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François Hirsch (Traducteur)
ISBN : 2757807226
Éditeur : Points (03/01/2008)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.84/5 (sur 384 notes)
Résumé :
Un matin, à la frontière du Texas et du Mexique, un homme tombe par hasard sur les traces d’un carnage : des cadavres, un agonisant, des armes, de l’héroïne, et plus de deux millions de dollars en liquide.
L’auteur de cette macabre découverte se nomme Llewelyn Moss. En empochant l’argent, il sait qu’il se met en danger. Mais il ignore la nature exacte des puissances qu’il a reveillées. Elles prennent la forme d’une horde sauvage composée d’hommes de sac et de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Allantvers
  11 août 2016
Oh que non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, même pas pour ce vieux shérif qui en a vu pourtant mais finira par s'avouer vaincu face au déferlement de violence sans fin, sans morale et sans signification dans laquelle il voit son pays basculer.
Thème récurrent de l'oeuvre de McCarthy, la violence intrinsèque de l‘Amérique n'a jamais été aussi bien exprimée que par lui, à travers ses histoires d'une implacable brutalité (ici le trafic de drogues, ou encore la sanglante conquête de l'Ouest dans « Méridien de sang », sans compter le monde apocalyptique de « la route ») et grâce à son style inimitable, ses phrases tranchantes, ses dialogues non ponctués qui laissent l'impression étrange d'être prononcés en silence.
Encore une fois j'ai été envoutée par l'univers qu'il met en place, un univers dérangeant fait de grands espaces et de motels improbables dans lequel c'est le sang versé en abondance qui sert de liant entre des humains secs de toute humanité.
« No country for old men » est un road movie fascinant qui révèle sans concession le visage le plus noir des Etats-Unis.
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bilodoh
  30 mars 2015
Beaucoup de cadavres et de blessures dans ce polar dur, dans un Texas aux prises avec le trafic de drogues et les règlements de compte, sans compter un tueur psychopathe qui a assassiné un policier.
Pour le vieux shérif, le pays n'est plus ce qu'il était, avec les trafiquants de drogues… mais il dit aussi qu'il y a pire, pour la drogue, il y a des clients, des hommes bien habillés, un grave symptôme de la transformation de la société.
J'avais beaucoup aimé « La route » de McCarthy, j'avais donc beaucoup d'attentes, même si le sujet était très différent. Au final, un peu de déception, des personnages qui ne m'ont pas beaucoup touchée.
Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, mais il n'est pas pour moi non plus !
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Deleatur
  17 décembre 2017
Celui-là a attendu son tour un bon moment dans ma Pile à Lire. J'étais vaguement agacé par cette couverture qui se croit obligée de renvoyer au film et à ses oscars (au demeurant mérités) pour pouvoir vendre le livre. Honnêtement, j'appréhendais aussi le moment de me replonger dans l'écriture de McCarthy : j'avais beaucoup aimé de si jolis chevaux, et pris une vraie claque avec La Route, mais en revanche Méridien de sang ne m'avait pas convaincu. Et puis ces dialogues déroutants, sans ponctuation ni locuteur... Bref, j'ai fini par m'y mettre. Et il m'a été impossible de le lâcher.
C'est un polar violent, incontestablement, et aussi un western très sombre. Mais McCarthy interroge surtout l'identité américaine à travers son récit. Tous les personnages sont des vaincus, sauf peut-être ce tueur étrange et insaisissable, qui se présente comme le bras armé du destin et exécute ses victimes au pistolet d'abattoir (tout un symbole...). Même le vieux shérif est du côté des perdants. Il est le seul dont on entende la voix, dans de brefs chapitres à la première personne, qui sont aussi les seuls du livre à être numérotés. Comme si ces chapitres-là relataient la tentative d'un homme pour re-construire son histoire individuelle et lui donner un sens, quand tout le reste du livre déconstruit dans le sang l'histoire du rêve américain.
Ce personnage du shérif Bell, confronté à un univers de violence froide et implacable qu'il ne comprend plus, m'évoque furieusement le John Wayne vieillissant qu'on peut trouver parmi les derniers films de John Ford, probablement les plus beaux, comme La Prisonnière du désert. Chez McCarthy aussi, les héros sont amers, désemparés devant ce que le monde est devenu. Et il est temps pour eux de passer la main, parce qu'en face se dresse un monstre contre lequel ils ne peuvent plus rien.
