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EAN : 9782843449604
140 pages
Éditeur : Le Bélial' (13/02/2020)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Bouquiniste indépendant, Emmett Leigh déniche un jour un petit recueil de poèmes lors de la liquidation de la librairie d'un confrère. Un recueil, Le Temps fut, qui s'avère vite d'une qualité littéraire au mieux médiocre... En revanche, ce qui intéresse Emmett au plus haut point, c'est la lettre manuscrite qu'il découvre glissée entre les pages de l'ouvrage. Pour le bouquiniste, tout ce qui peut donner un cachet unique et personnel à un livre est bon à prendre. Il s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  26 février 2020
Régulièrement, la collection Une Heure-Lumière des éditions le Bélial' dévoile un nouveau titre, le plus souvent picoré dans la nombreuse production de novellas chez les Anglo-Saxons. Cette fois-ci, pour le 23e titre de la collection, il s'agit d'un récit de Ian McDonald datant de 2018 : le Temps fut.
Une histoire de livres
Le Temps fut est le titre d'un recueil de poésie médiocre et inconnu que découvre un jour Emmett Leigh, bouquiniste anglais, lors de la fermeture de The Golden Age, une très ancienne librairie londonienne. Comme souvent, ce n'est pas le livre lui-même qui l'intéresse, lui ce passionné d'histoires en tout genre, mais plutôt l'histoire du livre. En effet, il y découvre par hasard une lettre romantique d'un certain Tom adressée à son « cher Ben ». Ni une ni deux, le côté enquêteur d'Emmett prend le dessus et il se met à vouloir en savoir bien le plus sur ce couple atypique. Il situe le lieu et l'époque de ladite lettre et commence à se mettre en quête d'informations sur ces deux personnages. Il rencontre ainsi d'autres bouquinistes ou des amateurs d'histoire militaire qui le renseignent efficacement. Seul hic au tableau : si les informations concernent bien les mêmes personnes, elles ne renvoient pas à des dates cohérentes. Comment Tom et Ben peuvent-ils s'être connus à plusieurs dizaines d'années d'intervalle sans avoir vieilli ? Pourquoi cette lettre s'est-elle retrouvée dans un recueil de poésie quasiment introuvable habituellement ? La réponse est dans le livre, mais aussi dans les livres, supports de bien des réponses existentielles.
La forme novella parfaitement maîtrisée
Le Temps fut est l'exemple-type d'une novella bien cadrée avec une intrigue qui ne demande surtout pas plus d'informations que ce que ces 140 pages nous offrent, tout en allant au bout de thématiques tout à fait passionnantes. Cette novella est avant tout une histoire d'amour : celle que traque le héros, mais également celle qui le concerne davantage. En effet, le lecteur suit un aller-retour constant entre les tendres échanges épistolaires de Tom et Ben et les affres romantiques du narrateur. On devine assez vite quand chaque scène se passe, mais dans quel ordre tout cela s'est-il déroulé ? L'auteur se garde assez de munitions pour les délivrer au bon rythme aux lecteurs ; cela lui fait évidemment parler du temps qui passe, questionner ce qui est vraiment constant, voire immuable. Pour faire tenir tout cela, Ian McDonald a recours à de la science-fiction qui peut paraître complexe, mais n'use qu'en un seul chapitre d'un peu de « hard science », c'est léger et rapide pour justifier efficacement de la raison invoquée comme point de départ à l'intrigue. Comme dans tout voyage de ce type – et le format novella est très bon pour cela, les derniers mots saisissent le lecteur pour l'encourager à repenser tout ce qu'il a lu.
Finir le Temps fut marque comme tout récit de voyage temporel bien réalisé : on bade sur les derniers mots, on se triture à repérer les points cruciaux de l'intrigue et on relit plusieurs passages pour se convaincre que tout est bien conçu.
