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Mélanie Fazi (Traducteur)
ISBN : 2290347949
Éditeur : J'ai Lu (14/03/2006)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 85 notes)
Résumé :
A la veille du Jour de la Fille - la grande fête en honneur de la Dame Printemps, l’une des cinq grandes déités - un homme au corps et à l’esprit brisés avance lentement sur la route de Valenda. Ancien soldat et courtisan, Cazaril a survécu à l’indignité et à d’horribles tortures comme esclave à bord d’une galère ennemie. Aujourd’hui libre, tout ce qu’il cherche, c’est un travail subalterne dans les cuisines de la Douairière Provincara, dans la noble maison où il se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  16 mai 2018
Après un départ un peu laborieux, j'ai beaucoup aimé.
D'ailleurs je suis assez épatée que ce soit une femme, parce que son personnage principal est un homme, et il est drôlement bien fait !
Donc au début, c'est lent, j'ai un peu peiné à avancer, mais Cazaril est attachant, du coup ça se lit quand même facilement.
A partir du moment où les deux enfants royaux Iselle et Teidez sont rappelés "à la capitale" près du roi, là ça devient beaucoup plus prenant (je crois que c'est à peu près vers la page 150).
Iselle, Betriz, Teidez prennent de l'épaisseur, Cazaril aussi (même s'il n'en manquait déjà pas), et on voit mûrir Iselle à la vitesse grand V, sous la houlette de ce tuteur/secrétaire pas comme les autres, qui ne lui cache pas grand chose de ce qu'il pense, lui dépeint la guerre pour ce qu'elle est, lui apprend à réfléchir, à se méfier des courtisans et des flatteries, au contraire de celui de Teidez qui n'arrive plus à le gérer, une fois "dans le grand bain" !
S'ajoute à cela une ambiance ésotérique, qui vire peu à peu au mystique, assez bien travaillée et brossée, avec un panthéon bien caractérisé, qui soutient la cohérence du monde et la profondeur des personnages. Umegat, notamment, le "valet du zoo", lol, est très intéressant dans ce registre.
On saupoudre abondamment de corruption, de complots, d'avidité du pouvoir, de gens biens et d'autres beaucoup moins, d'un zeste de malédiction, et ça donne un beau foutoir, où un gars altruiste comme Cazaril ne peut qu'être fort mal vu par le reste des lèche-bottes de la cour.
Le seul truc qui m'a un peu dérangée (mais sans plus, hein), c'est les termes soit-disant "exotiques", genre royse et royesse, provincar, je vois pas ce que ça ajoute par rapport à prince et princesse, seigneur, etc... M'enfin bon... C'est un petit délire d'auteur qui se pardonne aisément, tant tout le reste est formidablement écrit ! (et traduit).
Edit : j'ai oublié de dire qu'on peut très bien ne lire que ce tome 1, il se suffit à lui-même ! Ce qui est très bien pour moi pour l'instant ! :)
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Commenter  J’apprécie          270
Arakasi
  31 décembre 2012
Cazaril était un homme fort, un homme courageux, un meneur, un général… Mais tout cela, c'était avant. Avant les dix-sept ans de guerre incessante qui l'ont laissé dégouté des hommes et de lui-même. Avant les trois ans de galères qui ont suivi, trois années interminables à peiner jour et nuit sur sa rame en ployant le dos sous les coups des contremaîtres roknaris. Maintenant, Cazaril n'est plus rien : un mendiant misérable trainant sa carcasse de cité en cité à travers le royaume de Chalion dans l'espoir d'un morceau de pain et d'un coin de carrelage tiède où dormir. Par chance, la Provincara de Baocia, auprès de laquelle il avait servi comme page étant enfant, le prend en pitié. Non content de lui offrir un poste à ses côtés, elle le nomme secrétaire et précepteur de la royesse Iselle, soeur cadette de l'héritier de Chalion. Un poste de tout repos et idéal pour un homme épuisé, décidé à fuir les deux fléaux qui ont déjà brisé sa vie : les responsabilités et les intrigues politiques.
En apparence du moins. Car dans la lointaine capitale du royaume, Cardegoss, le roya Orico se meurt et fait appeler à ses côtés ses potentiels héritiers. Entre les murs blancs de Cardegoss, Cazaril va se retrouver confronté à tous ses vieux démons – anciens ennemis prêts à en découdre, vieux amis tout aussi embarrassants, trahisons et pièges en tout genre – mais également à une sombre malédiction qui plane au dessus de la famille royale, attirant siècle après siècle malheurs et drames sur ses descendants.
Coups fourrés, meurtres politiques, mariages forcés, conspirations… Autant dire que l'on ne s'ennuie pas dans cette première incursion fort réussie de Loïs McMaster Bujold dans le domaine de la fantasy. Bien que l'univers ne soit pas d'une originalité foudroyante (fantasy médiévale de base avec des petits royaumes ennemis qui tentent mutuellement de se mettre la pâtée, tandis que des courtisans corrompus les rongent de l'intérieur), la roman séduit par son intrigue bien construite, son style fluide, ses petites pointes d'humour habilement parsemées ça et là, mais surtout – et c'est la grande force de l'auteur – ses protagonistes très bien campés. Cazaril est un personnage particulièrement sympathique, un de ces incurables braves types incapables de s'adapter au milieu venimeux de la cour, car trop bornés et scrupuleux, mais que cet entêtement même rend incroyablement attachants. Comme toujours chez Bujold, les personnages de femmes sont particulièrement réussis : volontaires et intelligentes, elles volent souvent la vedette aux hommes et semblent, en général, savoir beaucoup mieux ce qu'elles veulent et comment l'obtenir.
