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François Hirsch (Traducteur)Patricia Schaeffer (Traducteur)
ISBN : 2020382075
Éditeur : Editions de l'Olivier (02/10/1999)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 39 notes)
Résumé :

«Depuis quelque temps la route était déserte, blanche encore et calcinée, mais le ciel à l'ouest déjà rouge de soleil. II marchait doucement dans la poussière, s'arrêtant de temps à autre, courtaud volatile disgracieux vacillant sur une patte, pour examiner le tampon de ruban adhésif qui sortait de la semelle de sa chaussure. » Lorsqu'il écrit ces lignes, en 1965, Cormac McCarthy n'est encor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Jdo
  22 décembre 2011
Pour ce premier roman Cormac McCarthy alors à peine âgé de plus de trente ans reçut l'année de sa parution, soit trois ans seulement après la mort de Faulkner, le prix qui porte son nom en hommage à l'immensurable portée de son oeuvre et il n'y a pas de prix plus justifié que celui-là car de ma courte vue de piètre lecteur McCarthy est après Faulkner le plus grand romancier nord américain contemporain à ce jour.
Après Faulkner ne veut pas dire qu'il lui vient en second mais bien qu'il lui vient en successeur, non à travers une pesante et révérencieuse filiation et encore moins engoncé dans les devoirs d'un disciple envers son maître, mais résolument dans la trajectoire ouverte par l'auteur du bruit et la fureur d'une langue explorant ses confins.
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JeanRene43
  27 juillet 2015
Le Gardien du verger, roman américain de Cormac McCarthy, traduit de l'américain par François Hirsh et Patricia Shaeffer, je vais tenter de justifier ma relative déception sinon mon manque d'enthousiasme suite à sa lecture. Ce n'est pas une tentative facile tant cet auteur est connu et reconnu en son pays. En cours de lecture, j'ai eu le sentiment que le style de l'auteur l'emporte sur la finalité du texte, le message, l'histoire. Il s'agit d'une oeuvre poétique, imagée, en prose, davantage que d'un roman. de plus il s'agit plus, à mon sens, d'une série de nouvelles que d'une oeuvre romanesque. En effet, on peut lire chaque partie en ignorant presque ce qui précède sans éprouver un manque. Autant dans son roman « La route », l'auteur nous raconte l'aventure, avec son style riche pour nous happer dans le désert et la solitude, de ce père et de son fils, autant ici il s'agit du destin du plusieurs personnages pour nous parler d'une autre rudesse. La rudesse de son Tennessee natal des années 1930. L'auteur dans les deux oeuvres a un objectif similaire : nous exposer une même désolation, une même rudesse dans des contextes différents. Dans « La route » il s'agit d'une sorte de projection dans un futur hostile, ici il s'agit d'une projection dans un passé hostile sinon éprouvant : les lieux –montagnes gelées et enneigées-, l'époque -des années de crise économique-, les conditions de survie des personnages réduits à la débrouillardise… Revenons au style, je ne pense pas que le sentiment de lourdeur soit le fait d'une mauvaise traduction. Les traducteurs sont tenus par le texte original. Par la qualité de leur travail, ils nous livrent un beau texte en français. Nonobstant la qualité de la traduction, les phrases sont longues, excessivement descriptives, exposant parfois plusieurs idées alors qu'un texte fluide aurait justifié plusieurs phrases. La poésie et un style riche et imagé justifient-ils ces longueurs et cette lourdeur généralisée ? de grands auteurs -pour ne citer que La Fontaine ou Victor Hugo-, nous ont proposé des textes tout aussi imagés sans ces défauts. Je me garderai de faire de la provocation, cependant j'aimerais pouvoir critiquer ce roman sans que ce soit un crime de lèse-majesté à toute l'oeuvre de cet auteur qui semble être une icône de la littérature américaine. Pour synthétiser mon sentiment, il me vient un aphorisme : qui veut faire l'ange fait la bête. Dans notre cas l'auteur a tellement recherché une richesse de style qu'il en dessert son oeuvre. Finalement, je limiterai ma note à 3/5.
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Davpunk
  30 septembre 2018
Si on le connait essentiellement pour La route aujourd'hui, Cormac McCarthy a sorti son premier roman en 1965. C'était le gardien du verger...

Le roman va suivre la trajectoire de trois personnages, durant l'entre deux guerres, en pleine prohibition. L'un fait passer du whisky (illégalement donc), l'autre est un vieil homme qui s'occupe de son verge, et le troisiéme un jeune garçon qui parcourt le coin, fils d'un homme tué par le premier (mais cela, il l'ignore).

Au fil du roman, les personnages vont se croiser et il est difficile de définir un vrai fil rouge. En fait, tout va reposer sur les descriptions trés détaillés des lieux et sur l'ambiance que tout cela va dégager. Et le style de l'auteur est déjà bien présent. Il arrive à nous faire entre dans ce monde sans aucun probléme. Par contre, il a un peu plus de mal à raconter son histoire. On se perd parfois un peu entre les personnages, et certains passages sont encore franchement laborieux. On sent que l'auteur est en rodage. Mais on sent aussi un vrai potentiel. Justement parceque son style n'appartient qu'à lui. Alors ce n'est pas la meilleure lecture du monde, mais ça peut-être intéressant à découvrir à l'occasion !
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JAsensio
  25 mai 2011
Où vont ces hommes avares de mots dont nous savons si peu et que le romancier nous présente in medias res chassant, vidant un fusil sur une citerne abandonnée pour éloigner les contrebandiers, traversant la nuit à bord d'une voiture transportant des dizaines de bouteille d'alcool, de contrebande justement, John Wesley, Marion Sylder et Arthur Ownby, si ce n'est vers une destination inconnue et pourtant prévue de façon irrévocable par quelque démiurge qui les a lancés, sur le vaste territoire du monde, comme des marionnettes malhabiles et néanmoins obstinées, puisqu'en leur commencement réside leur fin ?
Lien : http://stalker.hautetfort.co..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
giatigiati   16 mai 2016
A la voir se balancer doucement dans son fauteuil on eût dit une créature vouée à une ingrate et longue entreprise où seul l'espoir pouvait servir. Pas même la patience. Comme si peut-être dans un avenir indistinct le fauteuil allait se mettre à monter pour l'emporter vers la gloire, assise avec ce farouche comme-il-faut dont elle avait le secret, et les pieds sans doute joints sous le barreau, s jupe ramassée autour d'elle. Elle fredonnait quelque chose avec son grêle bourdonnement nasal, lointaine évocation d'abeilles en été. Les braises craquaient, se tassaient avec des bruits de grains dans un tamis. Elle se balançait. Ainsi vint l'hiver cette année-là.
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Videos de Cormac McCarthy (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cormac McCarthy
Sophie Divry évoque aussi le changement de vie, mais lorsqu?il est contraint et forcé par une catastrophe (à l?échelle personnelle puis planétaire). « Trois fois la fin du monde », publié aux éditions Noir sur Blanc (collection Notabilia), est une brillantissime variation sur les mythes de Robinson Crusoé, de « La Route » (le chef d??uvre de Cormac McCarthy) et sans doute du « Procès » de Franz Kafka.
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Il y a des petits feux partout
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Tous les sols sont craquelés

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