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ISBN : 2207111261
Éditeur : Denoël (17/10/2013)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 25 notes)
Résumé :
En 2004, Ian McDonald publiait en Angleterre un roman d'une ambition peu commune dans le paysage de la science-fiction contemporaine, "Le Fleuve des dieux", un livre monstre de plus de 600 pages, aux multiples intrigues situées dans une Inde de 2047 balkanisée et en proie à une sécheresse sans précédent. Le prix de la British Science Fiction Association a récompensé ce roman qui s'est aussitôt imposé comme le Blade Runner du début de XXIe siècle. Son édition françai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  30 décembre 2016
Autant le dire tout de suite, ce recueil de sept nouvelles a eu raison de ma persévérance. Je me suis quand même traîné laborieusement jusqu'à la quatrième dont le titre - « La petite déesse » - est aussi celle du livre, pensant naïvement qu'elle sortirait du lot. Même pas !
Voyager dans une Inde futuriste en proie à des problèmes de surpopulation, de gestion de l'eau, de cohabitation entre les intelligences artificielles et les humains, une Inde tiraillée entre ses traditions millénaires et une fuite en avant technologique, avait pourtant quelque chose d'alléchant… Mais la froideur des personnages, la surabondance de termes techniques, un style bizarroïde, sans souffle, sans coeur, m'ont vite fait déchanté.
Après avoir lu des choses du style « mais les garçons de Kâli avaient vraiment l'air sexy dangereux cool » ou « Elle se trouvait à l'intérieur du gant-palmeur recouvrant sa main brune et pouvait se manifester dans toutes sortes d'endroits commodes : le système de l'école, le café de Tinneman, l'écran de travail en e-papier de Kile, mais le meilleur était le lighthoek (marque déposée) à proprioception complète nouveau-à-faire-peur… », je suis parti en courant.
En résumé, je n'ai absolument rien compris à ce livre qui manifestement n'est pas fait pour moi.
Un grand merci à Babélio et aux éditions Folio qui me l'ont offert.
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michemuche
  17 décembre 2016
Namasté
" La petite Déesse " de Ian Mc Donald a faillit avoir raison de moi, mais étant d'une nature coriace j'en suis venu à bout.
A travers sept nouvelles, ce roman nous plonge dans un futur pas très lointain.
Nous sommes en 2047 en Inde, ce pays est maintenant divisé en quatre états indépendants. L'absence de mousson et la sécheresse engendre des conflits .
Les intelligences artificielles sont omniprésentes, elles gèrent la société indienne de A à Z, cette société ou il a quatre hommes pour une femme, la course au mariage est devenu le sport national. On y découvre les brâhmanes, des enfants génétiquement modifiés, mi-homme mi- dieu.
" La petite déesse " est un roman complexe par manque d'information de l'auteur. Faut-il avoir lu le premier roman de Ian Mc Donald " le fleuve des dieux " pour en comprendre les subtilités je n'ai pas la réponse.
Ce roman m'a laissé sur ma faim dommage car les thèmes abordés étaient intéressants.
Je tenais à remercier les éditions Denoël et babelio pour l'envoi de ce roman dans le cadre de l'opération masse-critique.
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Musardise
  29 juillet 2018
Premier souci avec ce recueil de cinq nouvelles et deux romans : il semblerait qu'il soit complémentaire du roman le Fleuve des dieux, donc plutôt destiné aux lecteurs de ce dernier. Et de ça, la quatrième de couverture ne dit rien. Donc, il n'y a pas de raison, a priori, pour qu'un public qui ne connaît pas le Fleuve des dieux n'aborde pas La petite déesse naïvement, sans se préoccuper des autres oeuvres de l'auteur. Second souci : Ian McDonald fait très peu d'efforts, sans doute justement parce qu'il a fait publier ce livre pour les lecteurs du Fleuve des dieux, pour qu'un lecteur qui n'est pas familier de cet univers puisse trouver ses repères. de quoi décourager les plus tenaces, vu qu'on a la sensation qu'on s'est un peu foutu de nous, tant du côté de la maison d'édition que du côté de l'auteur.
