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ISBN : 235408112X
Éditeur : Mnémos (02/04/2011)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 138 notes)
Résumé :
Belle était loin d'être aussi jolie que ses soeurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné, elle en fût réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village perdu au fond des bois. Les hommes se firent forgeron et menuisier, retrouvant le goût et le talent des choses simples. Belle et ses deux soeurs s'occupèrent des tâches domestiques. Ils aur... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
14 décembre 2015
Grâce, Espérance et Honneur sont les trois filles d'un armateur prospère qui, en l'espace de quelques mois, va se retrouver au bord de la ruine suite à la perte de ses meilleurs navires. Désormais incapable de payer l'entretien de sa belle demeure en ville, la famille n'a d'autre choix que de s'exiler au nord du pays pour y mener une vie bien plus rustique et laborieuse qu'autrefois. Bien que difficile à supporter pour les aînées, le changement n'est cependant pas si terrible pour la benjamine, qui, malgré un physique tout à fait quelconque, a troqué dans l'enfance le prénom d'Honneur pour celui de Belle. Or, comparée à ses deux soeurs, on ne peut pas dire que la jeune fille se distingue par son apparence physique. Son esprit, en revanche, est des plus affûtés, d'autant plus qu'elle prend soin de l'alimenter quotidiennement par ses lectures des philosophes grecs et latins. Robin Mc Kinley nous dresse le portrait d'une Belle attachante, finalement assez proche de celle mise en scène dans le célèbre dessin animé de Walt Disney : amoureuse des livres, excellente cavalière, indépendante... L'auteur évite également un des écueils pourtant fréquent lorsqu'il est question de ce genre d'histoire en ne faisant pas des soeurs de l'héroïne de simples pestes superficielles et mesquines. Pas de « grand méchant » ou de têtes à claque sur lesquelles se défouler donc, tous les personnages mis en scène ici étant globalement présentés sous leur meilleur jour.
Sans être ennuyeux, le début est peut-être un peu long à se mettre en place et ce n'est vraiment que lorsque Belle arrive enfin au château de la Bête que l'histoire gagne véritablement en force. Robin McKinley nous propose en effet une réécriture pleine de charme de ce conte séculaire censé nous apprendre à voir au-delà des apparences. L'histoire d'amour entre la Belle et la Bête est ici plutôt crédible, l'auteur s'attardant juste ce qu'il faut sur la compatibilité de leur caractère et sur l'évolution de leur relation. Les éléments fantastiques du récit sont pour la plupart classiques (la malédiction, les serviteurs invisibles, les roses qui ne fanent jamais...) mais l'auteur a également su trouver quelques idées originales de son cru, la meilleure étant probablement celle en lien avec la provenance des ouvrages peuplant l'immense bibliothèque de la Bête. le style est quant à lui très agréable, presque poétique, et on s'immerge sans mal dans ce monde où il est encore possible de trouver des châteaux fantastiques et des princes ensorcelés. Un seul bémol : la fin. L'auteur ne nous épargne évidemment pas le prévisible « happy-end » mais en fait un peu (voire beaucoup) trop au point que cela gâche un peu le plaisir du lecteur.
Une belle réécriture du conte de « La Belle et la Bête » qui évite la plupart des clichés habituels et met en scène une héroïne attachante et pas niaise pour un sou. A noter que le roman de Robin Mc Kinley, précédemment publié chez Mnémos, vient tout juste de sortir en poche : il serait donc dommage de se priver.
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Elamia
21 juin 2015
Une très jolie lecture et un réel coup de coeur. Je suis complètement envoûtée par cette réécriture de la belle et la bête.
Voila des mois à présent que j'avais repéré ce titre, ne voyant que des avis positifs à son sujet. Toutefois, la couverture de l'édition originelle ne me plaisait absolument pas, et était même un brin angoissante.
Les éditions Pocket nous a ont finalement gratifié d'une couverture beaucoup plus attrayante, davantage en raccord avec l'univers merveilleux développé dans ce récit.
Si à première vue, le livre me paraissait beaucoup trop court (environ 200 pages), le contenu surpasse mes espérances. Robin McKinley réussit la prouesse de nous immerger dans un univers magique et romantique, sans se perdre dans des longueurs interminables. Et même si j'aurais bien lu une centaine de pages de plus, l'histoire est déjà parfaite ainsi.
