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ISBN : 2809436185
Éditeur : Panini France (15/01/2014)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 17 notes)
Résumé :
L’Âge des Rois est mort… et c’est moi qui l’ai tué. Au lendemain de son coup d’état, le marshal Tamas a rétabli le calme dans son nouveau royaume. Il a fait exécuter les aristocrates corrompus et a nourri le peuple affamé. Mais sa prise de pouvoir a déclenché une guerre avec les Neuf Nations. Assiégé de l’extérieur, menacé par des royalistes fanatiques et par ses anciens alliés, Tamas devra faire appel aux derniers mages de la poudre et reprendre les armes pour prés... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  06 juin 2018
Un tome, un seul tome nom de dieu, vilains éditeurs.

Dans un univers cape et épée et beaucoup de flingues (bien plus intéressants que l'acier des rapières d'ailleurs), le Maréchal Tamas vient de réussir son coup d'état et renverser le roi, avec l'aide de ses poudres mages (le nom parle de lui-même pour leurs pouvoirs). En lutte avec le reste des privilégiés (sorciers plus classiques) intérieurs et du pays voisin. Et si les Dieux s'en mêlent.

Un ton en dessous d'Abercrombie pour la noirceur, la fange et la complexité (il faut bien le dire).
Un savant mélange entre politique et coups d'état, scènes d'action et de guerre, une fantasy originale (la Flintlock est relativement récente, je crois) menée tambour battant.

On pourrait regretter quelques passages un peu rapides et trop vite expédiés (le coup d'état et la première confrontation entre généraux aurait pu faire le livre en entier), mais au final on enchaîne sur une succession de problèmes-résolutions dans un univers très attractif (et novateur pour moi, c'est mon premier du genre), tout en gardant un fil rouge.
On pourrait regretter un roman peu fourre tout. L'auteur a beaucoup de chose à développer et il tient sûrement à toute nous les faire connaître avant d'attaquer le tome 2. Avec plus ou moins de réussite, à peine a-t-on fini par comprendre qui est qui et qui est quoi, qu'on nous envoi des nouveaux modèles, mais cette relative aisance narrative nous fait passer tout cela très bien.

Bref un excellent roman où l'action ne faiblit pas une seule seconde et un final qui donne envie d'attaquer le second, mais uniquement en Anglais. Grrrrr
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Alfaric
  03 juin 2014
« L'ère des rois est morte, et j'en suis le fossoyeur. » le roman annonce clairement la couleur et la poursuite des événements.
D'un côté l'auteur se réclame de Joe Abercrombie, Brandon Sanderson, Steven Erikson, Robert E. Howard et Glen Cook.
D'un autre côté, l'auteur veut rendre hommage à Victor Hugo, Alexandre Dumas, Eugène Sue et Michel Zévaco.
On mêle donc révolution politique, révolution industrielle et fantasy épique. le résultat ? Un roman-feuilleton trépidant d'une immense coolitude ! Les héritiers du roman-feuilleton français sont anglo-saxons, c'est assez triste pour la culture française.
Brian McClellan nous remixe la révolution française de la même manière que Jim Butcher nous a remixé l'Empire romain. le 1er chapitre démarre par un coup d'Etat mené par une conjuration : le Maréchal Tamas d'Adro, légende vivante militaire, patriote progressiste et maître de la cabale des poudremages, Dame Wenceslav, commandant des mercenaires des Ailes d'Adom, Charlemund, Archidiocèle hédoniste de l'Eglise de Kresimir, Ongaust, le psychorigide préfet d'Adopest, Ricardo Thumbalr, chef des syndicats d'Adro, le doyen Lektor, ambivalent vice-chancelier de l'Université d'Adopest, et le Propriétaire, dirigeant sans nom et sans visage de la pègre d'Adopest.
Le roi Manouh XII a voulu vendre son pays pour conserver son train de vie. Il va le payer de sa vie… Ensuite cela ne s'arrête jamais même : coups d'Etat progressistes, contre coups d'Etats royalistes, menaces d'invasion, menaces de trahison, chantages, enlèvements, assassinats, traques, cavales, investigations, infiltrations, exfiltrations, escarmouches, sièges… C'est rigoureusement impossible de s'ennuyer une seule seconde d'autant plus que l'auteur a de l'humour à revendre !
Les POVs se repartissent entre 3 personnages principaux :
- la Maréchal Tamas doit diriger la Révolution (liquider l'Ancien Régime, rétablir l'ordre dans la capitale, sauver le pays de la famine et se préparer à l'inéluctable intervention des Kezs)
Homme tourmenté par l'exécution de son épouse bien aimée, le Maréchal Tamas n'a plus peur de rien ni de personne et est désormais prêt à aller jusqu'au bout pour la cause qu'il choisie de défendre, d'où son caractère ombrageux et ses relations tumultueuses avec presque tout le monde.
