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ISBN : 2070457184
Éditeur : Gallimard (27/05/2014)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 24 notes)
Résumé :
«Enfant, je savais donner ; j’ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu’aujourd’hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux ; chaque arbre était un objet de respect. J’admire aujourd’hui, avec l'homme blanc, un paysage peint dont la valeur est estimée en dollars !» Un émouvant témoignage des Indiens d’Amérique du Nord, qui racontent leur mode de vie en harmonie avec la nature : un exe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Aaliz
  28 août 2014
Durant plus de 20 ans , de 1907 à 1930, Edward S. Curtis, photographe et ethnologue, a sillonné tout le territoire américain à la rencontre des peuples amérindiens. Il a ainsi répertorié plus de 80 tribus, pris plus de 50 000 clichés et constitué ainsi le plus grand inventaire qui soit. The North American Indian, riche de 20 volumes, contenant près de 2500 photographies et 4000 pages de textes, est ainsi la source la plus riche concernant les amérindiens, leur mode de vie, meurs croyances et coutumes.
Après avoir découvert cette oeuvre monumentale, Teresa Carolyn McLuhan entreprit de compiler et poursuivre ce travail. Ainsi est né l'ouvrage Pieds nus sur la terre sacrée regroupant textes, photographies et témoignages des derniers représentants d'une civilisation aujourd'hui pratiquement disparue.
Le recueil proposé par les éditions Folio comporte les deux premières parties de l'ouvrage de T.C. McLuhan.
La première se consacre aux croyances et au patrimoine spirituel. Bien que le peuple amérindien soit extrêmement varié, les discours rapportés font ressortir des croyances communes et principalement leur attachement viscéral à la terre-mère, à la nature et leur mode de vie organisé en harmonie avec leur environnement, environnement soumis aux lois du Grand Esprit, décideur de tout et à qui l'on doit tout.
La deuxième partie est dédiée aux relations entre les amérindiens et les « hommes blancs » et les témoignages apportent le point de vue de ces peuples dénués de préjugés et innocents sur l'arrivée et le mode de vie de ceux qui leur ont volé leurs terres et leur âme. Les grands chefs indiens ne mâchent pas leurs mots et c'est pourtant avec une infinie sagesse qu'ils expriment leur étonnement et leur désapprobation quant aux moeurs des « hommes blancs » et leur mode de vie sociétal qu'on veut leur imposer : la hiérarchie, l'éducation, la religion etc… Ils invitent à réfléchir au sens qu'on donne au mot « civilisé » et mettent ainsi l'accent sur ce qui cause aujourd'hui encore la rancoeur et le rejet de l'autre : l'incompréhension mutuelle.
Pieds nus sur la terre sacrée est un recueil qui, malgré son peu de pages, marque bien plus que d'autres ouvrages plus denses. Chaque discours est une leçon pour nous occidentaux qui perdons les vraies valeurs et une invitation à revenir à une vie plus saine, plus respectueuse de la nature, plus à l'écoute de notre environnement. Une lecture qui donne envie d'aller se construire un tipi au fin fond des bois.
« Enfant, je savais donner ; j'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux ; chaque arbre était un objet de respect. J'admire aujourd'hui, avec l'homme blanc, un paysage peint dont la valeur est estimée en dollars ! »


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patrick75
  12 juillet 2014
T.C.McLuhan a réuni dans cet ouvrage la parole écrite et orale d'un peuple.
Issus de différentes sources, ces textes racontent un génocide. Celui des indiens d'Amérique. Ces témoignages impressionnant et très émouvant, démontent le "mythe du sauvage"et prouvent la duplicité des "envahisseurs européens".
Eux, qui possédaient un continent entier,se sont vu en quelques siècles devoir disputer aux coyotes un lopin de terre.
Ces récits montrent que les indiens d'Amérique vivaient en communion avec la nature, qu'ils parlaient aux arbres, se laissaient porter par le vent, marchaient pieds nus dans les rivières et embrassaient la terre.