Sans être inoubliable, ni lorgner vers la haute littérature, « le fléau de Chalion » est indubitablement un roman de fantasy très agréable à lire. Ses 700 pages se dévorent avec beaucoup de plaisir et de fluidité. Je conserve malgré tout une préférence marquée pour la saga de science-fiction « les Vorkosigan » du même auteur mais la nostalgie doit bien y être pour quelque chose…
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cascasimir
  01 février 2019
Cazaril n'est plus que l'ombre de lui même, après ses années galère( une vraie galère). le destin lui propose un poste de secrétaire et de précepteur près de la princesses Iselle. Il deviendra son confident( c'est banal, pour un héros) mais pour la sauver, il tentera de se tuer...Et, ce geste fera de lui, le sauveur...Plongez dans les intrigues de cours, coups foireux, mariages forcés, aide du Divin et rebondissements... Les coups de fouet pendant ces années de galère aideront Cazaril...Je vous laisse découvrir comment un rat mort lui permettra de gagner le coeur de Beatrix, la dame de compagnie d'Iselle. C'est fantastique et merveilleux !
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Isyfur
  05 décembre 2012
Le premier chapitre n'était pas fini que j'étais déjà prisonnier de ce livre.
L'intrigue (en gros des manigances à la cour [*]) est très sympa, les personnages sont captivants. Bref, c'est du grand Bujold.
[*] Non, je ne ferai pas de résumé, une critique ce n'est pas fait pour ça. Et de toutes façons vous passeriez à côté du plus important chez Lois McMaster Bujold: sa plume et ses personnages. La plume et les situations sont captivantes, et les personnages vivants. Et c'est mon point faible : les personnages. Ce qui explique que l'auteur est parmi mes préférés.
Ah, je vois sur le quatrième de couverture que ce roman a fait le doublé Hugo et Nébula. C'est totalement mérité.
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Merowig
  21 février 2019
Une lecture divertissante.
L'autrice a un style agréable et le sens de la finesse.
Les personnages sont attachants et il n'y a véritablement ni bons ni mauvais (ou plutôt, tous peuvent être bons ET mauvais).
L'univers créé n'a rien de très original mais il fonctionne plutôt bien.
L'intrigue est prenante, même si j'aurais préféré une fin plus douce amère.
Ce premier tome peut se lire comme un one-shot.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   13 mai 2018
C'est la paix, et non la guerre, qui fait la fortune d'un pays.
La guerre ne fait que transférer aux plus forts la possession des vestiges des plus faibles. Pire encore, ce qui est acheté avec du sang est revendu pour des pièces, puis volé de nouveau.
(Amer, il ajouta) Votre grand-père le roya Fonsa a racheté Gotorget avec les vies de ses fils. Elle a été vendue par le march dy Jironal pour trois cent mille royales. Quelle merveilleuse transmutation, lorsque le sang d'un homme se métamorphose en l'argent d'un autre. Changer le plomb en or n'est rien à côté.
(Cazaril à Iselle).
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TatooaTatooa   15 mai 2018
- Je ne me bats pas en duel, jeune homme. Je tue comme tue un soldat, c'est-à-dire comme un boucher, avec la même rapidité, la même efficacité, la même absence de risque si je peux l'éviter. Si je décide que tu dois mourir, tu mourras quand je l'aurai choisi, là où je l'aurai choisi, par les moyens que j'aurai choisis, et tu ne verras jamais arriver le coup.
(Cazaril à Dy Joal)
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dbaudeletdbaudelet   11 juin 2011
L'esprit de Cazaril explosa.
Il s'ouvrit vers l'extérieur, encore vers l'extérieur, encore une fois vers l'extérieur, j'usqu'à ce que le monde s'étale au-dessous de lui comme vu depuis une haute montagne. Mais pas le royaume de la matière. C'était un paysage d'esprit; des couleurs qu'il n'aurait su nommer, d'un éclat aveuglant, le transportaient sur une splendide turbulence. Il entendait mumurer les esprits du monde entier, ainsi qu'un soupir pareil au vent dans la forêt - si l'on pouvait distinguer, simultanément et séparément, le chant de chaque feuille. Et les cris de douleur et de malheur du monde entier. Et de honte et de joie. D'espoir, de désespoir, d'aspiration... Un millier de milliers de moments d'un millier de milliers de vies se déversèrent dans son esprtit dilaté.

Chapitre 27, page 364.
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TatooaTatooa   12 mai 2018
Il (Cazaril) attendit le passage du cortège de bagages, troupeau de serviteurs et de mulets fermant la marche, avant de s'accroupir, non sans douleur, pour récupérer la petite étincelle qui emplissait l'empreinte d'un sabot de cheval. Les cicatrices de son dos le tiraillaient cruellement. "Par les dieux, je me déplace vraiment comme un vieillard". Il inspira puis se remit sur pieds avec la sensation d'avoir cent ans, d'être une trace de fumier collée au talon du Père Hiver qui allait quitter ce monde.
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WalktapusWalktapus   22 janvier 2010
Cazaril entendit les cavaliers sur la route bien avant de les voir. Il regarda par dessus son épaule. Derrière lui le sentier serpentait autour de la butte qui tenait lieu de colline dans ces plaines venteuses, avant de replonger dans la gadoue hivernale du sol pauvre de Baocia. A ses pieds un ruisselet trop petit et irrégulier pour mériter un pont ou un caniveau dégoutait sur le sentier depuis les pâtures rasées par les moutons un peu plus haut. Le fracas des sabots, le cliquetis et le grincement des harnais, le tintement des cloches et l'écho de voix insouciantes s'approchaient à un rythme trop rapide pour appartenir à un fermier prudent suivi d'une escorte ou à des muletiers parcimonieux menant leurs bêtes de charge.
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Video de Loïs McMaster Bujold (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Loïs McMaster Bujold
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