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Lenocherdeslivres
  07 avril 2020
Une belle histoire d'amour à travers le temps. C'est ce que nous propose le temps fut, d'Ian McDonald, le dernier volume paru (en attendant la fin du confinement et le retour des livres sur papier) de la superbe collection Une heure lumière du Bélial'.
le narrateur est bouquiniste et tombe par hasard sur une lettre d'amour glissée entre deux pages d'un ouvrage ne présentant que peu d'intérêt par ailleurs (en tout cas, il est présenté comme tel). La lettre, par contre, fascine notre personnage, qui va tenter d'en apprendre plus sur son auteur et son destinataire. Il va se démener pour cela, remuer ciel et terre, voyager, tomber amoureux. Parallèlement, nous découvrons la vie de ces deux hommes (car ce sont deux hommes, les amoureux), en pleine Seconde Guerre mondiale : un scientifique et un « simple » habitant de Shingle Street. Et la raison de cette lettre. Et le phénomène qui explique tout et, entre autres, pourquoi cette novella est publiée dans une collection de science-fiction.
le temps fut est, avant tout, une belle histoire. Mais c'est aussi une belle histoire bien écrite (et bien traduite : merci à Gilles Goulet) : selon le personnage que l'on suit, le style change. Les descriptions sont différentes, plus sèches et dures quand on suit Tom le Rimeur. Elles donnent vie à ce bout d'Angleterre, sur la côte, au climat dur comme les galets qui recouvrent cette rue. Quand on a affaire au bouquiniste, Emmett, on est plus dans le narratif : il cherche, s'interroge, vit, mais décrit moins. Et pas de façon aussi brutale.
Quant au phénomène à l'origine de tout, je ne vais rien en dire pour ne pas gâcher la surprise, même si rapidement on pressent ce qui s'est passé. Son explication arrive progressivement, avec ses manifestations de plus en plus évidentes. Bien trouvé, il n'est cependant pas l'essentiel du récit, loin de là. Car le principal intérêt de cet ouvrage, je l'ai dit au début, c'est l'humain : l'histoire d'amour, forte et poignante de Tom et Ben (outre les péripéties de cette novella, rappelons qu'en Angleterre, au milieu du XXe siècle, l'homosexualité était un délit, comme l'a rappelé l'histoire d'Alan Turing, mise en lumière par le film de Morten Tyldum, The Imitation Game, avec Benedict Cumberbatch ; ou celle du peintre Francis Bacon) ; mais aussi la quête d'Emmett, qui va bouleverser totalement sa vie. Car le temps fut est une histoire de bouleversements, violente et belle, dans laquelle j'ai adoré me perdre.
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JustAWord
  10 février 2020
On ne présente plus le génial Ian McDonald.
L'auteur du Fleuve des Dieux et de la trilogie Luna semble pourtant moins connu en France pour ses textes courts. Ce serait d'ailleurs oublier bien vite La Petite Déesse, recueil extraordinaire s'il en est.
Pour corriger cette lacune, les éditions du Bélial' ont choisi de commencer l'année en traduisant une novella du britannique : le Temps fut.
Vainqueur du British Science-Fiction Award en 2018 et largement acclamé par la presse, le Temps fut nous transporte d'époque en époque pour évoquer l'amour, la mort et l'incertitude.
Temps, es-tu là ?
Lors de la fermeture du Golden Page, une librairie ancienne, un bouquiniste 2.0 qui utilise eBay et autres réseaux de ventes en ligne se porte acquéreur d'un recueil de poèmes où il trouve une lettre adressée par un mystérieux Tom à l'attention d'un certain Ben.
Emmett Leigh vient-il de dénicher une perle rare, de celles qui vivent coincées entre les pages et se redécouvrent par hasard bien des années plus tard ?
Bien vite, Emmett comprend qu'il est tombé sur une correspondance entre deux soldats amoureux. Une chose banale, à peine interdite par les moeurs de l'époque. Sauf qu'au gré de ses recherches, le bouquiniste surprend Ben et Tom tantôt aux Dardanelles tantôt en Bosnie…avant de les retrouver à Nankin ! Les visages sont les mêmes, ou presque, mais les dates, elles, sont impossibles…
Vous l'aurez deviné, le Temps fut est une histoire temporelle.
Ian McDonald utilise la théorie quantique et imagine un projet secret qui tente de manipuler le temps… sauf que les effets ne seront pas ceux escomptés. Au lieu de pouvoir précisément atterrir quelque part, Ben et Tom voyagent dans les endroits d'incertitudes les plus élevés comme les particules d'Heisenberg le feraient au naturel.
