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ISBN : 2352946050
Éditeur : Bragelonne (26/10/2012)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 162 notes)
Résumé :
2034. Il y a vingt ans, l'humanité a vaincu le cancer. Le rhume n’est plus qu’un mauvais souvenir. Mais elle a créé une chose terrible que personne n’a été capable d’arrêter. Une infection virale. Qui s’est propagée à une vitesse redoutable, le virus prenant le contrôle des cerveaux, avec une seule obsession: se nourrir. Issus de cette génération sacrifiée, Georgia et Shaun Mason sont les maîtres de la blogosphère, devenue le seul média indépendant proclamant la vér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
TwiTwi
  07 février 2013
Un virus éradiquant le cancer et le rhume a aussi pour conséquence de ranimer les morts, les transformant en zombies affamés de chair fraîche. A l'époque où les faits se sont passés (il y a une vingtaine d'années au moment où commence l'histoire), les médias traditionnels ont minimisés les choses, laissant les blogueurs dévoiler la vérité sur le Jour des Morts. Depuis, ce sont les blogueurs qui font l'information...
Georgia et Shaun vivent pour le scoop qui amènera leur blog au top des classements. Georgia se fait la porte-parole de la vérité brute. Shaun, quant à lui, fait partie de ces blogueurs têtes-brûlées qui parcourent les territoires laissés aux zombies en quête d'adrénaline et d'images choc qui augmenteront l'audimat de son blog. Ils vivent continuellement dans la représentation, dans la course aux statistiques, c'est assez effrayant. A noter quand même qu'ils sont moins loin dans leur trip que leurs parents adoptifs, eux aussi, "blogueurs influents".
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Le duo est invité à suivre la campagne de Peter Ryman, candidat à la présidence des Etats-Unis. Les voilà bientôt entraînés dans un complot énorme, mettant en danger leur vie mais ... à même de faire passer leur blog en tête de tous les classements.
Feed est l'exemple typique du bouquin à suspens qu'on ne peut pas lâcher. L'histoire est prenante, le rythme est enlevé : on ne s'ennuie pas une minute. Avec le défaut que comporte souvent ce genre de livre : une absence formidable de style et une description de l'action très cinématographique (j'attends d'ailleurs l'annonce de l'adaptation au cinéma). C'est également écrit à la première personne, sans doute pour renforcer le côté plongée dans la réalité brute, mais personnellement j'ai trouvé ça complètement surfait. Voire même j'ai vécu ça comme une trahison (j'y reviendrai plus tard).
Du divertissement donc, me dites-vous. Oui parfaitement.
Cela dit, j'oserai ranger ce livre dans la catégorie divertissement intelligent. Bien que tirant sur les grosses ficelles de la théorie du complot et un certain manichéisme (les politiciens véreux vs. Peter Ryman sénateur sans peur et sans reproche ; les blogueurs qui disent la vérité vs. les journalistes qui mentent tout le temps), ce livre se veut être une relecture intéressante de la politique et de la fonction des médias à l'heure actuelle. Oui ça se passe dans le futur, mais c'est un futur proche, proche de nous, qui accentue certains traits existants dans notre civilisation.
Par exemple. Ces gens vivent dans la peur. La peur du zombie, la peur de la contamination. du coup ils se barricadent dans des zones dont le degré de sécurité est défini par un chiffre et dont les accès sont régis par un système de licences. Dès que vous voulez entrer quelque part, on vous fait un test sanguin. Tout le monde est armé (la NRA serait ra-vie). Les maisons sont blindées, les grands rassemblements sont rares (fini les matchs de base-ball et les concerts). le monde tourne autour de la sécurité. Sécurité par-ci. Sécurité par-là. Réglementation par-ci, réglementation par-là. Et puis encore un peu plus de sécurité. A l'heure où "la sécurité" est en pleine ligne de mire des politiques et des médias, voilà qui est intéressant.
