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ISBN : 2207111296
Éditeur : Denoël (11/10/2012)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Istanbul, avril 2027. Sous une chaleur écrasante, la ville tentaculaire fête le cinquième anniversaire de l'entrée de la Turquie dans la Communauté européenne. Quinze ans plus tôt, Israël a frappé les sites nucléaires iraniens avec des missiles thermobariques, provoquant indirectement le pire choc pétrolier et gazier de l'Histoire. Dans Istanbul en ébullition (l'air conditionné coûte trop cher, l'eau aussi), une bombe explose dans un tramway. Cet évènement va boulev... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Le_chien_critique
  23 janvier 2017
Prenez les locataires d'une maison des derviches, faites les tourner très vite et regarder ce qu'il en ressort. Dieu ?
A l'instar d'un Cédric Ferrand, Ian McDonald nous conte les tranches de vie de différents personnages dans une Istanbul futuriste assez proche de nous. Là où le premier s'arrête au quotidien, le second y insuffle une intrigue complexe et noueuse, faite de nanorobots, de bio-informatique, de traders, de djinns, de terrorisme, d'intégration européenne, d'homme mellifié et bien d'autres encore.
Une Istanbul à la croisée du passé et du futur, coincée entre tradition et modernité, à la lisière de l'Europe, du Moyen-Orient et des pays de l'Est. Société melting-pot mais pas à l'abri des représentations.
L'auteur nous plonge dans la géographie, l'histoire de cette ville réelle mais imaginée. Tous les détails nous la rendent concrète, proche.
Cette Turquie m'a fait penser à la société israélienne où les traditions religieuses diverses côtoient les entreprises de la haute technologie.
Pas de jugement ici, les personnages sont loin de tout manichéisme. Les islamistes valent, ou pas, ces petits vieux aux sombres secrets ou ces jeunes loups de la finance. Ni noir, ni blanc, ni gris, l'être humain dans toute sa perplexité.
La vie de nombreux personnages est entrelacée dans une intrigue tortueuse à souhait.
Trop. L'auteur s'amuse à nous faire perdre pied car il n'indique pas quel personnage est le narrateur dans les différentes parties. A cela s'ajoute un va et vient entre passé et présent. J'ai trouvé que cette méthode complexifié de manière artificielle cette intrigue somme toute banale. Cette méthode m'a surtout sorti du récit.
Mais cela à l'air d'être aussi la marque de fabrique de l'auteur. Et son style m'a toujours laissé un peu perplexe. Dommage car les sujets traités sont intéressants.
Pour ceux qui ont aimé ces précédents livres, ils se retrouveront avec bonheur en Turquie.
Reste cependant un personnage principal magnifiquement dessiné : Istanbul.
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Apophis
  25 avril 2017
Une mise en place des pièces du puzzle lente mais magistrale
Dans un genre très différent de Luna (rythme complètement différent), La maison des Derviches impressionne pourtant par la richesse de ses thématiques, la qualité de son ambiance et de l'immersion dans une Istanbul du futur plus vraie que nature, la profondeur de l'historique et de la psychologie des personnages, et surtout par la minutieuse mise en place de l'intrigue, qui ne se dévoile tout à fait que dans les 50 dernières pages, en gros, sur 700. Pourtant, si ce livre est très bon, il ne plaira clairement pas à cette partie du public qu'un rythme très posé / lent, un grand nombre de sous-intrigues et la place importante de la religion, du mysticisme, de l'économie et de l'Histoire dans ce qui est, après tout, un roman Nanopunk, pourra déstabiliser, lasser ou sortir de l'intrigue. Comme beaucoup de grands livres, celui-là va se mériter et récompenser la patience et l'ouverture d'esprit.
Vous trouverez la version détaillée de cette critique sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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Lutin82
  04 décembre 2016
Tout commence avec une tête qui saute. Une terroriste se fait exploser le caisson dans un rame de tram-way, heureusement elle en est la seule victime. Necdet qui a assisté à la scène s'enfuit discrètement alors que les micro-robots de la police arrivent sur les lieux.
Non, en fait tout commence par une course poursuite entre un robot campé au sommet d'un immeuble surveillant la scène et un jouet robot piloté par un jeune garçon. Can, 9 ans, s'en sortira de justesse grâce à la connaissance de son quartier.
Finalement, le groupe de 4 vieux amis grecs – dont Georgios – récapitule les événements de la façon la plus précise : « Voyons voir ce que nous avons. Une bombe de faible puissance, pas d'autres victimes que la fanatique. Aucune vidéo de son martyre. Les organisateur – ou d'autres personnes – laissent un robot sur le lieux. » C'est effectivement intrigant.
