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ISBN : 2710383357
Éditeur : Quai Voltaire (22/08/2019)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes)
Résumé :
2012. Une gynécologue hésite à accepter un emploi à Londres qui lui permettrait d'échapper à l'atmosphère de plus en plus tendue qui règne à l'hôpital dublinois où elle exerce. Mais qu'adviendra-t-il de sa mère, coincée dans une maison de retraite ?
1982. Jasmine veut faire de la boxe, mais dans l'Irlande des années 1980, c'est un sport interdit aux filles.
2012. Dans le Maryland, Ali dont la mère vient de mourir, traîne avec un gang de bikers pour éch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
maevedefrance
  24 août 2019
Traduit par Cécile Arnaud
Dublin 2012 : une femme, dont on ignore le nom, s'interroge : doit-elle quitter son poste, qu'on devine être situé dans un hôpital dublinois, pour accepter un travail à Londres ? La pression et la fatigue se font sentir suite au scandale de cette jeune femme décédée parce que les médecins ont refusé de l'avorter. "La loi est la loi, et tant qu'elle ne changera pas, ils feront ce qu'ils ont toujours fait, c'est-à-dire de leur mieux", mais "ce dernier scandale médical est un sujet de préoccupation réel, qui la stresse autant que ses collègues". La femme entretient une relation à distance avec un certain Jeffrey qui vit à Londres et l'exhorte de le rejoindre, d'accepter le poste. Seulement, rien n'est si simple : il y a sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer, en maison de retraite. Elle ne se sent pas de l'abandonner. Ses relations avec celle-ci furent compliquées. Après l'alcoolisme, la voici démente. le sentiment de culpabilité la ronge quand elle songe à quitter le pays. Pourtant sa mère ne la reconnaît plus depuis longtemps. Ne prononce rien de cohérent, depuis longtemps. Pourtant, lors d'une visite, elle lâche cette phrase : "Ca y est, tu repars courir dès qu'on a besoin de toi." "Partir courir, est-ce la même chose que partir en courant ?" se demande la femme. On apprend que cette femme est quarantenaire, qu'elle est le docteur McCarthey. Que sa relation à distance a 72 ans, divorcé plusieurs fois, père de plusieurs enfants.
Maryland 2012 : Ali vient de perdre sa mère. C'est ce qu'on apprend dans ce récit à la première personne. Elle a encore l'urne de ses cendres à la main quand deux personnes âgées surgissent dans sa vie, se présentant comme ses grands-parents paternels. Elles lui annoncent qu'elle est maintenant sous leur tutelle. Ali refuse cette décision et s'enfuit avec un ami biker, pour tomber dans un traquenard, qui sera l'objet d'une nouvelle fuite. (Un petit côté Thelma & Louise version solo et à moto mais attention aux virages quand on n'a pas l'habitude de faire de la moto...).
Rathlowney, Londres, Dublin 1982 : Jasmine laisse un mot à sa mère dépressive, qui ne se lève plus et s'occupe encore moins d'elle, qu'elle part à Londres chez une amie. L'adolescente prend le ferry, rejoint la capitale britannique pour connaître la "glauquitude" dans tous ses états, d'auberge de jeunesse louche, en squat. Son parcours va être semé d'embûches et de mauvaises rencontres, pavés de lieux libidineux, hantés par de gros dégueulasses. Elle s'arrachera elle-même des griffes des parrains du proxénétisme d'une manière forte pour retourner en Irlande. A Dublin, elle travaille chez un bookmaker et sympathise avec un Noir, prénommé George, étudiant en médecine. A ses heures perdues, George pratique la boxe. Apprendre la boxe est le rêve de Jasmine. Seulement ce sport est interdit aux femmes dans l'Irlande des années 80 ! (n'est-ce pas dingue ?) "Si elle apprenait à boxer comme eux, elle pourrait développer la même assurance, et puis elle saurait se protéger." George accepte de l'entraîner à condition qu'elle retourne à l'école, qu'elle étudie. Si Jasmine voudrait faire table rase de son expérience londonienne, c'est sans compter sur son cousin Adrian collé à ses basques dans les rues de Dublin, lui rappelant qu'elle a un jour disparue et que même sa mère ne sait même pas qu'elle est revenue. Ce cousin Adrian est un vrai boulet : pas de fric, pas de toit, des plans foireux et des gens à qui il doit de l'argent. A force de le voir la suivre comme son ombre, Jasmine accepte de l'héberger temporairement et lui trouve un job. Malgré cela, il est toujours dans des embrouilles pas possible. Jasmine entame une relation avec son voisin, Deano, une histoire d'amour-amitié. Comme George, c'est un type bien. Un gars qui a perdu ses parents jeunes, qui est seul au monde. Ils s'épaulent mutuellement.