Ce que j'ai bien aimé aussi c'est l'importance donnée à Internet. Pas tant aux blogueurs en particulier parce que je ne me reconnais absolument pas dans le type de blogueur que décrit Mira Grant. Mais l'importance d'Internet, accentuée encore ici par rapport à la réalité : les gens y font tout vu qu'ils évitent de sortir de chez eux : ils s'y informent, il s'y divertissent, il y font leurs courses, ils y débattent. Tout ce qu'on y fait à l'heure actuelle, à un degré moindre car on peut -encore- sortir de chez nous.
Tout ça offre un background qui tient très bien la route et se veut réaliste : l'auteure donne des descriptions précises du fonctionnement de cet univers postapocalyptique. Par exemple en expliquant dans les détails les différents degrés d'efficacité des tests sanguins avec leurs différences de prix. On peut ainsi aisément imaginer Monsieur et Madame Toutlemonde faire appel à des comparateurs de prix sur le net, poser le pour le contre entre le prix et la qualité, certaines options. Comme on le fait nous pour tel ou tel gadget technologique.
J'ai bien aimé aussi l'intégration du zombie dans la culture dans le roman. Souvent dans les films, les livres, les bd sur les zombies, les zombies s'appellent des zombies mais on ne dit pas pourquoi les gens les appellent comme ça. On ne fait aucune référence au zombie dans la culture d'AVANT leur arrivée. Mira Grant par contre va jouer avec ça. Faisant de Romero une sorte de star ( plein d'enfants nés post Jour des Morts s'appellent George ou Georgia ou Georgette) (oui les pauvres, mais bon ils ont d'autres tracas) et de son film une sorte de manuel de survie, elle intègre la culture zombie dans son roman. C'est à la fois drôle et plutôt réaliste : si jamais on devait vraiment avoir une invasion zombies, il y a fort à parier qu'on parlerait encore plus de Walking Dead et consorts. Par contre elle ne fait mention que de Romero, à mon souvenir. En tout cas il est sûr que Walking Dead n'y est pas. Pourtant à l'heure actuelle, la notoriétés de WD a certainement dépassé celle d'un film sorti en 1968. Sans doute est-ce une forme d'hommage à ce film qui même s'il n'est pas le premier commis sur le sujet, est celui qui a fait entrer le zombie dans la culture populaire. Ou alors peut-être est-ce une histoire de droits ... le film de Romero étant libre de droits depuis ... sa sortie à cause d'une grosse gaffe de distribution (voir ici pour la petite histoire), pas de risque de procès.
Revenons un instant à l'écriture à la première personne. Si vous n'avez pas lu le livre, je vous conseille de reprendre votre lecture en dessous de l'image deux paragraphes plus loin parce que ça va spoiler, pas moyen de faire autrement pour expliquer ce que j'ai ressenti. de toute façon, pas d'inquiétude, je suis un peu à cheval sur certains principes concernant l'écriture d'un roman à la première personne, il y a fort à parier que cela ne vous gênera pas.
*SPOILER ON*
Bref donc. Je suis très difficile avec l'écriture à la première personne. le plus souvent je trouve ça inutile, comme par exemple dans L'assassin royal. Pour moi un livre bien écrit à la première personne doit apporter quelque chose de plus que s'il avait été écrit à la troisième personne. Par exemple, un livre écrit sous forme de journal intime, ou de lettres. Ou alors être écrit au présent comme si on était dans la tête de la personne. Ou alors être de connivence avec le lecteur, comme dans le film American Beauty ( oui d'accord 'est un film mais je n'avais pas d'exemple de livre pour ce cas) où on sait dès le début que le type qui parle est mort et qu'il nous raconte comment il en est venu à mourir.
