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ISBN : 2757867652
Éditeur : Points (04/05/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 108 notes)
Résumé :
New York, années 80. Un garçon de vingt-quatre ans tente d'oublier son chagrin et sa déception (sa femme vient de le quitter) à l'aide de diverses méthodes éprouvées : l'échec professionnel, la dope, les boîtes. Et la littérature. Entre un défilé de haute couture, une fête ratée et une orgie de coke dans les toilettes de l'Odeon, il lui reste peu de temps pour rassembler ses esprits. Heureusement, le Destin veille au grain...
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
17 décembre 2014
Bright lights, big city, gone to my baby's head”.
C'est le début de la chanson de Jimmy Reed que tu pourrais chanter sous ta douche le matin, si seulement tu avais le courage de te lever à l'aube, comme les honnêtes gens qui dorment la nuit, eux. Mais tu n'as pas exactement la tête à siffloter, tu aurais plutôt la tête à te la taper contre un mur, après avoir passé cette nuit (et toutes celles d'avant, d'ailleurs), à te cramer les sinus avec ton amie la poudre tonique bolivienne. Tu pries pour qu'une guerre nucléaire ou un tremblement de terre, peu importe, ravage New-York là, tout de suite, pourvu que ça t'évite de devoir te pointer au bureau, au service de vérification des faits du Magazine, ton job alimentaire à toi, le futur nouveau Scott Fitzgerald. Mais pour le moment, tes rêves sont en berne : ton top-model en vogue de femme vient de te larguer, par téléphone, et à 6000km de distance, depuis les bras d'un photographe de mode français. Y a pas à dire, c'est super-élégant comme façon de faire, mais tu n'as même pas le courage de protester. C'est que la perspective des lumières étincelantes de la Grande Ville lui est montée à la tête, à ton Amanda. Voilà que tu piges enfin qu'elle t'a épousé non pas pour tes beaux yeux, mais pour ta capacité à l'extirper de son bled du Kansas et à lui procurer un ticket d'entrée pour New-York, toi le futur grand écrivain. Et d'ailleurs, au fait, tu vas pouvoir t'y consacrer à temps plein, à ta vocation : tu es seul, et tu viens de te faire virer de ton boulot. Mais au lieu de te retirer dans une cellule de moine et d'aligner les mots sur les pages blanches, tu te déconnectes le cerveau et alignes les rails de coke, blanche elle aussi. A toi l'étourdissement dans l'alcool-le sexe-la drogue, cocktail branché de ces années '80, pour oublier le vide et le désenchantement de ce monde de brutes.
Tu n'es pas fier de toi, tu es déprimé. Tu t'enfonces dans une nuit sans fin, de décadence et de superficialité. Tu ne te demandes même pas comment ça va finir, avec ta façon de te tutoyer, de te mettre à distance de toi-même, de t'analyser de l'extérieur. Tu trouves ça original, et tu as raison. Ton sens de l'autodérision, tes histoires de famille, ta déglingue, ça m'écoeure, m'amuse et même me touche. 200 pages rapides, où on te voit toucher le fond avant de peut-être remonter à la surface.
Avec ton air de cousin post-moderne de Gatsby, ton histoire va ouvrir la voie à une nouvelle génération d'écrivains. 200 pages, c'est court, ce n'est pas grand-chose, ce n'est même pas ton autobiographie, et pourtant elles suffisent à montrer ton talent. Tu voulais la gloire ? Tu l'as. Et c'est mérité.
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Mimeko
07 août 2017
C'est à une longue déambulation dans la vie d'un jeune homme de 24 ans, paumé, entre un boulot qu'il n'aime pas et la séparation d'avec sa femme qu'il n'arrive pas à surmonter, que nous convie Jay McInerney. Avec l'usage du "tu" par le narrateur, c'est dans l'intimité de cet anti-héros que nous pénétrons, au plus près de ses pensées, témoins effarés de cette lente dégringolade. Dans le New York des années quatre-vingt, entre drogue, soirées alcoolisées, fréquentations délétères et amitiés toxiques et tentatrices, toujours promptes à vous tirer un peu plus vers le bas, le narrateur s'enfonce un peu plus dans la déprime et perd ses illusions......