Dans ce roman à trois voix, c'est Jasmine qui occupe le texte pendant la majeure partie du livre. Son histoire est une épopée à elle seule. Une lutte, un roman d'apprentissage version hard. Les deux autres voix narratives reviennent sporadiquement dans le récit. Cette polyphonie entretient une forme de suspense puisqu'on se doute que ces trois femmes sont liées. J'ai commencé à comprendre un lien au bout de la page 105 - mais je ne peux pas dire pourquoi sous peine de vous donner trop d'indices!
Cependant, c'est plus compliqué que ça... et je dirai même qu'une quatrième voix émerge du récit vers la fin. :)
Bien entendu ce roman parle de la fuite, (le titre original est An History of run away), celle des femmes obligées de prendre la tangente afin de pouvoir vivre libres, échapper à un destin sordide, se faire respecter, décider elle-même ce qui leur convient, quitte à se tromper de route pour mieux rebondir, évoluer et grandir. Des parcours semés d'embûches. Des fuites qui sont comme des échos diffractés.
Paula McGrath brosse des portraits de femmes fortes, mais aussi fragilisées, proies d'autant plus faciles pour des hommes à l'esprit dérangé (soyons franche !).
La majorité d'entre eux, dans le livre, sont des prédateurs : des traitres, des proxénètes ou assimilés, des incestueux, bref, des porcs libidineux considérant les femmes comme des jouets sexuels et non des êtres humains. Pour les décrire, l'auteure n'y va pas par quatre chemins. Il y a quelques scènes vraiment fortes et crues !
Malgré tout, Paula McGrath a la finesse d'esprit de ne pas mettre pas toute la gente masculine dans le même panier. Il y a deux personnages masculins lumineux, des anges gardiens qui savent insuffler bonheur et espoir, seront des moteurs pour avancer dans la bonne voie : George et Deano.
Une petite allusion au racisme aussi dans l'Irlande des années 80, avec un drame. C'est pas bien facile d'être une femme, mais c'est pas bien vu d'être un homme noir et encore moins un homme noir en compagnie d'une femme blanche dans les rues de Dublin. :(
Paula McGrath montre du doigt l'Irlande et la société britannique des années 80, celle d'une société sclérosée en ce qui concerne les femmes. Elles sont dépossédées de leur corps, elles sont violentées. Mais paradoxalement, la boxe est un sport qui leur est interdit !
(J'ai aimé les clins d'oeil sur les bleus de Jasmine suite à son entrainement clandestin à la boxe : George s'inquiète de ses hématomes, pendant que tout les autres hommes pensent qu'elle était ivre ou que sais-je quoi.... Gêné, il lui dit qu'il ne veut pas faire de mal à une fille. Jasmine lui répond que ça la regarde, elle, parce que c'est son corps... :) )
L'auteure n'hésite pas à faire référence, en filigrane, au scandale qui a éclaboussé l'Irlande en 2012, avec le décès d'une jeune femme que les médecins ont refusé d'avorter alors que sa vie était en danger.
Depuis, on connaît le chemin parcouru par le pays en la matière avec la victoire du Oui l'an dernier, enfin ! Des millions de femmes n'auront plus à fuir pour cela.
