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Josée Strawson (Traducteur)
ISBN : 2070393143
Éditeur : Gallimard (14/06/1995)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Stephen mène une existence heureuse et paisible entre les livres pour enfants qu'il publie avec succès, sa femme Julie et sa fille Kate. Sa vie bascule le jour où Kate est enlevée dans un supermarché. L'enquête de police pas plus que ses propres recherches n'aboutissent et ce drame provoque une cassure entre Julie et lui. Le chagrin le plonge dans un état dépressif et destructeur qui l'empêche d'écrire et le pousse à boire. Le seul ami qu'il continue à fréquenter, C... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Rhodopsine
  01 mai 2019
Un matin ordinaire: la mère dort encore, le père habille la fillette, l'emmène au supermarché, à deux pas de la maison. Rien de particulier, des voitures, un passage pour piétons, une canette de soda écrasée dans le caniveau, un chariot pour les courses, la fillette qui reste juste à côté de son père le temps de déposer les articles sur le tapis roulant. La fillette n'est plus là.
Et le bouleversement, le drame qui s'est joué là pourtant se dilue dans le roman. Que se passe-t-il pour ses parents? la famille? leurs amis? difficile d'entrer dans le récit, qui se perd en méandres descrivant d'interminables réunions de travail, qui digresse vers la vie politique, des événements d'enfance. Et un final rose bonbon déprimant d'optimisme incongru.
Une déception donc, un roman heureusement lu après des joyaux (Nutshell, Dans l'intérêt de l'enfant, Atonement, Sur la plage de Chesil, Les chiens noirs notamment)
Lu en VO
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claraetlesmots
  01 juin 2013
Stephen publie des livres pour enfants. Marié et père d'une fillette de trois ans Kate, il mène une existence heureuse. Sa vie bascule à jamais le jour où Kate disparaît alors qu'il faisait des courses avec elle au supermarché. Les recherches ne mènent à rien, son couple se disloque et divorce. Brisé, il flirte avec la dépression.
La disparition de Kate qui survient au début du livre n'est plus abordé. Ce fut ma première surprise. Cet évènement sert à Ian McEwan à explorer, à décortiquer la notion du temps. Stephen n'écrit plus même s'il prétend le contraire. Il est membre membre d'une commission qui planche sur les problèmes de l'enfance et l'apprentissage scolaire subventionnée par le gouvernement. En rendant visite à Julie partie s'installer dans une autre région, il a l'impression de voir ses parents attablés dans un café. Cette image est un souvenir de son enfance. Charles l'ami de Stephen abandonne tout et part vivre à la campagne avec sa femme où il se comporte comme un adolescent s'enfonçant dans une régression totale. Stephen glisse de plus en souvent dans des souvenirs ou ce qu'il semble en être, se plongeant dans une plus grande solitude.
Si l'auteur nous livre des réflexions sur la notion du temps et sur la politique menée en Angleterre, j'ai dérivé vers l'ennui total.. J'ai trouvé ce livre déconcertant et brouillon à de nombreux moments.
Après avoir trouvé sublime Sur le plage de Chesil, m'être ennuyée dans Délire d'amour, la qualité de l'écriture n'a pas empêchée cette fois l'abandon.
Lien : http://fibromaman.blogspot.f..
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charlitdeslivres
  09 janvier 2016
Ce roman ne m'a pas du tout parlé. Pire, son succès est une énigme !
Cet auteur m'a été présenté dans l'émission « la grande librairie ». Considéré comme un des meilleurs auteurs anglais de sa génération. Comme je ne le connaissais pas du tout et poussée par cette grande curiosité livresque, je me suis empressée d'acheter un ou deux de ces livres. Véritable usine à roman, l'auteur a à son actif un grand nombre de livres, je me décide donc sur « l'enfant volé » et « l'expiation » qui me semblait intéressant.
