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Max Roth (Traducteur)Marcel Duhamel (Traducteur)
ISBN : 2070495574
Éditeur : Gallimard (31/05/1995)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Adieu la vie, adieu l'amour... C'est l'histoire d'un jeune lettré hanté par une peur inexplicable qui finit par faire de lui un criminel féroce. Enfant perdu qui, défiant les lois et l'ordre, est entraîne irrésistiblement vers le mal. C'est la course au pouvoir d'un être dévoré par un complexe obscur dont l'origine ne nous sera dévoilée qu'à la fin et que l'auteur a menée avec une étrange et terrifiante dextérité.
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
pleasantf
  05 juin 2017
Ce roman écrit en 1948 est un bel exemple de roman noir américain venu après ceux de la première génération historique des années 30 (les romans ‘hardboiled' de Hammett ou Chandler) A la différence de ces derniers qui ont pour personnage principal un détective, ce livre de McCoy a pour narrateur un criminel dont le lecteur suit les aventures à partir de son évasion sanglante de prison. Le roman frappe par l'absence totale de moralité chez les protagonistes principaux y compris ceux de la police, gangrénée par la corruption. Cette absence de moralité est telle que le film réalisé en 1950 à partir de ce roman (titre français : le fauve en liberté) fut même interdit dans l'état de l'Ohio.
Même si le lecteur dispose de peu d'éléments biographiques sur le personnage principal, on sait néanmoins qu'il a fréquenté l'université. C'est un homme intelligent et arrogant, qui à l'instar d'un héros américain traditionnel, pense que sa réussite potentiellement sans limite ne tient qu'à lui et à sa volonté. Pour cela, il ne va pas se conformer aux lois d'une société qu'il exècre mais va utiliser son intelligence pour maximiser son intérêt personnel. Et la fin justifie les moyens. Caractéristique originale par rapport aux codes du genre, le ‘héros' souffre de failles psychiques, de peurs qui remontent à son enfance. McCoy a introduit ici une notion d'inconscient assez inattendue.
Les personnages féminins sont des femmes fatales, dans les deux sens du terme. Elles sont conformes au cliché du genre pour leur côté séductrice. Mais ce sont elles aussi qui précipitent la chute du personnage principal dans son destin tragique, que cela soit directement, à la toute fin du roman, ou indirectement de manière plus subtile lors d'une scène où la riche héritière promise au héros le débarrasse de son révolver, l'arme qui assurait sa toute-puissance et qui symbolisait son ascension. Il est aussi intéressant de noter que les deux personnages féminins principaux du roman (l'héritière et la complice du personnage principal) semblent mues par des motivations plus nobles, en tous cas moins utilitaristes ou matérielles que les hommes, ceux-ci n'agissant qu'avec la seule intention de maximiser leur profit.
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DanielGauthier
  10 mars 2010
Scandaleusement méconnu de son vivant aux USA, scandaleusement méconnu en France aujourd'hui, Horace Mac Coy est pourtant l'égal des plus grands.
Il le démontre dans ce roman plus que noir : le "héros" a fait Princeton et se sert de son intelligence pour manipuler flics et truands - et en dézinguer pas mal au passage.
Psychopathe meurtrier (on saura pourquoi à la fin de l'ouvrage), le jeune chien enragé se sert de la corruption et des failles du système pour asseoir son pouvoir.
Doté d'une écriture aussi vertigineusement rapide que James Cain ou James Hadley Chase, écrivain engagé, Mac Coy a publié également d'autres bijoux : le très pessimiste "On achève bien les chevaux", l'anticapitaliste " Un linceul n'a pas de poches" ou le monumental "Scalpel" qui, malgré ses longueurs, est une analyse très fouillée de psychologie sociale et personnelle.
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zembla
  25 avril 2011
Polar sur cette Amérique des années 30 où la corruption est monnaie courante. le "héros" est un taulard évadé de prison qui atterrit dans une ville et où a peine arrivé, il n'a qu'une obsession : se procurer de l'argent et grâce a lui prendre possession de cette ville. Il a pour lui une intelligence , une éducation supérieur et il ne recule devant rien pour arriver a ses fins. C'est un criminel féroce mais qui souffre d'un complexe obscur et d'un traumatisme de l'enfance.
Ce livre, écrit en 1949, est dans la grande tradition des polars noirs américain. Son intérêt principal est sa galerie de personnage haut en couleur avec ce truand prêt a tout pour réussir, ses policiers corrompus jusqu'à la moelle, son avocat marron, la vamp chaude comme la braise et j'en passe et des meilleurs. L'histoire est assez simple sans tombé dans la simplicité et nous réserve une fin surprenante .Très plaisant a lire avec ses dialogues dans un parlé des bas fonds et une construction littéraire intelligente. On ne s'ennuie pas un seul instant.
De cet auteur j'avais beaucoup aimé "On achève bien les chevaux" (dont Sydney Pollack a tiré le célèbre film), "un linceul n'a pas de poche"(dont Mocky a tiré aussi un film) et par dessus tout "le scalpel".
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
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ATTENTION : SCÈNE FINALE DU FILM !!
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