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Marc Chagall (Illustrateur)
ISBN : 2070307107
Éditeur : Gallimard (28/04/2005)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Avec le même tact qu'un autre fils de peintre Jean Renoir, qui avait opté pour le cinéma, le fils de Chagall a choisi la musique, la chanson, 12 littérature. Ses prestigieux interprètes le qualifient à son tour aujourd'hui de maître ! Dans ce livre dense, témoignage inattendu sur le peintre au sourire de faune et sur son entourage, David McNeil fait revivre avec tendresse et humour des souvenirs d'enfance enchantés et parfois douloureux.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  11 juin 2018
Voilà un livre qui me laisse perplexe. Je pensais avoir des informations sur Marc Chagall via son fils, , découvrir la vie de ce peintre dans son univers mais rien de tout cela.
Les critiques sont pour la plupart élogieuses, je suis donc sans aucun doute passée à côté mais je n'ai pas du tout été sensible à cet écrit. le style lui-même de l'écriture ne m'a pas séduite. J'aime les biographies ou encore les biographies romancées sur les peintres mais ici, je n'ai pas lu ce que je cherchais. le titre est beau, le dessin à la fin du livre est beau mais voilà, pour moi, je n'en retire rien d'autre mise à part une ou deux anecdotes qui m'ont fait sourire.
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mariecesttout
  02 avril 2014
" C'était plein à craquer, des maçons, des peintres en salopette prenaient le pousse-café au comptoir où nous attendions que se libère une table. le menu était affiché à la craie sur un des miroirs , ce jour là c'était une blanquette de veau. Papa portait une veste en velours et un béret serré comme celui d'Auguste avec bien évidemment une chemise à carreaux. On ne dépareillait pas du tout dans le restaurant où, très vite , on avait trouvé à s'assoir. Les deux ouvriers à la table à côté ont regardé les mains de Papa, tachées de couleurs diverses, ces mains dont il disait souvent qu'elles étaient imprégnées jusqu'à l'os. Il avait alors plus de soixante-dix ans, mais avec son allure énergique et l'impression de puissance qui émanait de lui, il pouvait très bien passer pour un peintre en bâtiment.
- Vous avez un chantier dans le coin? demanda l'un deux.
- Je refais un plafond à l'Opéra, répondit mon père attaquant son oeuf dur mayonnaise."...
J'avais quitté Chagall à Vitebsk dans le joli roman de Dara Horn, le monde à venir.
Je l'ai retrouvé avec plaisir dans ces souvenirs d'enfance de David Mc Neil, qui porte le nom du deuxième mari de sa mère.
De courtes histoires très fines , poétiques, pleines d'humour et de tendresse qui parlent d'un père qu'il n'a connu que peu de temps, pas assez, car Valentina Bradskys, la dernière femme de Chagall ,Elle dans le livre, le menait à la baguette et l'éloignait de toute sa famille antérieure.
Et puis tous les autres peintres installés à la même époque au sud de la France, leurs rapports, leurs points de discorde, et toute une époque qui fait rêver..
Ces récits m'ont enchantée, vraiment!
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carre
  16 février 2012
David McNeil célèbre parolier (notamment pour Julien Clerc) rend hommage au peintre Marc Chagall qui n'était autre que son géniteur. Mc Neil fait appel aux souvenirs d'enfance pour nous parler du maitre qu'était son père. Un portrait à la fois, respectueux, admiratif pour cet homme à l'humour bien trempé. Des grands artistes du vingtième siècle traversent ce livre au combien riche en anecdotes, avec aussi et surtout un amour sincère d'un fils pour ce père adulé. le livre se termine sur un dessin de Chagall dédicacé à son fils "Ton papa, Marc". Un très beau récit, sincère et émouvant.
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jovidalens
  23 novembre 2011
Quel beau titre et bien choisit !
Le fils de Marc Chagall raconte ses souvenirs d'enfance et d'adolescence entre son père et sa belle-mère.
Son livre est structuré dans le temps et en chapitres se référant soit à un souvenir, soit à une étape importante de l'oeuvre de son père ou de sa vie d'enfant.
Ce livre est un hommage au père, au peintre et aux amis de ce dernier.
Il émane de ce livre un grand flot de tendresse, de convivialité, avec humour et en toute simplicité.
L'ombre est apportée par « Elle », la seconde épouse de son père ; élégante façon d'essayer de la ramener à quantité négligeable. Si elle est un obstacle entre le père et le fils elle ne peut empêcher cet amour de fleurir.
Tout de même, l'auteur lui règle son compte, à « Elle », avec le chapitre « La robe de l'amie d'Ida »
Le regard que porte David McNeil sur son passé est ensoleillé, avec juste un peu de nostalgie et beaucoup de sourires.
Ce livre est parsemé de mille et un « croquis » légers et colorés, comme ceux que Marc Chagall crayonnait sur quelque nappe de papier…
Il se referme sur une reproduction d'un dessin de Marc Chagall à son fils !
