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Marcel Duhamel (Traducteur)
EAN : 9782070410330
209 pages
Gallimard (19/10/1999)
3.91/5   622 notes
Résumé :
Hollywood avant la Seconde Guerre mondiale. Robert Syberten rencontre Gloria Bettie. Comme elle, il est figurant au cinéma. Mais loin d'avoir réalisé leurs rêves, ils n'ont eu qu'un long parcours chaotique semé d'échecs. Désœuvrés et sans argent, ils décident de s'inscrire à un marathon de danse dans l'espoir de décrocher les 1 000 dollars de récompense et de se faire remarquer par un des producteurs formant le public quotidien de ces soirées. Il ne leur reste plus ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
3,91

sur 622 notes
Cette critique vient en réaction à une critique récente qui, je pense, donne une idée assez piètre de ce livre. Loin de moi l'idée de dénigrer cette critique qui est légitime et parfaitement entendable. Seulement une volonté d'apporter un éclairage autre sur ce livre, que, personnellement, je tiens en TRÈS, TRÈS haute estime. (Je tiens également à apporter quelques précisions eu égard au film de 1967 réalisé par Sydney Pollack et qui se présente comme issu du livre.)

Ce film fut pour moi une cruelle déception ! Moi qui apprécie pourtant les talents de réalisateur de Pollack (notamment dans l'adaptation fameuse de la Ferme Africaine de Karen Blixen), je ne puis que vous inciter à 563000% à vous fier au livre de Mc Coy pour vous faire une idée véritable de l'oeuvre.

Le film me semble aussi lent et ennuyeux que le livre m'apparaît tonique et captivant. Sans être un navet, c'est tellement moins subtil, tellement modifié que ça ne ressemble plus beaucoup à l'original. Je pense notamment au rôle de Gloria interprété par Jane Fonda qui n'a pas grand-chose à voir avec la Gloria du livre. Personnellement, je trouve Jane Fonda imbuvable et caricaturale dans ce rôle.

Qu'en est-il du livre alors ? me direz-vous. Là, c'est une autre paire de manches et je pense qu'il serait très réducteur de s'arrêter au seul scénario. Voici mes raisons :
Au travers de ce petit roman, Horace McCoy a, à la fois le talent de choisir un élément anecdotique du fonctionnement d'une société (l'organisation des marathons de danse sur plusieurs semaines dans les années 1930 sur la côte ouest des USA) qui en illustre le principal dysfonctionnement (voyeurisme, cupidité, mercantilisme sur la vie des gens, etc.) et qui a donc une valeur de généralisation, mais également un talent de narration d'une redoutable efficacité.

Deux personnages, deux paumés, un homme et une femme, deux oubliés du rêve américain, qui cherchent désespérément une place de figurant à Hollywood se rencontrent par hasard.

Gloria décide Robert à participer à un marathon de danse dont la prime semble bien dérisoire, à savoir 1000 dollars, mais 1000 dollars, au milieu des années 30, en Californie, quand on vient d'un trou perdu, c'est presque la fortune !

La grande force de cet exemple réside dans le principe même de l'épreuve, vu qu'au moment où tous sont épuisés et auraient envie de jeter l'éponge, ils ont déjà tellement souffert qu'ils trouvent dommage d'arrêter si prêt du but, et du coup, tous re-signent pour un tour de plus de ce manège abject et sans fin. (En psychologie sociale, ce phénomène est connu sous le nom de " d'erreur de jugement des coûts irrécupérables " — sunk cost fallacy en anglais.) Dans les faits, c'est une attraction sur la fêlure des gens, télé-réalité avant l'heure ou gladiateurs modernes, où l'on attend que l'un des concurrents s'écroule, issue que les commanditaires attendent en refourguant au passage tout un monceau de pacotilles publicitaires.

C'est donc bien une vision qui de nos jours est et demeure pénétrante d'acuité, une réflexion qui n'a pas pris une ride sur notre système actuel (j'écris en cette première moitié de la décennie 2010) alors que le livre date de 1935, sur l'enfer du quotidien, sur la déprime que crée le système dont Gloria est le symbole. (Robert est pris d'extase à un moment, simplement à pouvoir contempler un coucher de soleil pendant quelques minutes.)

