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Valérie Malfoy (Traducteur)
EAN : 9782253121220
472 pages
Le Livre de Poche (11/04/2007)
3.89/5   123 notes
Résumé :
Solitaire, obèse, alcoolique, dépressif, Smithy Ide se retrouve orphelin à quarante-trois ans.
Sa vie aurait pu s'arrête là. C'est là qu'elle va commencer. Il enfourche sa vieille bicyclette et, de New York à Los Angeles, il se met à pédaler, pédaler, pédaler. Ce roman pas comme les autres a bien failli ne jamais être publié. Découvert par Stephen King, qui a clamé haut et fort son enthousiasme, ce chef d'oeuvre d'humour et de tendresse rencontre un immense s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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Cette critique peut heurter la sensibilité de certains lecteurs.
Hugo
  24 juin 2016
Bordel je suis aigri en ce moment, Je n'arrive plus à être un peu drôle, léger, enculé de la langue française, je reste là à chouiner sur mon sort de trentenaire, au lieu de siroter quelques blagues à rire déployé… qu'est ce que c'est que c'est que cette manie se flageoler la tronche à coups de misères futiles dont tout le monde se branle sauf moi ?
Je me dis : « va courir tes kilos en moins »… Mais l'autre jour j'ai tellement forcé sur la foulée que je suis mis un coup à la motivation de recommencer très prochainement, crachant de milles toux quelques clopes passées par là pour me redonner un coup de cancer au moral… Et puis faut avouer que mon canapé a des arguments bien plus convaincants pour que je m'étale comme une petite chose somnolente…
Ouais ça m'arrive de courir, pour évacuer un peu, avec la musique dans les oreilles pour m'occuper l'ennui avant que l'endorphine ne fasse son petit effet, je suis là tout seul au milieu des champs de betteraves, à trottiner sur cette vie qui m'échappe depuis quelques mois…
Du coup j'ai envie de me monter un petit scénario dans la tête, genre le gars, il gagne le prix Goncourt, pas de demi mesure, quand je me filme un fantasme, j'y vais sans modestie, sans retenue, je me lâche la bite au vent souvent, mais là il n'était point question de montrer mon zizi en pleine course, en pleine rue, les gens n'y comprendraient rein, enfermés tout qu'ils sont dans leur pudeur, et la police non plus j'imagine, difficile d'expliquer :
- Voyez-vous monsieur l'agent pour le bien de mon esprit en pleure, j'ai besoin de me fantasmer un petit peu la libido voyez-vous ?
- En sortant votre bite dans la rue
- le grand air lui donne bonne mine
- Et la garde à vue ?
- Connait pas, mais elle peut vous faire le garde à vous…
Non il ne serait point raisonnable de « sexy bitionné », du coup je me suis imaginé humblement gagner le prix Goncourt, grâce à mon livre qui s'intitulerait :
« Suce-moi la bite salope »
Enfin j'étais hésitant, je me disais que peut-être ça allait être compliqué avec un titre pareil de gagner l'estime de l'élite littéraire, alors j'ai voté avec moi-même pour :
« Je t'aime encore »
Putain rien que le titre et j'ai versé une petite larme de génie, le contenu au combien bandant me donnerait mon ticket d'entrée pour des émissions à la con ou je pourrais rencontrer des petits nanas toutes mignonnes… et là j'avais décidé que ce serait « Louise Bourgoin », allez savoir pourquoi j'ai choisi cette beauté délicieuse ?
Bien sur elle tomberait folle de désir pour moi au premier regard, j'aurais la répartie d'un enfoiré au coeur tendre, la timidité d'un Desproges, et la verve d'un Bukowski bien grammé, j'inventerai le buz romantique, balançant quelques bonnes réparties bien dégueulasses aux guignols politiques invités à se rendre ridicule, et alors dans un moment de démagogie, Je me lèverai de mon siège, les gens présents braqueraient leur curiosité sur moi et j'irai dans un élan d'égo embrasser la belle Louise qui conquise par tant d'originalité, me rendrait mon baiser au gout d'insouciance, les applaudissements seraient à la mesure de mon audace…
Alors je serai interviewé de milles louanges, gêné par cette modestie qui me caractérise fort bien vous en conviendrez et à la fin, je raccompagnerais La belle au gout de bombasse dans ma demeure…
Nous serions remplis d'un désir purement animal, ma langue frétillerait d'impatience, mes doigts chatouilleraient la luxure de folies lubriques, jusqu'à l'orgasme de nos deux corps affolés de plaisirs charnels…Elle poserait sa tête sur mon torse, me dirait que je suis si différent, qu'elle n'avait jamais ressenti ça auparavant…
Voilà pourquoi j'ai rêvé de courir longtemps, pour gagner le prix Goncourt et me taper Louise…
A plus les copains
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gouelan
  03 mars 2017
À vélo de Rhode Island jusqu'à Los Angeles, nous suivons le long voyage de cet homme au fil des paysages, de ses rencontres aimables ou désagréables, sous la pluie, le froid ou le soleil.