- son fils Taniel Deux-Coup, héros des deux mondes, accompagné par la jeune shamane muette Ka-Poel, est toujours en mission contre les ennemis extérieurs de la Révolution (sérieux c'est un hybride La Fayette / Jean Valjean protégeant Euphrasie alias Cosette ! Encore que cette Cosette là réserve de sacrées surprises…)
Taniel a souffert d'avoir grandi à l'ombre de l'immense homme qu'est son père et d'avoir été trahi par sa jeune épouse infidèle Vlora, d'où son départ outremer pour soutenir la révolte des colonies de Fastrata (toutes ressemblances avec la révolte des colonies britannique qui donnèrent naissance aux Etats-Unis d'Amérique n'est absolument pas fortuite du tout).
Il est chargé d'assassiner son ami Bobardor, mais fraternité de sang et d'amour de l'aventure ne sont pas des liens qu'on ne peut aisément oublier d'autant plus que sa dépendance croissante à la poudre et l'amour que lui porte son éclaireuse native vont le transformer en quelqu'un d'autre, en quelque chose d'autre…
- l'inspecteur Adamat accompagné du boxeur Sousmith est toujours en mission contre les ennemis intérieurs de la Révolution (toutes ressemblances à un mélange Javert / Vidocq ne sont pas fortuite du tout)
L'enquêteur méthodique va puiser dans mémoire infaillible pour instiguer dans tous les recoins de la capitale d'Adopest et démasquer mystères et comploteurs, mais il va devoir faire un choix entre sauver son pays et sauver sa famille…
- Il faut ajouter en fil rouge le POV de Nila, une servante qui cherche à protéger et/ou venger le dernier héritier du trône.
Je gage qu'il s'agit là d'un foreshadowing qui aura son importance dans les tomes suivants…
Les personnages secondaires sont assez nombreux et nombre d'entre eux mourront avant la fin du roman…
Olem le garde du corps insomniaque, Sabon le fidèle second du Maréchal, Vlora la brigadière surdouée, Bobardor le Privilégié paillard, l'ignoble Vetas, la redoutable Julène (Milady de Winter avec des pouvoirs magiques surpuissants !), Mihali le chef cuisinier échappé de l'asile, Tef le chef des assassins des Barbiers de la Rue Noire, Jakoto / Gavril le vaillant guerrier montagnard qui cache bien son jeu…
Ah ça, on ne peut pas dire que le dramatis personae ne soit pas bien rempli ! On identifie très vite les personnages et on retient bien leur noms : la caractérisation est donc réussie.

Le magicbuilding est très cool ! On sent la parenté avec un Brandon Sanderson sur ce point
Il y a les Privilégiés. de puissants sorciers qui manipulent les forces élémentaires.
Il y a les Marqués. Je n'ai pas réussi à savoir s'ils étaient tous Poudremages ou non.
Il y a les Doués.
Il y a les Brisés qui jouent le rôle de contre-mages.
Au cours du roman nous découvrons les Oeil d'Os et leur magie vaudou, les terribles predii et ceux qu'ils ont invoqués…
Et il y aussi les Gardiens, des êtres modifiés magiquement pour être des machines à tuer.
Et il y aussi les mystérieux moines de la Porte de Novi qui cache bien leur jeux.
Et il y aussi d'autres trucs encore plus mystérieux…
L'auteur en garde sous le coude pour la suite !
On sent bien que tout cela est là pour insérer des superhéros et supervilains à la DC Comics ou à la Marvel Comics dans un univers clairement inspiré de la période révolutionnaire française en particulier, européenne en général.
C'est dommage que l'auteur cède à la tentation du grosbillisme à la Steven Erickson.

Certains pourrait trouver l'ensemble confus, ou se retrouvé avec l'impression de s'être fait bringuebalés…
A tous ceux-là je réponds qu'il a 3 fils directeurs principaux :

En allant systématiquement de l'avant et en précipitant son foreshadowing Brian McClellane gâche un peu ses effets quand il ne contrecarre pas ses effets de surprise (comme Jakoto / Gavril qui passe de pochtron à meneur d'homme en une seule tirade). Mais bon, ce ne sont que des erreurs de dosage plus que facilement pardonnables pour un premier roman. Gageons que l'auteur va gagner en vista, en maturité et en expérience pour corriger tout cela dans l'avenir.