Des textes tout simplement magnifiques, qui devraient être lus par le plus grand nombre, pour servir l'humanité . Ils sont issus des deux premières parties de " Pieds nus sur la terre sacrée", qui en comprend quatre. Espérons que les éditions Gallimard, dans leur collection Folio2euros, auront la généreuse idée d'éditer les deux suivants.
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belette2911
  13 septembre 2019
Homme Blanc a la langue fourchue comme celle du serpent.
Sa langue dit une chose et son coeur en pense une autre.
Sa parole ne vaut rien, sa signature non plus. Ses traités, il ne les respecte jamais.
Son avidité est sans limites, sans bornes, toujours les autres doivent reculer devant lui.
Même la Nature, même les animaux, même nous, les Premiers Hommes qui étaient là bien avant son arrivée.
L'Homme Blanc se révolte lorsqu'on veut lui faire adhérer à une religion qu'il ne veut pas, mais il impose la sienne à tous, parle de son Livre que son Dieu lui a transmit, mais jamais deux Hommes Blancs ne disent la même chose sur leur religion. Mais ils voudraient que nous laissions la nôtre pour la sienne…
L'Homme Blanc a fait des révolutions lorsque les riches ne lui laissaient rien à manger, mais il fait la même chose lorsqu'il est arrivé sur les Terres des autres, tuant les Bisons et gaspillant l'animal en ne prenant que sa langue ou sa fourrure.
Puis il a voulu imposer l'élevage à nous, les Hommes Rouges, alors que nous étions des chasseurs et non des éleveurs.
Tremblant et ne sachant pas se défendre ou se nourrir lorsqu'il est arrivé, l'Homme Blanc était content que l'Homme Rouge lui donne de quoi remplir son estomac.
Pleurnichant, il supplia qu'on lui accorde un petit lopin de terre afin de poser son tapis et d'y vivre tranquillement, mais ensuite, il ne cessa de vouloir plus et ce qu'il aurait pu avoir par amitié, il le prit de force. Et nous traita ensuite de voleur…
Nous chassant de la terre de nos Pères et des Pères de nos Pères, l'Homme Blanc n'avait jamais qu'un seul ordre à la bouche : "Cassez-vous, pov'cons" et, tels ses politiciens aux coeurs fourbes et à la langue fourchue, toujours ils nous firent des promesses qu'ils ne tinrent jamais.
Les Lois de l'Homme Blanc sont faites pour être respectées, qu'ils disaient. Mais en fait, leurs lois sont faites par des Hommes Riches, pour être appliquées aux Hommes Pauvres car le Riche sait toujours s'y soustraire. Mais l'Homme Rouge, lui, il doit s'y plier et s'il tue un Blanc, le châtiment sera terrible, alors que l'inverse n'est pas vrai.
L'Homme Blanc est un fléau pour nous, les Indiens. Il nous a toujours méprisé, considéré comme des Sauvages, nous a empêché de vivre comme nous avions toujours vécu (alors que nous étions chez nous), nous a spolié nos terres, nous a pris nos droits, a fait de nous des esclaves alors que nous étions, avant son arrivée, des Hommes Libres.
Toujours nous avons essayé d'être conciliants, nous avons respecté les traités signés, nous avons espéré être enfin tranquille, mais jamais nous ne le fûmes !
Nous avons, comme demandé, envoyé nos fils dans les écoles de l'Homme Blanc, mais il ne nous est revenu que des lettrés ne sachant ni chasser, ni pêcher, ni se débrouiller. L'Homme Blanc nous a-t-il envoyé ses Fils pour que nous en fassions des Hommes ? Jamais.
Surtout ne faite pas lire ce recueil de nos textes au Président Blond Décoloré Et Mal Coiffé des Américains, il penserait qu'il a raison de vouloir ériger un mur à la frontière mexicaine car, prenant ce recueil à témoin, il dirait « Regardez ce qui est arrivé aux Indiens qui ont accepté les premiers arrivants et qui les ont accueillis : ils ont été envahis, assassinés, déplacés, virés, éliminés et presque remplacés ».
