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EAN : 9782072702723
Joëlle Losfeld (24/08/2017)
3.82/5   30 notes
Résumé :
Après quarante ans d’exil, Maureen retourne à Cork pour retrouver son fils, Jimmy, qu’elle a été forcée d’abandonner. Une nuit, lorsqu’elle tue un inconnu en le frappant violemment à la tête, elle déclenche une série d’événements qui va secouer toute la ville de Cork et révéler différents personnages en marge de la société irlandaise.
Ryan, 15 ans, qui deale et donnerait tout pour ne pas ressembler à son père alcoolique. Sa petite-amie Karine, magnifique et i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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maevedefrance
  05 septembre 2017
Traduit par Catherine Richard-Mas
Ma première lecture irlandaise de la rentrée littéraire. Cork, je connais. C'est tout mignon. Mais ici, Lisa McInerney choisit de vous emmener visiter la face sombre de la ville : l'underground. le Cork des paumés, de ceux qui vivent de petites et grosses magouilles entre amis, qui ne sont jamais tout à fait des amis. Méfiez-vous aussi des petites mamies...
Ca commence par un meurtre commis par inadvertance. Une vieille dame, Maureen, assomme un type qui s'est introduit dans sa maison. Un cambrioleur, ou quelque chose du genre. Sauf qu'elle n'a pas fait que l'assommer : elle l'a dézingué. C'est ballot. Avec quoi ? Un bâton ?... Meuh nan, ce serait trop banal ! Je vais vous le dire parce que vous ne devinerez jamais : une bondieuserie, "une sainte caillasse" ! le genre de truc qu'on achète à Lourdes. le miracle ne s'est pas produit : le mec n'a pas ressuscité, il est bel et bien raide mort, sur le carrelage de sa cuisine, qu'il a copieusement massacré au passage, avec tout le sang qui a giclé. Sérieux, les joins sont foutus ! Maureen, rudement embêtée tout de même par l'ampleur des dégâts, et cette chose encombrante qu'est un cadavre, appelle son fils Jimmy à la rescousse. Jimmy, le parrain local, pas fou, touche pas à ce genre de truc : il fait appel à une connaissance pour faire le boulot : Tony Cusak. Tony, père isolé à la tête d'une marmaille de 6 enfants, alcoolo à ses heures perdues, chômeur professionnel, n'est pas franchement enthousiaste, mais bon, faut bien vivre ! Et dire non à Jimmy, c'est courir davantage de risques que de faire disparaître un cadavre et refaire un carrelage...
Sauf qu'un cadavre, avant d'être un cadavre, c'était quelqu'un. Avec une histoire. Il se trouve que Georgie, une ado qui a fugué de chez elle, a fait la connaissance du cadavre, quelques années auparavant. Il s'appelle Robbie O'Donovan. Son premier amour. "La trentaine. Rouquin. Un grand dépendeur d'andouilles". Qui l'a mise sur le trottoir. le parfait gentleman, quoi :) . N'empêche, Georgie cherche depuis quelque temps Robbie. Pendant ce temps, l'aîné de Tony Cusak, Ryan, 15 ans, est amoureux de Karine, une fille canon, de la bourgeoisie locale. Amour partagé, sauf que Karine en bave avec Ryan qui penche du mauvais côté : il deale. Il se fait virer du lycée. Il se trouve qu'il est le pourvoyeur en drogue de... Georgie, la camée à "la mine de crevade". Pourtant, le deal de Ryan est de ne surtout pas vouloir ressembler à son père...
A son âge, on a les hormones qui travaillent. Il suffit qu'on ait comme voisine, une nana à la masse comme Tara Duane pour que ça dérape encore un peu plus, surtout quand on a un père comme Tony Cusak : il ressemble peut-être à "un type déglingué", mais si une femme touche à son fils mineur, c'est lui qui déglingue. ""Tara Duane", fit Tony (...) Chaque fois que j'entends le nom de cette connasse, ça me bouffe mon espérance de vie". Sauf que cette Tara Duane est aussi la voisine de Jimmy et elle se à qui elle se plaint quand Tony descend la fenêtre de son salon à coup de cross de hurling. Jimmy se demande ce qui a bien pu mettre ce grand déglingué de Tony, un zeste couillon, dans une rage pareille si ce n'est une histoire de fesses : "Pour quelle autre raison est-ce qu'un type irait massacrer ta maison ? Tu t'es gourée d'étiquettes sur les poubelles ? Tu as gueulé toute la nuit en écoutant ABBA à fond ?"