Le style est très visuel : on imagine facilement les scènes et les situations. Les descriptions courtes mais efficaces restituent bien l'ambiance résolument début XIXe siècle du roman. Et on bascule de l'action pure à la réflexion intimiste avec une facilité assez déconcertante. On est clairement dans un roman populares !
Ceux dont la zone de confort littéraire fait la part belle aux gros pavés plan-plan qui commencent lentement et qui avancent mollement avant de clairement tirer à la ligne peuvent passer leur chemin car le cycle des "Poudremages" c'est de l'action, de l'action et encore de l'action !
Enjoy et baïonnettes au canon pour "The Crisom Campaign", "The Automn Republic", "Forsworn", "Hope's end", "The Girl of Hrusch Avenue" et "The Face in the Window" ("The Patriot" avec des Natives) !!!
J'avais bigrement envie de mettre 5 étoiles, et puis je me suis dis "imagine que les suites soient encore mieux, qu'est-ce que tu vas bien pouvoir faire !" ^^
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BlackWolf
  31 mars 2014
En Résumé : J'ai passé un agréable moment de lecture avec ce premier tome de la trilogie Poudremages. L'histoire se révèle solide et plutôt efficace avec son lot de surprises et de rebondissements, même si par moment le rythme se révèle mal géré et une certaine torpeur se fait sentir au milieu du récit. L'auteur mélange plusieurs intrigues et même si elles ne sont pas toutes au même niveaux dans l'ensemble elles se révèlent intéressantes à découvrir malgré une conclusion peut-être légèrement trop rapide. L'univers construit est vraiment captivant se situant dans un monde ayant des traits proches de la révolution française, avec un système de magie vraiment original et prenant même si parfois l'auteur en fait un peu trop, offrant par moment une magie trop forte. Les personnages sont intéressants à suivre et à découvrir, mais je n'ai jamais réussi à complètement m'accrocher à eux, manquant souvent d'émotions. La plume de l'auteur se révèle simple, efficace et entrainante malgré parfois quelques longueurs et certains dialogues un peu plat. Un premier tome qui pose les bases d'une histoire intéressante, qui laisse pas mal de questions en suspens et je lirai la suite avec plaisir.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Lutin82
  06 avril 2017
L'univers des poudres-mages de Brian McClellan emprunte beaucoup de traits de caractère et historiques à l'Europe, sans qu'il s'agisse d'une reconstitution au sens strict ou une plus simplement d'une uchronie. L'essentiel de la trame se déroule en Adro, un pays des Neuf, entouré de voisins plus ou moins belliqueux.
L'auteur utilise suffisamment de codes et de marqueurs historiques familiers pour que le lecteur fasse des parallèles avec notre propre monde. Ainsi, Adro s'identifie aisément à la France révolutionnaire. le Roi Manouth XII est décapité en bonne et nombreuse compagnie dès le premier chapitre, dans une scène assez… sanglante et cinglante, sur une place qui sera rebaptisée pour l'occasion
Le catalyseur Adrien qui allume la poudre (hé!hé) est le traité que le roi Manouth est sur le point de signer avec les Kezs; un traité bilatéral qui réduit le pays en un misérable vassal de Ippile, et sa population en une forme d'esclavage, tout ceci afin que Manouth et sa suite puisse continuer à vivre dans le faste et l'opulence.
Tamas et son « directoire » doivent assumer les nombreuses conséquences de cette décapitation du pouvoir exécutif et législatif… C'est un choix de narration peu usité en fantasy, je l'avais précédemment rencontré avec la trilogie de L'Empire Ultime de Sanderson, sans que le traitement de la question soit aussi fin et profond que présentement.
Ippile, le roi des Kezs a des visées hégémoniques sur l'ensemble des Neuf royaumes, et souhaite ardemment soumettre cette rébellion par tous les moyens. Tous : militaires, espionnages, magiques et assassinat. Surtout qu'ils ont connu un revers de taille dans un pays septentrional, Fartatas. Toute ressemblance avec les jeunes USA est volontaire, les autochtones sont vêtus de peaux de bêtes, la présence de colons, les allusions à une culture chamanique, les conflits entre tribus rivales et l'aide d'Adro dans cette lutte pour leur libération (comme les troupes de Lafayette) du joug Kez; tous ces éléments participent à rendre cette sensation.
