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France Camus-Pichon (Traducteur)
ISBN : 207035024X
Éditeur : Gallimard (10/01/2008)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 372 notes)
Résumé :
Pour Henry Perowne - neurochirurgien réputé, mari heureux, père comblé d'un musicien de blues et d'une poétesse - ce devrait être un samedi comme les autres.
Pas question d'aller défiler contre la guerre en Irak. Plutôt goûter les plaisirs de la vie. Et pourtant... Un banal accrochage et voilà la violence qui surgit dans son existence protégée. Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  02 août 2017
Pour lui rien n'est dû au hasard ou à une quelconque intervention divine ; son esprit cartésien est capable d'élaborer une explication rationnelle sur tout. Ou presque, car pour des sujets plus complexes tels que la littérature, l'art, l'amour, ou l'intérêt de faire la guerre en Irak, il n'a pas toujours de réponses satisfaisantes.
Mais il a un moyen d'éviter les questionnements qu'il estime stériles : privilégier les évènements de sa vie privée, et bien sûr se réjouir quand tout va bien de ce côté-là, oubliant du même coup le chaos du monde. Une attitude que l'on pourrait qualifier de matérialiste et individualiste, assez commune il est vrai.
Mais ça c'était avant l'accident. En fait un banal accrochage engendrant une violence qui transforme les perspectives du brillant chirurgien du cerveau. Car son bel édifice de certitudes va prendre l'eau, pour ne pas dire sombrer. Désormais il ne pourra plus se leurrer, ni ignorer le reste du monde et ce qui l'agite.
Ha ! le grain de sable qui fait dérailler la belle mécanique et nous révèle à nous-mêmes. Un sujet, qui nous concerne tous, traité non sans ironie, évidemment, avec ce diable de McEwan qui pointe, avec ce Samedi magistral et inoubliable, nos faiblesses, nos compromissions, nos contradictions et notre égocentrisme.
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nameless
  20 février 2016
Samedi 15 février 2003 : A Londres, plus de 2 millions de pacifistes, comme dans d'autres métropoles du monde, convergent vers le centre ville pour protester contre la guerre en Irak, dont “la date précise doit être fixée, comme pour les grands événements sportifs en plein air” (p. 347). Parallèlement, Henry Perowne, brillant neurochirurgien, organise sa journée de repos après avoir fait matinalement l'amour avec sa femme dont il est toujours amoureux, “qui d'autre pourrait l'aimer avec autant d'empathie, de chaleur et d'humour, ou partager avec lui un passé aussi riche ?”(p. 61). Il envisage au cours de ce samedi, une partie de squash avec un confrère anesthésiste, une visite à sa mère alzheimerienne, une virée chez le poissonnier pour se procurer les ingrédients nécessaires à la préparation d'une matelote de lotte au Tautavel, un côtes du Roussillon village, puisque le soir même, toute la famille sera réunie autour de la table du dîner : son épouse Rosalind, son beau-père Grammaticus, ses enfants, Theo, musicien, et Daisy, poétesse, de retour au bercail après une trop longue absence.

Pour se rendre au terrain de squash, en quelques minutes pense-t-il, Henry utilise sa luxueuse Mercedes “commandée sur Internet grâce à un engin posé sur son bureau” (p. 106). Mais le 15 février 2003 n'est pas un samedi comme les autres. Des rues sont bloquées ou interdites à cause de cette gigantesque manifestation populaire à laquelle Henry ne participe pas, revendiquant un droit à l'oubli temporaire des problèmes du monde. Des embouteillages se créent. C'est dans ce contexte imprévisible que l'instant T va survenir, qu'un grain de sable va enrayer les rouages bien huilés de sa vie. Un banal accrochage, un rétroviseur arraché sur la BMW série 5, “véhicule qu'Henry associe à la délinquance, aux dealers” (p. 113) de Baxter, au volant, accompagné de deux amis, dont on apprendra peu après qu'ils sont aussi ses acolytes. le ton monte entre les deux conducteurs, et en guise de constat à l'amiable, Henry, qui n'épouve aucun goût particulier pour les confrontations, et n'a rien d'un tueur, échappe de peu à un cassage de gueule en règle. Il est sauvé parce qu'en neurochirurgien éclairé, il détecte immédiatement chez son agresseur les premiers signes visibles d'une Chorée de Huntington et que lui parler de sa maladie est pour Henry le seul moyen de désamorçer la violence de Baxter, humilié devant ses complices. Mais pour combien de temps ?

