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EAN : 9782266259002
480 pages
Pocket (02/02/2017)
3.58/5   403 notes
Résumé :
1859. Deux ans avant le début de la guerre de Sécession. Sarah Brown, fille d'un célèbre abolitionniste, se résigne à ne pas avoir d'enfant. "Qui voudrait l'épouser ? " se désole sa mère... Sarah retrouve pourtant goût à la vie en s'engageant avec sa famille dans un groupe de résistants, qui aide les esclaves à fuir leur terrible sort vers le nord de l'Amérique. Grâce à ses talents artistiques, elle retrace et dissimule dans ses dessins les cartes secrètes qui mènen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (101) Voir plus Ajouter une critique
3,58

sur 403 notes

NathalC
  07 janvier 2019
Une lecture en demi-teinte en ce qui me concerne.
Sarah McCoy reprend le schéma de Un goût de cannelle et d'espoir, à savoir 2 histoires à 2 périodes différentes. Ici, une histoire durant la guerre de sécession et une histoire de nos jours, avec comme point commun le lieu des évènements.
Comme lors de la lecture de son 1er roman, je n'ai pas accroché à l'histoire actuelle. Sans intérêt !
En revanche, j'ai plus aimé l'histoire de Sarah. On sent que l'auteur a effectué des recherches historiques sur les évènements de l'époque et sur la famille Brown.
Cette histoire méritait un roman à elle seule, avec encore plus de détails, plus de profondeur.
Pour conclure, une lecture agréable, mais sans plus, avec un sentiment de trop peu pour la partie du 19ème siècle.
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sandrine57
  20 janvier 2017
En 1859, la jeune Sarah accompagne sa soeur et sa mère chez les Hill à New Charlestown en Virginie, pour voir une dernière fois leur père et mari l'abolitionniste John Brown, condamné à la pendaison après l'attaque ratée de l'arsenal de Harpers Ferry. Dans cette famille du Sud favorable à l'abolition de l'esclavage, Sarah se lie avec Freddy qui sera son correspondant privilégié à son retour à New-York. Mais elle sait que seule une solide amitié pourra les unir. La dysenterie l'a laissée incapable de procréer et elle ne peut envisager de priver l'homme qu'elle aime de son rêve de fonder une famille. A u mariage forcément malheureux, elle préfère les études, l'art et surtout la continuation de l'oeuvre de son père. Pour aider le ''Chemin de fer clandestin'' qui permet aux esclaves de passer du Sud au Nord, Sarah dessine des cartes camouflées dans de petits tableaux bucoliques ou sur le visage de poupées de porcelaine.
De nos jours, Eden vient d'arriver New Charlestown avec son mari Jack. Elle a quitté la ville, son travail et tout ce qui était sa vie pour profiter du calme de la campagne et enfin réaliser son rêve de fonder une famille. Après des années d'échec, son mariage ne tient plus qu'à un fil tant elle en veut au monde entier de sa stérilité. Quand son mari rentre avec un chien sous le bras, elle explose littéralement de colère, de rage, d'impuissance. C'est donc sa jeune voisine, Cloé, qui est chargée de nourrir et sortir l'animal. Mais malgré son refus initial, Eden finit par s'attacher à la boule de poils et à la fillette. Ensemble, elles découvrent une tête de poupée très ancienne dans le garde-manger de la maison et commencent une enquête pour en connaître la provenance.