N'empêche que fracasser la maison de sa voisine à coup de cross de hurling, alors qu'on est déjà alcoolo et au chômage, c'est pas fait pour arranger la garde de vos enfants... C'est la preuve que vous êtes fêlé ! Même si ladite voisine est une "méga-fouteuse de merde en personne", que "ça fout les jetons", que "cette gonzesse est complètement déchiquetée" (sérieux, ça fait envie !) le juge voit une agression, c'est tout. On se retrouve rapidement dans une "chierie d'enfer et putréfaction totale". Comme si ça ne suffisait pas, mamie Maureen touche aux allumettes...
J'avais pu goûter au sens de l'humour de Lisa McInerney au mois de mars, au festival franco-irlandais mais je n'avais pas encore lu son livre...
Ce roman est complètement dingue, fou, barré. J'ai rigolé comme une bossue, je me suis planquée x fois derrière ma lecture pour cacher mon fou rire dans les transports en commun. Lisa McInerney a une imagination débordante, un style sans fioritures : elle enlève tous les filtres, une b**e c'est une b**e (je n'écris volontairement pas le mot pour ne pas avoir des pervers qui atterrissent sur ce blog - Lol !). Les bondieuseries et tout ce qui va avec, en prennent pour leur grade, et pas qu'un peu ! Ce n'est pas un roman pour vierges effarouchées ni sainte-Nitouche. Et encore moins pour les grenouilles de bénitier. :) C'est complètement immoral mais délicieux.
Si j'ai beaucoup ri, c'est pourtant une histoire dramatique et même sordide. Mais l'humour ravageur et corrosif de Lisa McInerney est d'une efficacité redoutable. C'est plein de morts vivants, de walking dead pas du tout catholiques... Tous les personnages sont incapables de se sortir du pétrin dans lequel ils sont parce que de toute façon, le "pays est niqué" : le choix qui s'offrent à eux, c'est "l'aéroport et la file d'attente du chômage".
On s'attache davantage à Ryan qu'aux autres personnages parce que c'est un révolté qui ne veut pas ressembler à son père mais il ne sait pas comment se sortir du guêpier dans lequel il s'est mis. Il dit même à Georgie qu'elle a gravement une sale tronche, à force de se shooter, ce à quoi elle rétorque : "Misère de moi ! Un dealer qui me conseille d'arrêter la drogue !" :) Il ne prend pas le bon chemin, même avec Karine qu'il aime vraiment. Il en a conscience, mais son environnement social fait qu'il ne peut pas agir autrement : c'est un engrenage infernal. Comble de l'ironie, Karine fait des études d'infirmières, "parce qu'il faut bien que quelqu'un retape tout ce monde". Il est clair qu'elle a du boulot !
La fin est émouvante. Je sais qu'il y a une suite (le deuxième roman de Lisa McInerney), centré sur le personnage de Ryan, justement.
J'ai souvent eu l'impression que ça tournait au cartoon, entre Maureen qui ressemble à un "épouvantail congelé" et un "gusse" qui "saute sur scène comme s'il avait des frelons dans le caleçon" ! Et j'en passe... Un roman très vivant, c'est certain, ça saute et ça rebondit dans tous les sens.
Une plume au langage châtié et truculent, qui a dû être une gageure à traduire en français.
On ne sort pas indemne d'un tel roman, qui, s'il fait rire, n'en est pas moins fracassant. Une lecture marquante, c'est certain !
Un roman à découvrir pour les amateurs de sensation et d'humour caustique !
Le livre a été primé par deux fois en 2016 : il a été récompensé par le Baileys Women's Prize for Fiction et le Desmond Elliott Prize . Il va être adapté en série TV.
Lisa McInerney était aussi blogueuse ; elle se consacre maintenant à l'écriture de fiction.
Lien : http://milleetunelecturesdem..
