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ISBN : 2290315044
Éditeur : J'ai Lu (16/10/2001)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 114 notes)
Résumé :
La guerre...Stupide, inévitable. Mauvais endroit, mauvais moment, mauvaise cause. Même l'uniforme n'est pas le bon : Cordelia Naismith, des forces expéditionnaires de Beta, se retrouve en pleine bataille interplanétaire, alors qu'elle a toujours sur le dos sa vieille combinaison d'astronaute. Et voici qu'elle est tombée entre les mains des Barrayarans. Qui plus est, entre celle de son pire ennemi lord Vorkosigan, alias le " boucher de Komarr ".
Cet homme, ell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  17 juin 2014
Une belle histoire d'amour entre un militaire quarantenaire traditionaliste et une exploratrice trentenaire progressiste. Les deux protagonistes ont un vécu, avec leurs bons et leurs mauvais moments, donc leur relation sonne vraie.
Le mélange action et émotion, amour et humour, complots et intrigues est très agréable. le style est simple sans être simpliste et le tout est très accessible : les easy readers devrait apprécier…
Tout est raconté du point de vue de Cordelia, donc on se retrouve avec un space-opera résolument féminin certes, voire même féministe par moment, mais c'est carrément le zéro tirage à la ligne car il se passe toujours quelque chose !
Dans la 1ère partie, Cordelia Naismith, commandante d'une section d'exploration astronomique, et Aral Vorkosigan, Amiral d'un vaisseau barrayan en mission secrète, vont devoir sur la planète Sergyar faire cause commune pour survivre. Entre trek, cavale, mutinerie et contre mutinerie nos deux héros vont devoir affronter un officier politique tout droit sorti d'"A la poursuite d'Octobre rouge", le tout dans un esprit "Star Strek" très plaisant.
Dans la 2e partie, Cordelia, qui doit transporter de nouvelles arme issues de la technologie betane à leurs alliés d'Escobar, et Aral, qui doit s'assurer que le master plan de l'Empereur barrayan se déroule jusqu'à son terme, se retrouvent de nouveau face à face, dans la pire des situations. Car Cordelia est accusée de l'assassinat de Ges Vorrutyer, commandant en second de la flotte d'invasion et âme damnée du Prince Serg Vorbarra, mais d'abord et surtout un pervers narcissique adepte du Marquis de Sade. Aral Vorsokigan va devoir faire des pieds et des mains pour cacher aux hommes de son propre camp l'élue de son coeur devenue une Judith intergalactique ayant massacré son Holopherne intersidéral.
Dans la 3e partie, les deux amoureux mangent leur pain noir.
En sinécure dans sa demeure familiale, Aral est dépressif et alcoolique.
En sinécure dans un hôpital psychiatrique, Cordelia est dépressive et bourrée de médocs. Depuis qu'elle a mis un coup de pied dans les valseuses du président ayant voulu faire d'elle l'égérie de sa énième campagne d'élection, les services secrets betans sont persuadés qu'elle n'est pas une héroïne de guerre mais un agent double à la solde des Barrayans… mdr !
Foutue pour foutue, Cordelia décide de quitte la Colonie Beta pour rejoindre son bel amiral. Sauf qu'ils se retrouvent au moment où… Je vous le plaisir de la découverte ! ^^
J'accroche grave à l'humour développée par cette grande dame de la SFFF américaine !
Dans "Opération Cay", Lois McMaster Bujold envoyait des rafales de scuds contre le néo-libéralisme des Chicago Boys, dans "Cordelia" elle envoie avec enthousiasme des ogives thermonucléaires à têtes multiples sur les homines crevarices en général et les connards carriéristes TPLG en particulier. Tout le monde en prend pour son grade : aristocrates, ploutocrates et bureaucrates, militaires et scientifiques, médecins et psychiatres, politiciens et journalistes…
Entres les médecins betans qui rendent les bâtards barrayans sous forme de foetus conservés dans des réplicateurs utérins et les psychiatres betans de la cellule d'aide psychologique qui font plus de dégâts que les tortionnaires de l'armée barrayane, on ne sait plus quelle est la frontière entre l'empire autoritaire barrayan et la démocratie libérale betane.Ce n'est pas hasard croyez moi, car qui est la véritable cible des foudres de l'auteure ? La Russie post-soviétique ou les Etats-Unis post-reagiens ? le débat est lancé ! Parce que les dynasties politiques, le bureaucratisme débile, le militarisme débile, le darwinisme social débile…
Mieux au final tout le roman repose sur cette démarche car attention spoilers