Sans information sur l'auteur ou ses livres, j'ai décidé de commencer la lecture de son roman primé par deux prix littéraires. Et là, c'est le désenchantement, l'histoire ne me plait pas. Je me fais même violence pour parvenir à la finir !
Ce roman avait pourtant des points positifs. Tout d'abord il faut reconnaître le talent de l'auteur. Avec une très belle écriture, il livre ici une histoire de reconstruction personnelle à la suite du kidnapping d'un enfant. Continuer à vivre ou attendre et espérer de retrouver l'enfant volé !
Je n'ai pas du tout accroché, j'ai trouvé cette lecture laborieuse car je m'ennuyais profondément. Alors oui le protagoniste est en deuil, esseulé et perdu, donc le livre suit son cheminement. Mais je n'en pouvais plus, l'histoire s'éternise de page en page et l'absence d'action est oppressante. Vous l'aurez compris je n'ai pas adhérée à ce livre. C'est bien la première fois que j'ai eu autant de mal à finir un roman qui ne fait pas plus de deux cents pages.

Le roman étant remarquablement bien écrit, on saisit le génie de l'auteur. Donc je vais retenter ma chance en espérant qu'avec un sujet plus proche de mes goûts, je prenne plaisir à le lire. Affaire à suivre !
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
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stcyr04
  08 novembre 2018
Alors qu'il se trouve en caisse pour régler ses achats, l'impensable se produit pour Stephen : sa fille Kate disparaît à jamais, enlevée par une silhouette furtive. Cet auteur de livres pour enfant voit sa vie se déliter et lui échapper. Sa femme s'éloigne, il boit et trouve une modeste justification à sa vie en oeuvrant au sein d'un comité, qui vise à la réforme de l'enseignement de la lecture et de l'écriture
On rentre toujours avec la plus grande des facilités dans les romans de Ian McEwan, la prose est claire et intelligente, l'histoire est en prise avec la réalité banale et quotidienne de tout un chacun. Chaque début du chapitre est agrémenté d'extraits d'un manuel ficitf de pédagogie au propos incisifs et politiquement incorrects pour la pédagogie soixante-huitarde. Peut être pas le meilleur de sa production, L'enfant volé porte néanmoins en lui le charme et la singularité des romans d'un des tous meilleurs auteurs contemporains britanniques.
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bagus35
  09 septembre 2019
Roman très bien écrit sur la désintégration d'un couple ,Stephen et Julie après la disparition de leur fille,Kate ,enlevée dans un supermarché .Lui,auteur de livres pour enfant et elle,musicienne vont voir leur relation s'étioler au fil du temps .Un bon moment de lecture .
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   16 juin 2011
Stephen et Julie s'accrochaient l'un à l'autre, échangeant, à demi hébétés, des questions purement rhétoriques durant leurs longues nuits blanches, élaborant des théories, pleins d'espoir une minute, de désespoir la suivante. Mais tout cela avait cessé lorsque le temps, cette impitoyable accumulation de jours, eut clarifié l'amère vérité, et l'absolu de cette vérité. Les silences commencèrent à s'amonceler, de plus en plus profonds. Les vêtements et les jouets de Kate traînaient encore un peu partout dans l'appartement, son lit était resté défait. Puis, un après-midi, le fouillis disparut. Stephen trouva le lit dénudé et trois sacs en plastique pleins à craquer près de la porte de la chambre. Il fut saisi de colère contre Julie, dégoûté par ce qu'il interprétait comme un désir d'auto-destruction bien féminin, un défaitisme délibéré. Mais il ne pouvait pas lui en parler. Il n'y avait pas de place pour la colère, pas d'ouverture. Ils se mouvaient comme des silhouettes dans un bourbier sans avoir la force de se confronter. Tout à coup leurs douleurs s'étaient dissociées, insulaires, incommunicables. Ils suivaient chacun leur chemin, lui avec ses listes et ses déambulations quotidiennes, elle, assise dans son fauteuil, absorbée dans la spirale d'un chagrin profond, intime. Il n'y avait plus de réconfort mutuel à présent, plus de contact physique, il n'y avait plus d'amour. Leur longue intimité, leur habitude de se considérer comme alliés, tout cela était mort. Chacun demeurait recroquevillé sur sa propre perte, et de tacites ressentiments commencèrent à naître. (p. 45-46)