Groupant les textes des grands chefs Indiens, ce petit recueil est de la dynamite, un condensé d'émotions brutes qui vous touchent en plein coeur.
Voilà un peuple qui était considéré comme « sauvage », qui ne savait ni lire, ni écrire mais qui a une analyse tellement juste, tellement vrai de ce qu'est l'Homme Blanc qu'on se dit qu'il n'est pas nécessaire d'aller à l'école pour être instruit et arriver à lire dans le coeur des Hommes.
Tout ce que j'ai lu était vrai, avant, pendant et maintenant : l'Homme Blanc est avide, rapace, envieux, querelleur, casseur, envahisseur et veut toujours tout au détriment de tout le reste. Il a dicté aux autres ce qu'ils devaient faire, mais n'a jamais voulu qu'on lui dicte à lui ce qu'il devait faire.
Les Poppies peuvent ressortir leur titre et chanter à tue-tête ♫ Non, non, rien n'a changé, tout, tout à continué ♪
Le recueil est court, mais il est intense. C'est du concentré de sagesse, mais aussi d'acide, c'est un tacle violent sous la ceinture mais un tacle mérité.
Ce roman, que l'on pourrait qualifier de Noir, puisqu'il est social, c'est aussi un condensé de la colère de tout un peuple qui a vu les siens mourir de faim, de froid, d'épuisement, alors qu'ils ne manquaient jamais de rien avant l'arrivée des Colons.
C'est âpre, tout en étant bien dit car les Indiens avaient le sens de la diplomatie et savaient tourner leur phrases pour ne pas choquer l'Homme Blanc qui a parfois des airs de vierge effarouchée lorsque l'on met la tête dans sa propre merde.
On sent aussi dans les textes que les Indiens sont forts, qu'ils ne pleurent pas, qu'ils détestent la pitié, qu'ils sont fiers.
C'est beau, c'est puissant, c'est finement analysé, c'est magnifiquement envoyé (dommage qu'on ne les ai que si peu écouté) et c'est le coeur lourd qu'on termine ce petit recueil qui est aussi un plaidoyer pour un retour à la Terre, à la Nature, le tout dans le respect de tout un chacun, Humains, animaux, ainsi que les plantes et tout le reste.

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Noctenbule
  07 août 2014
Teresa Carolyn McLuhan propose de nous emmener sur les terres américaines pour nous faire découvrir la culture des Indiens d'Amérique et la modification du territoire avec l'arrivée des colons. Folio dans ce court recueil nommé Pieds nus sur la terre sacrée nous fait découvrir une partie des textes recueillis. Une conquête d'un territoire qui se fait dans l'injuste, la violence et la haine.
T. C. McLuhan, canadienne, a fait de nombreuses recherches autour de l'histoire des Amériques. Une révélation se fait avec The North American Indian d'Edward S. Curtis (1868 - 1952). Elle décida de parcourir le trajet qu'il a réalisé en allant à la rencontre des tribus indiennes en passant par l'Arizona, le Nouveau-Mexique, la Californie, le nord de la Colombie-Britannique (Canada) et l'Etat de Washington. En 30 ans de voyage, il avait accumulé plus de 40 000 clichés. Elle rencontra plus de quatre-vingt tribus avec qui elle tissa un véritable lien d'amitié et de confiance.
Dans cet ouvrage, elle propose de poursuivre le travail initié par Edward S. Curtis en proposant des témoignages de ces indiens d'Amérique qui étaient accompagnés dans l'édition d'origine de photographies. le présent volume réuni deux des quatre parties de l'oeuvre complète. Les témoignages très courts nous éclairent sur l'histoire de ces indiens qui ont été chassés de leurs terres, dépourvus de leurs rites, obligés de changer de croyances... les plongeant dans un profond désespoir et perte de repère. On les déplace dans des zones pauvres, les oblige à changer d'habits, à mettre leurs enfants dans des écoles où on leur inculque une religion monothéiste.