Il y a des trucs un peu fémino et quelques trucs kitschounes, mais le seul vrai bémol que je pourrais souligner c'est le problème de la temporalité : les différentes parties m'ont semblé être séparées par des hiatus plus que par des ellipses, et dans cette optique le dénouement m'a donné l'impression d'être une nouvelle plaquée sur le roman pour le plaisir du beau verbe (et du message humaniste).
Pour tout le reste, "La Saga Vorkosigan", l'essayer c'est l'adopter !
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Commenter  J’apprécie          250
fnitter
  01 février 2012
Premier tome de la "saga vorkosigan" écrit et publié par l'auteur.
Faites attention, il a été publié, en français, deux ans plus tard que Miles Vorkosigan, pourtant écrit 4 ans après en VO.
La saga vorkosigan : l'histoire dans deux premiers romans : Cordelia Vorkosigan puis Barrayar des parents de Miles Vorkosigan, véritable héros de cette sage fleuve comptant 15 romans.
Les épisodes ont été publiés en france un peu dans le désordre. Si chaque roman se suffit à lui-même, il est préférable de les lire dans l'ordre, notamment après la naissance de Miles et L'Apprentissage du guerrier : La Saga Vorkosigan
Space opéra flamboyant, sf militaire, roman d'aventure, amour, roman d'intrigues politique.
Tout est réuni dans cette saga pour en faire une oeuvre majeure de la sf, que la critique a justement reconnu en attribuant plusieurs hugo et nébula à différents tomes de la série.
Un univers réaliste - des empires multiplanétaires - différents types de société (militaire, moyen âgeuse, dictatoriale, humaniste), des vaisseaux spatiaux, des combats, des stratégies, des hommes et des femmes...
Un style très accessible, une lecture prenante, tout sauf rébarbative, des personnages fouillés avec forces et faiblesses, des explications convaincantes sur l'univers.
Un incontournable de la sf.
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Commenter  J’apprécie          161
Beatson
  17 janvier 2017
Une rencontre improbable sur une planète sauvage et à la flore et faune assez peu connues entre un militaire assez rigide venant d'une planète au régime militariste et une exploratrice scientifique venant d'un monde plutôt très libéral.
La situation de base pourrait faire penser à un scénario à la Crocodile Dundee mais on s'en éloigne assez vite vu que notre exploratrice est plutôt débrouillarde et s'en laisse peu conter.
On est en présence de deux archétypes de systèmes politiques, de vision de la société et de l'éthique; ce qui est assez étrange c'est que finalement l'auteure ne semble pas prendre parti pour l'un ou l'autre et ces deux êtres que tout sépare. Ils vont s'accorder ensemble mais Loïs McMaster Bujold sait parfaitement ménager l'intérêt de son récit.
Commenter  J’apprécie          100
Lutin82
  16 janvier 2016
Cordélia Naismith est une bétanne, capitaine d'une mission d'exploration scientifique sur une planète découverte depuis peu. Celle-ci tourne au désastre lorsque des barrayarans débarquent avec des intentions manifestement belliqueuses...

Prisonnière d' Aral Vorkosigan, en proie à une mutinerie, ils vont devoir s'entraider pour survivre face à une flore et à une faune moins hospitalière qu'il n'y paraît.

Et bien entendu, l'un et l'autre vont se plaire.




Mais non, ce n'est pas un énième histoire d'amour! le récit est surout distillé à travers le regard de notre héroïne. Ce procédé nous permet de découvrir les deux civilisations par comparaison des us et coutumes propres à Bétan et Barrayar, leur patrie d'origine.

Les deux cultures sont diamétralement opposées : l'une figure de proue de la liberté et de ses excès à la saveur "occidentale", l'autre hiérarchisée, féodale et renfermée avec une pointe de tradition russe... Cette confrontation n'est pas vraiment manichéenne, avec d'un côté des bons et de l'autre des gentils. En effet, l'auteur met bien ces différences de gris, et les qualités intrinsèques aux deux mondes. Il en ressort la description d'un univers riches, tumultueux et captivant.