La première nouvelle, Sanjîv et Robot-wallah, est incompréhensible dès les premières pages, et il faut faire un sacré effort pour saisir un peu du sujet. Non seulement, on n'a droit à aucune mise en place du contexte (qui est celui d'une guerre civile, tout de même), mais Ian McDonald nous abreuve de néologismes que, d'entrée, on ne peut pas comprendre. Là, comme ça, si je vous parle en insérant dans mon vocabulaire, toutes les deux phrases, des mots comme "aeai", "hoek", "robot-wallah", "palmeur", entre autres, est-ce que vous allez me comprendre ? Il est probable que non. Ici, même insérés dans tout un texte qui devrait les éclairer, ces termes ne paraissent pas plus naturels que lancés en l'air. Sans compter que la manière de traiter le sujet - l'utilisation d'adolescents pour leurs compétences techniques dans une guerre puis leur marginalisation sociale lorsqu'ils ne servent plus à rien -, s'avère inintéressante. Pas un brin de psychologie, pas d'analyse sociologique, rien. Donc, après avoir lu cette seule nouvelle, j'en étais arrivée à penser que l'auteur n'utilisait des néologismes, sans même ajouter un glossaire en fin d'ouvrage, que pour faire le malin. Et que de l'Inde, il ne connaissait finalement pas grand-chose.
Oui, parce que l'Inde, c'était ma principale motivation pour lire La petite déesse. L'Inde et la SF. Je lis de temps à autre des romans contemporains indiens, qui traitent souvent de la condition des femmes dans le pays, et le fait que des nouvelles et des romans de SF aient l'Inde pour décor, je pensais que ça m'apporterait un vent nouveau et une nouvelle manière de découvrir le pays par la littérature. Oui mais non. Les oeuvres du recueil se déroulent bien dans une Inde légèrement futuriste, mais on sent bien que sa connaissance de L'Inde, Ian Mc Donald ne la tient pas d'y avoir vécu, même un peu. Ce qui fait qu'on tombe parfois dans le cliché, ou bien que, tout simplement, le récit pourrait se dérouler n'importe où ailleurs. L'Inde n'est bien qu'un décor, et c'est le problème.
De certaines nouvelles, j'ai presque tout oublié rapidement. Me restent en mémoire, essentiellement, deux nouvelles qui m'ont tout de même plu : L'assassin-poussière, histoire de mariage arrangé, de rivalité entre clans et d'amour tragique, et Un beau parti, nouvelle dramatique non dénuée d'humour sur le sujet des intelligences artificielles, et qui parie sur le fait que très bientôt, les femmes vont manquer. Donc que les hommes devront leur courir après et développer des trésors d'imagination pour leur plaire, afin d'avoir une chance de se marier un jour - la situation exactement inverse de celle que nous connaissons. le roman La petite déesse, sur l'histoire d'une Kumari, n'est pas si mal ; mais j'ai comme eu l'impression de relire en sous-texte les articles documentaires que j'avais pu déjà lire sur les Kumari. Et que dire du roman final, Vishnu au cirque des chats ? Il explique une bonne partie de l'univers du recueil. Seulement, ça arrive trop tard, bien trop tard. Pour les néologismes, on avait bien fini par les comprendre tant bien que mal au bout d'une bonne centaine de pages. Et pour le contexte (pas si bien explicité que ça ici, d'ailleurs), ben on a tellement pataugé qu'on est un peu dégoûté qu'on vienne nous éclairer seulement maintenant. Surtout que l'histoire est longuette, et que, question réflexion sur l'intelligence artificielle, ça ne vaut carrément pas les films d'animation ou la série Ghost in the shell (je ne parle de cette horreur avec Scarlett Johansson, hein).
