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Arlette Rosenblum (Traducteur)
ISBN : 2277232882
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 148 notes)
Résumé :
Être officier à bord « Prince Serg » , le vaisseau spatial le plus moderne de l'empire de Barrayar, tel est le rêve de miles Vorkosigan. Mais avant de voir son souhait exauce, il doit remplir honorablement sa première mission, à la station météo de l'île Kyril.
Le plus dur, ce n'est pas tant le froid polaire qui règne sur l'île. Non, le problème, ce sont les moqueries des autres officiers. Il faut dire qu'avec sa taille - a peine un mètre trente -, le nabot s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  19 août 2016
Les affaires reprennent : c'est le retour du Tyrion Lannister dans l'Espâce ! ^^
Cela a été pour moi n vrai régal, car il y a des livres qui font du bien et ceux de la grande dame de l'imaginaire qu'est Lois McMaster Bujold sont de ceux là.

1er acte :


2e acte :


3e acte :


L'intrigue est maîtrisée de bout en bout, avec un style particulièrement fluide ici bien rendu par Arlette Rosenblum. C'est bonifié par un feu d'artifice permanent de dialogues truculents et de tirages savoureuses remplis bons mots qui parfois semblent sortir tout droit de la boîte à malice du regretté René Goscinny, mais aussi par de chouettes détournements de grands classiques du roman-feuilleton (à un moment c'était quasiment "Le Prisonnier de Zenda dans l'Espâce" ^^). du coup on lui pardonne très facilement les facilités utilisées pour envoyer ses personnages là où elle veut les voir sévir, comme la bataille finale tronquée puisqu'on la prend en court de route à quelques moments de son dénouement (mais, il suffit d'aller faire un tour du côté de la série Babylon V pour la séance de rattrapage : https://www.youtube.com/watch?v=tWl1ZteUS8U)
Pour ne rien gâcher c'est fait avec subtilité et humanité et le dramatis personae est digne d'une comédie humaine :
- On a une beau parallèle entre deux adolescents, l'un voulant marcher dans les pas de son père aux allures de grand héros, l'autre ne voulant pas marcher dans les pas de son père aux allures de grand méchant, chacun des deux trouvant leur héritage et leur destin trop lourds à porter…
- On sent la fracture qu'il existe entre l'enseigne Vorkosigan qui souhaite réaliser les rêves de son père et l'Amiral Naismith qui souhaite réaliser ses propres rêves : difficile de résister à la tentation de devenir l'homme qu'on a toujours rêver de devenir et de garder les pieds sur terres quand le rêve devient réalité
- Chouettes retrouvailles aussi entre KyTung qui considère Miles comme un fils prodigue, et qui est un gros fanboy d'Aral Vorkosigan sans savoir que son protégé est le fils biologique de son idole ^^

Et puis l'Empire Barrayan, incarnation de l'Empire Soviétique (mais pas seulement, j'en reparlerai ultérieurement), continue d'effectuer sa glasnost et sa perestroïka… Aral Vorkosigan et Simon Illyan continuent la démocratisation et la modernisation d'un Etat qui sous leur égide devient peu à peu le contraire de ce qu'il a trop longtemps été : l'Empire du Mal se transforme au cours de se tome en protecteurs des nations trompées et agressées, et j'imagine volontiers qu'il ne va pas tarder à devenir le leader de la galaxie libre… ^^
Il a un vrai univers de SF derrière les tribulations du génial nabot, mais ce qu'il a intéressant c'est que l'auteur s'en sert pour pointer du doigt les travers du monde dans lequel nous vivons, et forcément les Etats-Unis n'en sortent pas forcément grandis (genre les mégacorportations de l'Ensemble de Jackson dont l'argent est la religion et qui criminalisent la pauvreté, ou l'empire cetagandan caricature dystopique des faucons du Pentagone)