Mira Grant combine deux défauts majeurs : elle fait parler son personnage au passé ET elle le fait mourir avant la fin du livre. Ça ne va pas du tout. Si cette personne est morte, comment peut-elle raconter son histoire au passé ? Si cela avait été au présent, d'accord, on est dans sa tête avec elle et au moment où elle meurt, ben pouf, on doit changer de tête pour savoir ce qui se passe ensuite. Peut-être s'agit-il d'un problème de traduction, je ne sais pas, peut-être que le bouquin était écrit au présent et que le temps de la narration a été changé à la traduction, mais ça ne change rien au fait que je me suis sentie complètement trahie. S'il y a bien un personnage pour lequel je ne me suis jamais inquiétée c'est bien Georgia. Vu que c'est elle qui raconte, au passé, je me suis dit qu'elle ne pouvait pas mourir. Et puis tout d'un coup, c'est le drame. J'ai trouvé ça vil. Ça semblait être fait exprès pour endormir notre méfiance pour faire comme si c'était le-retournement-de-situation-auquel-on-ne-s'attend-pas. Et ça j'ai pas aimé du tout.
*SPOILER OFF*

En commençant Feed, je ne savais pas du tout qu'il était le premier tome d'une trilogie : "newsflesh trilogy". D'un côté j'ai eu de la chance car pour le même prix j'aurais pu commencer par le deuxième, ce qui m'aurait valu un internement en hôpital psychiatrique (on est obsessionnel ou on ne l'est pas, hein). D'un autre côté, il est probable que si je l'avais su, je ne l'aurais pas lu. J'ai en effet un bon paquet de séries et de cycles entamés et n'avais pas trop envie d'en rajouter une nouvelle à mon actif. Tant pis c'est trop tard, maintenant. Les trois tomes sont sortis en anglais, avec des couvertures que j'aime beaucoup même si plutôt minimalistes (c'est cool qu'ils gardent les mêmes en français). La sortie du second tome, Deadline, en français, est prévue pour le mois de février.

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Saiwhisper
  24 novembre 2016
Si d'habitude, j'aime donner mon avis "à chaud", j'ai mis un certain temps avant d'écrire celui-ci... En effet, j'ai beau me laisser du temps pour savoir si j'ai aimé ou non cet ouvrage, je n'arrive toujours pas à trancher ! Au début, j'ai eu du mal à rentrer dans cet ouvrage. Si le premier chapitre est très dynamique, les suivants ont parfois été fastidieux. En effet, j'étais face à un univers post apocalyptique différent des autres oeuvres Z. Nous ne sommes pas face au début d'une épidémie, mais bien des années plus tard. C'est quelque chose d'assez original que j'ai peu lu. J'étais donc satisfaite d'avoir un scénario qui change. Ici, les zombies sont le quotidien des survivants qui ont réussi à bien s'organiser pour ne pas se faire dévorer. Or, le virus reste un véritable danger pour tout être vivant. Les humains ne sont pas les seuls à pouvoir être contaminés : les animaux, notamment domestiques, peuvent se transformer et attaquer leurs anciens maîtres. Les autorités ont donc mis au point un système d'analyse permettant d'indiquer si un individu est porteur ou non de la maladie. Cela dit, si un zombie vous a croqué, il est inutile de passer ce test car, comme dans la plupart des oeuvres du genre, une morsure est mortelle. Seule une balle dans la tête pourra vous libérer du pire... D'ailleurs, j'ai trouvé étrange que certains citoyens ne se gênent pas pour aller au restaurant et manger dehors malgré la peur de l'épidémie...
Ce qui m'a surtout surprise, c'est que j'étais habituée aux rescapés vivant dans la pauvreté où tout est contrôlé : les vivres, la lumière, l'eau, etc. Ici, c'est vraiment l'inverse : tout est sous haute technologie ! Par exemple, si vous souhaitez rentrer chez vous ou vous rendre quelque part, vous devrez subir un test vocal et oculaire. Tout est géré par des machines qui ont pour but d'éviter toute contamination. Quant aux douches, préparez-vous, car elles se font à l'eau de javel. Les mesures d'hygiène ou les bilans sanguins sont primordiaux. À chaque fois que vous vous rendrez quelque part, vous subirez un voire plusieurs tests. Mira Grant a assez insisté sur ce système drastique et pénible en montrant que Georgia, l'héroïne, a le droit à une analyse presque à chaque chapitre. le lecteur va donc être face à un monde Z changeant de l'ordinaire. Il m'a fallu un petit temps d'adaptation, mais cela m'a finalement plu.