Voilà un roman, qui à mon sens, est un grand roman. 24 heures dans la vie d'un homme, racontées en 350 pages, c'est dire que le moindre battement de cil est décortiqué, analysé, et à ce titre la description clinique de la recette de la matelote, de l'intervention chirurgicale subie par Rosalind, celle de l'exérèse d'une tumeur de l'hypophyse, au cours de laquelle Henry est tombé amoureux de sa future femme, de la partie de squash passée sous un microscope électronique, sont des morceaux d'anthologie littéraire, comme l'était dans Délire d'Amour, la chute inaugurale de la montgolfière, relatée sur plus de 70 pages.

Comment un banal incident, en déclenchant une réaction en chaîne, peut-il faire basculer le cours d'une existence ? Comment les conséquences d'une action peuvent-elles échapper et engendrer de nouveaux événements, de nouvelles conséquences, jusqu'à une situation préalablement inimaginable (p. 348) ? Comment un homme cartésien, individualiste, matérialiste, “toujours surpris par l'indéfectible fidélité des objets “(p. 95), expert dans l'art de réparer des cerveaux esquintés, mais qui comprend mal l'intérêt de la littérature, n'a “jamais imaginé vivre un jour dans une maison dotée d'une bibliothèque” (p. 91), va-t-il être déstabilisé dans ses certitudes, ses convictions intimes ? C'est ce que raconte, avec virtuosité Ian McEwan, qui relie subtilement l'histoire individuelle de son héros à l'Histoire du monde, tout en proposant à ses lecteurs des pistes de réflexion politique et philosophique.

Au terme de cette lecture, sonnée par l'intensité et la portée de ce roman, j'étais heureuse que dimanche arrive enfin !
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Allantvers
  03 octobre 2019
Une journée dans la vie d'Henry Perowne, neurochirurgien réputé, père et mari comblé, bien décidé à faire en sorte que ce samedi reste ce havre de paix et de plaisirs personnels en dépit des bruits cahotiques et menaçants du monde.
Une journée dans la ville de Londres où, contrairement à Perowne, les deux millions de manifestants qui affluent dès le matin sont bien décidés à inscrire cette marche dans un engagement citoyen contre la guerre en Irak qui s'annonce.
Une journée dans les médias dont les écrans déversent en boucle leurs flots d'images dépourvues de clés de lecture et comme issues de réalités parallèles, alternant menaces et propos faussement rassurants.
Une journée dérangeante pour le lecteur, qui ressent dans sa propre chaussure le caillou qui va faire dérailler la route bien tracée de la journée de Perowne : quand celui-ci se retrouve mis en danger par Baxter, un petit malfrat atteint d'une maladie neurologique dégénérative incurable que Perowne reconnait mais qu'il se révèle incapable de contrer, c'est toute la fragilité, l'égoïsme et la lâcheté de notre modèle individualiste et consumériste occidental qui nous saute au visage.
En explorant toutes les zones d'ombres tout en forçant le lecteur à garder les yeux ouverts, l'écriture précise, inquisitrice et sans concessions de McEwan contribue à ce malaise. C'est un peu masochiste mais c'est ce qui force mon admiration pour cet écrivain que j'apprécie un peu plus à chaque nouvelle lecture.
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mariecesttout
  13 mars 2014
Pour Henry Perowne, personnage central de ce roman, c'est un samedi ordinaire qui se prépare. Samedi ordinaire dans la vie d'un homme ordinaire ? Ou plutôt samedi privilégié dans la vie d'un homme privilégié? Marié et toujours amoureux, deux enfants aimés et brillants, un métier qui lui plait. Il est neurochirurgien. Il répare les cerveaux et s'efforce de respecter chez les autres ce qui lui semble le plus important, la conscience. Et pour cela, il faut que tout soit bien rangé, à la bonne place. le cerveau n'aime pas le désordre.... Mais ce n'est pas quelqu'un de borné, Henry Perowne, pas du tout. Simplement, il y a des choses qui lui sont moins accessibles , qui le déroutent. Par exemple, la littérature, il ne voit pas bien ce que cela apporte. Il ne veut pas non plus changer le monde, ce qu'il veut, c'est qu'on lui explique. Tout a une explication, en neurologie, une logique, et cela convient très bien à cet adepte du rationnel.
Sauf que..... et bien sauf que dès le départ, cette journée ne va pas suivre le cours prévu par son acteur. La vision très matinale d'un moteur d'avion dans le ciel londonien ( terrorisme, accident?) , les rues bloquées par les manifestants contre la guerre en Irak ( à quoi va aboutir cette guerre?), l'altercation avec un autre automobiliste ( présentant des signes visibles à l'oeil d'un spécialiste d'une grave anomalie neurologique, s'en servir ou non? ), et finalement, l'intrusion de la violence , la vraie, au sein même de sa vie familiale. Perowne débute sa journée dans la certitude d'une vie établie, il l'achève avec la seule certitude possible, la constatation de "la vitesse à laquelle les conséquences d'une action vous échappent et engendrent de nouveaux évènements."