Coups de pédale qui font défiler les souvenirs, pour comprendre ce qui le faisait courir, ce qui l'a fait déraper, en se vautrant dans cette vie minable d'obèse alcoolique et dépressif.
« Lire, c'est un peu comme pédaler. Une fois qu'on s'y est remis, ça va tout seul. Mais au début, les phrases s'entortillent dans la tête. »
Il pédale, il lit, il délivre des morceaux de son histoire ici et là, lorsqu'on ne lui ferme pas la porte en le prenant pour un gros lard et un clochard, pour que les mots ne s'entortillent plus dans sa tête, pour ne plus fuir sa vie.
Une écriture déchirante, solide, honnête, sans fantaisie, qui tranche dans le vif des sentiments, sans faire de cadeaux, avec un humour plein de tendresse. Pas de héros, mais un homme avec ses faiblesses, tellement perdu et vide, malgré la nourriture ingurgitée, qu'il n'hésite pas à enfourcher son vélo, sans aucune préparation, sans bagages, sans peur des rencontres et du regard méfiant qu'on portera sur lui, tout au long de son périple. Il n'a rien à perdre, et il pourrait même finir par se trouver…
Traverser les États-Unis, à coups de pédale, à coups de chagrin, de solitude et de peur parfois, pour ne plus fuir sa vie, ne plus être rien, pour s'alléger aussi.
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bilodoh
  12 avril 2014
Pas une histoire de course à pied, mais une quête de soi à vélo et une grande histoire d'amour.
Un Américain obèse et alcoolique perd son père et sa mère dans un accident d'auto. Il découvre aussi que son unique soeur est décédée. Sans intentions précises, il fait un tour sur son vieux vélo. Un enchaînement de circonstances transformera cette randonnée en un long périple à travers les États-Unis, un voyage qui lui permettra de se retrouver, sous la graisse accumulée par des années de beuverie et de mauvaise alimentation.
Un roman à plusieurs facettes, un texte qui coule et se déroule aisément, comme les kilomètres d'asphalte parcourus par le héros qui vit cependant des aventures rocambolesques : happé par un véhicule, battu, blessé par balle, volé et presque mort de froid.
On y rencontre de nombreux personnages et beaucoup de bons sentiments : un pasteur généreux, un mourant, un camionneur, réparateur de vélo, des familles et des amoureux…
On y parle des difficultés de la vie et des moyens d'y faire face : la fragilité de l'existence et les deuils inévitables; les cicatrices de la guerre; la folie et le poids qu'elle représente pour les familles, pour les proches; la solitude du fauteuil roulant et de la conquête de l'autonomie; les rêves englués dans la routine, la bouffe et l'alcool qui anesthésient les émotions.
On y parcourt les paysages et les grands espaces américains, des collines verdoyantes et des rivières poissonneuses, des montagnes et des déserts.
Un roman dont j'ai beaucoup apprécié le regard sur la maladie mentale, mais qui a peut-être un peu trop de « tout » pour plaire à tous…
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ibon
  25 janvier 2017
Un jour de 1990, Smithy Ide, 43 ans, 1m83 et 140kg n'est pas au meilleur de sa forme: boire des bières, des vodkas orange et pêcher à la ligne sont au quotidien ses seules occupations.
C'est donc ivre, au bord d'une rivière, qu'il apprend le décès de ses parents et quelques heures plus tard, toujours ivre, la disparition de sa soeur Bethany.
Ces drames auraient dû l'enfoncer davantage, si cela était possible, mais celui qui se surnomme lui-même "Gros Lard" prend son vélo poussiéreux et se retrouve à "manger la route" du Rhode Island dans la direction de l'Ouest. L'épopée peut commencer.