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LUKE59
  18 mai 2013
Alors qu' il chassait l' antilope dans un désert situé au sud du Texas, Moss tombe par hasard sur une scène de crime apocalyptique : véhicules criblés d' impacts, corps épars , armes , mais aussi stock d' héroïne et valise remplie de deux millions de dollars , le tout laissé à l' abandon. Cela ressemble à une transaction mafieuse ayant mal tourné.Devant une telle aubaine, l' homme décide de saisir sa chance : il s' empare de l' argent, abandonnant sans scrupules un mourant à son triste sort. A partir de ce moment , en dépit de toutes ses précautions , il va faire l' objet d' une traque impitoyable de la part de deux bandes rivales de narco traficants. Mais c' est surtout un mercenaire psychopathe devenu incontrolable , l' inquiétant Anton Chigurth, qui, armé entre autres d' un pistolet d' abattoir , va le pister avec la plus grande opiniâtreté, quitte à multiplier sur son passage les dommages collatéraux. En bref, un roman haletant , hyper violent et désespéré . A noter l' excellente adaptation cinématographique de ce texte par les frères Coen, un film ayant reçu pas moins de quatre oscars.
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grm-uzik
  08 décembre 2016
A la frontière du Texas, Moss découvre un carnage : un homme à moitié mort, d'autres déjà froids, des armes, de l'héroïne et deux millions de dollars. La tentation est trop forte. Mais on ne vole pas impunément des narco-trafiquants. Moss devient l'objet d'une impitoyable chasse à l'homme. A ses trousses, un vieux shérif et un tueur psychopathe de la pire espèce...
Le suspense est le point fort de ce roman, "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme". Il est quasi impossible de prévoir la fin du livre, tellement il y a de rebondissements. La course poursuite entre Anton Chigurh, Llewelyn Moss et le shérif Bell est surprenante, pleine de péripéties et permet de découvrir la vraie personnalité de chacun des personnages. La fin de l'histoire est plutôt inhabituelle pour un roman américain grand public. Ce qui n'a pas empêché son succès à l'époque.
L'autre pilier de ce thriller est son réalisme. En effet, chaque action, chaque rebondissement, chaque pensée et chaque parole sont absolument vraisemblables. La précision d'écriture renforce fortement le réalisme du livre. Les scènes de meurtres ou de poursuites sont décrites dans le détail et avec une minutie rare pour ce style de roman. L'auteur se soucie même de faire ressentir au lecteur la durée et la brutalité de l'action en décrivant au maximum les actes des personnages. De surcroît, le lieu de l'histoire est extrêmement bien choisi, car ce genre de règlement de compte entre trafiquants n'est pas chose rare à la frontière américano-mexicaine .
A tout cela nous pouvons ajouter la personnalité mystérieuse d'Anton Chigurh. Cet homme intrigue le lecteur dès le début de l'ouvrage par ses actes peu compréhensibles. On n'a du mal à cerner sa véritable personnalité. Il parait fou au début mais on lui découvre au fur et à mesure une intelligence remarquable, bien que malsaine. Ce personnage est à la fois fascinant et effrayant. Il représente à lui seul une énigme entière.
Pour conclure, je vous recommande fortement la lecture de ce thriller palpitant. "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" convient à de nombreux types de lecteurs du fan de littérature descriptive au fanatique de thriller sanglant. le style particulier de Cormac McCarthy pourra aussi attirer comme rebouter un certain nombre de personnes. Un pur chef-d'oeuvre de la littérature noire, un véritable monument McCarthien.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
mgeffroymgeffroy   15 janvier 2008
On dit que les yeux c'est les fenêtres de l'âme. Je me demande de quoi ces yeux-là étaient les fenêtres et je crois que j'aime mieux ne pas le savoir. Mais il y a un peu partout une autre vision du monde et d'autres yeux pour le voir et on y va tout droit. Ça m'a amené à un moment de ma vie auquel j'aurais jamais pensé que j'arriverais un jour. Y a quelque part un prophète de la destruction bien réel et vivant et je ne veux pas avoir à l'affronter. Je sais qu'il existe. J'ai vu son œuvre. Je me suis trouvé une fois en face de ces yeux-là. Et je ne recommencerai pas. Et je ne vais pas pousser tous mes jetons sur le tapis et me lever pour le défier. Ce n'est pas seulement à cause de mon âge. je voudrais bien que ce soit ça la raison. Je ne peux même pas dire qu'il s'agit de savoir à quoi on est prêt. Parce que j'ai toujours su qu'il faut être prêt à mourir rien que pour faire ce métier. Ça a toujours été vrai. Ce n'est pas pour me vanter ni rien mais c'est comme ça. Si t'es pas prêt ils le sauront. Ils le verront. En un clin d'œil. je crois plutôt qu'il s'agit de savoir ce qu'on accepte de devenir. Et je crois qu'il faudrait jouer son âme. Et ça je ne le ferai pas. Je pense à présent que je ne le ferai sans doute jamais.