Il ne s'est écoulé que 3 ans entre "L'Apprentissage du guerrier" et "La Stratégie Vor", mais derrière la grosse déconne Miles a considérablement mûri : la mort du sergent Bothari l'a marqué à jamais certes, mais ce sont les événements des "Montagnes du deuil" qui l'ont transformé en quelqu'un de plus grand et de plus noble… Fini le bouffon du roi, fini le vrai-faux chevalier blanc, fini le Don Quichotte au rabais, car désormais Miles Vorskosigan a une mission : montrer aux faibles et aux pauvres qu'avec de volonté de tout on peut triompher… Et s'il doit changer l'univers pour cela, et bien rien ni personne ne l'arrêtera ! Tremblez tyrans galactiques, tremblez aristos intersidéraux, tremblez banksters des étoiles : Tyrion Lannister dans l'Espâce arrive pour vous botter les fesses ! ^^
On n'est qu'au début de la saga, et le destin est déjà en marche avec les ceux qui sont bien partis pour devenir les alter egos space opera d'Arthur Pendragon et des chevaliers de la Table Ronde…

PS: la haine des commissaires littéraires pour la science-fiction populaire sous prétexte qu'il s'agit de sous-littérature pour le lumpenprolétariat ou de perte de temps hebdomadaires pour les masses incultes est d'une profonde connerie pour rester poli. Je leur conseille la consultation de la thèse de doctorat de Laurent Genefort intitulée "Architecture du livre-univers dans la science-fiction, à travers cinq œuvres : Noô de S. Wul, Dune de F. Herbert, La Compagnie des glaces de G.-J. Arnaud, Helliconia de B. Aldiss, Hypérion de D. Simmons", et peut-être qu'ils comprendront enfin que les sagas de SF sont aussi le reflet de nos sociétés, de leurs permanences et de leurs mutations, de leurs espoirs et de leurs craintes… Et c'est le cas de la science militaire américaine, car l'armée tient une place très importante dans la société et dans les mentalités outre-atlantique. Ce qui distingue l'auteure de ses nombreux camarades, c'est autant d'être une femme que de ne jamais avoir servi sous les drapeaux … Elle porte donc un regard extérieur sur la chose militaire, souvent critique certes mais toujours bienveillant, et c'est aussi ce qui fait le charme de la saga Vorkosigan.
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Wiitoo
  12 novembre 2014
Après une première lecture (L'apprentissage du Guerrier) qui ne m'avait pas convaincu, principalement du fait que je ne m'attendais pas à un space opéra si "léger" et à la limite du loufoque, il faut bien reconnaître qu'une fois que l'on sait à quoi s'attendre la lecture en devient assez savoureuse et drôle.
Miles Vorkosigan obtient enfin le droit de faire ses classes à l'armée. Il vient d'obtenir le grade d'Enseigne, un grade subalterne d'officier. Alors qu'il espère pouvoir rejoindre la flotte et entreprendre sa formation sur un vaisseau de guerre, il se trouve nommé responsable des prévisions météorologiques sur une base militaire de la planète.
Difficile d'imaginer qu'il puisse y avoir le moindre intérêt dans ce poste de météorologue et vous avez bien raison. Pourtant je ne vous raconterais pas comment de là, Miles va se retrouver dans l'espace à tenter de ramener l'empereur Gregor, son ami d'enfance, sur sa planète alors qu'il venait de faire une fugue. Je ne vous raconterais pas non plus comment l'amiral Naismith (Alias Miles Vorkosigan) va faire pour reprendre du service à la tête des mercenaires Dendari dans le but de sauver son empereur alors que le chef des Dendari ne compte pas laisser Miles lui piquer son poste. Je ne vous raconterais pas non plus à quel point les enjeux sont terribles et pourquoi il va lui falloir une sacré baraka pour se sortir de tous les mauvais pas dans lesquels il s'engouffre à longueur de pages.
Au final cette lecture rafraîchissante était bien sympathique.
Wiitoo Takatoulire
Note 4,5/6
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fnitter
  01 novembre 2012
La saga vorkosigan : l'histoire dans deux premiers romans : Cordelia Vorkosigan puis La Saga Vorkosigan : Barrayar des parents de Miles Vorkosigan, véritable héros de cette saga fleuve comptant 15 romans. le troisième roman permet de découvrir Miles et faire connaissance avec son génie et son caractère si particulier