Stephen King a dit en 2004: "C'est le meilleur roman de l'année".
Comme cet illustre avis n'est pas négligeable, que les Etats-Unis et sa beauté fatale sont au coeur du récit et qu'enfin les histoires d'antihéros suscitent en général de l'empathie, je me suis laisser emporté par ce récit.
Style impeccable mais flash back trop fréquents. Cette astuce d'écrivain, pour dynamiser la lecture, même si elle la complète, sera ma seule réserve.
Ce roman de MacLarty fait sentir le souffle de l'aventure.
Avec ce livre, le prochain achat sera peut-être un vélo?

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MELANYA
  23 juillet 2022
L'écrivain américain Ron McLarty est surtout un acteur de second plan, qui a figuré dans des séries télévisées (vous souvenez-vous de « Sex and the city » ? Il y était).
Son roman « J'ai rêvé de courir longtemps » (« The Memory of Running « ) a pu être publié grâce à l'intervention de Stephen King : sympa, surtout que ce roman est une oeuvre qui « habite l'âme ».
« Courir à sa perte ».
Le narrateur, Smithy Ide, est un homme très obèse – alcoolique - simplet et fumeur compulsif. Après la mort de ses parents, il trouve une lettre lui révélant que la dépouille de sa soeur disparue est en Californie. Il entreprend alors de sauter sur le vélo de son enfance pour une traversée de l'Amérique, un peu comme Forrest Gump lorsque qu'il décide de marcher sans s'arrêter. « Cours Forrest, cours ! » dans le film « Forrest Gump ». 🎬
Ce voyage signifie réflexion - retour sur le passé pour un homme qui a toujours fui les responsabilités. Hanté par le souvenir de sa soeur, emprise de psychoses, et supporté à distance par l'amour d'une voisine paraplégique, il se transforme au fil des pages relatant sa vie et ses aventures. Non, pas du tout, il ne s'agit pas d'une de ces histoires remplies de bons sentiments pour réchauffer les coeurs. On y trouve aussi de l'humour.
Avec ce périple, Ron McLarty raconte une quête de soi et dessine un portrait intime de l'Amérique. Son personnage de perdant, bonasse et résolument perdu est tout à fait attachant et terriblement humain dans ses faiblesses.
C'est une épopée américaine solide – pesante - déchirante un peu comme la vie peut l'être si on ne se défend pas.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   02 mars 2017
Mon père n'était pas du genre à parler comme un livre, mais je me rappelle qu'une fois, le jour où Bethany avait été raccompagnée par Winnie Prisco et qu'elle avait juré de se tuer, mon père, qui était assis dans la cuisine avec maman, avait entouré cette dernière de son bras et dit : "À certains, la Vie demande davantage qu'à d'autres." Après quoi il avait saisi Bethany par le bras pour la reconduire dans notre break à l'hôpital.
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gouelangouelan   03 mars 2017
Et ça m'est tombé dessus dans la salle de musique, comme tout me tombe du ciel. Le hasard. J'étais telle une boule de billard se heurtant aux gens et aux choses. Ainsi, même si ma vie enfantine ne comprenait pas de plan particulier ni un semblant de ligne de conduite rationnelle, c'était ma modeste façon d'être au monde. Intégré à la totalité. Mais aujourd'hui, plus rien ne me tombe du ciel. Je ne suis plus une boule de billard. Ce n'est pas à cause d'une blessure, ni de Bethany ou d'autre chose. Seulement j'ai trouvé que la télé, la bière et les bretzels, c'était plus facile. On allume le poste, on boit une rafraîchissante blonde, on s'installe confortablement pour fumer - que demander de plus ?
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bilodohbilodoh   11 avril 2014
Il faut assumer, être fort; et la meilleure façon d’être fort, c’est de compter sur les autres et d’avoir le courage de leur faire confiance. (p.330)
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bilodohbilodoh   12 avril 2014
…de tout temps, des hommes courageux sont partis chercher des réponses aux grandes énigmes de l’humanité. On a écrit des livres sur ces gens qui parcourent le monde afin de trouver des réponses à ces questions. (p.289)
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gouelangouelan   04 mars 2017
La mort est-elle urgente ? Je ne sais pas. C’est peut-être seulement qu’on a alors l’impression qu’il y a des choses à faire rapidement.
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