchi venu se réfugier en Irlande en 1845, Jack Alcock et Teddy Brown qui effectuèrent le premier vol transatlantique sans escale de l'histoire en 1919, le Sénateur Mitchell, négociateur américain pour la paix en Irlande dans les années 80 mais aussi Lily Duggan et sa descendance, pauvre petite irlandaise partie émigrer à New York en 1845.
On retrouve avec plaisir le rapport au monde si envoutant de Colum McCann, son écriture délicate, fluide et précise. Pourtant,Transatlantic est assez décevant, comme encombré de trop de sujets, tel un bouquet trop gros pour tenir dans une seule main dont on a pas le temps de sentir chaque fleur longuement.
La fin du livre est assez amère et Colum McCann ne donne pas ici la pleine mesure de son talent, l'intrigue n'a pas la puissance narrative irrésistible de «Et que le vaste monde poursuive sa course folle» mais la lecture de Transatlantic permet de passer un moment agréable et donne envie d'aller en Irlande et de mieux connaître son histoire et sa culture.
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Cath36
  22 octobre 2013
Laborieux. Certes Colum McCann sait raconter une histoire. Certes son style est irréprochable -un peu sec parfois-. Certes la construction de son livre, en forme de puzzle dont les pièces s'assemblent peu à peu est bien structurée.
Mais pourquoi ai-je autant peinée, paragraphe après paragraphe à la lecture de ce livre, n'y retrouvant ni le brio ni la verve de "Et que le vaste monde poursuive sa course folle" , alors que tout concourrait pour faire de ce livre un très bon livre ? Peut-être parce que les personnages m'ont semblé fades, peu accrocheurs ? Peut-être parce que le seul personnage véritablement intéressant est en fait ce qui sert de toile de fond, l'Irlande, pays tourmenté, tragique, violent, à l'histoire âpre comme ses paysages et rébarbative comme son climat ? Peut-être parce qu'on se demande ce que vient y faire un ancien esclave Noir partisan de Lincoln (occasion superbe pour l'auteur de nous démontrer par A+B que les irlandais ne sont pas racistes) comme si la lutte contre l'esclavage et l'anti-colonialisme revendiquaient la même parenté? Peut-être parce que je me suis un peu perdue entre les dates et les générations qui composent ce récit sans que rien me donne vraiment envie de m'y retrouver ? On a l'impression de feuilleter un catalogue de phrases qui se succèdent de façon ininterrompue sans réelle profondeur. Il manque ce "je ne sais quoi" si bien décrit autrefois par le Père Bouhours et que d'autres appelent encore la grâce...
Bref c'est avec un soupir de soulagement que j'ai terminé ce livre, sans y avoir accroché à aucun moment.
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critiques presse (9)
LeFigaro   05 décembre 2014
Cette ambitieuse saga qui s'étire sur plusieurs continents et plusieurs siècles, mélangeant personnages réels (les aviateurs Alcock et Brown, l'ex-esclave noir américain Frederick Douglass) et imaginaires, est une belle méditation sur l'histoire et l'identité, l'exil et l'espoir.
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LActualite   09 janvier 2014
Un roman qui compare la condition des catholiques durant la Grande Famine des années 1850 à celle des esclaves noirs avant la guerre de Sécession américaine, tout en examinant les écueils du processus de paix en Irlande du Nord et les conséquences de la récente débâcle du Tigre celtique.
Lire la critique sur le site : LActualite
Telerama   11 décembre 2013
Colum McCann, [...] passionne par l'intérêt qu'il porte à la mar­che du monde et par l'engagement de son regard. Et touche au plus intime quand il saisit en plein vol le temps qui fuit et la vie qui continue de battre, par-dessus les tombeaux.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox   15 octobre 2013
Une nouvelle fois, Colum McCann nous en met plein les yeux, et avec quel talent : il multiplie les allers-retours entre l’Amérique et l’Irlande, du XIXe siècle à nos jours. Une construction efficace, un récit magnifique.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   10 septembre 2013
Colum McCann signe une fresque ambitieuse, où l’Histoire entraîne les destins dans une danse singulière.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Liberation   03 septembre 2013
Colum McCann fait partie de ces écrivains qui s’intéressent aux autres et au monde, toutes les histoires de ce livre contiennent - ou sont - aussi un point de vue politique sur une époque ou un événement de l’histoire. Dans Transatlantic, il donne une voix à ceux que le Tigre celtique (comme on a appelé le miracle économique irlandais du milieu des années 90 au milieu des années 2000) a laissés sur le côté de la route.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro   30 août 2013
Du XIXe siècle à nos jours, entre l'Amérique et l'Irlande, l'histoire poignante d'hommes et de femmes déracinés. Un roman ambitieux et touchant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos   27 août 2013
« Transatlantic » est un livre d’histoires et d’« Histoire » qui se fond en un tout. Un roman cousu de fils invisibles… Les destins s’emboîtent naturellement. Les personnages secondaires rencontrés dans un chapitre deviennent héros d’une autre époque. Tous racontent la course folle de la vie en grand – une aventure qui repousse sans cesse les frontières.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   26 août 2013
Quatre ans après Et que le vaste monde poursuive sa course folle, ce Transatlantic est un nouveau coup d'éclat, sous la plume d'un confident des âmes perdues.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   08 octobre 2014
Trois mille pieds au-dessus de l’océan. Ne plus rêver de stabilité, le nuage est un enfer. Ni haut ni bas. Deux mille cinq cents pieds. Deux mille. Le vent, la pluie leur balancent des claques au visage. La carlingue frémit. La boussole s’affole. Le Vimy se balance. Leurs corps violemment collés aux sièges. Toujours ni ciel ni mer : rien à voir que la grisaille, des briques de grisaille. Brown scrute à gauche, à droite, au-dessus, en dessous. Il n’y a plus de centre, de bord, et ne parlons pas d’horizon. Bon sang. Enfin, quand même, quelque chose, quelque part ? Tiens bien les commandes, mon Jackie.