Pour continuer le parallèle avec le cinéma entamé plus haut, c'est une dénonciation au moins aussi forte que celle de Chaplin dans Les Temps Modernes. Gloria dit à un moment qu'elle se sent trop fatiguée pour vivre et pas assez courageuse pour mourir. Elle implore alors le coup de grâce à l'infortuné Robert, pauvre bougre et compagnon de descente aux enfers...

Robert et Gloria, d'une certaine manière vont sortir de la route toute tracée, et cela, l'Amérique ne peut le supporter, et elle les broiera pour en faire des exemples. Les organisateurs du concours, tout cyniques qu'ils sont, représentent la force et la faiblesse de l'Amérique, à la fois douée d'une énergie folle pour s'en sortir et mais parallèlement peu regardante sur les moyens à utiliser pour atteindre cet objectif.

Bref, selon moi, un chef-d'oeuvre absolu, fort, tonique et qui imprime l'inconscient, bien plus qu'un simple roman noir, une analyse et une critique sociale pertinentes, il y a, je le répète, toujours d'après moi, de la philosophie là-dessous, il y a de l'analyse sociale fine, il y a un tas de qualités. Je comprends toutefois que nous ayons chacun nos sensibilités différentes et que l'ouvrage puisse laisser certains lecteurs totalement de marbre. Comme je le précise à chaque fois, ceci n'est que mon avis, qu'on ferait peut-être mieux d'achever, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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C'est sur les conseils avisés de mon ami Morganex ( un grande merci !) que j'ai plongé dans ce roman . Déjà très court en nombre de page et portant l'étiquette de polars : ça ne pouvait déjà que me plaire.

Mais une fois rentrée dans le livre , j'ai été très intriguée par la construction du roman , qui est assez atypique. Mais aussi par la trame qui laisse envisager tellement de choses.

J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur , mais je crois que sa grande force est la noirceur. Et puis il captive son lecteur a tel point qu'on ne lache plus le roman avant de l'avoir fini. Cette façon de raconter est incroyable.
et ce qui m'a vraiment frappé c'est la réciprocité entre ce marathon de la danse et ce qui arrive au personnage principal. Cette idée que l'on n'a plus rien a perdre et que l'on doit aller au bout de son désespoir et de ses idées.

Franchement une très belle lecture. Je sais que l'auteur est un classique de la littérature US, mais c'est une découverte pour moi. Je pense que je vais poursuivre en lisant d'autres oeuvres de Horace MacCoy.
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J'ai d'abord vu le film de Sidney Pollack de 1969, basé sur l'ouvrage de Horace McCoy de 1935, l'année de sa sortie dans nos salles et l'histoire m'a tellement impressionné que je suis retourné voir le film le lendemain. Et pas parce que j'étais un fan inconditionnel de Jane Fonda, ce que je n'étais pas, quoiqu'elle y est convaincante. L'idée qu'il y ait eu aux États-Unis des marathons de danse pour des sous, ou tout simplement pour se remplir l'estomac, m'avait laissé interdit. C'était avant de lire "Les raisins de la colère" du Prix Nobel John Steinbeck, LE livre sur la Grande Dépression américaine après le Krach de Wall Street de 1929.

D'après les statistiques de Babelio, dont la qualité scientifique n'est contestée par personne de sensé, ce roman a été lu par presque 1000 Babéliautes, 937 pour être aussi précis que notre site préféré ! Chiffre saisissant, auquel il convient naturellement d'ajouter toutes celles et tous ceux qui ont vu le film et dont le total doit être carrément hallucinant et se situer dans les dizaines de milliers de spectateurs, rien que dans les pays francophones de notre vieille Europe, que ce serait un exercice hautement futile que de vouloir résumer le récit de ce pauvre McCoy.