La découverte de leurs modes de vie nous est présentée par la même occasion. L'harmonie avec la nature est une pièce maîtresse de la vie quotidienne. Prendre pas plus que de mesure et respecter ce sol qui donne la vie. Les colons ne comprennent pas cette façon de faire et très vite imposent l'agriculture et l'élevage. Ils chassent et tuent les primo-habitants en les faisant passer pour de vilains sauvages qu'il faut éduquer ou éradiquer.
Un livre touchant et surprenant qui mène à réfléchir sur le sort, même de nos jours de ces indiens déracinés de leur histoire et de leur terre. Une petite mise en bouche qui donne envie d'en découvrir plus sur le sujet.
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Pchabannes
  25 octobre 2014
A tous ceux qui, en chemin, laissant parfois leur smartphone en mode silence, tentent de le faire aussi dans leur tête.
Tournant sans hâte les pages, les courts textes dessillent les yeux de l'homme barbu. Une civilisation harmonieuse serait-elle possible ? L'industrialisation de tout au service de quelques uns ne serait-elle qu'un déséquilibre et non un progrès ?
Qu'est-ce que la vie ? C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle du bison en hiver. C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au couchant. Les derniers mots de Crowfoot (1821 – 1890), porte-parole des Blackfeet.
La parole donnée à des Indiens, médecins ou instituteurs, déploie une douce force puissante pointant le déséquilibre du modèle vainqueur recherchant pourtant lui-même en son sein un équilibre impossible. Toutes les traditions, souvent modernes, répètent avec le Sioux combien le silence, le contact avec la terre, le fait de s'asseoir ou de s'allonger pour penser plus profondément permet de sentir plus vivement les forces vivantes qui nous entourent.

Lien : http://quidhodieagisti.over-..
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Jones_CrystalJones_Crystal   15 février 2017
En 1676, un chef indien gaspésien  ( micmac aujourd'hui) critiqua un groupe de capitaines français, pour la haute opinion qu'ils affichaient à l'égard de la civilisation française.

"Vous reprochez fort mal, à propos à notre pays, d'être un petit enfer sur terre en contraste avec la France que vous comparez à un paradis terrestre, parce qu’il vous donne - dites-vous - toutes sortes de provisions en abondance. Vous dites de nous que nous sommes les plus misérables et les plus malheureux de tous les hommes, vivant sans religion, sans éducation, sans honneur, sans ordre social et en un mot sans aucune loi, comme les bêtes de nos bois et forêts ; manquant de pain, de vin et de milliers d’autres avantages dont vous regorgez en Europe. Ecoutez, frères, si vous ne connaissez pas déjà les véritables sentiments que nos Indiens ont pour votre pays et pour toute votre nation, il est bon que je vous en informe sans tarder.
Croyez bien qu’aussi misérables que nous paraissions à vos yeux, nous nous regardons néanmoins comme plus heureux que vous, en ceci que nous nous contentons du peu que nous avons... Vous serez profondément déçus si vous pensez nous persuader que votre pays est meilleur que le nôtre. Pourtant si la France est, comme vous le dites, un petit paradis terrestre, est-il sensé de le quitter ? Et pourquoi abandonner femmes, enfants, parents et amis ? Pourquoi risquer vos vies et vos biens chaque année ? Et pourquoi vous aventurer et prendre de tels risques quelle que soit la saison, affronter les orages et les tempêtes de la mer pour venir dans un pays étranger et barbare que vous considérez comme le plus pauvre et le malheureux de la Terre ?