Réflexion banale..... et oui..., mais en fait ( je laisse de côté les aspects narratifs et descriptifs du roman, très bien faits, presque cinématographiques), le thème de réflexion est là. A quoi sert à ce neurochirurgien de comprendre, comprendre ce qu'était le problème de l'avion matinal avec ce " besoin compulsif de communier avec nos semblables dans une anxiété généralisée", comprendre la pathologie exacte de son agresseur, vérifiée plus tard sur l'iconographie? A quoi, concrètement? Est-ce qu'on peut tout comprendre, tout prévoir? Est-ce qu'il ne faut pas savoir revenir au "peut être que...", au doute? Est ce que pour pénétrer l'esprit humain, les mots ne sont pas plus efficaces que le bistouri? Est-ce que les métiers choisis par ses enfants doivent vraiment n'être considérés qu'avec indulgence? Sa fille écrit des poèmes, et, ironiquement, c'est la lecture d'un poème qui le sauvera, lui et les siens. Son fils est musicien , et finalement, le point fort de cette journée a été de l'entendre:
" C'est alors qu'ils - les musiciens- nous offrent un aperçu de ce que nous pourrions être, de ce que nous avons de meilleur, de ce monde impossible où l'on donne tout aux autres sans rien perdre de soi-même . Dans le monde réel, il existe des programmes détaillés, des projets visionnaires de sociétés paisibles, sans conflit, promettant le bonheur à tous et pour toujours- des mirages au nom desquels les gens sont prêts à tuer et se faire tuer. le royaume du Christ sur terre, le paradis des travailleurs, l'état islamique idéal. Mais seule la musique, en de rares occasions, laisse vraiment entrevoir cette communauté de rêve, séduisante illusion qui s'évanouit avec les dernières notes ."
Ian Mc Ewan pose des questions sur l'époque dans laquelle nous vivons, dont il n'a évidemment pas les réponses, car il n'y a pas de réponse à tout, mais l'intérêt de la littérature est bien de savoir poser les questions....
" L'avenir est plus difficile à déchiffrer, l'horizon rendu indistinct par la multiplicité des possibles. Cent ans plus tôt, peut-être un médecin dans un peignoir de soie méditait-il sur le siècle qui venait de naître. On peut envier à ce gentleman édouardien tout ce qu'il ignorait encore.S'il avait de jeunes fils, il risquait de les perdre douze ans plus tard sur le front de la Somme".....
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viou1108
  29 août 2013
Ce devait être un samedi parfait dans la vie idéale d'Henry Perowne. Celui-ci a tout pour être heureux: brillant neuro-chirurgien, aimé et amoureux depuis plus de 20 ans de sa femme brillante avocate, avec deux brillants enfants futurs grands artistes. Et en cette belle journée où Londres voit défiler des manifestants contre la guerre en Irak, le programme d'Henry est réglé comme du papier à musique: squash avec un collègue, emplettes pour le dîner de famille du soir, visite à sa mère dans sa maison de retraite,...et puis, inévitablement, le grain de sable dans ce bel engrenage: un léger accident de voiture au coin de la rue, et c'est la violence qui s'invite dans cette existence si bien protégée.
Violence à retardement, cependant, puisque, comme pour tout le roman, le rythme est lent (350 pages pour raconter une seule journée). La tension monte par paliers, entre introspections du héros et phases d'action, ou plutôt d'interactions avec d'autres personnages.
Mais ne vous attendez pas à un thriller haletant, ceci n'est pas un page-turner à lire jusqu'au bout de la nuit. Pour un suspense autrement plus dramatique, voire tragique (même si ce n'est pas non plus un polar), voyez plutôt Amsterdam (le meilleur que j'aie lu de cet auteur, au-dessus également d'Expiation et Sur la plage de Chesil).
Il s'agit ici du décorticage du ressenti du héros (ou plutôt anti-héros?) et de ce qui se passe dans la tête des personnages (normal, me direz-vous, on a affaire à un neuro-chirurgien ).
Ce roman n'est ni lumineux, ni totalement sombre puisqu'il se termine sur une note positive (les mauvaises langues diraient "sur un happy end" ).
Selon moi, un roman moyen, un peu ennuyeux, un peu agaçant même de par les descriptions quasi maniaques des états d'âme du personnage principal.

Lien : https://voyagesaufildespages..