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BVIALLETBVIALLET   18 avril 2012
J'ai envoyé un homme à chambre à gaz à Huntsville. Un seul et rien qu’un. C’est moi qui l'ai arrêté et il a été condamné sur mon témoignage. Je suis allé là-bas et je lui ai rendu visite deux ou trois fois. Trois fois. La dernière c'était le jour de son exécution. Je n'étais pas obligé mais j'y suis allé. Sûr que ça ne me disait rien. Il avait tué une gamine de quatorze ans et je peux dire et il n'y a aucun doute là-dessus que je n'avais pas tellement envie d'aller le voir et encore moins d'assister à son exécution mais je l'ai fait. Les journaux parlaient de crime passionnel et lui voilà qu'il me dit que ça n'a rien à voir avec la passion. Il sortait avec cette gosse. Une jeunesse. Lui il avait dix-neuf ans. Et il m'a dit qu'il avait prévu de tuer quelqu’un depuis plus longtemps qu'il pouvait s'en souvenir. II disait que si on le relâchait il recommencerait. Il disait qu'il le savait qu'il irait droit en enfer. C'est ce qu'il m'a dit je l'ai entendu de sa propre bouche. Je ne sais pas comment il faut comprendre ça. Bien sûr que je n’en savais rien. J’ai pensé que je n'avais jamais vu quelqu’un de pareil et je me suis dit que c'était peut-être une nouvelle espèce. J'ai regardé quand ils l'ont attaché sur le siège et qu'ils ont refermé la porte. Il avait peut-être l'air un peu nerveux mais c’était à peu près tout. Je crois vraiment qu'il savait qu’il allait se retrouver un quart d'heure après en enfer. J’en suis persuadé. J'ai beaucoup réfléchi là-dessus. C'était facile de lui parler. Il m'appelait Shérif. Mais je ne savais pas quoi lui dire. Quoi dire à un type qui de son propre aveu n’a pas d'âme? À quoi bon lui parler? J’ai pas mal réfléchi à tout ça. Mais lui c'était rien comparé à ce qui allait nous tomber dessus.
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Corboland78Corboland78   29 mars 2012
Et les plus gros problèmes signalés c’étaient des trucs comme parler en classe et courir dans les couloirs. Mâcher du chewing-gum. Copier en classe. Des trucs du même tabac. Alors les enseignants en question ont pris un formulaire vierge et en ont imprimé un paquet et ont envoyé les formulaires aux mêmes établissements. Quarante ans plus tard. Voici quelques-unes des réponses. Les viols, les incendies volontaires, les meurtres. La drogue. Les suicides. Alors ça m’a fait réfléchir. Parce que la plupart du temps chaque fois que je dis que le monde part à vau-l’eau on me regarde avec un sourire en coin et on me dit que je vieillis. Mais ce que je pense à ce sujet c’est que quelqu’un qui ne peut voir la différence entre violer et assassiner des gens et mâcher du chewing-gum a un problème autrement plus grave que le problème que j’ai moi.
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bilodohbilodoh   30 mars 2015
J’étais d’accord avec lui quand il a dit qu’il n’y a pas grand-chose de bon à dire au sujet de la vieillesse et ensuite il a dit qu’il en connaissais une. J’ai dit laquelle. Et il a dit ça ne dure pas longtemps.

(Points, p.265)
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PiertyMPiertyM   22 août 2015
Pendant tout le temps que tu passes à essayer de reprendre ce qu'on t'a pris y a encore un peu plus de choses qui te filent entre les doigts.
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Videos de Cormac McCarthy (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cormac McCarthy
Sophie Divry évoque aussi le changement de vie, mais lorsqu?il est contraint et forcé par une catastrophe (à l?échelle personnelle puis planétaire). « Trois fois la fin du monde », publié aux éditions Noir sur Blanc (collection Notabilia), est une brillantissime variation sur les mythes de Robinson Crusoé, de « La Route » (le chef d??uvre de Cormac McCarthy) et sans doute du « Procès » de Franz Kafka.
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