Au moment de la lecture en 1971, j'avais noté au crayon pour moi-même en bas d'une page à propos des marathons yankees de danse les qualificatifs suivants : inhumains, décadents et hypocrites.
Deux dames de la Ligue des mères pour le relèvement de la morale publique essaient de faire arrêter le marathon par le Conseil municipal de l'endroit parce qu'elles estiment que le spectacle est "vil et dégradant". Objectivement elles ont, bien entendu, raison. Mais si le Conseil municipal est réticent c'est que, comme souvent aux États-Unis, c'est tout d'abord une histoire de sous. Il y a en effet les entrées, la vente de boissons et victuailles et cela sur une période de marathon qui dépasse facilement le mois.

L'auteur fait référence à un marathon de danse qui s'est tenu, en cette période dans l'Oklahoma, et qui a duré 1.253 heures, soit plus de 52 jours d'affilé. Les participants étaient obligés de constamment se mouvoir, sauf lors d'une petite pause de 10 minutes tous les 2 heures. de très courtes pauses durant lesquelles il fallait se nourrir, se laver et changer de vêtements, se faire masser les muscles endoloris, se faire ausculter et à la rigueur soigner par le toubib et les infirmières et cela évidemment à toute vitesse et... dormir un petit bout, quitte à être obligé de se faire réveiller à l'ammoniaque pour pouvoir reprendre la "danse".

Certains organisateurs de telles festivités inventaient par ailleurs n'importe quoi pour augmenter la "qualité" des show en prévoyant des petits sprints et bien pires des derbys éliminatoires autour de la piste avec le couple qui faisait le moins de tours disqualifié.

Si participer à de tels événements était rentable, à vous de juger. Les participants recevaient 7 fois par 24 heures de la nourriture : 3 repas complets et 4 casse-croûte. Ils recevaient aussi vêtements et godasses, ce qui n'est pas un luxe car l'usure des vêtements et chaussures est importante. Puis, il y avait les sponsors, comme par exemple "La Bière Jonathan, qui ne fait pas engraisser" et offre au couple sortant gagnant d'un petit sprint 20 dollars.

Et finalement pour le couple victorieux, qui a tenu le plus longtemps, la prime. Dans l'exemple donné d'Oklahoma 1500 dollars pour 1253 heures. Faites vos calculs, mais n'oubliez pas qu'un dollar de 1935 vaut un peu plus qu'un dollar 2019 et que ce n'est qu'un seul couple qui touche le prix.
Compte tenu des dommages que de telles épreuves physiques causent au corps humain, la bonne question est de savoir si ces 1500 dollars permettront de financer l'aide médicale et pharmaceutique indispensables à moyen et à long terme pour soigner ces dommages ?

J'ai lu d'autres ouvrages de Horace McCoy, tels "Un linceul n'a pas de poches" de 1937 et "Pertes et fracas" de 1953, mais je crois que ce roman-ci constitue incontestablement son chef-d'oeuvre.

Il y a aussi son approfondissement des héros de l'histoire et lorsque Gloria, qui en a totalement marre de la vie, tout en ayant peur de mourir - comme dans le célèbre negro-spiritual "Old Man River" : "I'm tired of living and 'fraid of dying." - demande à la fin à son partenaire, en lui tendant un revolver : "prends-le et poinçonne mon ticket pour là-haut". Et Robert tire ......
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Il n'y aura jamais assez d'étoiles pour On achève bien les chevaux!
Horace Mac Coy remuait le bâton dans la plaie du mal américain...
Un cirque hallucinant, sur la piste duquel tournent les exclus du rêve américain, à bout de nuit, de jours et de forces. Un livre où le lecteur tourne avec les pages et chavire dans un moite effroi.
Chez Mac Coy, le dégout se ressent à chaque phrase comme dans Un linceul n'a pas de poche, paru sous le numéro 4 de la Série Noire.
Mais, On achève bien les chevaux n'a rien de vraiment...policier. Raison pour la quelle Gallimard le publia dans sa collection du monde entier.
Horace Mac Coy est un grand de cette littérature américaine de l'urgence, du désespoir et de la dénonciation: Des livres brefs, souvent, efficaces et qui tapent dans l'estomac là où cela fait mal.
Il fait partie, Horace Mac Coy, de cette génération disparue dont Marcel Duhamel publia quelques pépites dans la Série Noire (les premiers, ceux en jaune et noir avec jaquette luisante...)
Mais les héritiers de Mac Coy, Tracy, Cain, Goodis ont pris la relève, et le cauchemar américain continue de tourner comme un grand manège de l'infamie et de son âpre poésie.
Le Noir est une couleur, hélas, d'avenir.
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« Rien de nouveau sous le soleil », c'est à cette expression de l'Ecclésiaste que m'a fait songer le roman d'Horace McCoy paru en 1935 et porté à l'écran en 1969 par Sidney Pollack. « On achève bien les chevaux » frappe en effet par une forme de modernité étonnante, tant les thèmes abordés sont encore et toujours d'actualité : dénonciation de l'avidité sans limites d'un capitalisme dénué de scrupules, mise à nu de l'hypocrisie d'une société protestante qui défend des valeurs morales qu'elle n'a de cesse de bafouer.