Les personnages sont généralement bien rendus, agréables dans leur diversité de caractère. Quelques uns sont à peine esquissés mais participent peu au récit, d'autres sont dépeints avec soin, même si le lecteur n'échappe pas à quelques protagonistes passe-partout ou un peu stéréotypé. Je tiens à souligner la place des femmes dans cette histoire, nombreuses surtout pour de la fantasy, et de la flintlock. L'auteur les glisse dans le récit avec naturel et évidence, sans la grosse pancarte qui m'agace généralement « regardez! j'ai mis une femme forte! » avec les néons qui vont bien au cas où nous serions stupides.
L'écriture est fluide, avec un rythme varié et agréable proposant des moments intimistes, des scènes pleine d'action, entrecoupés d'un détour avec Nila la blanchisseuse royaliste ou avec l'avancée de l'enquête d'Adamat.
Bref, un roman qui porte la fantasy à un niveau nouveau et une référence dans l'avenir.
Ma critique est plus complète et illustrée sur mon blog.
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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Igguk
  20 mai 2018
Dans la longue lignée des séries dont « le début existe en français mais pour la suite tu peux toujours te brosser, ou acheter la VO », La trilogie des Poudremages de Brian McClennan est un cas d'école. Son premier tome, La promesse du sang, est sorti chez Eclipse (Panini) juste avant la disparition de la collection dans des gerbes de sang, de feu et de diarrhée éditoriale à base de « Oh mon dieu, ça ne marche pas, on va se recentrer sur nos publications merdiques mais rentables ».
Pourtant, ailleurs l'auteur se construit une réputation très solide. Les avis de la blogosphère (ou blogo-pyramide, ou blogo-parallélépipède, ou blogo-cube, faut pas être géométriquement fermé) sont très positifs et enthousiasmants, tout en reflétant une histoire qui pourrait tout à fait être ma came. J'ai mis un peu de temps mais je me suis lancé dans l'aventure de ces fameux poudremages. Brian McClellan nous présente un univers fortement influencé par la révolution française et son époque, justement pile au moment d'une révolution. A Adopest, la capitale d'Adro, un complot arrive à son but en renversant le roi Manhouch et direction la guillotine pour le déchu, sa famille et à peu près toute la noblesse royaliste. le maréchal Tamas fait partie du conseil à l'origine du coup d'état mais il va maintenant devoir assumer la reconstruction du pays, la cohésion du peuple et aussi la défense face aux pays voisins qui pourraient y voir une opportunité.
Oui, bon, raconté comme ça on peut se dire que c'est juste un gars qui a pris la révolution française, a changé les noms et sert sa soupe aux anglophones, mais détrompe-toi, lecteur, tu n'as encore rien vu (lu). La révolution n'est que le point de départ, l'auteur va ensuite tisser une toile de personnages et d'intrigues passionnantes à travers quatre points de vue : Il y a bien sûr Tamas, protagoniste vieillissant qui essaye de maintenir le pays à flot en déjouant complot et attentats. Nous suivrons aussi Taniel, son fils, soldat et fiancé bafoué qui va partir en mission à la poursuite d'une Privilégiée (on y reviendra) rescapée. Tamas va également mandater un enquêteur du nom d'Adamat pour mettre au clair une énigme qui le turlupine depuis la prise de pouvoir, et enfin, dans une moindre mesure nous aurons le point de vue de Nila, lavandière d'un duc déchu qui va prendre tous les risques pour protéger l'enfant de ce dernier d'un tour à la guillotine.
La trame va ainsi partir dans plusieurs directions, permettant des passages plus action et des chapitres plus axé sur l'enquête, les complots, l'espionnage, les trahisons. Ce qui est intéressant c'est que La promesse du sang reste finalement dans un cercle de protagonistes restreint, gravitant pratiquement autour de Tamas, pour nous dérouler petit à petit son univers original sans faire un gros déballage de world-building. Il y va progressivement pour ne pas rendre le tout indigeste, ce qui pourrait être le cas vu la densité du machin, mais en fait ça passe très bien. Ça tombe bien parce que le point fort de la saga est son univers original et dépaysant, fer de lance de ce que les inventeurs d'étiquettes fous ont rangé dans la Gunpowder Fantasy, et pour cause, la poudre elle est dans le titre.
On est donc dans une fantasy ambiance XVIIIe siècle, avec noblesse, ouvriers, rois, baïonnette et guillotine, y'a la panoplie complète. Par-dessus ça vous aurez un système de magie en partie basé sur la poudre à canon pour cette fameuse faction des poudremages (dont Tamas et Taniel font partie) qui peuvent utiliser la poudre en mode expert, elle leur sert de carburant, de drogue, de sonar surnaturel et, quand même, à tout faire péter. Ils sont les ennemis naturels des Privilégiés, des sorciers plus « classiques » souvent acoquinés à la royauté, qui se servent de gants spéciaux pour lancer des sorts. Dans une moindre mesure on a les Doués qui ne sont doté que d'un pouvoir particulier (des genres de mutants) et d'autres encore qu'on ne dévoilera pas. Mais tout ça est construit de manière cohérente autour d'un univers crédible avec sa mythologie, son système social, sa religion, tout ça mis en place avec brio.
