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Gilles Goullet (Traducteur)
EAN : 9782207134955
464 pages
Éditeur : Denoël (16/03/2017)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 95 notes)
Résumé :
2110. Sur une Lune où tout se vend, où tout s’achète, jusqu’aux sels minéraux contenus dans votre urine, et où la mort peut survenir à peu près à n’importe quel moment, Adrianna Corta est la dirigeante du plus récent des cinq «Dragons», ces familles à couteaux tirés qui règnent sur les colonies lunaires. Elle doit l’ascension météoritique de son organisation au commerce de l’Hélium-3. Mais Corta-Hélio possède de nombreux ennemis, et si Adrianna, au crépuscule de sa ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Aelinel
  10 mai 2017
Sans l'excellente critique d'Apophis, je n'aurais jamais eu l'idée de sélectionner ce roman, lors de la dernière Masse critique de Babélio (que je remercie d'ailleurs au passage ainsi que les éditions Denoël pour cette lecture). En effet, avec Luna, je sors complètement de ma zone de confort. Je suis rarement allée lorgner, en littérature, du côté de la Planet Opera. Et pourtant, aucune appréhension au début de ma lecture! Les raisons ? Une confiance aveugle en Apophis et un roman estampillé "Luttes de pouvoir » façon Game of Thrones. Je n'ai pas hésité longtemps!
Dans un futur très proche, la Terre a connu de graves crises économiques. Les Hommes décident alors de coloniser la Lune et de l'exploiter afin d'assurer la survie de leur espèce et maintenir à leur niveau, leurs besoins les plus élémentaires que sont l'électricité ou le chauffage. Parmi les pionniers, cinq grandes entreprises, les Dragons se partagent le gâteau et dominent les 1,5 millions d'habitants de la Lune :
- Mackenzie Metals, issus d'Australie et Costa Hélio, originaire du Brésil, exploitent les sols pour son minerai et leur transformation en énergie.
- VTO, une entreprise russe, assure les transports.
- AKA, société ghanéenne, prend en charge la nourriture.
- Taiyang de Chine a développé les technologies de pointe.
Mais, sur la Lune, la vie est difficile. Tout se vend, s'achète et se recycle : de l'air que l'on respire, en passant par son urine d'où l'on tire les sels minéraux jusqu'à son corps complètement réutilisé après avoir trépassé.
Une fois n'est pas coutume, je vais débuter ma chronique en râlant. En effet, il s'agit du premier tome d'une trilogie mais cela est précisé sur... la quatrième de couverture, noyé dans le synopsis! Pourquoi n'avoir pas mis un petit "1" ou "I" à côté du titre, sur la première de couverture pour l'indiquer clairement? On aurait pu croire à un One-shot...
Bref, pour en revenir au roman, je dois bien avouer que les choses avaient un peu mal débuté.
- En effet, le dramatis personae au début du roman est tellement dense qu'il m'a fallu du temps (environ 100 pages) pour visualiser chacun des personnages.
- Idem pour le vocabulaire (oko, hwaejang ou zashitnik, etc...) à appréhender mais au final, je me suis vite adaptée.
- Et enfin, le style littéraire qui m'avait un peu rebutée au départ (il me paraissait haché), s'est révélé par la suite, très fluide.
Puis, une fois, plongée au coeur de l'action, impossible de lâcher le livre jusqu'au bout tant j'ai été happée (je l'ai quasiment lu en une journée). J'irais même plus loin en affirmant que ma lecture s'est avérée être un petit coup de coeur.
- A cela, l'adoption du roman choral faisant intervenir tour à tour les protagonistes : j'adore ce style littéraire. Je trouve que cela confère beaucoup de dynamisme au récit et permet aussi au lecteur d'être acteur dans le sens où il peut être surpris par un personnage tout en modifiant sa perception de ce dernier.
- La "Lutte des pouvoirs" est également un thème que j'affectionne particulièrement. le jeu de dupes en est pour moi, le point d'orgue et j'adore lorsqu'un auteur s'y adonne (c'est d'ailleurs, ce qui m'avait beaucoup plu dans Les piliers de la terre de Ken Folett ou Gagner la guerre de Jaworski) : ce sera le plus malin et le plus machiavélique qui, au final, remportera la partie.