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LadyDoubleH
  23 juin 2020
Hérésies glorieuses est un splendide premier roman, aussi sombre qu'il se dévore. Je l'ai lu à sa sortie en grand format chez Joelle Losfeld en août 2017, mais n'en ai écrit aucune chronique – cet automne-là fut une période de grand chagrin pour moi […] Sa parution en poche le mois dernier a été une belle occasion de le relire et de me laisser encore mieux embarquer du côté obscur de l'Irlande. Lisa McInerney passe la mignonne petite ville de Cork à la moulinette saignante de sa plume agile et crue, caustique, drôle et poétique à la fois. Hérésies glorieuses, c'est la pierre qui attire ton oeil au bord du chemin et entaille profondément ta paume lorsque tu t'en saisis. La main en sang, tu ne peux néanmoins t'empêcher de sourire.
« Je lui ai mis une beigne avec la Sainte Caillasse, dit-elle. Je voulais pas lui laisser l'avantage, des fois que ce soit le père Noël »
Tout commence par un type tué par une sainte caillasse. Maureen ne l'a pas fait exprés, c'est juste qu'elle a pris peur et n'avait que cette bondieuserie sous la main. Il faut dire que vivre au rez de chaussée d'un ancien bordel désaffecté, ça peut rendre nerveux. C'est son fils Jimmy qui l'a installée là en la ramenant de Londres… combien de temps qu'ils ne s'étaient pas vus ? Quarante ans ? Depuis la naissance de Jimmy, en fait. Maureen, pour cause de grossesse hors mariage dans l'Irlande catholique et conservatrice que l'on sait, n'a pas eu le choix : elle a dû abandonner son fils à la naissance. Rejeton qui est aujourd'hui devenu le plus gros caïd de Cork, « compact et menaçant comme Godzilla, la mine aussi riante qu'une carrière désaffectée. »
En fait de briser un crâne, la sainte caillasse a aussi fendillé le sol sur lequel se meuvent nombre de personnages. Il y a Tony Cusack, un pauvre type alcoolique et père de six enfants, chargé de faire disparaître le corps. Il y a son fils, Ryan, quinze ans, l'ange déchu de l'histoire, qui brille autant que ses ailes tendent à prendre feu. Ryan et son grand amour, Karine d'Arcy. Il y a Robbie Donovan, le macchabée, qui en fait était venu récupérer un scapulaire oublié dans le bordel par sa petite amie, Georgie, qui y tenait beaucoup, il lui venait de sa mère. Georgie, droguée et prostituée, dont Ryan est le dealer et qui connaît la sinueuse Tara Duane, voisine des Cusack, celle qui porte « l'avidité comme une seconde peau ».
Et le sol fendillé n'en finit pas de craquer et de tous les faire trébucher les uns sur les autres. La lecture accélère et on voudrait au moins que Ryan et Karine soient sauvés… J'avoue être restée scotchée par le talent déployé par Lisa McInerney dans ce premier roman. Tout y est. le rythme impeccable, l'écriture, un régal – et cette traduction de Catherine Richard-Mas ! -, l'inventivité flamboyante qui fait toujours aller l'histoire un peu plus loin qu'on ne l'aurait cru possible ; et cet inestimable ingrédient secret, celui qui rend très attachante une histoire pourtant pleine de noirceur et de tristes destins broyés. Hérésies glorieuses est à découvrir sans modération.
« Je trimballe ma rage comme un sac de chatons couinants ; pas moyen de noyer ça. »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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ramettes
  07 juin 2020
Je découvre de plus en plus la littérature irlandaise actuelle que j'apprécie. Je n'avais pas vu ce titre lors de sa sortie en grand format, mais je ne crois pas que j'étais prête à le lire non plus. Appréhension d'un texte trop « cru » trop « réaliste », oui on a des à priori. Entre temps j'ai rencontré des irlandais fort sympathiques. Et puis on évolue aussi en tant que lecteur, heureusement ! Et on sort de sa zone de confort pour tout à coup se rendre compte que c'est un roman magnifique que l'on a entre les mains.
Après ce petit préambule je vais essayer de vous partager ce coup de coeur littéraire.
Une mention pour la magnifique couverture qui résumé en partie une tranche de vie, le visage resté en partie dans l'ombre, la beauté sensuelle, la place du corps et des muscles et ce tatouage de vierge Marie… « Hérésies Glorieuses » !
Les 500 pages de ce roman vont vous faire vivre des émotions fortes, et vous aurez du mal à le poser. Tant de vies sur le fils du rasoir entre les pages et entre vos mains ne vous laissent pas indifférents.