Ce voyage dans le temps, erratique sans l'être, incertain mais inévitable, devient le point central de l'enquête d'Emmett Leigh, ici témoin privilégié de l'amour et de la haine.
Se souvenir des choses laides
Attirés par les plus grand moments d'incertitudes de l'Histoire, Ben et Tom sautent de conflits en conflits, d'horreurs en horreurs, de terreurs en terreurs. Ian McDonald rapproche les massacres et essaye de faire de ses personnages des témoins de l'indicible pour rapporter un souvenir de choses si terribles qu'elles ne devraient jamais être oubliées. Tel un Edward Whittemore du temps, le britannique explique le massacre de Nankin et s'interroge sur la compassion du narrateur à l'égard de Rabe, ce Nazi qui tente tout pour sauver les Chinois de la Zone Internationale. Puis, de façon plus lointaine, McDonald laisse entrevoir le désastre des Dardanelles et le génocide en Bosnie. Ils transforment ainsi ces conflits en noeuds temporels, des endroits où un grain de sable peut tout changer et où observer semble primordial…au moins pour ne pas oublier ! À cette haine s'oppose ici l'amour inaltérable de deux hommes qui n'auraient pas du s'aimer, qui se rencontrent poussés par le hasard…ou le destin…ou... Qui sait ?
L'amour traverse le temps et les incertitudes.
Entre les deux se trouve Emmett, ce bouquiniste-enquêteur dont le rôle ici ne fait que peu de doutes. On sait très bien, au moins par ses initiales, qu'il sera l'un des acteurs principaux de cette exploration temporelle…mais comment ? Pourquoi ? Une nouvelle fois, Ian McDonald pousse au bout sa logique de l'incertitude, jusqu'à mettre le lecteur devant ce principe même qui voit les lignes temporelles se multiplier, se rencontrer, se dépasser. Seulement voilà, y'a-t-il vraiment un hasard dans le destin qui nous guette tous ? Une seule certitude en fin d'ouvrage, le Temps fut…et sera de nouveau.
Le voyage est incertain pour le lecteur comme pour le narrateur mais le jeu en vaut la chandelle. Grâce sa construction narrative implacable et à son exploration de l'amour et de la haine à l'ombre de l'incertitude du temps, le Temps fut s'impose comme une novella intelligente et poignante qui convoque les démons de l'Histoire et la force inaltérable des sentiments humains.
Lien : https://justaword.fr/le-temp..
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Tachan
  24 mars 2020
J'ai toujours aimé les histoires mélangeant drame, romance et histoire avec une touche de paranormal. Alors quand j'ai vu le résumé de cette novella d'Ian McDonald ainsi que la superbe couverture d'Aurélien Police qui l'accompagne, j'ai eu envie de la lire au plus vite !
L'écrivain nous raconte la drôle d'aventure que va vivre Emmett Leigh, bouquiniste, à partir du jour où il va tomber sur un recueil de poésie anonyme à l'intérieur duquel se trouve une lettre manuscrite entre deux amants qui va attirer son attention. Il se sent alors inexorablement attiré par l'histoire de ses deux hommes qui va se révéler de plus en plus étrange au fur et à mesure qu'il va les retrouver sur des photographies prises à différentes époques sans qu'ils aient l'âge indiqué.
Avec ce récit, j'ai eu l'impression de me retrouver dans à nouveau dans les aventures de Simon Morley que j'avais tant aimées il y a plusieurs années. On y retrouve la même ambiance fantastique flirtant avec notre réalité, le mêmes questions sur celle-ci et les événements étranges qu'il s'y passe qu'on cherche à comprendre. On suit également un personnage lettré au caractère réservé et un peu introverti qui donne une couleur propre à la narration. Avec lui, c'est une vaste enquête qui va s'étaler sous nous yeux et nous amener de surprises en surprises. Pour autant, celle-ci reste très intime et touche ainsi le coeur des lecteurs.