Autour d'un récit bien mené et vraiment très bien écrit, ce roman nous fait revivre le très célèbre conte de la belle et la bête, tout en nuances et en originalité.
Lorsque l'on évoque ce conte, la première chose qui me vient à l'esprit est le classique d'animation de Walt Disney. L'un de mes dessins animés préférés, bien que j'avoue sans honte, que c'est également celui qui m'a fait le plus frissonner étant enfant. Je me souviens encore de la fameuse arrivée de la Bête derrière le fauteuil où était installé le père de Belle. Cette scène m'a beaucoup marquée lorsque j'étais jeune, et j'avais une petite appréhension en me disant que le livre risquait d'être un peu inquiétant. A ma grande surprise, la Bête telle que décrite ici n'est pas aussi instable et ne rentre jamais dans de tels accès de fureur. Ce roman se rapproche davantage du conte originel, lu il y a très longtemps, mais qui me revenait en mémoire au fur et à mesure de cette lecture.
Robin McKinley reprend l'histoire du début, s'attarde longuement sur l'enfance de Belle, lorsque son père était encore un riche marchand et faisait commerce grâce à la navigation.
La mère étant morte prématurément, l'homme veille sur ses trois filles. Mais, vint un jour où il doit partir pour un long voyage, pour consoler ses filles, il leur demande quel cadeau elles aimeraient avoir. C'est cette scène clé du conte qui est retravaillée et mise en lumière ici, puisqu'elle coïncide avec l'arrivée de la Bête dans le récit. Ce moment est d'ailleurs amorcé progressivement, et subtilement, narré à la manière d'une aventure, au coin du feu.
Mais l'auteure ne se contente pas de nous remémorer les faits, elle nous offre un récit étoffé, très détaillé, avec des portraits plus vrais que nature de la famille de Belle. On prend donc le temps de s'imprégner de cette atmosphère familiale aimante, qui malgré les difficultés de la vie, parvient à s'en sortir grâce à l'entraide et à l'amour mutuel. Mais cette harmonie va être bouleversée comme on le sait, pas tragiquement, mais plutôt soudainement, dans des circonstances étranges. A partir de ce moment là, dès l'annonce du départ de Belle, la famille rentre dans une sorte de torpeur, l'atmosphère s'alourdit, une incompréhension s'installe. C'est avec le coeur lourd qu'ils la voient s'en aller pour le château de la Bête.
Commence alors pour la jeune fille une existence à la limite de la captivité, dans un décor des plus somptueux où tous ses moindres désirs sont exaucés. Elle apprend à connaître et à apprécier cette Bête qui l'a enlevée à l'amour des siens. Ensemble, dans un univers merveilleux, où la magie règne en maître et où la nature est souveraine, ils apprendront à combattre la solitude.
Robin McKinley renforce la beauté et le romantisme de cette histoire à travers des personnages attachants, un univers enchanteur, où la valse des saisons tourbillonne et influence l'humeur des personnages. La malédiction dont souffre la Bête n'est révélée que tardivement, ce qui laisse finalement à Belle (et au lecteur) le temps de s'interroger, de douter de son sort. Si l'on connaît plus ou moins les grandes lignes, l'intérêt du livre est de surprendre le lecteur en exploitant ou non certains éléments originels. L'auteure réussit brillamment à nous offrir de l'originalité et du suspense dans une légende que l'on pouvait croire fanée depuis longtemps. J'ai adoré redécouvrir grâce à une plume divine et soignée, ce conte bucolique, romantique, véritable ode à la littérature. Et oui, car s'il y a bien une chose dont tout amoureux des livres rêve, c'est bien la bibliothèque de cette très chère Bête ! Elle au moins sait comment plaire aux demoiselles ! D'ailleurs, si certains semblent visiblement déçus par le caractère plutôt placide de la Bête, je suis en revanche charmée par la bienveillance dont elle fait preuve dans ce roman.
J'ai également beaucoup apprécié les réflexions de Belle, qui, passionnée par les mythes antiques, trouve une place pour les héros grecs dans sa propre existence.
