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Pierre Furlan (Traducteur)
EAN : 9782742775699
535 pages
Éditeur : Actes Sud (02/06/2008)
3.74/5   31 notes
Résumé :

A l'écart de Brisbane, en Australie, George, alcoolique repenti, mène une vie tranquille, mais son passé est trouble. Son nom fut associé dix ans plus tôt à un scandale qui bouscula la politique de l'Etat du Queensland. Des politiciens véreux, des policiers, des patrons de restaurants, un bon nombre de pourris maniant la corruption, la licence trafiquée, l'alcool et la prostitution y ont laissé des plumes.

Coup de téléphone dans la nuit, un c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  18 juillet 2017
Dans les années 70/80, l'état du Queensland était presque indépendant du reste de l'Australie, avec un gouvernement autoritaire et de la corruption à tous les étages, au profit de quelques hommes de pouvoir. C'est ce contexte historique qui sert de toile de fond à Derniers verres, le thriller d'Andrew McGahan. Son héros en est George, un journaliste que l'on retrouve 10 ans après la Grande Enquête qui a mis fin aux abus et condamné quelques-uns des protagonistes de cette période sombre du Queensland. L'auteur alterne son récit au présent avec de longs flashbacks qui racontent de façon sidérante une atmosphère de vices et surtout d'alcools bus jusqu'à la lie. Il y a dans la construction du livre et son air de drame shakespearien une ampleur équivalente aux films de Scorsese sur l'empire du crime. Suspense implacable (mais qui a tué Charlie, l'ami de George ?), Derniers verres est avant tout une radiographie dense et très romanesque d'une société de plaisir où ceux qui détenaient le pouvoir se sentaient intouchables, toute honte bue. Jusqu'à la chute, inexorable et violente.
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Godefroid
  03 mai 2015
Derniers verres est bien un roman d'alcoolo, mais pas à la mode Lawrence Block (Scudder dans "8 millions de façons de mourir) ni à celle de l'éprouvant gallois Robert Lewis. Ces derniers verres sont ceux de George Verney, journaliste à Brisbane, la capitale caniculaire du Queensland. Pendant une bonne décennie, il n'a quasiment pas dessoulé. Embarqué dans les magouilles, passe-droits, tripots et bordels clandestins qui ont infesté le Queensland jusqu'à la fin des années 80, il est miraculeusement passé entre les doigts de la justice au moment de la Grande Enquête, ce magistral coup de balais façon "mani pulite" qui a remis les rênes du pouvoir entre les mains d'un personnel politique prétendument plus intègre (mais faut quand même pas trop rêver). Il faut dire que le Queensland, avant, c'était un état dans l'état jouissant d'une grande autonomie en Australie... et corrompu à mort. Et ça a fini par trop se voir.
Revenons à George qui a pris la tangente au bon moment. Qui a retrouvé brutalement sobriété et vie normale dans un village de montagne à la limite de l'état. 10 ans que George est là, accepté par les autochtones (ça n'a pas été facile), et voilà qu'on retrouve son meilleur ami de l'époque Brisbane complètement grillé dans le transformateur qui alimente le village. C'est ce qu'on appelle être rattrapé par son passé.
McGahan s'est attaqué avec succès à une véritable fresque. D'un point de vue formel, il alterne avec une régularité mécanique et toujours à la première personne les chapitres relatant l'action présente (très efficaces) et les flash back qui donnent peu à peu à son oeuvre une dimension sociopolitique qui va bien plus loin qu'une toile de fond. Mais c'est à l'alcool, véritable entité omniprésente, démoniaque et aveugle, insinuée dans tous les rapports humains comme une addiction faussement "sublimante", que ce roman est consacré. George ne peut jouir de l'amour de sa vie qu'après avoir descendu avec elle six bouteilles de vin. Et puis il y a Jeremy, ce vieux dinosaure politique à l'article de la mort qui jouit de pouvoir transformer les jeunes femmes successivement à son service en alcooliques profondément dépendantes : il y a dans les regards troubles de ces personnages, leurs gestes à la mauvaise assurance camouflée, une perversion inouïe qui nous plonge dans un univers presque Lynchéin. L'écriture économique et intime de McGahan donne toute la puissance de cet esclavage qui est comme une forme extrême de sado-masochisme, sans fouet ni chaînes, dans laquelle les victimes acceptent de se dégrader au delà de leur corps, dans leur perception et leur conscience même. Et c'est tout sauf un jeu.
Ce thriller hors normes est une formidable découverte.
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XoArum
  28 novembre 2010
J'aime l'Australie. En fait, j'aime autant l'ambiance que les écrivains australiens. Goerge est un ancien journaliste alcoolique. Pas qu'il ait un problème, c'est juste que l'alcool fait partie de sa vie. Et que c'est à cause de l'alcool que tout a commencé. On débute le livre avec un Goerge fatigué moralement et physiquement, qui déchante vite quand on lui apprend que son ex meilleur ami, Charlie, est retrouvé froidement assassiné. On est vite embarqué dans ce polar. Quand Goerge essaye sans le vouloir de découvrir qui a tué Charlie, il va se retrouver dans son passé de luxure, sexe et alcool. Ce livre est impressionnant dans le sens ou l'alcoolisme et toutes ses conséquences sont décrites et racontées par des points de vue différents d'alcooliques. Goerge ne se plaint pas, il n'est pas sympathique ni très courageux. Il est surtout très humain ce qui rend ce polar agréable ou l'on suit son héro comme si nous étions son compagnon de route. Vous ne sortez pas indemne de cette lutte intérieure.
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sweetie
  11 avril 2015
Presque un traité sur l'alcoolisme, ce roman, qu'on peut qualifier de policier à tendance psychologique, se déroule dans l'état du Queensland en Australie. À la suite d'un meurtre sordide, un journaliste réfugié dans une petite bourgade montagneuse se verra confronté à son douloureux passé d'alcoolo. Un cocktail de travers humains (corruption, vénalité, bassesse, lâcheté), sans humour pour adoucir le propos. J'avais vraiment hâte d'en finir!
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Coccinelle2
  10 janvier 2011
Après L'os est pointé d'Arthur Upfield, je me suis dépêchée de lire un autre roman policier d'Océanie pour le deuxième tour du défi Littérature policière sur les 5 continents. À vrai dire, puisque mon deuxième tour s'est transformé en troisième tour, il faudrait que je lise encore un troisième roman avant la fin de l'année ! Je verrai si c'est possible...