Ce qui m'a particulièrement plu c'est que le fond et la forme sont étroitement liés. Je viens de vous dire qu'on a des personnages forts, pas forcément sympathiques que l'on va voir dans des situations plus ou moins dramatiques. Mais je crois que ce qui les rend encore plus prenantes c'est la façon dont elles sont amenées.
Ce n'est pas simplement la vision d'une population en marge des bas fonds de Cork. Cela pourrait sonner comme un roman noir voir un polar avec des truands qui gèrent la prostitution, la drogue et le crime organisé. Et autour gravitent des laissés pour conte de la société, les losers et les petites frappes. Lisa McInerney les place sur différents plans. Leur place dans la société, dans leur communauté et petit à petit dans leur intimité.
Ce que j'ai adoré c'est le côté très visuel, cinématographique. On découvre un personnage et ce qu'il vit. Puis au chapitre suivant c'est un autre. Et on enchaîne avec une autre scène une autre vie. Mais on se rend vite compte que A nous a déjà parlé de B avant de le rencontrer, puis B nous parlera de A et de C ou D… et lorsque ce nouveau personnage apparait on le reconnait même si on va le voir sous un autre angle. Et c'est comme si la caméra avait tourné autour de lui pour nous montrer une autre facette de lui. Et tout cela va tisser une vaste tapisserie de cette partie de la ville de Cork.
On va aussi découvrir des personnages à différents âges. Les adolescents qui ont encore des chances de s'en sortir ou de plonger, des êtres au point de bascule. Puis il y a ceux qui ont entre 20 et 30 ans qui semble déjà vieux tant ils sont esquintés. Ceux qui ont entre 40 et 50 ans soit ils dirigent soient ils sont en bout de course, s'ils ont survécu. A part un ou deux personnages rares sont ceux de la tranche au-dessus.
du bouillonnement de l'adolescence révoltée à la chute de l'adulte déchu on a un panorama assez sombre. Cependant il y a des moments merveilleux d'espoir et d'amour, tout n'est pas pourri ou corrompu dans ce royaume.
Les années passent et on se rend compte que finalement on est dans un creuset. le monde est petit dans ce microcosme et tous se retrouvent liés d'une façon ou d'une autre. Il y a un effet boomerang quand on s'y attend plus la tâche de sang ressort.
Les personnages féminins sont aussi présents que les personnages masculins mais ils ne jouent pas dans la même cour. Il y est beaucoup question de prostitution et du rapport au corps. Sexe, maternité, drogue et alcoolisme, violence en tour genre, elles ne sont pas épargnées bien au contraire.
En arrière plan on a la société avec l'école, la religion et la familiale et à chaque fois les dérives les mauvaises décisions qui ont des conséquences sur l'avenir et sur la place dans la société.
Ce que j'ai aimé c'est aussi la langue, j'avais peur de trouver une langue crue voir argotique mais pas du tout. Lisa McInerney (ou/et sa traductrice) joue plus avec le rythme beaucoup de phrases courtes percutantes et des phrases légèrement plus longues. Alternance de dialogue et de narration. Parfois à la troisième personne en suivant un personnage plus qu'un autre, puis de temps en temps un chapitre à la première personne (en italiques). Jeu de rythme et de regard.
Ce roman est un roman qui m'a marqué car il parle de révolte et de colère tout en parlant de démission et résignation, comment réussir à s'en sortir ?
J'arrête de vous parler de ce roman car il faut que vous le découvriez avec vos yeux.
C'est le début d'une trilogie…
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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Catherinedenanc
  08 août 2020
C'est un roman noir, qui décrit une certaine frange de la société de Cork qui se débat avec l'alcool, la drogue, la pauvreté, la violence, mais le tout avec humour et dégoût de soi. C'est un petit milieu dans lequel tout le monde se connaît depuis l'enfance et connaît la trajectoire de chacun. Pourtant l'amitié dans un tel contexte est un vain mot. Chacun pour soi et Dieu pour les autres. le héros est un beau garçon de 14 ans quand nous faisons sa connaissance, il a une petite amie et fume des pétards alégrement en dealant pour un plus vieux que lui qui l'a pris sous son aile, pour se faire de l'argent de poche. Il est l'aîné d'une fratrie de 6 enfants, orphelins de mère et dont le père alcoolique, parvient tant bien que mal à tenir sa nichée hors des besoins fondamentaux, mais n'a pas l'esprit assez clair pour donner une quelconque notion d'éducation. Beaucoup de personnages plus paumés et en souffrance les uns que les autres, gravitent autour du héros, Ryan, beau intelligent avec un don pour la musique qui se débat avec son adolescence et son amour/mépris pour son père.