Mais les autres membres de la famille de Belle ne sont pas en reste, et ses soeurs sont tout aussi attachantes. Quant à Ger, même si je me suis surprise à douter d'une possible relation avec sa belle-soeur, c'est un des piliers centraux du roman, dont le rôle détermine en grande partie le destin de Belle. Je m'attendais à trouver des personnages insignifiants et sans intérêt, mais chacun a une place définie dans cette histoire.
Un rare souci du détail donc, qui fait de ce roman une lecture agréable, aboutie et toute en délicatesse.
Un roman qui révèle tout le charme et la magie du mythe de la Belle et la Bête à travers une plume enchanteresse. A découvrir sans plus attendre...


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Aelinel
13 juillet 2015
La Belle et la Bête est un de mes contes classiques préférés. Alors quand je vois une réécriture de cette histoire, je n'hésite pas. J'ai d'ailleurs adoré l'adaptation de la Belle et la Bête par la série Once upon a time.
Le synopsis du roman se veut alléchant et promet une réadaptation originale : tout en empruntant au conte classique (les deux soeurs de Belle) et au dessin animé de Disney (Belle aime lire), il semble avoir développé ses propres caractéristiques (Belle n'est pas forcément jolie et gracieuse). De plus, le résumé fait référence à des éléments de fantasy comme des lutins, des magiciens et des dragons : cela promettait un bon roman.
Oui mais voilà, le synopsis n'a pas tenu ses promesses! Monsieur l'Editeur, pourriez-vous me dire où est le dragon que vous nous aviez annoncé? Car dans le Nord où la famille part s'installer après la banqueroute familiale, il y a bien un château enchantée avec une Bête mais de pas de présence de lutin, magicien ou autre dragon! Alors, certes le récit est très sympathique et divertissant avec quelques longueurs lors du séjour de Belle dans le château de la Bête mais rien de plus. J'avoue donc avoir été un peu déçue de mon choix de lecture et quelque part j'ai le sentiment d'avoir été aussi bernée...
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Selvegem
02 août 2015
Ce roman de Robin McKinley est paru dans les années 1993 environ, avant d'être réédité à partir des années 2000.
Le conte de la Belle et de la Bête a connu de nombreuses variations, que ce soit au cinéma, au théâtre ou dans les livres. On peut citer notamment le film de Jean Cocteau ou l'animation de Disney, sans conteste l'un de mes dessins animés préférés. Robin McKinley revisite cette histoire à sa façon dans Belle, tout en respectant les grandes lignes.
Belle est une petite fille, puis une jeune fille, qui grandit auprès de ses deux soeurs et de son père. Aux mondanités et robes, elle préfère les livres et les cheveux. Si elle n'est pas aussi belle que ses soeurs, elle se rattrape avec une grande intelligence. Lorsque le commerce de son père fait faillite, ruinant la famille, la famille doit aller habiter une simple maison dans un petit village au fond des bois. La vie s'écoule paisiblement, la famille s'accoutume à cette vie différente... Mais malheureusement, jusqu'à un nouveau coup de foudre : le père revient d'un voyage, où il dormi pendant une nuit dans un château. La Bête qui y habite, furieuse qu'il ait volé une rose, l'oblige à choisir. Soit il reste là-bas, soit une de ses filles doit y aller. Belle, par amour pour son père, se dévoue et part vivre au château de la Bête.
La Belle et la Bête est un de mes dessins animés préférés, j'ai toujours été transportée par la magie de l'histoire. Alors quand Mnémos a publié ce petit récit d'un peu plus de 200 pages en 2011, je me suis précipitée dessus immédiatement. Surtout que la couverture est particulièrement magnifique ! le torse d'une jeune femme, la superbe robe, les griffes... Tout correspond parfaitement à l'idée que je me fais de l'histoire !
Pour ce qui est de l'écriture proprement dite : spécialisée dans la réécriture des contes et mythes, Robin McKinley nous fait redécouvrir une histoire. On peut se demander si le véritable conte se finit véritablement de cette manière, mais Belle est un pur bonheur de lecture. Alors qu'importe le conte originel ? (Même si je serais très curieuse de découvrir la toute première version de cette histoire !). Belle est une histoire magnifique, touchante, empreinte de rêve et de magie.
(Suite de mon avis sur mon blog.)
Lien : http://chezlechatducheshire...