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stcyr04stcyr04   08 novembre 2018
Mais, par contre, le public provoquait en lui des paroxysmes de misanthropie délirante. C'était ce désir obséquieux de plaire à l'animateur de télévision, d'être en retour charmé par lui, l'empressement avec lequel ils applaudissaient sur commande, vociféraient des encouragements et agitaient leurs petits drapeaux en plastique arborant le slogan de l'émission; la facilité avec laquelle leurs humeurs se laisser manipuler, passant de l'outrage le plus ardent au recueillement le plus profond en un clin d'œil; coquins un instant, puis sentimentaux et nostalgique la seconde suivante, embarrassés, gênés par leur hôte vitupérant, une fois de plus ravis. Les visages inclinés sous les lumières des studios étaient ceux d'adultes, de parents, de travailleurs, mais leur mines naïves étaient celles d'enfants devant un prestidigitateur à un goûter d'anniversaire. Lorsque l'animateur descendait parmi eux, les appelant par leurs prénoms, les taquinant, les flattant, leurs visages semblaient revêtir une sorte de révérence religieux. Elle t'en donne pour ton argent, Henry ? À manger, je veux dire. Alors, hein? raconte nous ça, un peu! elle t'en donne assez ? Et le Henry en question, cheveux blancs et lunettes à double foyer, qui, s'il avait porté un costume mieux coupé, aurait pu passer pour un chef d'État, gloussait de rire en décochant à sa femme des regards lourd de sens avant d'enfouir son visage dans ses mains au milieu des applaudissements et des rires du public. Était-ce vraiment si étonnant que le monde soit dirigé par des idiots avec ces pauvres bougres qui y allaient de leur bulletin de vote, ces gens "comme tout le monde" - ce terme cher aux animateurs de télé -, ces gosses qui ne désiraient rien d'autre que de savoir quand il leur fallait rire?
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elijaelija   13 juin 2015
Et pendant tout ce temps, quelque chose semblait prendre forme dans le silence qui l'entourait, la lente houle d'une prise de conscience enflant avec la force lisse et gigantesque d'une marée qui ne se brisait pas, ne culminait pas en une explosion dramatique, mais qui, au petit matin, le souleva jusqu'au premier flot de compréhension de la véritable nature de sa perte.
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stcyr04stcyr04   08 novembre 2018
Ce qui désapprouve dogmatiquement toute forme de punition corporelle se voit contraints de recourir à différentes sortes de représailles psychologiques contre l'enfant- suppression de privilèges ou d'encouragements, humiliation d'être envoyé se coucher tôt, etc. Nous n'avons aucun élément prouvant que ces formes de punition continues, susceptibles de faire perdre un temps considérable à un parent très occupé, cause moins de dommages à long terme qu'une petite taloche sur l'oreille ou une bonne fessée. Le bon sens suggère le contraire. Levez la main une fois et montrez-leur de quoi il en retourne ! Il est fort probable que vous n'aurez plus jamais à la lever de nouveau.
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stcyr04stcyr04   08 novembre 2018
Dans ces occasions, le parent épuisé trouvera peut-être quelque réconfort dans l'analogie entre l'enfance et une maladie - à savoir une condition invalidante physiquement et moralement, dénaturant émotions, perceptions et raison, de laquelle découle cette lente et difficile guérison qu'est la croissance.
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Vidéo de Ian McEwan
Bande annonce du film The children act (2018), adaptation du roman de Ian McEwan, paru en français sous le titre L’intérêt de l'enfant.
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