Cette construction qui part d'un cercle intime de personnages pour nous dévoiler la grandeur de son background m'a permis de m'attacher d'abord à des protagonistes excellents afin de m'accompagner dans cet univers fouillé. C'est une démarche que je préfère largement à d'autres qui mettent la charrue avant les oeufs en nous balançant un pâté de world-building à la gueule sans avoir la politesse de nous y immerger correctement avec des personnages intéressants. Mais là, Tamas, Taniel, Adamat, Ka-Poel, Nila, Olem et les autres sont tous intéressants dans leur caractère et leurs interactions, malgré leur nombre important qui pourrait dérouter. On regrettera des rôles féminins un peu en retrait en espérant que ça évoluera par la suite, mais on n'en tiendra pas rigueur à l'auteur pour un premier roman aussi réussi.
Et il y a enfin le rythme parfaitement géré, l'action lisible, fluide, pleine de suspense, cet art de tenir le lecteur de chapitre en chapitre, de coup de théâtre en rebondissement. J'ai terminé les 300 dernières pages quasiment d'un coup, car une fois immergé tout coule de source. le lecteur reste plongé dans le bouquin, il en comprend les enjeux, les forces en présence, l'aspect religieux et mythologique qui prend son envol et donne à l'univers une nouvelle dimension pour finir sur une explosion réjouissante. C'est marrant, j'ai lu ça et là que McClellan ressemble à du Sanderson en moins abouti (sous prétexte qu'il a suivi son atelier d'écriture)… Mais franchement j'ai jamais eu l'impression de lire du sous-Sanderson, j'ai d'ailleurs fait le lien qu'en lisant des critiques et discussions après ma lecture…. Mais si vous tenez tellement à comparer, je dirai que si ça ressemble à son mentor sur certains points, c'est globalement supérieur parce que l'auteur des poudremages, lui, il sait gérer son rythme (paf).
Oui, La promesse du sang est une réussite, une oeuvre dynamique, riche et originale. Donc, quand on me dit que la série n'aura pas son tome 2 en français, faute de vente malgré sa qualité, soyons honnête… Si tu t'appelles Panini et que Les poudremages ne se vend pas, ce n'est pas parce que « malheureusement il n'a pas trouvé son public », avec cette putain de belle couverture, c'est juste que tu as gravement merdé ton boulot.
Lien : http://ours-inculte.fr/la-pr..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   17 janvier 2014
Brian McClellan mise beaucoup sur des bases solides et de bons ingrédients, sans révolutionner [...] pour autant la recette finale. L’assaisonnement est proposé d’une main sûre et tout en nous laissant suffisamment sur notre faim pour nous donner envie de découvrir la suite.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   08 juin 2018
Les gouvernements existent pour servir le peuple, et ce dernier devrait avoir son mot à dire.
Impossible. On ne peut laisser les gueux prendre des décisions importantes.
Commenter  J’apprécie          510
fnitterfnitter   07 juin 2018
- Il reprend conscience, monsieur.
- Je préférerais qu’il choisisse un autre moment.
Il y eu un bruit évoquant un marteau frappant de la viande.
- Ne vous en faites pas.
Commenter  J’apprécie          470
BlackWolfBlackWolf   30 mars 2014
- Le monde change, insista Tamas. Les gens refusent de n'exister que pour le bon plaisir de leur gouvernement ou de leurs rois. Les gouvernements existent pour servir le peuple, et ce dernier devrait avoir son mot à dire.
Nisklaus eut un geste de dérision.
- Impossible. On ne peut laisser les gueux prendre des décisions importantes.
- Un peuple ne devrait pas en opprimer un autre.
Commenter  J’apprécie          140
fnitterfnitter   09 juin 2018
Ce n’est pas parce que quelque chose fait partie du dogme de l’Église que c’est forcément vrai.
Commenter  J’apprécie          450
AlfaricAlfaric   18 mai 2014
- Tu es un noble pantin de la monarchie, aussi aveugle que ceux que j’ai envoyé à la guillotine. Tu ne lis pas les journaux ? Tu n’as pas senti la piqûre de la rébellion lorsque Fatrasta s’est soulevée pour chasser tes armées.
- Des idiots, tous autant qu’ils sont.
- Le monde change, insista Tamas.
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