Le récit partagé entre les années 80 et 2012 permet de voir certains progrès accomplis, - en tout cas pour la boxe féminine qui est devenu un sport olympique à l'instar de sa version masculine - et le chemin qui reste à parcourir.
Paula McGrath aborde aussi des thèmes comme la solitude, l'isolement, la culpabilité, la trahison.
La fuite en héritage nécessite toute l'attention du lecteur. Il est dense, intense, on ne s'ennuie pas, mais on croise une foule de personnages, surtout dans l'histoire de Jasmine. le seul reproche que je peux faire est que le récit est presque trop dense et complexe : on se perd par instants. On comprend très tardivement le rapport entre ces femmes (même si j'ai deviné page 105 une partie du "mystère" entre ces trois histoires) et vraiment à la toute fin le rapport du personnage d'Ali avec le reste du récit.
Un roman fouillé, très fin, et féministe, bien sûr !
Lien : http://milleetunelecturesdem..
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Heleniah
  10 septembre 2019
En 2012, une gynécologue hésite entre rester à Dublin pour s'occuper de sa mère malgré les tensions de plus en plus fortes ou à partir à Londres.
Dans le Maryland, Ali est une adolescente en fuite. Sa mère vient de mourir et elle a été confié aux parents du père qu'elle n'a jamais connu, mais cette existence ne lui convient pas, elle préfère s'enfuir sur les routes avec des bikers.
En 1982, en Irlande Jasmine s'enfuit également de chez elle pour espérer faire sa vie à Londres, mais la route est semée d'embûches, même si elle se trouvera une passion interdite pour les filles : la boxe.
Je vais commencer par le gros défaut de ce roman, qui m'a gêné d'un bout à l'autre : la distinction entre les personnages. On reste un long moment avec Jasmine, du coup on oublie les deux autres, on ne comprend pas facilement les liens entre elles et il faut vraiment longtemps pour recoller les morceaux. du coup, je me suis perdue plusieurs fois et l'alternance entre les personnages n'étant pas régulière, j'avais finalement juste envie de lire l'histoire de Jasmine. L'histoire d'Ali commence fort, mais ensuite, il n'y a plus grand-chose, et pour la gynécologue, c'est tellement anecdotique, qu'on ne s'attache pas vraiment à elle.
D'autre part, le roman est présenté ainsi « Avant que la loi sur l'avortement, votée par référendum en 2018, ne fasse sauter la dernière digue qui retenait l'Irlande dans le conservatisme, d'innombrables femmes ont été contraintes d'abandonner leur enfant à la naissance, ou bien de s'exiler pour avorter. » Je m'attendais donc à un livre qui parle de l'avortement, un peu comme Une Étincelle de vie, de Jodi Picoult, alors que le sujet est abordé de façon assez lointaine, ce n'est donc pas forcément ce qu'il fallait mettre en avant.
En revanche, l'histoire de Jasmine est superbement écrite et passionnante. Assez crue aussi, puisque la jeune fille connaît de sévères désillusions à Londres, avec des expériences sordides. Mais elle découvre la boxe et un homme qui va lui apprendre et son parcours, sa vie, va radicalement changer.
Comme je disais, lorsqu'on est avec Jasmine, l'histoire se lit toute seule et nous montre des réalités qu'on oublie facilement. L'Irlande des années 80 est assez sordide alors que ce n'était il y a pas si longtemps, les discriminations étaient nombreuses, etc. Autre petit reproche, j'ai trouvé que l'auteur survolait parfois certains détails pourtant intéressants et qu'elle n'allait pas au bout des choses. Puisqu'elle nous dit que la boxe féminine était interdite et que son roman se passe sur deux époques, pourquoi ne pas nous dire brièvement lorsqu'elle a été autorisée ? en effet la boxe qui est un des éléments central du roman, disparaît totalement (à part 1 seule référence) en 2012.
Mais malgré ces défauts, j'ai bien aimé ce roman. Ça ne peut pas être un coup de coeur à cause de la structure un peu maladroite, mais ça reste un beau roman, qui aborde pleins de sujets d'actualité, avec des portraits féminins forts et qui restent en mémoire !