Fidèle à son style, Sarah McCoy entremêle le passé et le présent pour raconter le destin de deux femmes liées par leur infertilité et une maison. Et dès les premières pages on s'intéresse à Sarah et la terrible époque qui précéda la guerre civile tout en faisant la connaissance d'Eden, une femme d'aujourd'hui minée par l'absence d'enfant. Mais très vite, les chapitres consacrées à la première prennent le dessus. Sans le savoir, nous connaissons tous son père, John Brown, ne serait-ce que par la chanson inspirée de son exécution qui fut l'hymne des Unionistes. En apprendre plus, sur lui, son combat, sa famille, est un vrai plaisir et une réelle découverte. Sa fille Sarah, artiste, féministe, vouée à la cause abolitionniste, est un personnage historique qui gagne aussi à être connu. Malheureusement, l'intrigue se focalise sur son histoire d'amour avec Freddy Hill alors que là n'est pas l'essence de cette femme engagée et combative. Mais l'auteure semble engluée dans les bons sentiments et c'est encore pire dans les chapitres concernant Eden. La description de la petite ville américaine avec les gentils voisins, la gentille libraire, le gentil épicier, la gentille antiquaire, les rues bien proprettes et le festival annuel et sa meilleure tourte, on a beau être en 2014, on se croirait dans un épisode de la petite maison dans la prairie. C'est un peu une Amérique fantasmée où tout le monde est harmonie et amour, jusqu'à l'écoeurement. Et Eden est un personnage inintéressant, capricieux, larmoyant et immature qu'on peine à apprécier.
Après le fabuleux Un goût de cannelle et d'espoir, Sarah McCoy déçoit dans ce deuxième roman qui manque de puissance et se complaît dans la facilité et la mièvrerie. Tout n'est pas à jeter, le style est fluide, la partie historique instructive mais l'ensemble n'est pas convaincant. Peut mieux faire.
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Annette55
  31 juillet 2016
Je n'ai pas aimé ce livre qui entrelace le destin de deux femmes, Sarah, en 1859, Eden en 2014, cette histoire de tête de poupée ancienne m'a laissée de marbre , impossible d'entrer dans cette histoire et la fin est très décevante .
Dommage, j'avais bien aimé "UN goût de cannelle et d'espoir" du même auteur.
Ce n'est que mon avis, bien sûr .
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talou61
  09 juin 2022
Un excellent roman sur l'histoire de deux femmes (Sarah avant et pendant la guerre de Sécession aux Etats Unis au XIXe siècle, et Eden en 2014).
1859 : Etat de Virginie, le père de Sarah Brown est condamné à mort et pendu pour tentative d'insurrection pour libérer des esclaves.
Sarah va s'impliquer dans le mouvement abolitionniste, non comme son père par des violences, mais en mettant son talent de peintre dans le mouvement "du chemin de fer clandestin", permettant aux esclaves de s'enfuir et de se repérer sur des cartes masquées dessinées par Sarah.
2014 : Eden vient de s'installer dans une nouvelle maison près de Washington, alors qu'elle essaye désespérément de tomber enceinte.
Elle découvre dans le garde manger de sa nouvelle demeure, une tête de poupée cassée et s'y intéresse, d'abord pour des raisons financières puis par passion de l'histoire…
Quel est le lien entre les deux femmes à plusieurs décennies de différence ?
J'ai adoré suivre la vie de Sarah bien plus passionnante que celle d'Eden (dont la quête est pourtant la base de l'histoire...)
Les descriptions des paysages sont superbes ainsi que l'esquisse des senteurs !
Je suis reconnaissante à l'auteur de m'avoir fait découvrir l'existence de John Brown, cet abolitionniste violent que Victor Hugo, depuis son exil à Guernesey, tentera de sauver : il adressera une lettre ouverte publiée dans la presse européenne et américaine.
Deux petits bémols :
- La résolution de l'enquête d'Eden est un peu rapide sur la fin alors qu'elle est largement développée dans le corps du roman...
- les paragraphes consacrés à la religion, à Dieu : si pour Sarah, cela se justifie ; pour Eden et l'autrice, cette référence est un peu gênante...
Deux histoires croisées sur fond de lutte contre l'esclavage ; magnifique !
Le style est parfaitement maitrisé et la lecture est addictive.
Un gros coup de coeur !