A l'opposé du spectre sanglant et angoissant du terrorisme, nous avons Ayze, une jeune femme spécialisée dans la recherche et la vente de reliques religieuses. Sa quête est dans la lignée du Da Vinci Code de Dan Brown. Elle chasse un artefact particulier, que dis-je un mythe, une légende, un fantasme : l'homme mellifié capable selon la fable de guérir toutes les maladies, de donner du courage et de rendre invincible.
Entre, les considérations policières et le braconnage d'art, nous fréquenterons le milieu de la finance turque. Les Ultralords constitués d'Adnan ainsi que de 3 collègues traders exercent leur prouesse dans le contrôle du gaz. La Turquie étant un noeud stratégique incontournable dans la région, le plus grand réseau d'oléoducs et de gazoducs de la zone est leur terrain de jeu favori. Or, ils ont un petit projet secret et souterrain susceptible de leur rapporter quelques millions.
Vous devez vous demandez en quoi consiste ce roman qui semble partir dans tous les sens : un attentat, un jeune garçon, des grecs, une négociatrice en art, des traders, mais aussi, une commerciale à la recherche d'un boulot, un imam, un groupe terroriste, des djinns,…
C'est simple, tous ont un point commun : La maison des Derviches.
Critique bien plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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cyan
  14 mars 2019
Istambul, 2027. Pendant une période caniculaire, après l'adhésion de la Turquie à l'Europe et une crise énergétique sans précédent, un attentat est commis dans un tram. Suite à cet évènement, plusieurs personnages vont se trouver liés sans le savoir, se croiser parfois, alors qu'ils poursuivent des chemins totalement différents.
Voilà une lecture qui m'aura demandé beaucoup de temps et de concentration! Il faut dire que l'auteur aborde de nombreux sujets que je ne maîtrise que peu, voire pas du tout: Histoire de la Turquie, Islam et ésotérisme, nano-technologies, économie de marché, etc. C'était très intéressant, mais j'avoue que j'ai été parfois un peu perdue, notamment quand on aborde l'univers des transactions boursières.
Au départ, on voit mal comment tout ça va pouvoir se goupiller comme un tout cohérent, mais j'ai fait confiance à Ian McDonald et j'ai bien fait, parce que tout finit par s'emboiter petit à petit avant de parfaitement s'imbriquer. le point négatif étant qu'arrivé-e à un moment de l'histoire, on comprend (en gros) comment ça va se terminer.
Il y a beaucoup de personnages, je me suis attachée à presque tous, même si pour certains ça a pris du temps. Surtout parce qu'au départ, les points de vue se suivent rapidement et que ça donne un aspect un peu décousu à l'intrigue. Donc, au début, il faut quand même s'accrocher un peu. Mais j'ai fini par me laisser embarquer par l'histoire, même si ça m'a frustrée et impatientée de ne pas réussir à avancer plus rapidement.
Une bonne histoire d'anticipation, qui mêle les genres avec intelligence, mais qui demande un gros investissement en temps et en concentration. J'ai hâte de lire d'autres titres de l'auteur!
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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BlackWolf
  29 décembre 2012
En Résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce nouveau roman de Ian McDonald qui comme à son habitude nous offre une intrigue dense, soignée et complexe où chaque sous-intrigue s'entremêle pour dévoiler une intrigue globale vraiment travaillé et captivante. Mais surtout l'auteur nous offre aussi un aspect humain vraiment réussi avec différents personnages qui apportent chacun leurs points de vue, leurs sentiments et leurs émotions, des personnages vraiment attachants et prenants. La ville d'Istanbul colle parfaitement à cet univers, mélange d'aspect futuriste et de culture. Un univers qui oscille entre tradition et avenir et qui donne vraiment envie d'être découvert. La plume de l'auteur est toujours dense, passionnante et poétique et nous plonge toujours aussi facilement dans l'histoire. Au final un roman moins complexe que le Fleuve des Dieux, mais tout aussi réussi, malgré peut être une fin que j'ai trouvé un légèrement trop "happy end" mais franchement rien de bien grave.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   19 septembre 2012
Ian McDonald signe avec La Maison des Derviches un roman qu'on pourrait qualifier de visionnaire […] , passionnant dans son analyse des relations humaines et même touchant dans son approche.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 janvier 2017