En effet, le point fort n'est pas tant l'univers et l'ambiance surfant avec la SF que les émotions que cette aventure sous-tend. le couple que le héros cherche a vécu des événements dramatiques de notre Histoire et on a l'impression que le destin s'est acharné à les séparer. C'est ainsi d'autant plus émouvant de suivre leurs échanges épistolaires où l'on ressent toutes les émotions retenues se libérer sur le papier.
J'ai cependant ressenti une réelle frustration à la lecture de ce court texte, 140 pages. L'histoire ne décolle jamais totalement. L'auteur ne s'appesantit ni sur les événements historiques, que j'aurais aimé voir plus développés pour certains, ni sur la romance qui est assez fugace au final. Ça aurait sûrement valu le coup de nous offrir un roman plus long à la place de cette novella trop brève.
Par contre, mon coeur d'amatrice de belles plumes a été enchanté de cette découverte. J'ai aimé la force que j'ai ressentie dans l'écriture d'Ian McDonald, ça m'a donné envie de lire sa saga Luna disponible chez Denoël et Folio SF. D'ailleurs, l'utilisation qui est faite des voyages dans le temps et l'explication très visuelle de ceux-ci m'ont aussi séduite. Il y avait une ambiance un peu surannée magique pour moi.
J'ai donc passé un chouette moment de lecture, trop court probablement, parce que j'aurais souhaité ne pas quitter cet univers et voir tout ce qui a été abordé bien plus développer (romance, épisodes historiques, voyage dans le temps, relation avec Emmett...). Je referme donc ce livre avec un léger sentiment de frustration et l'envie de découvrir l'auteur sur un titre plus long.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Melieetleslivres
  18 mars 2020

Hier soir je me suis plongée dans ce roman court de la série Une Heure Lumière des ed du Belial',  que j'avais découvert chez Yogo il y a quelques jours, sur son blog Les lectures du Maki
Lire ce résumé (ci-dessous) m'a fait immédiatement penser à un de mes bouquins favoris, sorti en 1988, et que j'ai souvent relu : "Replay" de Ken Grimwood. Évidemment, ce n'est pas la même histoire, mais ça m'a attirée, de ce fait.
D'abord la 4e de couverture :
"Bouquiniste indépendant, Emmett Leigh déniche un jour un petit recueil de poèmes lors de la liquidation de la librairie d'un confrère. Un recueil, le Temps fut, qui s'avère vite d'une qualité littéraire au mieux médiocre... En revanche, ce qui intéresse Emmett au plus haut point, c'est la lettre manuscrite qu'il découvre glissée entre les pages de l'ouvrage. Pour le bouquiniste, tout ce qui peut donner un cachet unique et personnel à un livre est bon à prendre. Il se trouve ici en présence d'une lettre d'amour qu'un certain Tom adresse à son amant, Ben, en plein coeur de la Seconde Guerre mondiale. Remuant ciel et terre - et vieux papiers - afin d'identifier les deux soldats, Emmett finit par les retrouver sur diverses photos, prises à différentes époques. Or, la date présumée des photos et l'âge des protagonistes qui y figurent ne correspondent pas... du tout."

L'histoire de cette lettre de Tom à Ben fait réfléchir Emmett, qui s'est spécialisé dans les livres de la seconde guerre mondiale. Il vit à Londres, et tient un petit commerce en ligne de livres rares et anciens. Mais cette lettre l'intrigue. D'après ce que raconte la lettre, Tom devait être en pleine bataille d'Egypte, en 1942. Rentré chez lui, il fait des recherches sur le net pour voir s'il pourrait trouver qui sont Tom et Ben. Rien. Alors il poste ses questions et ce qu'il a dans son groupe facebook de bibliophiles, et il reçoit une réponse, de Thorn Hildreth, une jeune femme habitant les Fens, un territoire isolé à l'Est de l'Angleterre, connu pour ses monastères et ses marécages. Son arrière grand-père, pasteur, a fait la bataille d'El Alamein aussi,  et il écrivait son journal de guerre, et a tout gardé, ainsi que des photos. Il pourrait y avoir des pistes dans tous les cartons d'archives que Thorn a chez elle. 