Lien : https://girlkissedbyfire.wor..
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Melopee
  09 septembre 2019
Ce roman choral relate trois parcours de femmes à l'instant où leur vie est sur le point de basculer.
Il y a d'abord cette sage-femme irlandaise qui, par amour pour son compagnon, a candidaté dans un hôpital londonien. Si professionnellement cette piste aboutit, c'est une nouvelle vie qui se prépare bien loin de son Irlande natale. Et il y a tant d'incertitudes au loin !
Remontons le temps en 1982 et c'est Jasmine qu'on suit. Elle est une jeune femme encore mineure mais ne rêve que d'une chose : devenir une athlète de haut niveau en tant que boxeuse. le hic c'est que la boxe est, à l'époque, encore réservée aux hommes. Jasmine doit donc persévérer pour se faire une place dans ce milieu clos d'autant qu'elle est en rupture familiale. Rien n'est moins sûr sur ses chances de réussite !
Enfin, en 2012, on suit dans le Maryland, Ali qui est en fuite. Ayant perdu ses parents, elle est en proie à des grands-parents qu'elle ne connait pas mais qui veulent la récupérer. Entre envie d'émancipation et peur de l'avenir, le chemin parait pour elle aussi bien chaotique !
Je suis friande de ce type de récits car j'aime découvrir des destins individuels qui participent à une histoire commune. Cela explore également une part de l'Irlande qui n'a pas été très reluisante par le passé : celle d'enfants qui ont été abandonnés puis adoptés par des Américains (le livre et film Philomena que j'ai lu et vu sont très parlants sur le sujet) dans les années 50.
J'ai aimé ces parcours de combattantes qui s'interrogent sur leurs désirs profonds. Elles sont en proie à des problématiques qui restent actuelles : leur féminité, la maternité, l'avortement et leur place au monde. Un beau trio gagnant !
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LadyDoubleH
  23 août 2019
La fuite en héritage est le second roman de l'irlandaise Paula McGrath (le premier, Génération, a été un gros coup de coeur).
Trois destins de femmes, trois êtres en devenir. 2012, 1982. le Tennessee, l'Irlande, Londres. Alison, Jasmine, et une autre dont on ne découvrira que plus tard le prénom. Habile manière de mettre en scène le jeu de piste des vies dans cette histoire.
Ce qui frappe au départ dans ce roman, c'est un monde où la relation mère-fille prend toute la place, et qui soudain explose. Une mère meurt noyée, une autre est engloutie par Alzheimer, une troisième a sombré dans l'alcool. Des relations symbiotiques, dysfonctionnelles, essentielles chacune à leur manière. La mère disparue, sa figure diluée dans l'absence, et c'est la débandade, le monde ne sera plus jamais le même. Une mise en mouvement qui ne cessera de tout le roman, même quand la fuite sera celle des souvenirs dévoilés, la route à rebours vers l'enfant disparu.
Paula McGrath raconte des femmes fortes, qui savent ce qu'elles veulent. Des femmes que la vie va abîmer, la société, leur famille. Parce qu'à toutes les époques, même si les choses progressent et varient selon les milieux et les pays, dans le monde, tout est toujours plus difficile quand on est né fille. Difficile d'être libre, de s'émanciper, de se réaliser. de vivre, tout simplement.
La fuite en héritage est un roman polyphonique dont une des voix flirte presque avec le roman-feuilleton, j'ai aimé. L'histoire est très dure par moments, violente même, et à d'autres c'est un pur bien-être. Un petit côté Million Dollar Baby à l'irlandaise, que j'ai adoré. Un autre passage glaçant (je ne dirai pas de quel ordre pour ne rien dévoiler), sur une thématique déjà lue ailleurs, mais que j'ai trouvée ici abordée d'une manière admirable. « C'était l'époque, se justifient les gens, mais moi je dis que l'époque est faite par ceux qui la vivent. Parce que je ne suis pas prête à pardonner, pas même après tout ce temps. » Je suis tellement d'accord.