Paradoxalement, cette perte devient salutaire et nécessaire lui permettant, d'entrevoir une possible rédemption...une lente remontée du gouffre grâce à une femme protectrice et un retour à la réalité, aux attaches familiales qui vont le débarrasser de ses fausses béquilles pour enfin lui permettre de reprendre un début de contrôle de sa vie.
J'ai d'abord été déstabilisée par cette dérive de ce jeune anti-héros, trouvant que le tableau était un peu trop destructeur mais j'ai entrevu, au fil du récit sombre, la lumière vers laquelle cet homme s'accroche pour enfin remonter à la surface. J'ai également apprécié la façon dont Jay McInerney catapulte les évènements et les rencontres, j'ai retrouvé un peu de l'atmosphère de Taxi driver avec la montée en puissance d'une force qui va permettre à cet anti héros de rebondir et reprendre le fil ténu de son destin...
Bright Lights, Big City est un roman générationnel court et trash qui a propulsé l'auteur sur le devant de la scène lui offrant comme à son anti-héros la possibilité d'une rédemption, c'est une lecture borderline qui mène à la lumière au bout du tunnel...alors Bright Lights, Big , un récit autobiographique ?
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JCOates
22 décembre 2014
Paru en 1984, Bright lights big city est un roman générationnel, rapidement devenu culte et qui a lancé la carrière littéraire de Jay McInerney. On y suit un jeune new-yorkais de 27 ans, paumée entre un travail qu'il déteste et des soirées où la drogue et l'alcool coulent à flot. On entre dans la vie du personnage à un moment particulièrement critique de sa vie. Sa mère est morte il y a un an, et sa femme, Amanda, a disparu dans la nature après avoir commencé le mannequinat.
L'auteur réussit l'exploit de rendre ce personnage a priori imbuvable touchant et attachant. Il est assez immature, blasé, accro à la cocaïne, superficiel et pourtant, grâce à son cynisme et son ton décalé, il attire la sympathie du lecteur, et plus souvent sa pitié. Aspirant écrivain, il travaille comme vérificateur de faits dans un grand journal, au service d'une chef tyrannique. Son métier l'ennuie profondément, son mode de vie semble en complet décalage avec la rigueur de son poste.
Ce roman raconte un aspect de New York dans les années 1980, les soirées branchées, la drogue mondaine et une génération désabusée. Si ce livre a pu choquer à l'époque de sa parution, il m'a semblé très soft, Bret Easton Ellis et d'autres s'étant chargés depuis de secouer bien plus violemment les lecteurs.
On peut s'agacer de cette littérature où le personnage principal qui a tout de l'enfant gâté nous plonge dans le vide de sa vie. C'est une littérature que j'ai pour ma part beaucoup lu et dont j'apprécie le ton souvent cinglant et ironique. Je suis un peu restée sur ma faim avec ce roman, mais comme je l'ai dit beaucoup d'autres romans jouant sur les mêmes codes sont allés plus loin depuis. Mais ce roman a le grand mérite de leur avoir ouvert la voie.
Du même auteur, je recommanderais plutôt La Belle Vie, qui repose sur une vraie histoire avec des personnages plus développés et plus complexes. Mais ce livre reste une lecture agréable, divertissante, avec des passages très drôle, d'autres plus émouvants, et surtout un ton bien particulier, à la fois plein d'empathie pour le personnage principal et de cynisme.