En revanche, je dois reconnaître que les côtés médiatisation/blogosphère, vie privée et politique m'ont un peu refroidie. Cela a pris trop de place dans l'intrigue. Je préférais l'avancée de l'enquête, les rebondissements ainsi que les victimes inexpliquées pendant la campagne. le récit a pris une tournure de roman policier et de thriller, ce qui n'était pas pour me déplaire. J'ai pris plaisir à enquêter aux côtés des personnages et, même si je m'attendais au coupable, j'ai apprécié l'intrigue. L'auteure a même su me surprendre, notamment avec un mort que je n'avais pas vu venir, car je pensais que ce serait quelqu'un d'autre qui subirait ce sort... En plus de la narration qui tourne autour d'un sinistre complot, l'auteure ajoute régulièrement des articles de blogs rédigés par les différents protagonistes (Georgia, Shaun, Buffy et la petite équipe), ce qui permet de mieux les connaître. Ces derniers ont fini par me toucher vers la moitié du roman. Au départ, j'avais du mal avec leur caractère, cependant j'ai fini par m'y faire. Je me suis finalement attachée à Shaun et Georgia, ce duo atypique.
Je remercie La tête dans les livres et Salhuna pour la découverte ! "Feed" fut une lecture à la fois plaisante et lassante à cause de certaines longueurs. Les fans du genre Z seront certainement curieux de voir autre chose qu'un scénario traditionnel. La série étant à la médiathèque, je verrai si j'emprunterais la suite plus tard. Pour le moment, je n'ai pas forcément envie d'enchaîner avec le second tome.

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Shenandoah
  02 avril 2014
Dans les années 2040, l'humanité a survécu à l'invasion zombie. Mais le monde a profondément changé. Si les humains ont survécu, c'est au prix de mesures de sécurité et d'hygiène drastiques. de plus, les médias traditionnels ont échoué dans leur rôle d'information au moment de la crise, et ce sont les blogueurs qui ont révélé la vérité sur l'invasion et les moyens de survivre. du coup, les blogs sont à présent devenus les sources d'information principales de ce nouveau monde.
L'histoire suit Georgia et Shaun Mason, frère et soeur, qui dirigent l'ensemble de blogs Après la Fin du Monde. Ils sont suffisamment influents pour être sélectionnés pour couvrir la campagne présidentielle du sénateur Ryman. Mais ils vont rapidement découvrir que des choses louches se trament...
Rien qu'en lisant le résumé de ce livre, on sent qu'il ne s'agira pas d'une histoire de zombies comme les autres. Et effectivement, l'auteur a réussi à créer un monde totalement original, et étonnamment crédible.
Déjà, on sait parfaitement ce qui a créé les zombies, et les origines de ce fameux virus Kellis-Amberlee sont connues. Mode de propagation, méthodes de prévention, délai avant zombification, tout a été étudié et semble parfaitement plausible. Nous ne sommes pas face à une invasion sortie de nulle part, et presque mystique, mais à une maladie créée accidentellement par l'homme et étudiée par tous les scientifiques de la planète.
Du coup, l'auteur a créé tout un univers qui tourne autour de la gestion de ce virus. Nous avons par exemple les tests sanguins systématiques à l'entrée dans des bâtiments ou des pièces, et la menace d'élimination immédiate si par malheur le test se met à clignoter en rouge, les douches décontaminantes à base d'eau de Javel, et tout un tas de détails qui ajoutent à l'ambiance paranoïaque et à la tension permanente qui imprègne ce livre.
L'autre aspect très original de ce roman est la présence constante des blogs, et donc d'internet. Alors que bien souvent, les auteurs qui parlent d'internet le font de manière maladroite, l'auteur parvient ici à nous tenir en haleine simplement en nous décrivant un personnage tapant sur son clavier. Internet est si parfaitement intégré que tout semble naturel.