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
AllantversAllantvers   30 septembre 2019
Rares sont les moments où les musiciens atteignent ensemble quelque chose de plus délectable que tout ce qu'ils ont pu connaître en concert ou en répétition, bien au-delà de la simple collaboration ou de la compétence technique, et où leur expression acquiert la légèreté et la grâce de l'amitié ou de l'amour. C'est alors qu'ils nous offrent un aperçu de ce que nous pourrions être, de ce que nous avons de meilleur, de ce monde impossible où l'on donne tout aux autres sans rien perdre de soi-même.
Dans le monde réel il existe des programmes détaillés, des projets visionnaires de sociétés paisibles, sans conflit, promettant le bonheur à tous et pour toujours - des mirages au nom desquels les gens sont prêts à tuer ou se faire tuer. le royaume du Christ sur terre, le paradis des travailleurs, l'Etats islamique idéal. Mais seule la musique, en de rares occasions laisse vraiment entrevoir cette communauté de rêve, séduisante illusion qui s'évanouit avec les dernières notes.
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AllantversAllantvers   30 septembre 2019
Comme il devait être confortable, en d'autres temps, de jouir d'une situation prospère en croyant qu'une force surnaturelle omnisciente avait attribué à chacun son statut dans l'existence. Sans voir que cette croyance servait surtout à perpétrer la prospérité en question - une forme d'anosognosie, terme psychiatrique utile pour désigner la perception incorrecte de son état par le patient. Et maintenant que nous croyons avoir ouvert les yeux, où en sommes-nous? après les expérimentations désastreuses du siècle précédent, après tant de comportements abjects et de cadavres, on considère avec un agnosticisme g^né les idéaux de justice et de redistribution des richesses. Plus de grandes idées. Le monde doit s'améliorer,s'il le peut, à tous petits pas. la plupart des gens adoptent une vision pragmatique - l'obligation de balayer les rues pour gagner sa vie apparaît comme un simple manque de chance. Notre époque n'est pas visionnaire. Les rues doivent être propres. Que les moins chanceux retroussent leurs manches.
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AllantversAllantvers   30 septembre 2019
Récemment, un dimanche soir, Théo a forgé un aphorisme : "Plus on pense grand, plus tout a l'air glauque." Sommé de développer, il a expliqué : "Quand on se focalise sur les grands problèmes, la situation politique, le réchauffement de la planète, la pauvreté dans le monde, tout parait vraiment épouvantable, sans aucune amélioration en vue, aucun espoir auquel se raccrocher. Alors que si je change d'échelle, si je pense aux petites choses de la vie - comme la fille que je viens de rencontrer, la chanson que je prépare avec Chas ou la perspective de faire du snowboard le mois prochain, tout s'éclaircit. telle sera doc ma devise: Voir les choses en petit."
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palamedepalamede   04 août 2017
Rares sont les moments où les musiciens atteignent ensemble quelque chose de plus délectable que tout ce qu'ils ont pu connaître en concert ou en répétition, bien au-delà de la simple collaboration ou compétence technique, et où leur expression acquiert la légèreté et la grâce de l'amitié ou de l'amour. C'est alors qu'ils nous offrent un aperçu de ce que nous pourrions être, de ce que nous avons de meilleur, de ce monde impossible où l'on donne tout aux autres sans rien perdre de soi-même.
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Nono19Nono19   08 décembre 2013
C'est un lieu commun de l'éducation et de la génétique moderne: les parents influent peu, voire pas du tout, sur la personnalité de leurs enfants. Impossible de savoir quel numéro on va tirer. Dans une certaine mesure, on peut agir sur l'ouverture au monde, la santé, les perspectives de carrière, l'accent, les bonnes manières. Mais ce qui détermine vraiment quel genre d'individu viendra partager votre vie, c'est la rencontre de tel spermatozoïde avec tel ovule, le choix des cartes dans les deux jeux, la façon dont elles sont battues, coupées et réunies avant la partie. Heureux de vivre ou névrosé, gentil ou envieux, curieux ou indifférent, expansif ou timide, plus toutes les nuances intermédiaires: pour l'amour-propre parental, la découverte que l'essentiel du travail a déjà été fait peut représenter un véritable affront. A l'inverse, elle peut vous dédouaner. On s'en rend compte dès qu'on a plus d'un enfant: deux êtres totalement dissemblables peuvent émerger à partir d'un bagage de départ à peu près similaire.
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Videos de Ian McEwan (114) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian McEwan
Bande annonce du film The children act (2018), adaptation du roman de Ian McEwan, paru en français sous le titre L’intérêt de l'enfant.
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