Mille pieds, neuf cents quatre-vingt-sept. Les épaules plaquées contre les dossiers. Le sang qui voltige dans la tête. Le cou est soudain lourd. On monte ? Descend ? Et ça tourne. Ils ne verront peut-être pas l’eau avant de s’abîmer. Desserrer les ceintures. C’est foutu. Foutu, Teddy. Malgré la pression, Brown se détache de son siège, ramasse le carnet de vol qu’il fourre dans son blouson. Alcock l’aperçoit du coin de l’œil. Conserver chaque détail. On saura donc ce qui c’est passé : quel soulagement…

L’aiguille continue de décliner. Six cents, cinq cents, quatre. Pas une larme, pas un souffle, les nuages qui hurlent. Ils n’ont plus de corps. Alcock tient la vrille dans le mur de blancheur.

La lumière mute, le mur change de couleur, il faut plus d’une seconde pour s’en apercevoir. Une lueur bleue. Cent mètres. Un drôle de bleu, qui tourbillonne, on est sortis ? Jack, Jack, ça y est ! Bleu en bas, gris en haut. Braque, mais braque, putain !
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Nastie92Nastie92   08 octobre 2013

(L'auteur parle ici de Frederick Douglass)

Il racontait parfois une histoire à son public. En Amérique, les propriétaires utilisaient des tonneaux. De bourbon, surtout. Mais aussi d'huile d'olive, ou de vin, celui qu'ils avaient sous la main. Ils plantaient dans le bois des clous de quinze centimètres. Plaçaient parfois du verre pilé à l'intérieur. Des buissons d'épines. Alors, disait-il, ils emmenaient leur esclave - un mot qu'il prononçait toujours d'une voix plus grave - au sommet d'une colline. Pour le plus petit délit. Peut-être avait-elle oublié de fermer la porte de l'écurie. Fait tomber une assiette. Regardé de travers la maîtresse de maison. Taché un torchon. Qu'importe, il fallait la punir, c'était dans l'ordre des choses.
Au milieu du récit, il lui donnait un nom : Mary. Laissait le silence retomber sur l'assemblée. Il répétait "Mary".
Les propriétaires - il détachait bien chaque syllabe - n'avaient pas seulement obligé Mary à gravir la colline, ils lui avaient aussi ordonné de pousser le tonneau le long du chemin de terre. Pour donner l'exemple, ils avaient rassemblé en haut les autres esclaves. Les maîtres crachaient souvent quelques extraits de la sainte Bible. Forçaient Mary à rentrer. La poussaient à l'intérieur, par la tête, lui écorchaient les épaules. La pointe des clous lui fendaient la peau. Le verre s'incrustait dans la plante des pieds. Les épines lui griffaient les cuisses. Puis ils clouaient le couvercle. Agitaient le tonneau quelques instants, dans un sens et dans l'autre. Citaient encore un verset de la Bible.
En cahotant, le tonneau roulait jusqu'au bas de la colline.
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FredMartineauFredMartineau   01 mai 2018
"Dans les ouvrages qui consacreront la fin de l'esclavage, les femmes reconnaîtront le rôle de premier plan qu'elles ont joué dans cette affreuse histoire." Il avait l'air de l'affirmer pour la première fois, comme si les mots venaient à peine de s'imposer. Il poursuivit en murmurant presque, confiant une sorte de secret. "Ce sont elles, plus que les hommes, qui ont épousé la cause des esclaves."
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le_Bisonle_Bison   17 octobre 2014
A Rathfranham, il fulmina. Les femmes fouettées, les hommes raflés, les berceaux pillés. Le négoce de la chair, les conducteurs de bestiaux. Une ivrognerie en soi, le saccage de l'humanité, l'indifférence absolue, la soif du mal et la haine fanatique. Il était en Irlande, expliqua-t-il, pour promouvoir l'émancipation universelle, imposer des règles de moralité publique, précipiter la libération de trois millions de semblables. Et il répéta : " Trois millions ! " en levant les mains, recueillant chacun d'eux dans ses paumes. Méprisés, calomniés depuis trop longtemps, traités comme les animaux les plus vils. Entravés, brûlés, marqués ! Assez de cette traite meurtrière de sang et d'os ! Entendez la plainte déchirante des marchés aux esclaves ! Écoutez le cliquetis des chaînes ! Écoutez-les ! Rapprochez-vous. Entendez-vous ces trois millions de voix?
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le_Bisonle_Bison   27 septembre 2014
Brindilles, feuilles et rameaux ramassés çà et là, de petits bouts de catholique, de Britannique, de protestant, d’Irlandais, d’athée, d’Américain ou de quaker qui se croisent et s’entrecroisent à plusieurs années d’intervalle, pendant que les nuages se dispersent dans le ciel derrière lui.
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