- Enfin, l'univers est également très intéressant : on sent que l'auteur s'est penché sur la question pour le faire vivre et le rendre presque "crédible", si je puis dire. Je citerais ainsi la faible apesanteur lunaire qui participe directement au récit. Je ne saurais dire si le worldbuilding est original car je lis peu de Planet Opera mais, pour ma part, cela m'a beaucoup plu.
En conclusion, le premier tome Luna s'est avéré être un petit coup de coeur et sans nul doute, je répondrai présente pour la suite. Un grand merci à toi Apophis pour la découverte!
Lien : https://labibliothequedaelin..
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Apophis
  21 mars 2017
Ce livre, quelle baffe ! Il frôle la perfection de tellement près que c'en est presque incroyable. Rythme, ambiance, personnages, intrigue, univers, thèmes, dialogues, tout est maîtrisé, passionnant de la première à la dernière ligne. Ah ça, ces derniers temps, nous avons eu droit, tous éditeurs confondus, à d'excellents romans de SF, mais ce nouveau McDonald les écrase tous. Game of Domes, Dallas de l'espace, déclare l'auteur. Certes, les comparaisons avec l'oeuvre de G.R.R. Martin en SFFF sont la plupart du temps abusives… mais pas là. C'est exactement ça (mais mélangé à du Kim Stanley Robinson -en plus nerveux-, entre autres). Luna vous happe dès les premières lignes et ne vous lâche plus jusqu'au dernier mot. Vivement la suite !
Retrouvez l'argumentaire complet sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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XS
  18 mai 2019
Il est plongé dans son bouquin et a du mal à le lâcher, ce qui est rare. 'En quelque sorte, Games of thrones sur la Lune' m'a-t-il résumé.
Poussée par la curiosité, à peine l'a-t-il refermé que je le lui emprunte. Voyons donc ce qu'il en est...
Ian McDonald a imaginé une jeune société sur la Lune où la vie est pour le moins compliquée et rugueuse ; le droit y est particulier : aucune loi n'existe, tout est question de compromis. L'économie y est partout : même l'air permettant de respirer doit être payé. Les relations y sont moins codifiées que sur Terre : open bar, du moins tant qu'aucun contrat n'officialise la relation. La gravité y est moindre que sur Terre : tous les récents immigrés s'y déplacent maladroitement... Voilà de magnifiques ressorts narratifs.
A travers de nombreux personnages -il faut un peu s'accrocher au début- se dessine le conflit qui va voir se déchirer deux des cinq grandes familles de la planète. Les personnages sont marquants, en particulier trois des personnages féminins loin d'être cantonnés à des rôles subalternes – Ariana, fondatrice de la lignée Corta, sa fille Ariel, et Mariana, ingénieure nouvellement arrivée sur la Lune illustrent des rôles très forts et rares. Moins remarquables car plus classiques sont les personnages masculins, bien qu'intéressants dans leurs complexités.
Et un final qui coupe le souffle. Et qui appelle, comme souvent, un tome suivant.
Oui, j'ai vraiment beaucoup aimé. Et je vais chercher à lui piquer la suite ;).
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SamuelZiterman
  21 mars 2017
« Luna » est un roman de Ian McDonald, publié le 16 mars 2017 en France, dans la collection lunes d'encre des éditions DENOEL. Traduction de l'anglais par Gilles Goullet et illustration de couverture de Manchu. il s'agit du premier tome d'une série qui en comportera trois. Celui-ci s'intitule « Nouvelle Lune ».
Concernant l'auteur, Ian McDonald est né en 1960 à Manchester, il vit désormais en Irlande. Ces romans et nouvelles sont imprégnés de conflits entre différents groupes sociaux. Conflits basés sur la religion, les origines… C'est mon premier roman de cet auteur, mais c'est typiquement le genre de thème que j'affectionne.
Justement, qualifier le genre de Luna n'est pas si simple. C'est de la Science-Fiction, parfois hard, mais c'est aussi de l'anticipation sociale et du cyberpunk.
Vous l'aurez compris l'action se déroule sur la lune, dans 100 ans . Sur notre satellite, tout se vend, tout s'achète. Il n'y a pas de droit pénal, tout est régi par contrat. Tu peux payer ? C'est à toi. Tu ne peux pas payer ? Tu dégages. C'est rude. Une nouvelle conquête de l'ouest.