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Bazart
20 mars 2013
Ayant adoré la belle vie et 30 ans et des poussières du même auteur que d'aucuns comparent à Easton Ellis, j'avais envie de me plonger dans son premier roman, parrfois intitulé Journal d'un oiseau de nuit en français,
Bright Lights, Big City est un roman semi-autobiographique dont l'originalité est d'être narré à la seconde personne. Tout le roman sera écrit avec tu à la place de je ou il... Voilà une bonne idée qui force l'empathie avec le héros anonyme chez qui on retrouve d'ailleurs plusieurs similitudes avec ce qu'on connait de Mac Inerney
Sans doute que le livre qui laisse une grande place à la drogue et aux excès de cette jeunesse désabusée n'est plus aussi provocateur et choquant qu'il le fut à sa sortie mais pour autant Bright Lights, Big City n'en reste pas moins un magnifique miroir de l'amérique des années 80 et un excellent premier roman, drôle et percutant et parfois émouvant.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Diegocuesta
30 juillet 2016
Quelle claque ! Après avoir dévoré tout B.E.E., voilà que je démarre la bibliographie de Jay McInerney... Ce roman est incroyable. Déjà dans sa narration, puisqu'il est écrit à la deuxième personne du singulier (comme la Modification de Butor), ce qui fait de nous une sorte de héros d'histoire. Et le procédé fonctionne puisque très vite un attachement se crée vis-à-vis du personnage principal, on se met à le comprendre au fur et à mesure de l'évolution de l'histoire. Et même s'il ne se passe pas grand chose, difficile de lâcher la lecture tant elle est prenante et efficace.
Je pensais lire un énième roman de soirées-coke-désillusion-vide sentimental ; j'ai découvert un roman bien plus riche et sensible, une écriture fantastique et finalement, je me suis senti compris, en quelque sorte. Et c'est suffisamment rare pour le mentionner.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou110817 décembre 2014
[la mère, mourante, à son fils de 24 ans - années '80]
Puis elle te demanda: "Est-ce que les jeunes gens ont besoin de faire l'amour?"
Tu lui demandas ce qu'elle voulait dire par besoin.
"Tu sais parfaitement ce que je veux dire. Je voudrais savoir. Il ne me reste que peu de temps. Et il y a tant et tant de questions que je n'ai jamais cessé de me poser. On m'a élevée dans l'idée que l'amour était une épreuve que les femmes mariées devaient endurer. Il m'a fallu bien longtemps pour surmonter cette idée. Je me suis sentie flouée".
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tamara29tamara2909 juin 2013
Tu as toujours rêvé d'écrire. Dans ton esprit, ton boulot au Magazine n'était qu'un premier pas vers la notoriété littéraire. [...] Mais, entre ton travail et ta vie quotidienne, il ne te restait guère de temps libre pour disséquer à loisir tes émotions dans le secret de ton cabinet. [...] Puis ta vie de noctambule devint plus intéressante et plus complexe que prévu. Tu décidas d'accumuler diverses expériences, dans l'idée d'en tirer un roman. Tu courus les cocktails littéraires, cultivant un personnage d'écrivain. Tu aurais voulu être un Dylan Thomas sans la bedaine, Scott Fitzgerald sans la fêlure.
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MimekoMimeko07 août 2017
Des amis dont la voix est le parfait écho de celle de ta conscience. Ces temps derniers, tu a préféré les éviter. Ton âme n'est pas en meilleur état que ton appartement, et avant d'avoir fait un peu de ménage, tu ne tiens pas à y inviter qui que ce soit.
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AdemyAdemy28 avril 2015
Tu 'es pas le genre de type à traîner dans un endroit pareil, à une heure aussi tardive. Et pourtant tu es là, sans pouvoir prétendre que le lieu te soit étranger, même en grande conversation avec une fille au crâne rasé. Dans une boîte-une boîte que tu connais, sûrement, sans vraiment savoir laquelle - le Heartbreak? Le Lizard Lounge? Tout pourrait s'éclaircir si tu filais sniffer un peu de poudre tonique bolivienne aux toilettes. A moins qu'au lieu de s'éclaircir, tout se brouille un peu plus.
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koalaskoalas29 juillet 2013
Une vague célébrité luit fait bonjour. Elaine lui rend son bonjour. Mais sitôt que la femme se retourne, le sourire vire à l'aigre.
-Regardez moi ça. 100% silicone.
-Ah bon ? Pourtant, elle à l'air bien plate.
-Pas les nichons, les pommettes. Elle s'est fait faire des implants.
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