D'ailleurs, toute la pop culture est parfaitement intégrée également. Si les blogueurs ont su comment lutter contre les zombies, c'est grâce aux films de zombie, notamment ceux de Romero (d'ailleurs dans cet univers George et Georgia sont des prénoms très à la mode !), l'une des membres de l'équipe se fait appeler Buffy, bref, beaucoup d'éléments qui permettent d'ancrer ce monde dans notre réalité.
Concernant les personnages, l'auteur a un talent certain pour la caractérisation. Elle parvient en quelques lignes à nous faire comprendre la psychologie de ses héros, leurs relations et leurs conflits. On est tout de suite emportés par ces personnages si réalistes, qui forment vraiment le coeur de l'histoire. Si la relation entre Shaun et Georgia est particulièrement touchante, les autres personnages, que ce soit les membres de l'équipe ou les personnages secondaires (voire même tertiaires) ont tous des caractères bien définis. Aucun d'entre eux n'est interchangeable, ce qui permet de nous sentir véritablement impliqués lorsque, fatalement, les choses commencent à mal tourner.
Enfin, l'histoire est extrêmement prenante. Ce qui semble vouloir être un thriller politique se révèle avoir une ampleur beaucoup plus importante, et les enjeux pour nos protagonistes augmentent au fil des pages, nous conduisant à des retournements de situation déchirants. D'ailleurs, je vous déconseille de lire le résumé du tome 2 étant donné qu'il révèle LE retournement de situation final...
En résumé, j'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman. L'auteur maîtrise son univers dans les moindres détails, et beaucoup d'éléments donnent matière à réflexion sur nos comportements actuel.
Je recommande ce livre à 100 %, même si vous n'aimez pas les histoires de zombies. Ils ne sont ici que pour fournir un contexte, mais ce sont vraiment les humains qui sont au centre de l'histoire.
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tousleslivres
  10 mars 2013
Nous sommes en 2040, aux États-Unis.
Vingt-six ans plus tôt, Kellis-Amberlee, un virus a fait son apparition, il permet au corps infecté de revivre de la mort en quelque second. Ce monde dans lequel Mira Grant nous emporte est un monde totalement apocalyptique dans lequel la vie est une chose précieuse, mais seulement certain l'ont conservé.
Il y a aussi cette date butoir « Jour des Morts » qui différencie l'avant virus et l'après... Maintenant tout être vivant qui se fait contaminer devient, en quelques seconde un mort-vivant, c'est à dire un zombie.
C'est dans ce monde très noir et dans lequel le mal rôde partout que Shaun et Georgia Mason, frère et soeur, ainsi que Buffy, forment l'organisation « Après la fin du monde ». Se sont des journalistes, mais pas comme on l'entend... à cette époque pour être efficace, il faut être très rapide à diffuser l'information, il faut avoir un accès direct à Internet et Shaun et Georgia tiennent un blog. Ils sont les meilleurs dans cette discipline et c'est pour cela qu'ils ont été choisi pour couvrir la campagne présidentielle du sénateur républicain Ryman.
Il va alors s'en suivre tout un aspect assez politique dans lequel, je le regrette assez, les zombies ne sont pas trop présents et c'est seulement vers la fin du livre que tout va se mettre en place et qu'on va pouvoir réellement apprécier cette aventure d'un autre genre.
J'ai beaucoup aimé ce livre. J'attendais vraiment une aventure autour ses zombies et peut-être des recherches sur le sujet ou tout simplement des combats contre cette population, mais l'essentiel de ce livre est malheureusement assez basée sur la politique. Même tout l'aspect internet et blogosphère n'est pas assez développée. Il y a un manque certain d'action. Il en ressort que les personnages vivent avec les zombies et non contre. Quand ils en tuent un, c'est pour se défendre, mais le sujet n'étant pas de les combattre, c'est certain que l'auteur ne le fais pas.