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Syl
14 octobre 2015
Grâce, Espérance et Honneur sont les trois filles choyées d'un riche armateur, propriétaire d'une flopée de bateaux. Les deux aînées sont des beautés, quant à la cadette, plus quelconque, est surtout louée pour son intelligence, ce qui lui fait croire qu'elle n'est pas jolie…
Honneur, qu'on surnomme Belle, commence son histoire en se décrivant… petite, maigre et maladroite comme le vilain petit canard. Il fut un temps où elle était aussi mignonne que ses soeurs, mais l'adolescence la rendue disgracieuse, pleine de boutons et peu sûre d'elle.
Tout est bonheur dans la famille, jusqu'au jour où le faste n'est plus. Une série de catastrophes s'enchaine et provoque la ruine du père. Des bateaux ont fait naufrage, d'autres ont été pris par des pirates, et grand malheur, le fiancé de Grâce qui était capitaine est porté disparu. Il faut tout vendre et s'en aller vers d'autres terres…
C'est grâce à Gervain, un ferronnier qui oeuvrait sur les chantiers navals, qu'ils décident de partir à Pré-aux-Oies, une contrée bien loin de l'océan, perdue dans les monts du Nord, Colline Bleue. Gervain, qu'ils appellent tous Ger, était forgeron là-bas et ne rêve que d'y retourner.
On dit de la région qu'elle est habitée par des lutins, des sorciers et des elfes, tout un monde enchanteur et terrifiant. On raconte aussi que la forêt est dangereuse et qu'il ne faut pas s'y aventurer. Depuis deux siècles, une créature monstrueuse prisonnière d'un maléfice hante les lieux, c'est la Bête…
Leur premier hiver est très rude mais étrangement, Belle et sa famille se plaisent beaucoup dans cette campagne reculée. Une autre vie se présente à eux, plus laborieuse et moins pompeuse. Espérance se marie avec Ger, Belle se passionne pour les chevaux et aime assister son beau-frère, Grâce recommence à sourire même si elle ne peut oublier Robbie, et le Père retrouve un autre souffle.
Belle se sent plus libre, plus épanouie, et avoue que cette pauvreté lui sied bien mieux. Puis un jour, les facéties du destin lui jouent un autre tour… Au retour d'un voyage d'affaires, son père lui offre une magnifique rose et lui annonce avec désespoir le lourd tribut qu'il doit honorer pour avoir cueilli cette fleur… Il raconte la tempête de neige, le palais enchanté où il trouve refuge, l'opulence, le silence, le vide et la Bête.
« – Je vous épargne à une condition : c'est que vous me donniez l'une de vos filles.
(…) Si elle vient ici, il faudra que ce soit de son plein gré, parce qu'elle vous aime suffisamment pour vouloir vous sauver la vie… Il faudra qu'elle ait du courage, aussi, pour accepter de se séparer de vous. »
Belle porte bien son nom de baptême, Honneur. Par amour pour sa famille, elle se sacrifiera et s'acquittera de cette dette elle-même.
Courageuse mais pas exempte de peur, elle nous rapporte son arrivée au château et sa rencontre avec ce seigneur mi-homme mi-bête qui tous les soirs lui posera la question :
« Belle, voulez-vous m'épouser ? »
« La Belle et la Bête » est l'un de mes contes préférés. Dans les grandes lignes et la morale, que je ne détaillerai pas dans ce billet, cette réécriture ne s'éloigne pas trop de la version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, et pour l'atmosphère du château, de celle cinématographique de Jean Cocteau. le récit est plus personnel, plus intimiste, car il est raconté par Belle.
Si j'ai trouvé la première partie originale (le caractère affirmé de Belle, les soeurs ne sont pas des harpies, la ruine du père, les personnages secondaires…), j'ai trouvé que la deuxième et la troisième le sont beaucoup moins. L'histoire est toujours aussi majestueuse, aussi poétique et enchanteresse, mais j'aurais aimé rencontrer une ambiance ancrée dans la fantasy comme on nous le laisse supposer ; c'est le seul bémol que je retiendrai.
L'auteur offre à Belle plus de caractère que dans le conte. Toujours aussi modeste, cultivée, intelligente, elle lui donne un ascendant sur sa famille qu'on ne lit pas dans la version initiale. Quant à la Bête, elle se conforme à son rôle, un être sombre, solitaire, meurtri par l'enchantement.