Cinq grandes familles, cinq corporations, se partagent l'essentiel des richesses et du pouvoir.
Il s'agit des cinq dragons :
Les Corta, des Brésiliens, propriétaires de Corta Helio, spécialisé dans l'extraction d'Hélium ; les Mackenzie, des Australiens, propriétaires de Mackenzie Metals, spécialisée dans l'extraction de métal ; les Sun, des Chinois, propriétaires de Taiyang, spécialisée dans les technologies de pointe ; les Asamoah, des Ghanéens, propriétaires de Aka, spécialisée dans l'agriculture et enfin les Vorontsov, des Russes, propriétaires de VTO spécialisée, dans le transport.
Chaque grand famille possède sa ville, ses exploitations, une carte est fournie.
Comme si tout ce petit monde ne suffisait pas, il y a bien sûr d'autres factions, par exemple la LDC (Lunar Development Corporation) avec à a sa tête « l'aigle », organisme qui a le monopole de tout ce qui est organique, et en haut de l'organisation institutionnelle de la lune.
Il y a un dramatis personae fournit en début de livre, indispensable et détaillé.
Le récit se déroule essentiellement autour de la famille Corta, la plus jeune famille, souvent qualifiée de parvenus. le roman débute sur le rite initiatique de Lucashino, fils de Lucas – cadet de la famille -. Rite qui n'est autre qu'une course de quinze secondes, à poil, à la surface de la Lune, avec tout ce que cela implique.
La famille organise ensuite une fête pour célébrer le passage du rite par Lucashino. Lors de la fête, une tentative d'assassinat sur Rafa, l'ainé des Corta, est déjouée. Il est sauvé in extremis par une Joe Moonbeam, (comprenez : Joe Rayon de Lune, une nouvelle arrivée).
Ce terme n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. L'univers est riche d'argot, de mots empruntés à une multitude de langues : chinois, portugais, russe, yoruba, espagnol, arabe… Un glossaire est fourni en fin de livre, tout aussi indispensable et détaillé que le dramatis personae.
Cet attentat ravive les tensions entre les Corta et les Mackenzie, directement incriminé. La dernière guerre entre ces deux familles n'est pas si loin.
Bien sûr, cette attaque n'est qu'un point de départ des tensions. Mais il va être question d'alliances, de nikahs (contrat de mariage), entre les grandes familles. Les nikahs sont importants, les gamins des grandes familles sont traités comme de la marchandise, des éléments de négociation, mariés de force.
Même au sein des Corta le récit ne va pas être simple. La matriarche, Adriana, qui a construit l'empire familial prépare sa succession. Rafa, l'ainé, est impétueux, Lucas, le cadet, a soif de pouvoir. Ariel, la fille de la fratrie est avocate et se moque de l'extraction d'Hélium. Il y a tout un tas d'histoires dans l'Histoire. C'est foisonnant.
Je pense qu'il est nécessaire de ne pas aller plus loin dans la trame du roman, pour ne pas gâcher l'intrigue et la découverte.
Le premier tour de force de Ian McDonald est de fournir une intrigue riche, sans perdre le lecteur et sans donner un rythme lourd ou trop alambiqué. le tout se déroule rapidement avec actions et rebondissements.
La vie sur la lune est fascinante. Tous les habitants ont un chib, une lentille de contact permettant, entre autres, de vérifier l'état de ses quatre fondamentaux : l'air, l'eau, le carbone et les données.
Autre idée géniale, les assistants, des familiers visiblent uniquement en réalité augmentée. Tout le monde en a un et le trimbale toujours à proximité. Il fait office d'IA personnelle, de Google, d'assistants. Il est personnalisable et ça coûte de l'argent, un peu comme des skins dans un jeu vidéo. le porteur communique avec lui par subvocalisation. Cet aspect offre des possibilité folles.
La vie sur la lune est rude. Les relations contractuelles régissent tout. Comme le dit la couverture, il y a mille façons d'y mourir. Si vous n'avez plus d'air ou d'oxygène, la LDC vous recycle. Si vous êtes victime d'une dépressurisation à la surface, la LDC vous recycle. Les combats sont menés à l'arme blanche, au couteau, le reste est trop risqué. C'est violent et impitoyable.
Ian McDonald s'est vraiment penché sur tous les aspects de la vie, même la sexualité. Sur la lune, les notions d'hétéro, ou d'homo n'existent pas. Chacun est potentiellement le partenaire sexuel d'un autre individu. Il y aussi des asexués et des autoséxués.