J'ai beaucoup apprécier Georgia, le personnage principale, elle ne se laisse pas faire et surtout elle veut savoir et elle n'hésite pas à mettre au grand jour ce qu'elle sait immédiatement, j'ai adoré ses recherches de vérité.
La fin m'a surprise, je ne pensais vraiment pas que cette histoire pouvait se finir ainsi. J'ai été à la fois déçue et choquée d'une part, c'est bien puisque l'auteur a su m'interpeller et d'autre part en y pensant vraiment, cette fin est logique...
Feed est le premier tome d'une trilogie, alors il faut absolument voir ce que va donner la suite...
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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fee-tish
  15 décembre 2012
Les zombies et moi, ce n'est pas une grande histoire d'amour. Disons plutôt que je connais l'engouement général qui est notamment dû à la série The Walking Dead qui marche du tonnerre ; mais je regarde ça de loin. Ma seule expérience étant la lecture de Zombie thérapie et Zombie Business de Jesse Petersen, qui abordent le thème des morts-vivants sous l'aspect humoristique.
Avec Feed, nous découvrons un monde post-apocalyptique, où l'humour n'a pas sa place. Plutôt un thriller dramatique.
Nous sommes en 2040, aux Etats-Unis. Vingt-six ans plus tôt, un virus fait son apparition : Kellis-Amberlee. Ce jour-là, le monde changea du tout au tout. Si bien qu'on parle désormais d'un avant et d'un après Jour des Morts. Cette infection virale réanime les individus qu'elle tue pour les transformer en morts-vivants, autrement dit en zombies.
Dans ce nouveau monde, chaque personne revenant d'une zone dite à risque doit se conformer à des tests qui, s'ils virent au rouge, révèlent l'infection : ils doivent être abattus sur le champ.
Shaun et Georgia Mason, frère et soeur, ainsi que Buffy, forment l'organisation « Après la fin du monde ». Ils sont des acteurs majeurs de la blogosphère, qui est désormais le seul média indépendant qui permet aux citoyens de connaître la vérité sur ce qui les entoure. Très rapidement, nos trois personnages principaux apprennent une nouvelle réjouissante : ils ont été choisi pour couvrir la campagne présidentielle du sénateur républicain Ryman. Et il est vrai que le récit est très axé politique. Ce qui ne pas toujours enchanté, je dois bien l'avoué.
J'ai trouvé le contexte « zombie » somme tout assez peu fouillé. Certes, on nous explique la transformation, ses effets, les territoires perdus, etc. Mais rien, ou très peu, sur la recherche scientifique ; ce que j'aurais adoré lire. Néanmoins j'ai trouvé très intéressant que certaines personnes sont porteuses du virus, mais que celui-ci soit non-actif, bien qu'il modifie et affecte certaines fonctions corporelles.
Le personnage le plus important est celui de Georgia. Elle est la « rédac » du groupe, celle qui chapeaute, qui est force de décision. Une jeune fille très froide au début, pour se protéger peut-être, mais pour qui j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher. Même si vers la fin, j'ai changé d'avis sur elle. Son frère Shaun est plutôt sympathique, bout-en-train, et incontestablement casse-coup. Les rares apparitions de leurs parents adoptifs m'ont perturbé, car ils se servent de leurs enfants sans états d'âme ; malheureusement le lecteur ne connaît pas les raisons de cette attitude.
Ce roman est un condensé d'actions, de suspense et d'effets dramatiques. Si le côté politique n'avait pas été aussi présent, j'aurais pu dire que je ne me suis pas ennuyée. Malheureusement, j'ai trouvé des longueurs dans le récit. Même si je dois bien avouer que la fin m'a beaucoup plu. Et je n'ai qu'une envie, c'est savoir ce qu'il se passera dans les prochains tomes.