Autre petite fantaisie, la Bête a une gigantesque bibliothèque dont certains livres appartiennent au futur. Les écrits de Conan Doyle côtoient ceux de Homère. Mais Belle préfère l'Iliade, la poésie de Walter Scott, aux enquêtes de Sherlock Holmes qui véhiculent des images d'une époque trop moderne et donc incompréhensible pour elle.
(Cette lecture ne manque pas d'humour.)
Alors vous ne rencontrerez pas de « lutins, sorciers et dragons », mais je pense sincèrement que vous passerez une belle heure entre ces pages…
Je vous recommande cette histoire d'amour, l'une des plus belles.
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Les critiques presse (1)
Elbakin.net11 juin 2015
En l’état, un (très) joli texte qui devrait séduire tous les amateurs de contes de fées, mais pas seulement.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca06 décembre 2015
Environ quinze jours après mon arrivée, je me réveillai un matin et vis que le soleil paraissait bien pâle à travers ma fenêtre. Je me levai et constatai qu'une pluie fine, mais persistante, tombait. Les jardins scintillaient comme des joyaux sous l'eau, et je me dis que j'avais sous les yeux une vision extraordinaire de ce qui pouvait être une cité de sirènes, sous la surface limpide d'un grand lac mystérieux. 
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StellabloggeuseStellabloggeuse08 février 2014
-Belle ? Quelque chose ne va pas ?
En général, il ne me fallait pas plus de quelques minutes pour me changer et descendre à la salle à manger.
-Elles me forcent à porter une robe qui ne me plait pas, répliquai-je d’un ton boudeur. Je ne peux pas l’enlever.
-Elles vous y forcent ? Mais pourquoi donc ?
-Je n’en ai pas la moindre idée ! ripostai-je en me débarrassant des bracelets, que je jetai vers l’âtre.
Ils revinrent aussitôt sur mes bras.
-C’est curieux.
Un court silence, puis :
-Que lui reprochez-vous, à cette robe ?
-Elle ne me plaît pas.
-Heu…Puis-je la voir ?
-Bien sûr que non ! Si cela ne m’ennuyait pas de vous la montrer, pourquoi me cacherais-je dans cette chambre ? Qui d’autre pourrait la voir, sinon moi ?
-Parce que vous êtes sensible à ce que je pense de votre tenue ?
-Je ne veux pas la mettre, répétai-je obstinément.
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StellabloggeuseStellabloggeuse08 février 2014
-Eh bien, voilà… Tu vas rire, et je ne pourrai t’en vouloir. J’ai grandi par ici, tu comprends, et ces légendes entendues dès le berceau m’ont marqué, moi aussi… On prétend donc qu’au milieu de ces bois s’élève un château, dans un jardin sauvage. Et que toute personne s’aventurant un peu trop loin sera irrésistiblement attirée par ce château. Or, à l’intérieur, vit un monstre. Selon certains, il est né homme, mais a été transformé en monstre par la suite en guise de punition pour ses mauvaises actions. D’autres affirment qu’il est né monstre, et ce pour punir ses parents, souverains d’un pays merveilleux qui ne se souciaient que de leur propre plaisir.
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EnnariaEnnaria21 septembre 2016
« Les battants s’écartèrent devant moi, et je me trouvai au seuil d’un vestibule immense éclairé par des centaines de bougies dans des chandeliers en cristal. Tandis que je demeurais figée sur place, stupéfaite, une brise caressante se mit à chuchoter autour de moi. J’entends presque les voix, mais dès que je voulais les écouter, elles s’estompaient. C’était un petit vent tout doux, qui ne semblait s’être levé que pour le plaisir de tirer sur mes manches et de taquiner l’ourlet de ma jupe, tout en poussant ce qui ressemblait à des gémissements de désespoir… »
+ Lire la suite
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UnMondeLivresqueUnMondeLivresque23 mars 2016
"Lorsque je mis le pied dehors, les lanternes des jardins s'allumaient ; le parfum doucereux de l'huile des lampes imprégnait les airs. Seuls le gargouillis des ruisseaux et le son trainant de mes bottines rompirent le silence. Je me sentais minuscule et misérable parmi tant de grandeur."
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