Il est difficile de faire le tour des idées fascinantes portées par l'auteur et son univers, tant elles sont nombreuses. Et il convient d'en garder pour les futurs lecteurs.
Luna est pour moi une grande découverte de Ian McDonald, un auteur brillant qui traite la Science-Fiction sous un prisme social. Son style est rude, humain, sans tomber dans la vulgarité, pourtant il traite de sujets sensibles. La lune devient un laboratoire social.
Le livre est souvent comparé à Game Of Thrones, c'est sûr que ces cinq grandes familles qui se battent pour le pouvoir ramènent facilement à la saga qui fait vendre. Mais, l'univers posé par Ian McDonald est plus rude encore, la vie sur la lune exacerbe tous les sentiments. Il y a des intrigues de cours, des morts et de la violence, je pense que la comparaison s'arrête là.
Si vous aimez les livres riches, foisonnant de bonnes idées, Luna est fait pour vous. Si les intrigues de cours, les coups fourrés et les luttes de pouvoir vous intéressent, foncez aussi.
Malgré la complexité apparente, la présence d'un dramatis personae et d'un glossaire, le tout est fluide.
Un livre à mettre entre toutes les mains, la lune n'est là que pour ajouter de l'adversité à une fresque sociale fascinante.
Pour ma part, il va falloir attendre la suite. Je vais me consoler avec la maison des derviches, du même auteur, qui semble tout aussi riche et intéressant.
Bonne lecture.
Lien : http://lecture42.blog/luna-f..
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Les_Lectures_du_Maki
  06 avril 2017
Luna de Ian McDonald était le roman que j'attendais le plus en ce début d'année. Et attendre avec beaucoup d'impatience un livre est à double tranchant, souvent c'est la déception qui en ressort...
Pourquoi j'attendais ce livre ? Pour le sujet, la Lune qui fascine les Hommes depuis la nuit des temps et dont je ne désespère pas de voir un jour son sol à nouveau foulé. En attendant, je me contente de la spéculation, de l'anticipation et/ou de la science fiction. Ensuite pour l'auteur qui semble être un auteur emblématique de la SF anglo-saxonne, et puisque je ne l'ai jamais lu, voilà une bonne occasion de le découvrir.
Les premières retombées de la blogosphère sur ce premier tome (d'une trilogie, encore une !) étaient plutôt bonnes même si je les avais seulement parcourues, je ne voulais pas trop en savoir sur l'univers, sur l'histoire...
Je vais essayer de pitcher ce livre sans rien dévoiler : dans un avenir proche, l'humanité a enfin colonisé la Lune. Ce ne fut pas simple et la vie y est vraiment délicate. Cinq grandes familles, les pionnières, ont la mainmise sur l'économie lunaire. Ce qui entraîne, vous vous en doutez, de la jalousie, de la méfiance et tout ce qui en découle. C'est par les yeux de la famille Corta et plus exactement par trois générations allant de la Grand-mère fondatrice de la famille au petit-fils que nous allons suivre ce petit monde, les intrigues, les complots et ils sont très nombreux...
Le premier chapitre est assez difficile à appréhender, un minimum de concentration est requis pour se familiariser à l'argot, aux néologismes et aux mots venus d'une multitude de langues terriennes, sans oublier la galerie impressionnante de personnages. Heureusement un glossaire en fin d'ouvrage et une liste exhaustive des principaux acteurs en introduction permettent de s'y retrouver un peu plus facilement !
Une fois ce premier chapitre terminé, on se dit, à juste titre, que ce roman va être dense. L'immersion est totale. Ian McDonald par son écriture très visuelle nous projette sur la Lune, au milieu des Corta, en quelques mots, quelques phrases. L'univers est très bien décrit, réaliste et cohérent. Les personnages bien campés, diversifiés sans jamais être caricaturaux. Pas de héros sur la Lune !
Coté intrigue, on est bien servi aussi. Avec une écriture enlevée, nerveuse, sans temps mort, un rythme ne baissant presque jamais, nous sommes happés par l'histoire, par les histoires.