J'ai décidé de commencer la Saga Vorkosigan par, non pas par le premier roman écrit par Bujold, mais par le "début" de l'histoire. Je regrette une fois encore que le titre dévoile l'issue de l'aventure aux profanes.
Quant au récit lui-même, il n'y a pas de rélle surprise dans le conetnu et la forme, il s'agit d'un space-opéra assez classique, un bel hommage à l'âge d'or de la SF. Mais, la qualité d'écriture, les multiples rebondissements, les personnages délicieux et un univers agréable en font un divertissement des plus agréable.

L'écriture est limpide, efficace et bourrée d'humour.

A LIRE!
Lien : http://lmauget.wix.com/albed..
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CineKino
  13 septembre 2016
Dans ma lecture de l'intégrale de la saga Vorkosigan dans l'ordre chronologique, voici le deuxième roman, qui est en fait le premier véritable épisode de la saga (le premier roman, Chute libre, n'ayant en fait aucun lien direct avec le reste de la saga). L'occasion de faire la rencontre de deux personnages intéressants, futurs géniteurs du héros à venir si j'ai bien compris. le roman pose bien les bases de la saga, au niveau des personnages et surtout des relations politiques – un peu trop complexes malheureusement -, et offre ce qu'il faut de scènes à suspense. Pour autant, je n'ai pas complètement été pris par la narration, trop descriptive et linéaire et qui manque de vie et d'émotion. J'attends de lire la suite pour me faire une idée plus précise, en espérant m'attacher de plus en plus à cet univers très riche.
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   03 juin 2014
Lors de l’ascension de la paroi du ravin, Cordelia et Dubauer avaient été frappés par la beauté sauvage de leu enchevêtrement. Mais à présent tous ces arbres constituaient pour eux de périlleux obstacles. L’imagination de Cordelai lui faisait envisager une bonne douzaine de catastrophes possibles, toutes plus bizarres les unes que les autres. Commence comme ça et tu finiras vite par croire aux dragons en marge des cartes topographiques, se morigéna-t-elle.
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AlfaricAlfaric   10 juin 2014
Vous me rappelez un de mes anciens professeurs. Lui aussi me renvoyait toutes les questions que je lui posais. Je pensais que c’était la méthode socratique et cela m’impressionnait énormément. Jusqu’au jour où j’ai fini par comprendre que c’était un truc qu’il utilisait quand il ne savait pas répondre.
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BeatsonBeatson   07 janvier 2017
Les actes vraiment impardonnables sont en réalité perpétrés par des hommes tranquilles qui les concoctent dans de beaux salons tendus de soie verte, sans fièvre et sans colère. Des hommes qui font du massacre en gros, pas en détail, et sans même l’excuse de la passion : uniquement par crainte de ce qui se passera dans un supposé avenir. Mais les crimes qu’ils espèrent prévenir dans le futur sont imaginaires alors que ceux qu’ils accomplissent dans le présent sont bien réels, eux.
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AlfaricAlfaric   22 juin 2014
[Cordelia à propose du Président de la Colonie Beta] On se fait vraiment de curieuses illusions en haut lieu sur ma carrière militaire. Ecoutez… Freddy la Perpète peut toujours s’affubler d’une paire de faux nénés et aller à la pêche aux voix chez les hermaphrodites de Quartz si ça lui chante, mais qu’on ne compte pas sur moi pour servir de vache de propagande bonne à traire pour un parti, quel qu’il soit. Si est une chose que j’ai en horreur, c’est bien de la politique, comme dirait un ami à moi.
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AlfaricAlfaric   09 juin 2014
[Aral Vorkosigan] J’ai toujours voulu être un soldat et me tenir à l’écart des partis, quels qu’ils soient. J’exècre la politique. Elle est la cause de la mort des miens. Il est plus que temps que quelqu’un torde le coup à ces foutus bureaucrates et à leurs mouchards. Ils s’imaginent incarner la vague du futur alors qu’ils ne sont qu’un résidu d’eaux de vidange.
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