Pour être absolument honnête, à un tiers du livre, j'étais un peu mitigée. Un style pas assez affûté à mon goût, certains personnages aux visages devenus flous dans certains virages… Et puis soudain, ce fut là : le souffle, l'émotion, et les pages se sont mises à tourner toutes seules.
J'ai refermé le roman, emballée. Paula McGrath défend un féminisme intelligent – à chacune ses propres ambitions – et interroge la transmission et l'impact des non-dits dans une vie, qui peuvent fissurer les générations à venir. A découvrir ! (et merci aux éditions La Table Ronde)
« Je ne savais pas vraiment qui je pleurais, ils étaient si nombreux »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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ramettes
  22 août 2019
C'est avec impatience et curiosité que j'attendais le deuxième roman de Paula McGrath car « Génération » sont premier roman m'avait fait forte impression.
Il semblerait que ce qui caractérise l'univers de Paul McGrath ce soit la condition des femmes en Irlande et ailleurs.
Les femmes les interactions humaines au sein de la famille et en particulier le rapport à la mère, plutôt dysfonctionnel ou inversion de la position mère-fille. Elle a une façon bien à elle d'en parler. le père est soit absent (décédé) soit négatif (ex : oncle Adrian).
Nous avons 3 femmes, trois époques, trois lieux, trois âges. Chaque chapitre est identifié par la date et le lieu pour bien se repérer.
Paula McGrath donne la parole à ces femmes soit à la 1ère personne, 3 ième personne. Nous croiserons dans chaque moment de vie (âge différent) d'autres femmes. Il n'y a pas une alternance régulière. On va régulière. On va passer plus de temps avec l'une d'entre elle avant de retrouver une autre qu'on avait laissé à un cliffhanger. Cela donne un certain rythme à la lecture et accroche le lecteur.
Nous allons dont suivre les trajectoires de trois femmes qui vont faire des choix et surtout des rencontres décisives, amitié, amour, danger… vont venir mettre leur grain de sable dans les rouages causant des réactions en chaîne, faisant dévier la trajectoire du destin. L'herbe n'est pas plus verte ailleurs.
Le mouvement joue un rôle dans tout le roman que ce soit l'idée d'aller de l'avant, d'aller simple, d'aller retour, ou dans la gestuelle des activités. Cela imprime aussi un rythme à la narration.
Des femmes attachantes, touchantes avec leur force et leur fragilité qu'on aura plaisir à accompagner dans leurs errances, leurs découvertes et leurs choix.
Et les hommes me direz-vous ? On va avoir un vaste éventail de possibilités, pas tous mauvais heureusement, j'avoue ne pas m'avoir attardé sur leur cas. Paula McGrath ne propose pas une vision du monde manichéenne.
Quelque soit le sexe, la transmission (du savoir, des émotions, de l'histoire...) n'est pas toujours positive comme s'ils ne savaient pas passer le relais.
Le choix des différentes époques permet d'aborder des sujets particuliers, j'ai appris des choses sur 1983 que je ne connaissais pas, pourtant ce n'est pas si vieux, je vous laisse les découvrir.
La famille est un des sujets principaux. La dépendance à l'autre et la culpabilité qui créent des relations déséquilibrées. L'alcool et la violence font partie du décor.
La naissance, la vie, la maladie et la mort tous les sujets sont abordés sans complaisance.
L'autre thématique prépondérante est celle du « corps ». Corps en général mais féminin en particulier. On a une gynécologue. Corps aimé mais plus souvent malmené. Découverte de sa féminité, du plaisir mais aussi viol (ou tentative), agressions, accident, avortement… déchéance de la vieillesse et de la maladie. le sport extrême… La relation corps et esprit est très importante.