Tout ça pour dire que, adeptes de la mythologie zombie, je vous conseille vraiment cette lecture. A noter la magnifique couverture.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
UnpapillondanslaluneUnpapillondanslalune   02 décembre 2012
Nous sommes une nation habituée à vivre dans la peur, la voilà la vérité. Si je veux être honnête avec vous, mais aussi avec moi-même, ça ne concerne pas uniquement notre nation, et il ne s'agit pas réellement d'une habitude. ça concerne le monde entier, et c'est une addiction. Les gens sont accros à la peur. La peur justifie tout. La peur nous fournit une excuse toute trouvée pour renoncer à nos libertés, l'une après l'autre, au point de trouver normal qu'on nous suive à la trace et que le moindre de nos mouvements soit enregistré dans une dizaine de bases de données auxquelles monsieur tout-le-monde n'aura jamais accès. La peur crée, définit et façonne notre univers, et sans elle, la plupart d'entre nous se sentiraient perdus.
Nos ancêtres rêvaient d'un monde sans frontières, alors que nous passons notre temps à en imaginer de nouvelles, autour de nos maisons, de nos enfants, et de nous-mêmes. Nous limitons notre potentiel, jour après jour, au nom d'un idéal de sécurité que nous n'atteignons jamais. [...]

Extrait d'Âmes sensibles s'abstenir, blog de Georgia Mason.
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BlackWolfBlackWolf   28 novembre 2012
Tout le monde a quelqu’un sur le Mur. Même si vous croyez n’être que peu concerné par les événements violents qui ont changé le monde au cours
de l’été 2014, vous avez quelqu’un sur le Mur. Peut-être un cousin, un vieil ami de la famille, ou simplement quelqu’un que vous n’avez vu qu’une fois, à la télévision : peu importe, ils sont des vôtres. Ils vous appartiennent. Ils sont morts pour que vous puissiez rester bien tranquillement à l’abri
chez vous, entre vos quatre petits murs, et regarder les mots d’une journaliste blasée de vingt-deux ans défiler sur l’écran de votre ordinateur. Prenez la peine d’y réfléchir un moment. Ils sont morts pour vous.

Maintenant, réfléchissez à la vie que vous menez et dites-moi : est-ce que ça en valait la peine ?
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SioSio   26 novembre 2014
Beaucoup de gens ne soupçonnent pas que mon frère puisse se mettre en rogne. Ils se disent probablement qu'avec une soeur aussi revêche, Shaun est perpétuellement de bonne humeur et prêt à relever tous les défis, tandis que je les foudroie du regard, abritée derrière mes lunettes de soleil et complotant la ruine du monde occidental. Ils se trompent. Les colères de Shaun sont bien plus violentes que les miennes. Simplement, il réserve ses explosions à des choses qui en valent la peine, comme découvrir qu'un membre de notre équipe s'est conduit comme un imbécile à proximité du lieu d'une récente contamination.
Rick était en train de comprendre qu'il avait un problème.
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ShenandoahShenandoah   17 décembre 2013
Le tropisme qui pousse les humains à se précipiter vers des appareils qui, croient-ils de manière totalement illusoire, vont leur permettre de gagner du temps, a fait l'objet de nombreuses études depuis le jour des morts. Lors d'une attaque dans un grand centre commercial du Midwest, on estime que pas moins de six cents personnes sont mortes à cause de l'entêtement des clients à ne pas vouloir prendre les escaliers. Les escalators se bloquent en cas de surcharge. Les gens sont restés coincés dans les ascenseurs ou ont été agressés par des zombies qui avaient profité de la bousculade pour se frayer un chemin parmi eux, alors qu'ils essayaient envers et contre tout de monter par les escalators paralysés.
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TwiTwiTwiTwi   12 janvier 2013
Vous ne vous arrêtez jamais, vous n'hésitez pas et vous ne montrez aucune pitié pour les individus qui pourraient vous ralentir. Ce sont les directives de l'armée ; pour ma part, si je croise un jour quelqu'un qui obéit à ces directives, je me sentirai obliger de l'abattre, ne serait-ce que pour améliorer le patrimoine héréditaire de l'espère humaine. Si vous pouvez aider quelqu'un à rester en vie, vous le faites. Nous sommes tout ce qui nous reste.
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