C'est là le commencement de la piste, le début d'une enquête, voire d'une quête qui passionne Emmett, et l'occupe tellement que plus rien d'autre ne l'intéresse. Il cherche qui sont ces hommes, ces amoureux, qui utilisaient visiblement ce livre comme boite postale.
Entre les découvertes faites par Emmett, les lettres entre Tom et Ben épaississent le mystère. On en retrouve datant de la guerre de Bosnie ! Sont-ce des gens immortels ? Des espions ? Des voyageurs temporels ? 
La physique quantique, les trous de ver, sont tout-à fait accessibles dans ce roman court, et le suspense est  incroyablement bien mené.
L'écriture est très belle, le style très plaisant, plein d'humour aussi : "La moquette sentait le sac d'aspirateur malmené", par exemple, c'est le genre de phrase qui me fait vraiment, vraiment aimer le style. Ni trop ni trop peu, excellemment bien écrit. Ce qui me fait penser qu'heureusement, il y a de très bons écrivains en SF, parce que lorsque j'ai lu le premier UHL "L'enfance attribuée" de Dan Marusek (ma chronique ici)
j'ai failli décéder d'horreur. Comment peut-on publier de tels torchons ? Bref, Ian McDonald m'a subjuguée par son style, et son histoire. Je n'en raconte pas plus, je déteste spoiler. Mais c'est magnifique.
Ce livre a reçu de nombreux prix.
Le temps fut - Ian McDonald, ed le Bélial', coll Une Heure Lumière, fev 2020, 140 pages. Traduction Gilles Goullet
Lien : https://melieetleslivres.wor..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LadyDoubleHLadyDoubleH   07 avril 2020
On parlait de poèmes. De poésie. De poètes. De livres. Des mots, de leur force, de la facilité et de l’agilité avec lesquelles ils s’échappent, de leur manière de ne dire jamais vraiment la chose telle qu’elle est. De la langue et de la manière dont elle se rapproche de la vérité, de la distance dont elle s’en trouve. Ce qu’elle peut ou non dire. Du sentiment : son irréductibilité, l’impossibilité de le réduire en quelque chose de plus simple ou de plus explicable.
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LadyDoubleHLadyDoubleH   07 avril 2020
Les tranchées parlent de gloire, mais je ne vois quant à moi que corps brisés et pertes.
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LadyDoubleHLadyDoubleH   07 avril 2020
Le temps fut, il sera de nouveau.
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JustAWordJustAWord   10 février 2020
Les émotions n’ont pas d’autre définition qu’elles-mêmes. Elles sont irréductibles, ce sont les atomes des sensations. Tout art écrit est une tentative de communiquer ce qu’est de sentir, de poser la terrifiante question : toi et moi éprouvons-nous la même chose ? Terrifiante parce qu’on ne peut jamais avoir de certitude. On espère, on prend le risque.
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JustAWordJustAWord   10 février 2020
Je sais que je ne serai plus jamais propre. Certains parlent de cicatrices, d’autres de plaies, d’autres encore de blessures et de guérison, mais ce que j’ai vu ici, je ne trouve pas de meilleur terme que pollution, saleté, souillure non seulement du corps mais de l’âme ; une salissure au plus profond de mon être, qui en imprègne chaque fibre et ne s’en ira jamais. Tatouée dans mon cœur. Et ma grande peur est que je ne te trouve pas, que toi et moi soyons cette fois propulsés en avant, sans le savoir. Je ne pourrais pas supporter de te perdre. Même un instant, même nos regards qui se croisent sur les marchés de la Madeleine, ou dans la mélancolie d’un brouillard londonien, cela me suffirait.
Le temps fut, et il sera de nouveau.
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Videos de Ian McDonald (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian McDonald
Ian McDonald - La Petite Déesse et autres nouvelles .A l?occasion des Utopiales 2013 à Nantes, Ian McDonald nous présente son nouveau recueil, « La Petite Déesse et autres nouvelles » publié aux éditions Denoël lunes d?encres. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/mcdonald-ian-petite-deesse-9782207111260.html http://www.mollat.com/livres/mcdonald-ian-fleuve-des-dieux-9782070453610.html http://www.mollat.com/livres/ian-mcdonald-maison-des-derviches-9782207111307.html Notes de musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®
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