Les épisodes ont été publiés en france un peu dans le désordre. Si chaque roman se suffit à lui-même, il est préférable de les lire dans l'ordre, notamment après la naissance de Miles et L'Apprentissage du guerrier : La Saga Vorkosigan
Space opéra flamboyant, sf militaire, roman d'aventure, amour, roman d'intrigues politique.
Tout est réuni dans cette saga pour en faire une oeuvre majeure de la sf, que la critique a justement reconnu en attribuant plusieurs hugo et nébula à différents tomes de la série.
Un univers réaliste - des empires multiplanétaires - différents types de société (militaire, moyen âgeuse, dictatoriale, humaniste), des vaisseaux spatiaux, des combats, des stratégies, des hommes et des femmes...
Dans ce quatrième tome, Miles a enfin obtenu ce qu'il désirait, grâce à ses exploits dans l'épisode précédent. Enfin membre de l'armée de son monde. Il commence au bas de l'échelle, mais difficile pour lui de passer de commandant d'une armée de mercenaire à petit sous-lieutenant.
Malheureusement pour lui (et heureusement pour l'histoire), Miles va vite se retrouver au centre de mutinerie et complot qui feront de son expérience et de son génie analytique un atout de poids pour se sortir de ce bourbier....
A consommer sans modération.
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Lutin82
  26 novembre 2017
Pour compenser sa taille et sa faiblesse, Miles a développé des qualités autres ainsi qu'une finesse d'esprit remarquable. Sa jeunesse et son immaturité lui jouent des tours (L'apprentissage du guerrier), mais grâce à ce tempérament, il parvient à s'en sortir (de justesse). A l'heure ou tout le fandom se pâme devant Tyrion Lanister, un personnage éblouissant, applaudissant enfin un héros de premier plan différent des canon habituels, McMaster Bujold avait un temps d'avance.
Pour revenir à ce tome : un pur régal!
L'univers imaginé par l'auteur est toujours aussi captivant, divers et cohérent. Je vous propose de consulter mes articles précédents qui détaille assez longuement les particularités rencontrées. Un billet sur la saga et ce monde précisément est au programme dans quelques jours. Disons, qu'il s'agit ici d'une petite mise en bouche! 😉
Je vais donc m'appesantir sur les autres aspects de Miles Vorkosigan.
La trame est maîtrisée out du long, alternant l'action, l'émotion, les dialogues truculents, la tension et le suspens. le lecteur se laisse embarqué par l'histoire, s'immerge totalement dans ce monde étrange et familier à la fois, compati avec ce bout d'homme si charismatique tout en étant monstrueux. Entre révélations, retournements de situation, nous n'échappons à ce fleuve puissant, cette plume si évocatrice.
En quelque mot : j'ai l'impression de voir l'histoire se dérouler sous mes yeux.
Je souhaite revenir sur les dialogues qui sont un des points forts de ce texte. Ils sont ciselé avec brio, percutants, gouleyants à l'image du personnage central. Il est impossible de ne pas rire au détour d'une page ou de l'autre. Je pourrais presque les comparer à Michel Audiard à certains moment tant le timing est maîtrisé.
Il faut aussi souligner que l'histoire est servie par un casting à la hauteur, avec des personnages bien travaillés, pas forcément drôles, mais bien présents. Nuls ne ravient la vedette à Miles Vorkosigan cependant.
Lien : https://albdoblog.com/2017/1..
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Le_chien_critique
  11 décembre 2017
Des trous de ver, des militaires, des mercenaires, des luttes d'influence et un nain !
Finir son école militaire en étant le "fils de" et découvrir son affectation sur une planète glacée en tant que météorologue, il y a de quoi être désabusée. Voilà la mésaventure de Miles Vorkosigan. Alors, pour être dans la merde, autant s'y jeter les deux pieds dedans, philosophie qui semble être le crédo de ce jeune diplômé. Une vocation martiale somme toute assez étrange car l'autorité, son respect et filer droit est à l'opposé de son caractère. Et pour couronner le tout, son immersion chez les troufions risque d'être difficile car il mesure 1m40 et marcher droit est un exploit pour lui !