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PrettyYoungCat
  07 janvier 2019
Sarah McCoy semble avoir voulu reproduire la même recette que Un goût de cannelle et d'espoir avec ce livre. Mais si dans ce premier, elle parvenait à nous plonger au coeur de la seconde guerre mondiale avec un souffle palpitant, la partie contemporaine contenait quelques bémols avec malgré tout une ambiance de pains chauds et de pâtisseries réussie.
Dans Un parfum d'encre et de liberté, elle a dû rater une ligne dans son cahier de recettes, car le gâteau est fade et étouffe-chrétien.
Une fois encore, elle alterne deux époques : le milieu du 19ème siècle sur fond de cause abolitionniste et le 21ème siècle...
La partie qui a trait à 2014, n'est faite que de platitudes, de personnages creux, de dialogues qui sonnent faux. En toile de fond, vient le thème de l'impossibilité pour une femme de concevoir et la souffrance que cela génère pour elle. Mais personnellement, le personnage était tellement aigri que je n'ai absolument pas pu éprouver une quelconque empathie.
Quant à la cause des esclaves, les personnages (qui ont existé pour certains d'entre eux), ne m'ont pas paru plus attachants et j'ai eu le sentiment qu'il était plus question d'une histoire d'amour qui nous était racontée que de la condition des esclaves, leur lutte et celle de ceux qui leur venaient en aide.
Et les liens entre les deux époques me sont apparus comme des ficelles grossières...
Bref, le livre m'a fait l'effet d'une histoire en carton-pâte, d'un dessert en papier-mâché sans saveur, faux et indigeste donc, et a suscité chez moi un prodigieux ennui !
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Citations et extraits (183) Voir plus Ajouter une citation
MissMymooMissMymoo   29 février 2016
Le père de Sarah lui avait appris que faire miroiter la liberté aux esclaves était une chose, mais que la leur offrir concrètement était bien différent. Il avait payé de sa vie l’idée que l’espoir serait assez puissant pour inciter la rébellion à Harpers Ferry, mais cela n’avait pas suffi. Libres ou affranchis, ils avaient toujours des attaches avec les familles de Blancs. Certains, comme la mère de Siby, par le sang. Leur demander de se révolter contre les gens auprès desquels ils avaient vécu toute leur vie exigeait une impressionnante force de persuasion. Ceux qui avaient été torturés et rudoyés n’osaient plus espérer, terrorisés pour leur famille sur les plantations. Ceux que l’on traitait correctement ne voulaient pas sacrifier leur condition pour un avenir incertain qui pourrait être bien pire.
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MissMymooMissMymoo   29 février 2016
Les gens étaient capables de bien plus d’amour et de bienveillance qu’ils ne l’imaginaient. La parole collective ne laissait pas toujours transparaître la bonté individuelle. Bien sûr, d’affreux personnages commettaient des actes monstrueux. Dans cette région, des êtres humains en maltraitaient d’autres à cause de la couleur de leur peau. De viles créatures qui se considéraient supérieures à leurs semblables. Leur père le leur avait prouvé à tous : quand un coeur s’arrête de battre, la seule couleur qui demeure, c’est le rouge du sang. La chair est égale. Une personne est bonne ou mauvaise par son caractère seulement.
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NathalCNathalC   28 décembre 2018
La seule vérité, c'est que tout le monde veut être éternel. C'est un besoin narcissique qui a commencé avec Adam et Eve dans le jardin d'Eden : voir sa semence engendrer sa propre semence. Les enfants représentent l'immortalité.
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NathalCNathalC   02 janvier 2019
Une recette n'est rien de plus qu'une formule à suivre. Ce qui compte c'est comment toi, tu la fais. Le produit fini ne sera pas exactement le même pour tout le monde, et pas toujours pareil à chaque fois.
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NathalCNathalC   03 janvier 2019
Les enfants ont un don pour attendrir même les plus endurcis des cœurs. (…) Les gens feraient tout pur le bien de leur enfant, affronteraient tous les dangers, combattraient des monstres, seraient prêts à se sacrifier, à mourir… et ils peuvent même ravaler leur fierté.
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