Si les thèmes abordés n'ont pas pris une ride, la structure romanesque est également résolument moderne. le roman commence en effet par la fin, c'est-à-dire le jugement pour homicide volontaire de Robert Syberten, accusé d'avoir assassiné Gloria Bettie. le narrateur, qui est également l'accusé, nous conte dans un récit en forme de long « flash-back » les événements qui ont conduit au dénouement tragique dévoilé dès la première page. Horace McCoy insère habilement entre chaque chapitre quelques phrases révélant progressivement le verdict que la cour est en train de prononcer à l'encontre du narrateur.

Hollywood avant la seconde guerre mondiale. Robert Syberten rencontre Gloria Bettie. Tous deux sont figurants au cinéma et ont vu leurs rêves de grandeur se fracasser contre le réel. Désoeuvrés et à court de billets verts, ils s'inscrivent à un « marathon de danse » qui promet mille dollars de récompense au duo vainqueur et offre l'occasion de se faire remarquer par un producteur présent dans le public des soirées orchestrées pour l'occasion.

Cent quarante-quatre couples sont inscrits au marathon de danse qui consiste à danser pendant une heure cinquante avant de profiter d'une pause de dix minutes puis de recommencer, sous la supervision d'un maître de cérémonie, de plusieurs arbitres et d'un médecin. Pour pimenter l'affaire, les organisateurs ont choisi d'ajouter les fameux « derbys », où les couples doivent courir de concert sur une piste, tels des chevaux réincarnés dans des corps humains. L'objet de cette épreuve à la cruauté indicible est d'éliminer, soir après soir, le dernier couple arrivé.

Écrit après la grande dépression de 1929, « On achève bien les chevaux » est une fable cruelle qui met à nu l'envers du rêve américain. Noir comme l'ébène, ce classique de la littérature américaine suinte le désespoir de ses protagonistes prêts à vendre leur âme dans l'espoir de remporter les mille dollars promis au couple vainqueur. Les pauvres bougres signent ainsi un pacte faustien d'un nouveau genre, qui les conduit à échanger leur dignité contre le mince espoir d'une improbable victoire.

« - le deuxième couple à être patronné, dit Rocky, c'est le n° 34, Pedro Ortega et Lilian Bacon. Ils sont patronnés par le Garage Speedway. Et maintenant, un petit bravo pour le garage Speedway, qui est situé au n° 1134 du boulevard Santa Monica. »

Les organisateurs ont pensé à tout et ont notamment organisé un système de sponsoring à la modernité étonnante, qui permet à un garage ou à un institut de beauté local de « patronner » un couple en lice, s'offrant ainsi, à moindre coût, une publicité percutante.

« - C'est en général ce qui se passe avec les filles des gens qui veulent réformer les autres, poursuivit Gloria. Tôt ou tard elles y passent toutes et elles ne sont pas assez dessalées pour éviter de se faire coller un gosse. Vous les chassez de chez vous avec vos maudits sermons sur la vertu et la pureté, et vous êtes trop occupées à fouiner dans les affaires des autres pour leur apprendre les choses qu'elles devraient connaître. »

C'est ainsi que Gloria, qui n'a pas sa langue dans sa poche, tance les représentantes de la Ligue des mères pour le relèvement de la moralité publique, qui se font fort de tenter d'interdire la poursuite du marathon de danse. À travers cette saillie haute en couleur, c'est toute l'hypocrisie d'une société qui prêche sans relâche une vertu sans cesse dévoyée, que dénonce Horace McCoy avec une vigueur étonnante.