Derniers verres est un roman policier australien d'Andrew McGahan paru aux éditions Babel Noir en juin 2008 (n° 18, 536 pages, 10,50 €, ISBN 978-2-7427-7569-9).
Last drinks (2000) est traduit de l'anglais (Australie) par Pierre Furlan.

« le téléphone donc. Qui sonne et sonne sans s'arrêter. Je dormais. Perçant la tiédeur et les rêves, la sonnerie s'accrochait à moi, me réveillait. J'ai levé la tête sans bien savoir où j'étais, ni quel jour – pendant un moment je me suis retrouvé dans tous les matins de gueule de bois de mon passé. Puis j'ai secoué la tête et j'ai tendu la main vers le combiné. Dans ma chambre, il faisait froid et noir, mais je n'avais pas bu un verre d'alcool depuis des années et j'étais parfaitement à jeun. » (page 11). Ce sont les premiers mots de George Verney, le narrateur. Après la Grande Enquête qui a secoué Brisbane dix ans auparavant et où pas mal de monde influent est tombé, George a perdu bon nombre d'amis, May sa maîtresse (épouse de son ami Charlie) et son travail de journaliste au Daily Times de Brisbane.
[...]
Lien : http://laculturesepartage.ov..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Coccinelle2Coccinelle2   10 janvier 2011
Le téléphone donc. Qui sonne et sonne sans s'arrêter. Je dormais. Perçant la tiédeur et les rêves, la sonnerie s'accrochait à moi, me réveillait. J'ai levé la tête sans bien savoir où j'étais, ni quel jour – pendant un moment je me suis retrouvé dans tous les matins de gueule de bois de mon passé. Puis j'ai secoué la tête et j'ai tendu la main vers le combiné. Dans ma chambre, il faisait froid et noir, mais je n'avais pas bu un verre d'alcool depuis des années et j'étais parfaitement à jeun. (page 11)
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sweetiesweetie   11 avril 2015
Encore une vérité concernant l'alcool : ce que vous tentez de fuir en buvant est toujours là à vous attendre au réveil.
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sweetiesweetie   11 avril 2015
Est-il possible que l'alcoolique en puissance jette déjà dans sa jeunesse un regard apeuré sur son avenir et, n'aimant rien de ce qu'il y voit, se saisisse de la bouteille?
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sweetiesweetie   11 avril 2015
Il suffit d'avoir un verre devant soi pour rester assis éternellement sans qu'on vous dérange. Tout, dans ce monde, est mieux quand on boit de l'alcool.
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