La narration est parfois décousue, l'auteur passant sans transition d'un point de vue à un autre ou d'un personnage à un autre. Cela est assez déroutant, surprenant mais dans l'ensemble ne cause pas vraiment de soucis même si il m'a fallu à deux ou trois reprises revenir en arrière pour savoir de qui ou de quoi il était question. D'un autre côté l'utilisation des flash-back dans certains chapitres donne de l'épaisseur à l'histoire et permet de souffler un peu, de reprendre ses esprits dans cette folle histoire.
Ian McDonald est un auteur imaginatif, son roman déborde d'idées neuves ou très bien recyclées dans le fonctionnement de l'économie, de l'écologie, de l'utilisation des données... ça fourmille d'idées comme "les familiers" ou "les quatre fondamentaux" que je vous laisse découvrir !
Entre Cyberpunk, Planet-Opera et Hard SF, ce premier opus est tout simplement excellent, dense et immersif. Les thèmes abordés nombreux et diversifiés donnent matière à réflexion. Les intrigues sont maîtrisées de bout en bout, l'univers cohérent, il n'y a pas grand chose à redire sur ce roman, si ce n'est "vite la suite"... (premier trimestre 2018) et en attendant je vais sûrement me pencher sur d'autres ouvrages de l'auteur.

Lien : http://les-lectures-du-maki...
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critiques presse (1)
Telerama   08 mars 2017
Le roman est porté par une écriture élégante qui crée, sans lourdeur, un monde proche et lointain du nôtre.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
CrazynathCrazynath   07 mars 2021
Il n'y a pas de crimes sur la Lune, pas de vols, pas de meurtres. Rien que des contrats et des négociations.
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CrazynathCrazynath   05 mars 2021
La dernière chose qu'il voit est la silhouette au pied de son lit. Il sait que ce n'est pas un fantôme: il n'y en a pas sur la Lune. Sa roche les rejette, son rayonnement et son vide les dissipent.
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CrazynathCrazynath   05 mars 2021
La pauvreté étire le temps. Et la pauvreté est une avalanche. Un petit dérapage en provoque un autre, qui en déclenche lui-même d'autres et voila que tout glisse et disparaît.
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LadyDoubleHLadyDoubleH   01 novembre 2018
Il n’y a pas de lois sur la Lune, rien que le consensus, et le consensus proscrit les armes à projectiles. Les balles sont incompatibles avec les environnements pressurisés et les mécanismes complexes. Couteaux, gourdins, garrots, machines subtiles et poisons lents, petits assassins biologiques comme les affectionnent les Asamoah : tels sont les instruments de la violence. Les conflits sont modestes et se livrent nez à nez.
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MahaultMotsMahaultMots   18 octobre 2018
C’était une fille habitée de fantômes, Achi. Celui de l’absence de racines. Celui de l’exil depuis un pays mort. Celui du privilège : Papa était ingénieur logiciel, maman venait d’une famille riche. Londres accueillait à bras ouverts les réfugiés comme eux. Celui de la culpabilité : elle était vivante quand des dizaines de milliers d’autres avaient succombé. Son fantôme le plus sombre était celui de la réparation. Elle ne pouvait rien aux circonstances de sa naissance, mais elle pouvait se les faire pardonner en se rendant utile. Ce fantôme-là ne la lâchait jamais, lui criait à l’oreille : Rends-toi utile, Achi ! Pendant toutes ses études à l’University College de Londres puis son troisième cycle au MIT : Règle les problèmes ! Expie ! Le fantôme de l’utilité l’a envoyée combattre la désertification, la salinisation, l’eutrophication. C’était une guerrière des trucs en « -ation ». Il a fini par l’envoyer sur la Lune. Quoi de plus utile que de protéger et nourrir un monde entier ?
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Videos de Ian McDonald (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian McDonald
Ian McDonald - La Petite Déesse et autres nouvelles .A l?occasion des Utopiales 2013 à Nantes, Ian McDonald nous présente son nouveau recueil, « La Petite Déesse et autres nouvelles » publié aux éditions Denoël lunes d?encres. Pour en savoir plus : http://www.mollat.com/livres/mcdonald-ian-petite-deesse-9782207111260.html http://www.mollat.com/livres/mcdonald-ian-fleuve-des-dieux-9782070453610.html http://www.mollat.com/livres/ian-mcdonald-maison-des-derviches-9782207111307.html Notes de musique : treasureseason, Return to Dope Mountain, Fjords ®
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