Moi, j'aime les militaires dans des grands feu de joie, alors j'ai été un peu perdu dans les diverses grades, mais la personnalité, multiple, de Miles, pleine de sagacité, de finesse d'esprit et son génie tactique m'ont fait oublier ce détail. La partie sur la planète glacée m'a bien divertit, la suite s'est corsée.
Les luttes d'influences, intrigues politiques et stratégie de bataille spatiale ne sont décidément pas ma came. Et ce tome en comprend une large partie !
En outre, j'ai commencé cette saga par le tome que je pensais le plus approprié à mes goûts, mais il m'a manqué tout le passé des aventures de Miles qui sont indispensables, à mon sens, à la compréhension du personnage. Il retrouve dans ce tome certains des comparses croisés dans les épisodes précédents, des allusions assez nombreuses dans la seconde partie sur ses mésaventures, sur les intriques politiques et sur le monde ont finit de me faire chavirer.
Une saga assez iconoclaste, pleine d'aventures, de péripéties avec de nombreuses touches d'humour et de second degré qui plairont aux amateurs de space opera et de SF militaire. Les dialogues sont souvent savoureux et truculents. Pour ceux qui comme moi ne connaissent pas trop les codes de ces différents genres, cela risque d'être un peu plus compliqué. Cependant, l'auteur ne s'appesantit pas trop sur les détails scientifiques de la technologie : il y a des trous de vers, comme vous avez deux jambes, on les utilise sans se demander pourquoi.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
WiitooWiitoo   05 novembre 2014
Evénement plus heureux encore, Miles céda son titre de plus fameux imbécile de l’île (une notoriété indésirable acquise depuis l’embourbement du scat-cat) à un groupe de bleus qui avaient trouvé moyen, un soir, de mettre le feu à leur cantonnement en allumant leurs pets. Le lendemain, lorsque les officiers se réunirent pour discuter des mesures à prendre contre d’éventuels incendies, Miles suggéra d’attaquer le problème en menant un assaut logistique contre l’approvisionnement en combustible de l’ennemi, à savoir d’éliminer les fayots de l’ordinaire.
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WiitooWiitoo   11 novembre 2014
En un sens, c’est dommage que le thiopenta ait été inventé. J’aurais eu plaisir à briser tous les os de votre corps jusqu’à ce que vous parliez. Ou hurliez. Peut-être que je le ferai quand même. Un os par jour. Il y a deux cent six os dans le corps humain. Deux cent six jours.
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AlfaricAlfaric   03 septembre 2016
- Ainsi se termine la Guerre des Cinq Jours. Je n’ai jamais croisé une seule fois le regard d’un Cetagandan. Tant d’efforts et de sang versé, et tout ça pour revenir au statu quo ante !
- Pas exactement pour tout le monde. Un certain nombre d’officiers supérieurs cetagandans ont été rappelés dans leur capitale pour expliquer à leur empereur leur « expédition non autorisée ». On s’attend à ce que ces excuses soient fatales.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   11 décembre 2017
Mais la lance imploseuse suceuse d’énergie avait une portée extrêmement courte, en termes de vitesses et de distances spatiales à peine une douzaine de kilomètres. Or les vaisseaux devaient coopérer pour s’aborder, ralentir, se rapprocher et manœuvrer. Etant donné aussi la modeste échelle du volume des couloirs, le combat donnait parfois l’impression de redevenir du corps à corps, sauf que les formations trop serrées attiraient les attaques en « mur de soleils » par masses d’atomes. Le serpent qui se mord la queue. Le bruit courait sous le manteau que l’éperonnage et l’abordage pourraient bien être remis à l’honneur. Jusqu’à ce qu’arrive la dernière surprise sortie des ateliers du diable, en tout cas. Miles évoqua, saisi d’un regret poignant, le bon vieux temps de la génération de son grand-père où les gens pouvaient se tuer proprement à cinquante mille kilomètres de distance.
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AlfaricAlfaric   18 août 2016
La guerre n’est pas sa propre fin, sauf dans un glissement catastrophique jusqu’à la damnation absolue. C’est la paix qu’on veut obtenir. Une paix meilleure que celle dont on disposait au départ. Si ce que tu fais pendant la guerre te dégrade tellement que la paix suivante est pire…
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