« On achève bien les chevaux » est un petit bijou intemporel, qui prend la forme d'une fable aussi noire que désespérée. Horace McCoy ne se contente pas de dénoncer la soif inextinguible de profit et l'hypocrisie effrontée d'un « rêve » américain aux allures de cauchemar. le caractère inexplicable du meurtre absurde de Gloria Bettie préfigure en effet le désespoir qui hante « L'Étranger », le chef-d'oeuvre existentialiste d'Albert Camus, qui paraîtra sept ans plus tard.

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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
- Je dis que vous êtes cinglé, fit Gloria.
- Elle ne veut pas dire ça, monsieur Donald…, fis-je.
- Et comment que je le veux ! riposta Gloria. J’ai rien contre le mariage, dit-elle à Socks, mais tant qu’à faire, vous pourriez me dégoter un Gary Cooper ou un gros producteur, ou bien un metteur en scène. Je ne veux pas épouser ce gars-là. J’ai déjà assez de mal à m’en tirer toute seule.
- ça n’a pas besoin d’être permanent, dit Rocky. C’est simplement un truc spectaculaire.
- Exactement, reprit Socks. Naturellement, la cérémonie, faut que ce soit régulier – faut ça pour attirer les clients – mais…
- Vous n’avez pas besoin d’un mariage pour attirer les clients, interrompit Gloria. Vous allez bientôt être obligé de les mettre dans les lustres, si ça continue. Ça ne leur suffit pas comme spectacle, de voir ces pauvres minables se ratatiner tous les soirs sur la piste ?
- Vous ne voyez pas mon point de vue, dit Socks.
- Et comment que je le vois, répondit Gloria. Je vois même beaucoup plus loin que vous.

Chapitre IX
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La balle venait de la frapper sur le coté de la tête; le sang n'avait même pas commencé à couler. L'éclair de la déflagration illuminait encore son visage. [...]
Le procureur général s'est trompé quand il a déclaré au jury qu'elle était morte d'une mort affreuse, dans l'angoisse, sans amis, abandonnée, seule avec son misérable assassin.[...]
Elle n'est pas morte dans l'angoisse. Elle était détendue et reposée, elle souriait. C'était même la première fois que je la voyais sourire. Alors, comment aurait-elle pu être dans l'angoisse? Et, elle n'était pas sans amis, non plus.
J'étais son meilleur ami. J'étais son seul ami.


Une amitié singulière entre Robert et Gloria
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Je me rappelle combien j'étais surpris quand on arreta Mario pour meurtre. Je ne pouvais pas le croire. C'était un des plus gentils garçons que j'eusse jamais connus. Mais c'était alors que je ne pouvais pas le croire. Maintenant je sais qu'on peut être gentil et être en même temps un assassin. Personne n'a jamais été plus gentil avec un femme que je ne l'étais avec Gloria. Ce qui prouve que ça veut rien dire d'être gentil...

Robert, le "gentil" assassin de Gloria

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Le procureur général s'est trompé quand il a déclaré au jury qu'elle était morte d'une mort affreuse, dans l'angoisse, sans amis, abandonnée, seule avec son misérable assassin, là-bas, dans la nuit noire au bord du Pacifique. Il s'est trompé autant qu'il est permis à un homme de se tromper. Elle n'est pas morte dans l'angoisse. Elle était détendue et reposée, elle souriait. C'était même la première fois que je la voyais sourire.
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- La Ligue des mères pour le relèvement de la moralité publique a condamné votre concours, dit Mme Highby. (…) Nous avons décidé de fermer votre établissement.
- Fermer ? dit Socks en fronçant les sourcils.
- Sur le champ. Si vous refusez, nous nous adresserons au Conseil municipal. Ce concours est vil et dégradant.
- Vous n’y êtes pas du tout, mesdames, dit Socks. Ce concours n’a rien de dégradant. Au contraire, ces jeunes gens en sont tous enchantés. Ils ont tous engraissé depuis que ça a commencé.

Chapitre X
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Videos de Horace McCoy (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Horace McCoy
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