L'élément déclencheur du chaos qui va détruire la sorte « d'équilibre » de ce petit monde sera le meurtre par inadvertance d'un pauvre drogué, souteneur, venu récupérer un objet pieux pour sa compagne/gagne-pain, dans un ancien bordel reconverti par le caïd mafieux de la communauté, en lieu de résidence pour sa mère retrouvée. Contrainte par une famille bigote sectaire, comme beaucoup de ses congénères à abandonner son petit quand elle s'était retrouvée enceinte hors mariage. Tout le roman, très bien construit, est le développement de l'effet domino, causé par cette mort inopinée.
Très bon roman, que l'on lit avec délectation, dans lequel l'auteure traite les évènements les plus violents en les enrobant d'absurdité, de dérision et d'humanité, ce qui aide le lecteur à poursuivre sa lecture sans trop frémir.
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Wyoming
  17 mars 2018
Un beau roman noir irlandais avec plusieurs personnages, tour à tour héros de l'histoire, au point que chaque lecteur peut choisir son héros final. Pour moi, c'est Ryan, mais Maureen n'est-t-elle pas la véritable héroïne, même si elle a tué au tout début? Les femmes jouent un rôle majeur dans ce roman tout en paraissant victimes qu'elles soient prostituée, mères éloignées de leurs progénitures, amante ingénue ou croqueuse d'adolescent "tout en bite". Elles meurent aussi d'accident ou de meurtre. L'alcool et la drogue ont aussi leur place et même la religion pas dans sa meilleure représentation. J'ai vraiment aimé ce texte tumultueux, aux dialogues directs, voire très acides, jamais terminés. La ville de Cork est le cadre de l'histoire et la Lee a également sa place jusqu'à la fin. Cela me fait un peu penser à certain roman de Larry McMurtry et donc l'auteur pourrait imaginer une suite.
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critiques presse (1)
LeMonde   13 octobre 2017
Avec « Hérésies glorieuses », son premier roman, l’écrivaine radiographie une furieuse Irlande dans la lignée de Melvin Burgess, Hubert Selby Jr ou Irvine Welsh.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AliceWAliceW   11 octobre 2021
Maureen couva son secret comme un oiseau de proie tapi sur son oeuf. Elle le garde d’abord jalousement puis, sitôt le crime consigné aux archives par un Jimmy soulagé, l’air autour d’elle s’épaissit de sa jubilation et Jimmy le regarda bouillonner des grands soupirs, reniflement et exclamations contenues de Maureen jusqu’au moment où elle décida qu’il était temps de lui révéler ce qu’elle avait appris ; rien de bon.
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WyomingWyoming   17 mars 2018
La charpente sur laquelle on se construit une vie est chose fragile, et dans une ville entière d'âmes liées les unes aux autres, une seule poutre qui casse peut mettre à mal les pics et ombres de la ligne d'horizon.
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bouvier583bouvier583   04 janvier 2018
La trahison était un remède lamentable, il n'était pas du tout taillé pour. Ça avait commencé avec une belle touriste, une déesse entrée dans son univers pour lui rendre justice; et ça aurait dû s'arrêter là. Bien que très belle, Elena n'était pas ce qu'il voulait. Ce qu'il voulait, c'était remonter le temps et ne pas se faire choper avec la coke de Dan Kane pour que Karine n'en vienne jamais à le tromper.
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WyomingWyoming   31 janvier 2022
Les gens, voyez-vous, ont peur des dealers. Les prostituées, c'est déplaisant, on n'a pas envie de les voir déambuler en cuissardes pour lever des clients dans la rue où on vit. Mais les dealers ? Ah non.
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maevedefrancemaevedefrance   15 août 2017
Les gens, voyez-vous, ont peur des dealers. Les prostituées, c'est déplaisant, on n'a pas envie de les voir déambuler en cuissardes pour lever des clients dans la rue où on vit. Mais les dealers ? Ah non. Là, terreur abjecte. Les dealers, ça s'accompagne de flingues, de vendettas. Ils risquent de viser nos enfants, de défoncer nos portes.
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