Donc voilà. C'est un recueil assez inégal, qui utilise insuffisamment, en général, le cadre de l'Inde, et qui fatigue dès les premières pages à force de néologismes et parce que l'auteur n'a pas pris la peine de poser son univers dès le départ. L'aspect technologique n'est pas très fouillé non plus. Ne parlons même pas de l'aspect sociologique, à peine effleuré. Et côté glossaire, il aurait peut-être été judicieux d'en créer un, hors néologismes, portant sur les termes en langues indiennes, pour les lecteurs qui ne sont pas forcément familiers de la culture et de la littérature indienne. C'est ce que font les éditions Philippe Picquier.
Alors oui, au bout d'un moment, on aura compris qu'il s'agit d'une Inde (autour de 2047) futuriste, où l'intelligence artificielle a fait un bond en avant, que le pays, après une (ou, plusieurs, c'est pas clair) guerre civile s'est scindée en plusieurs États, où l'eau manque terriblement et où on peut modifier génétiquement les enfants à venir. Bah ! Essayez si vous voulez : c'est très poussif par moments, bien plus agréable par d'autres. À vous de voir. Je signale quand même que j'ai mis plus d'un an et demi à en venir à bout.
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boudicca
  05 août 2014
Il y a dix ans, Ian McDonald publiait un roman de science-fiction mettant en scène une Inde futuriste, « Le Fleuve des Dieux », qui rencontra un succès retentissant. Avec « La petite déesse », l'auteur revient à cet univers par le bais de sept nouvelles, chacune consacrée à un moment phare ou un concept particulier permettant de véritablement révéler l'incroyable complexité de cette Inde du future.
Très enthousiaste à l'idée d'enfin découvrir les écrits de Ian McDonald, je dois malheureusement avouer être totalement passée à côté de ce recueil à la lecture duquel je ressors frustrée. Frustrée d'abord parce qu'il m'apparaît évident que l'ouvrage ne constitue pas une porte d'entrée vers l'univers de l'auteur mais plutôt un bonus réservé aux connaisseurs. Autrement dit : si vous n'avez pas lu « Le Fleuve des Dieux », bon courage pour tenter de saisir ce dont il est question ici ! Frustrée également parce que je ne m'attendais pas à ce que l'aspect « hard-sf » soit si important : intelligences artificielles, continuum spacio-temporel..., bref, dès les premières pages je me suis vue décrochée en raison de l'abondance des termes techniques utilisés par l'auteur sans qu'aucune explication ne soit fournie. Et il n'y a d'ailleurs pas que le jargon employé qui pose problème ! La faute incombe t-elle à l'auteur lui-même ou bien à la traduction, toujours est il que j'ai trouvé l'ouvrage vraiment mal écrit, notamment en raison de la présence à certains passages de termes vulgaires qui tombent comme un cheveu sur la soupe et jurent complètement avec le ton du reste du recueil.
Malgré ces inconvénients (qui sont, je le reconnais, pour la plupart dus à ma propre ignorance ainsi que mon manque d'intérêt pour ce style de SF), il faut reconnaître que certains des concepts élaborés par l'auteur ne manquent pas de piquer la curiosité du lecteur. Se dessine ainsi au fil des nouvelles le portrait d'une Inde confrontée à une multitude de problèmes aussi bien démographiques que géopolitiques, économiques, ou encore technologiques. Les hommes y sont quatre fois plus nombreux que les femmes, les intelligences artificielles y occupent une place de premier plan dans la société, la guerre pour l'eau commence à y faire ses premières victimes..., bref, autant de problèmes dont on commence tout juste aujourd'hui à percevoir les conséquences terribles qu'ils pourraient avoir sur l'avenir et que l'auteur aborde sous un angle intéressant. La tentative de Ian McDonald de mêler autant que possible cette technologie hyper avancée dont il est question tout au long de l'ouvrage à la culture et la mythologie indienne est également une bonne idée et permet au lecteur de pleinement se sentir immergé dans ce pays aux milles facettes et en pleine mutation.