D’autant que nous sommes convaincus du contraire et ne prenons pas la peine d’aller en France, parce que nous craignons à juste titre de ne trouver là-bas que peu de satisfactions puisque nous voyons ceux qui y sont nés la quitter chaque année pour venir s’enrichir sur nos rivages. Nous vous croyons, en outre, incomparablement plus pauvres que nous malgré vos apparences de maîtres et de Grands Capitaines. Vous n’êtes que de simples journaliers, valets, servants et esclaves se faisant une fête de nos vieux chiffons et misérables vêtements de peaux qui ne nous servent plus, et vous venez chercher ici, en pêchant la morue, de quoi vous consoler de la misère et de la pauvreté qui vous accablent. Alors que nous, nous trouvons toutes nos richesses et toutes nos commodités chez nous, sans peine, sans exposer nos vies aux dangers que vous affrontez constamment au cours de vos longs voyages. Et c’est avec un sentiment de compassion pour vous que, dans la douceur de notre repos, nous admirons la peine que vous vous donnez, nuit et jour, à remplir vos navires.
Nous voyons aussi que tout votre peuple ne vit que sur la morue que vous pêchez chez nous. Toujours et rien que de la morue, morue au matin, morue à midi et morue le soir, encore de la morue, jusqu’à ce que les choses en viennent à une extrémité telle que, lorsque vous voulez vous offrir un bon morceau, c’est à nos dépens ; et que vous êtes contraints d’avoir recours aux Indiens que vous méprisez tant, et vous leur mendiez le produit d’une chasse pour vous régaler. Maintenant dites-moi un peu, si vous avez un peu de bon sens, lequel des deux est le plus sage et le plus heureux : celui qui travaille sans cesse et n’obtient qu’à grand-peine juste assez pour vivre, ou celui qui se repose confortablement et trouve tout ce dont il a besoin dans les plaisirs de la chasse et de la pêche ?

Il est vrai que nous n’avons pas toujours eu le pain et le vin que votre France produit, mais, en fait, avant l’arrivée des Français dans ces parages, les Gaspésiens ne vivaient-ils pas plus vieux que maintenant ? Et si nous n’avons plus parmi nous de ces vieillards comptant cent trente ou cent quarante années, c’est seulement parce que peu à peu nous adoptons votre manière de vivre ; parce que, comme l’expérience le montre, ceux des nôtres qui vivent le plus longtemps sont ceux qui méprisent votre pain, votre vin, votre eau-de-vie, se contentent de la chair du castor, de l’élan, de l’oiseau et du poisson, et vivent en harmonie avec la coutume de nos ancêtres et de toute la nation gaspésienne. Apprenez maintenant, mes frères, une fois pour toutes, parce que je vous dois la vérité : il n’y a pas d’Indien qui ne se regarde comme infiniment plus heureux et plus puissant que le Français".
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patrick75patrick75   12 juillet 2014
Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existait un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois; il les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers. Nous en usions autrement. Nous conservions les lois que nous avions faites et nous vivions notre religion. Nous n'avons jamais pu comprendre l'homme blanc; il ne trompe personne d'autre que lui-même.
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PchabannesPchabannes   25 octobre 2014
La parole à Adario dit Kondiaronk, chef Huron mort en 1701, s’adressant au baron de Lahontan.
En vérité, cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vous clairement la différence entre ta condition et la mienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j’ai l’entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je ne dépends que du Grand Esprit, Wakan Tanka.
Il n’en est pas de même pour toi, ton corps aussi bien que ton âme son condamnés à dépendre de ton grand capitaine ; ton vice-roi dispose de toi ; tu n’as pas la liberté de faire ce que tu as dans l’esprit ; tu as peur des voleurs, des faux-témoins, des assassins,etc…Et tu dépends d’une infinité de personnes dont la place est située au-dessus de la tienne. N’est-ce pas vrai ?
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patrick75patrick75   10 juillet 2014
Le vieux Lacotas était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur; il savait que l'oubli du respect dû à ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes gens sous la douce influence de la nature.
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NoctenbuleNoctenbule   07 août 2014
Enfant, je savais donner ; j'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux ; chaque arbre était un objet de respect. J'admire aujourd'hui, avec l'homme blanc, un paysage peint dont la valeur est estimée en dollars !
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