Paula McGrath est autrice irlandaise à suivre. Je vous laisse découvrir les subtilités et les nuances de sa narration. le titre en anglais « A difficult history » et le titre en français « La fuite en héritage » proposent deux regards différents, j'ai une nette préférence pour le titre en français car il met en avant ce que je disais plus haut à propos de la transmission et du mouvement.
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   26 juin 2019
Dublin, 2012
She is beginning to think this meeting will never end. Round and round they go, though they must know they won’t reach any conclusions. How could they? The law is the law, and unless it changes, all they can do is what they’ve always done: their best. God, would Sean ever shut up. He doesn’t have the details; no one does. It’s all speculation. Would have, could have, should have. So much for his scientific training.
She tunes him out. The strips of sky between the vertical blinds have darkened as rainclouds gather in the late afternoon. It’s looking unlikely that it will hold off until tonight, as forecast. If they would only finish up here, she might manage to get her run in before it starts. But it is her professional experience that meetings are not about coming to conclusions. Rather, they act as safety valves, where frustrations can be expressed to prevent them being expressed in less appropriate circumstances. Unfortunately, a lot of hot air gets released in the process. It’s always the same one or two, the ones who love to hear themselves speak. She’s never understood it herself. When her opinion is sought, or when she has one to express, she states it succinctly, so much so that her contributions to the minutes have become a standing joke: a page from Sean, followed by one line from her.
—It could be our turn tomorrow. Then what? We’re still none the wiser on where we stand. We don’t want to get caught up in a scenario like that, dragged through the legal system. If the legal system itself doesn’t know what it wants, how are we supposed to know?
On and on. This latest medical scandal is a very real concern, and it has her on edge as much as the rest of her colleagues. Morale is low, and more and more staff are requesting time off for anxiety-related illness. But more than worry, what she is feeling is guilt. NMP, one of her patients told her yesterday, when her breakfast tray slipped accidentally, dousing the bedclothes in tea and cornflakes. She had to ask what it meant: Not My Problem, the new mother told her – as, in fact, propped up in her bed feeding her infant, it was not. And increasingly it looks as if this current debate will not be her problem for much longer: Ken’s email arrived this morning.

A heads-up to let you know the job is yours. Offer in the post. Hoping you will be leading the team very soon, K.

Ken, Jeffrey’s protégé. She doesn’t appreciate his little insider’s heads-up. Even the term grates.
—We do need clarity, she agrees, when she realises Sean is looking at her. But her attempt to show support backfires, and he launches into lengthy agreement with his own argument. She sits back in resignation, maintaining the neutral expression she has perfected over decades of dealing with the same topic, behind which she hides her impatience with the futility of his tirade, and her urgent desire to walk out on the whole pointless debate. But she hasn’t made up her mind if she can go as far as to leave the country.
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maevedefrancemaevedefrance   24 août 2019
Qu'est-ce qu'ils avaient tous, à vouloir la raccompagner ? Elle souhaitait juste rentrer seule à pied sans craindre d'être agressée, ou traquée par un cousin. Une fille n'avait-elle pas le droit d'avoir la paix?
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mailys_babeliomailys_babelio   12 juillet 2019
Elle commence à penser que cette réunion n'en finira jamais. Ils tournent en rond, sachant pertinemment qu'ils n'arriveront à aucune conclusion. Comment le pourraient-ils ? La loi est la loi, et tant qu'elle ne changera pas, ils feront ce qu'ils ont toujours fait, c'est-à-dire de leur mieux.
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maevedefrancemaevedefrance   24 août 2019
Je suis toute dégeu en bas, toute endolorie, et il y a une odeur que je n'identifie pas tout de suite - si : c'est la sienne. Je suis prise d'un haut-le-cœur et je vomis sans pouvoir m'arrêter.
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maevedefrancemaevedefrance   10 août 2019
Moi, je pensais à mon bébé comme un petit ange, pas comme un problème à régler.
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Paula McGrath - Génération .Paula McGrath vous présente "Génération" aux éditions Quai Voltaire La Table Ronde. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/1882457/paula-mcgrath-generation Notes de Musique : Les Choses de la vie. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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