Venons-en à présent aux nouvelles en elles-mêmes, d'une qualité très inégale. Étrangement (ou pas...), c'est lorsqu'il met en scène des personnages féminins que l'auteur sait se faire le plus convaincant, même si la plupart de ses héroïnes manquent terriblement de chaleur et d'humanité. « L'assassin-poussière », mettant en scène une jeune fille victime d'une guerre entre deux grandes familles qui se disputent le monopole de l'eau dans le pays depuis des siècles, figure ainsi parmi les nouvelles les plus réussies, de même que « L'épouse du djinn » consacrée à l'histoire « d'amour » entre une danseuse et une intelligence artificielle. Un texte qui, au contraire de tous les autres, met en scène des personnages très humains et auxquels on s'attache donc plus aisément. « Un beau parti », nouvelle abordant le cauchemars qu'est devenu pour les hommes la recherche d'une épouse dans une société qui compte quatre fois plus d'hommes que de femmes, souffre pour sa part de quelques problèmes de construction mais reste dans l'ensemble divertissante. Idem pour « Vishnu au cirque de chats » qui, en dépit de sa complexité, permet de se faire une vision plus précise de l'évolution du pays.
Avec « La petite déesse et autres histoires d'une Inde future », Ian McDonald propose sept nouvelles qui ne manqueront certainement pas de ravir les lecteurs du « Fleuve des dieux » mais qui risquent fort de décontenancer les autres. Abondance de termes techniques, explications brouillonnes, style peu agréable, personnages froids..., autant de défauts qui m'auront complètement fait passer à côté de cet ouvrage dont j'ai pourtant entendu le plus grand bien.
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BlackWolf
  09 décembre 2013
En Résumé : J'ai passé un excellent moment avec ce livre qui nous propose à travers sept nouvelles de replonger dans l'univers du Fleuve des Dieux et de cette Inde futuriste. On plonge avec plaisir dans des textes toujours aussi denses, soignés et palpitants qui se suivent chronologiquement et permettent ainsi de découvrir, à travers des personnages travaillés et accrocheurs, l'histoire d'une Inde qui a du mal à vivre son statu de puissance. Entre castes, environnement, tradition et technologie on se retrouve dans un univers qui mélange les genres de façon cohérente et surtout fascinante, nous offrant une peinture de ce pays à la fois tragique et magnifique. Ces textes viennent surtout compléter tout le travail qui a été effectué par le Fleuve des Dieux et permet aussi, parfois, de mieux le comprendre, de mieux en discerner les tenants et les aboutissants, d'y apporter de nouveaux éléments dans cette fresque. Alors certes, un ou deux textes m'ont paru légèrement en dessous des autres, mais franchement rien de gênant tant l'ensemble me confirme que Ian McDonald fait partie des grands de la SF.
Retrouvez ma chronique sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   31 juillet 2018
Les économistes qui enseignent prennent la crise démographique de l'Inde comme un élégant exemple de défaillance du marché. Ses germes datent du siècle précédent, avant que l'Inde ne devienne le Tigre des Tigres économiques, avant que les jalousies et rivalités politiques la divisent en douze États concurrents. "Un garçon charmant", voilà comment cela avait commencé. "Un fils beau, robuste, élégant, bien éduqué et prospère pour se marier, élever des enfants et s'occuper de nous quand on sera vieux." Le rêve de toute mère, la fierté de tout père. Multipliez par les trois cents millions de la classe moyenne naissante de l'Inde. Divisez par la possibilité de déterminer le sexe d'un embryon. Ajoutez l’avortement sélectif. Allez vingt-cinq ans plus loin sur l'axe des x, introduisez de nouveaux facteurs tels que les techniques sophistiquées du XXIe siècle - patchs pharmaceutiques puissants et bon marché vous garantissant la conception de charmants garçons, par exemple - et vous obtenez le grand Awadh, sa vieille capitale Delhi aux vingt millions d'habitants et à la classe moyenne comptant quatre fois plus d'hommes que de femmes. Défaillance du marché.

