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Greg Capullo (Illustrateur)
ISBN : 160706443X
Éditeur : Image Comics (11/10/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
The Freak returns with an agenda of his own and Sam and Twitch are caught in the middle. Will Spawn come to their aid or will his apathy be the end of the detectives? Throw Wolfram the Vampire and the Heap in the mix and who knows what'll happen! Relive the excitement of one of the bestselling independent comics of all time and grow your Spawn: Origins collection!
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  15 mai 2016
Ce tome fait suite à Spawn origins collection 11 (épisodes 63 à 68). Il contient les épisodes 69 à 74, parus en 1998. le scénario est de Todd McFarlane (épisode 69), et de McFarlane et Brian Holguin (épisodes 70 à 74), les dessins de Greg Capullo, l'encrage de Todd McFarlane (épisodes 69 à 73) et Chance Wolf (épisodes 69, 72, 73), Danny Miki (épisodes 70 à 74). Ces épisodes ont également été réédités dans un format plus grand : Spawn origins collection 6 (épisodes 63 à 75).
Spawn avait fini le tome précédent salement amoché (il avait perdu la tête) et Cogliostro avait convaincu Sam Burke, et Twitch Williams de se rendre dans le quartier désaffecté squatté par les SDF pour porter secours à Spawn. Ils retrouvent son corps et commencent à le déplacer tant bien que mal. Pendant ce temps, Cogliostro va trouver Bootsy, également SDF, mais aussi un agent du Paradis infiltré dans le quartier, pour essayer de la convaincre de venir en aide à Spawn, sous risque de guerre entre le Ciel et l'Enfer. Sam & Twitch se retrouvent pris entre 2 factions : les SDF qui défendent leur territoire, et des hommes de main souhaitant se servir de cette zone pour trafiquer en paix. Cyan fait une comédie pas possible à sa mère, pour récupérer sa tétine, avec le lacet (celui qui a servi à rafistoler le visage de Spawn après Spawn/Batman). La suite réserve encore une rencontre avec un vampire, puis une nouvelle itération de The Heap.
Difficile de croire que la série en est déjà à l'épisode 69 (5 ans de parution) et que ce n'est que maintenant que Sam & Twitch rencontrent enfin Spawn de manière plus concrète (enfin ils sont présents dans le même espace physique). Difficile de croire que McFarlane utilise encore Cogliostro de cette manière aussi artificielle. Il s'agit d'un personnage mystérieux, qui sait beaucoup de choses, et qui dispense des informations au compte-goutte aux héros (Spwan, Sam & Twitch) en fonction de buts encore plus mystérieux (de manière bien pratique pour le scénariste qui relance ainsi l'intrigue à sa guise). McFarlane persiste et signe avec son approche idiote du Paradis et de l'Enfer, totalement déconnectée des principes basiques de la religion. Des 2 cotés, il n'y en a pas un pour racheter l'autre, et ils se font tous du beurre sur le dos des pauvres humains, dans un marchandage répugnant utilisant les âmes comme monnaie d'échange.
D'épisode en épisode, le lecteur retrouve les mêmes intrigues qui évoluent à une allure d'escargot (et encore faut-il faire le bilan au bout de 6 épisodes pour s'en apercevoir). le lecteur retrouvera donc Cyan et ses sautes d'humeur inquiétantes, l'insupportable Cogliolstro, les SDF anonymes, l'inénarrable duo formé par Sam & Twitch, les chauves-souris, le costume vivant, etc. Parmi les éléments les plus irritants, il y a aussi ce recours incessant à des cases de texte à prétention littéraire, verbiage inutile alourdissant la lecture. Et ne parlons pas de ces cases sans décors où les effets de couleurs font office d'arrière plan bon marché.
Oui, mais il est quand même difficile de résister à la séduction de ce récit. Il y a bien sûr la séduction graphique. Capullo s'est coulé dans le moule imposé par McFarlane, avec des pleines pages, des doubles pages, des cases ne contenant que 3 ou 4 cases, ce qui accélère le rythme de lecture (malgré les textes superfétatoires et pompeux). Avant même de regarder la nature du dessin, le lecteur est happé par la minutie du rendu. Il suffit de regarder le fer à béton que Sam retire du poignet de Spawn crucifié pour s'émerveiller de cette capacité à transcrire avec conviction et réalisme un élément aussi anodin et technique. Dans une précédente introduction, McFarlane avait expliqué qu'il avait arrêté de dessiner faute de temps. La minutie de l'encrage montre qu'il s'implique encore fortement dans l'aspect graphique pour parvenir au niveau de finition (les briques dans les murs, les maillons des chaînes du costume de Spawn, les plis des vêtements, etc.) correspondant à sa vision graphique. La présence et l'apport d'un deuxième encreur pour 5 épisodes sur 6 se voit sans difficulté dans les dessins. Au-delà de cet aspect très technique, la personnalité de McFarlane reste apparente dans les visages et la façon d'exagérer les silhouettes pour un effet relevant à la fois du comique et du tragique.
À ce titre, Sam & Twitch constituent une vitrine de l'intelligence graphique de McFarlane et de la docilité de Capullo à se conformer à son style. En regardant chaque élément composant ces 2 personnages fort dissemblables, le lecteur a du mal à croire à cet assemblage un peu hétéroclite d'éléments artificiels (non, mais c'est vrai, regardez la moustache de Twitch, rien de réaliste là dedans). Et pourtant la somme des parties aboutit à des individus à la forte personnalité visuelle, totalement convaincants et très éloignés de Laurel et Hardy, complètement américains dans leur manière d'être. Cyan est également un exemple remarquable de la capacité de McFarlane à marier exagération et conviction. Il déforme son visage, exagère ses expressions et son langage corporel pour aboutir à une enfant plus vraie que nature.
Le scénario conserve donc son rythme pépère à raison d'une information importante par épisodes, et de petits pas (un par épisode également) pour chaque composante de l'intrigue. On ne peut pas dire qu'on s'ennuie puisque qu'on découvre Bootsy et la zone de neutralité, quelques éléments supplémentaires sur l'importance de Spawn dans l'ordre supérieur des choses, etc. On ne peut pas dire non plus que tout ça soit palpitant. Et pourtant le charme opère. Après le tome précédent et celui-ci, il est possible de commencer à entrevoir une méthode dans l'approche de McFarlane. L'histoire de Spawn s'inscrit dans une lutte encore très mystérieuse entre le Ciel et l'Enfer. L'objectif premier de McFarlane n'est pas de faire avancer cette intrigue, mais plutôt d'offrir au lecteur une visite visuelle inoubliable dans ce contexte. Ce qui compte, ce n'est pas l'intrigue, c'est le support qu'elle fournit pour générer des images et des situations visuelles. de ce coté là, c'est réussi. McFarlane (dessinateur très talentueux à l'origine de sa carrière) privilégie les dessins, et veut en mettre plein les yeux au lecteur. Avec cette idée en tête, le lecteur constate effectivement qu'il découvre un monde haut en couleurs, très intéressant visuellement. S'il accepte ce concept de tourisme avant tout visuel, le divertissement est au rendez-vous, au fil d'un scénario décompressé et secondaire. Les aventures de Spawn se poursuivent dans Spawn origins collections 13 (épisodes 75 à 80) où il découvre une troisième faction, en plus du Ciel et de l'Enfer.
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