La loi de la rue ? Quand on est né dans cette rue, quand on a vécu dans cette rue, quand on a travaillé dans cette rue pendant cinquante ans, quand on a vu et qu’on se souvient de tous les changements qui se sont produits dans cette rue et cette ville, quand on connaît les noms écrits sur toutes les portes de toutes les maisons, quand on vient s’asseoir ici pour prendre son thé tous les matins que Dieu fait,alors, il est peut-être possible de parler de loi de la rue. Ils ne sont même pas d’ici, ils ne savent pas comment tout a toujours fonctionné, dans ce quartier ! Ses habitants n’ont jamais eu besoin de cadis, de tribunaux communautaires et de charia ! Ce qu’il faut, c’est connaître les gens, s’entretenir avec eux. Cette société est sensible à la honte. La honte est efficace. Pas la “loi de la rue”. C’est quoi ça, cette putain de loi de la rue ? Veuillez me pardonner, mon père. »
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BlackWolfBlackWolf   29 décembre 2012
II s'agit d'une des pièces qu'Ayse aime le plus. Il a fallu distri­buer bon nombre d'enveloppes pleines d'euros pour la soustraire à la convoitise de la police des antiquités. Dès l'instant où son contact au sein de ces services lui a montré le Pentateuque, elle n'a reculé devant rien pour se l'approprier. D'autres auraient pu faire cela pour le prestige, le plaisir de tout contrôler, les sommes en jeu. Pour Ayse, c'était la beauté, la magnificence qui suivait des spirales dans les textes araméens et syriaques vers le grec démotique de l'Oxyrhynchos, l'hébreu mis péniblement d'équerre des étudiants du Talmud de Lisbonne et de Milan, la calligraphie divine des scribes coraniques de Bagdad, de Fès et de l'érudite Grenade. Un courant qui se poursuivrait par les lignes organiques de l'illumination évangélique des monastères allant de Sainte-Catherine à Cluny, sous l'éternelle lumière des icônes grecques et arméniennes, en passant par les détails fins comme des cheveux des miniaturistes persans jusqu'aux lignes consumées par le feu de l'imagination de Blake. Pourquoi vendre de la beauté, si ce n'était pour s'y vautrer ?
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Th0uar_V1kTh0uar_V1k   23 mars 2013
Or sur noir, il y a tout là-haut les étoiles et au-dessous les constellations parties à la dérive des navires et des ferries qui se découpent contre une Asie constellée de gemmes. Il a en face de lui la Corne d'Or, les néons d'Eminönü et les pics des grandes mosquées illuminées par les projecteurs et couronnées par les vols circulaires des mouettes. Le taxi repart dans la clarté brouillée de Rihtim Cadessi et Georgios Ferentinou reste sur le trottoir, un obstacle que doivent contourner des promeneurs envoûtés par la nuit.
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BlackWolfBlackWolf   29 décembre 2012
- C'est en tout cas un labyrinthe dans lequel on peur aisément se perdre. Selma a dû vous mettre en garde, et je le fais à mon tour. Certaines personnes ont consacré des années entières - pour ne pas dire toute leur vie - à étudier l'homme mellifié. Bon nombre ont renoncé lorsqu'ils ont pris conscience que s'il était découvert ce ne serait sans doute pas grâce à leurs travaux, ce qui démontrerait que leurs efforts avaient été vains, qu'ils avaient gâché leur existence. Tant que la réalité n'entre pas en ligne de compte rien n'est plus facile que s'égarer dans l'imaginaire, à Istanbul.
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polarjazzpolarjazz   26 juillet 2017
C'est le Jour du Deal.
Le temps annoncé pour le Jour du Deal est lumineux et caniculaire. Des miroitements dansent au-dessus de l'autoroute dès dix heures du matin. Goudron brillant en train de fondre. Drapeau turc qui pend mollement comme une carcasse d'oiseau mort de la hampe dressée au sommet de la colline, de l'autre côté de l'asphalte surchauffée. Adnan est debout depuis l'azan de l'aube. Si la prière est préférable au sommeil, le profit est préférable à tout le reste. Il y a des rituels qu'il convient de respecter un Jour de Deal.
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Videos de Ian McDonald (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian McDonald
Ian McDonald - La Petite Déesse et autres nouvelles .A l?occasion des Utopiales 2013 à Nantes, Ian McDonald nous présente son nouveau recueil, « La Petite Déesse et autres nouvelles » publié aux éditions Denoël lunes d?encres. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/mcdonald-ian-petite-deesse-9782207111260.html http://www.mollat.com/livres/mcdonald-ian-fleuve-des-dieux-9782070453610.html http://www.mollat.com/livres/ian-mcdonald-maison-des-derviches-9782207111307.html Notes de musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®
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