Un beau parti
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boudiccaboudicca   30 juillet 2014
Elle m’agace assez vite, cette tendance de nombreux Indiens à présumer que comme notre culture est très ancienne, nous avons tout inventé. L'astronomie ? Made in India. Le zéro ? Made in India. La nature indéterminée et probabiliste de la réalité telle que révélée par la théorie quantique ? L'Inde. Vous ne me croyez pas ? Les Veda disent que les quatre Grands Ages de l'Univers correspondent aux quatre résultats possibles de notre jeu de dés. Le Krita Yuga, l'Age de la Perfection, est le meilleur score possible. Le Kalî Yuga, l'Age des Dissensions, des ténèbres, de la décomposition et de la désagrégation, le plus mauvais score possible. Tout cela est un jeu de dés divin. Les probabilités ? Indiennes.
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MusardiseMusardise   25 juillet 2018
Quel monde que celui dans lequel je suis né ! Et quelle époque : un âge de lumière et d'éclat. La Brillante Inde s'est vraiment retrouvée dans le Brillant Bhârat, le Brillant Marâtha, le Brillant Bengale... toutes les brillantes facettes de nos nombreux peuples. Les horreurs de la Séparation étaient derrière nous, à part les infirmes de guerre mendiant sur les quais du métro, les bandes d'ex-adolescents-cyberguerriers sous-socialisés, les occasionnels réveils brutaux des logiciels de combat en hibernation au plus profond du réseau urbain et les Documentaristes Soucieux estimant que nous n'avions pas suffisamment porté le deuil de notre automutilation et n'étions pas parvenus à la réconciliation. La réconciliation ? Delhi n'avait pas le temps pour ce genre de subtilités occidentales. Que les morts brûlent les morts, il y avait de l'argent à faire et du plaisir à prendre.

Vishnu au cirque des chats
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MusardiseMusardise   04 août 2018
Comme nous vous l'avons dit, vous ne quitterez le palais que six fois par an. On vous transportera en palanquin. Oh, c'est un objet magnifique, tout de bois sculpté et de soie. À l'extérieur de ce palais, vous ne devez pas toucher le sol. À l’instant où vous le touchez, vous perdez votre divinité.
Vous serez habillée de rouge, avec un chignon et les ongles vernis aux pieds et aux mains. Vous aurez le tilak rouge de Shiva sur le front. Nous vous aiderons dans tous vos préparatifs jusqu'à ce qu'ils deviennent une seconde nature.
Vous ne parlerez que dans l'enceinte de votre palais, et le moins possible. Le silence convient à la kumâri. Vous ne sourirez pas et ne montrerez aucune émotion.
Vous ne saignerez pas. Pas la moindre éraflure ou égratignure. La puissance est dans le sang et quand le sang part, la devî part aussi. Le jour de votre premier sang, ne serait-ce qu'une goutte, nous avertirons le prêtre qui ira informer le président du départ de la devî. Vous ne serez plus divine, vous quitterez ce palais pour retourner dans votre famille. Vous ne saignerez pas.

La petite déesse
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michemuchemichemuche   08 décembre 2016
Ce que veulent les femmes n'a rien de mystérieux : qu'on arrête de leur parler de soi, qu'on les écoute, qu'on les fasse rire.
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Videos de Ian McDonald (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian McDonald
Ian McDonald - La Petite Déesse et autres nouvelles .A l?occasion des Utopiales 2013 à Nantes, Ian McDonald nous présente son nouveau recueil, « La Petite Déesse et autres nouvelles » publié aux éditions Denoël lunes d?encres. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/mcdonald-ian-petite-deesse-9782207111260.html http://www.mollat.com/livres/mcdonald-ian-fleuve-des-dieux-9782070453610.html http://www.mollat.com/livres/ian-mcdonald-maison-des-derviches-9782207111307.html Notes de musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®
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