Et, il ne reste plus qu'à assouvir cette envie joyeuse de (re)plonger dans les oeuvres de Marc Chagall.
Que du bonheur dans cette lecture !
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emmyne
  22 mai 2013
David McNeil est le fils de Marc Chagall. Dans cet ouvrage, il raconte quelques souvenirs d'enfance de leur vie en Provence puis quelques moments parisiens partagés avec son père alors qu'il était étudiant ( très joli moment que cette visite du Louvre et savoureux moment que ce déjeuner ouvrier sans fausse modestie alors que Marc Chagall travaillait aux peintures du plafond de l'Opéra de Paris ).
Il ne s'agit pas d'une biographie, ni même d'un portrait de Marc Chagall, rien de commémoratif, de ce que l'on grave dans le marbre mais ce qui reste gravé dans la mémoire d'un enfant qui grandit, dans son coeur. Rien de doucereux non plus.
Un récit en fragments, des chapitres titrés comme des séquences, l'émotion en filigrane du ton à l'humour, à l'impertinence; un récit tendre avec le père, indulgent et complice avec l'homme qui se considérait toujours comme un immigré russe, respectueux et admiratif avec l'artiste, mordant et féroce avec la belle-mère – qui ne sera nommée que » Elle » -. Sur ce même ton, sur ces phrases longues qui jouent de l'oralité et des parenthèses ironiques, nous croisons à ce rendez-vous dans le Sud de la France des artistes contemporains de Marc Chagall, Picasso, Matisse, Léger…
Lien : http://www.lire-et-merveille..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   08 décembre 2013
Madoura comptait des potiers renommés, c’était donc normal qu’on s’adressât à eux quand on voulait s’essayer à la céramique, mais Picasso était paraît-il furibond, apprenant que mon père voulait y travailler. Vallauris était son fief. Matisse c’était Nice, Cimiez exactement, avant qu’il n’empiète sur la ville de Vence avec sa chapelle, une tout autre histoire, Léger c’était Biot où allait plus tard s’ouvrir son musée, un gros bloc de béton, une sorte de rectangle couché sur le flanc, une grosse boîte à chaussure allongée sur la tranche. Cocteau avait lui sa chapelle sur le port de Villefranche, une toute petite chapelle finement décorée et que les habitants trouvaient très jolie, c’est rarement le cas des chapelles d’artiste.

Picasso était partout d’Antibes à Vallauris en passant par Cannes, mais papa n’a sûrement pas choisi Madoura pour faire la nique à l’autre, les deux hommes s’estimaient et mon père, quelques jours après ma naissance, lui avait envoyé une photo de moi, Françoise Gillot écrit dans sa biographie qu’il l’avait épinglée au mur de son studio, si j n’ai aucun Picasso à mes murs, j’aurais au moins été au mur de Picasso.

En conclusion : un livre qui m’a beaucoup plu, à la fois témoignage tendre d’un fils pour son père, une écriture à la fois vivante, fine et poétique, et aussi un hommage à l’artiste.
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brigetounbrigetoun   08 mai 2010
Alors seulement attaqueraient de voraces écrevisses... attirées par l'huile dont Elle aimait enduire ses coupoles finement marmorées d'une imperceptible trace d'aquatinte parsemée de grains plus proches du sarrasin que du son, comme on dit banalement de ces confettis qui fleurissent la peau des vilaines irlandaises, mais notre Nageuse venait du Caucase, et au Caucase on ne donnait du son qu'aux ânes.
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MimimelieMimimelie   09 avril 2014
Si dans votre vie vous ne faites qu’un voyage, allez à Jérusalem voir cette synagogue, oubliez le béton, les mourants et le gros sous-rabbin et asseyez-vous là, quelqu’un a écrit quelque part que les vitraux sont des cloisons idéales entre Ciel et Terre, voilà donc les portes qui mènent au Paradis.
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jovidalensjovidalens   26 novembre 2011
Grâce à ces pastels gras les galets s'ornaient vite de poissons et d'oiseaux, de mulets, de sirènes,...
Alors, pour ne pas qu'ils finissent presse-papiers au Salon du Livre on balançait les pierres à la mer, faisant des ricochets. J'ignore si le pastel gras tient longtemps quand il est dans l'eau mais chaque été des familles entières de méduses viennent du bout du monde, on croit qu'elles traînent par là pour gêner les touristes mais en fait elles se rendent au plus grand des musées de la Lithographie, le dessin sur pierre au vrai sens du mot, nous on va au Louvre, à la Tate Galery, chez les méduses on va au Musée des Méduses, c'est au milieu de ce qu'on appelle le Croc-de-Cagnes, entre le Neptune et le Mogador, et Papa doit penser que c'est très bien comme ça.
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MimimelieMimimelie   09 avril 2014
A l’époque Vallauris était déjà la ville de la jarre vernie, ce genre de grosses amphores avec le bas tronqué que les gens aiment placer devant leur maison, et ne sont en fait que des cabinets. « Aller au cabinet » se disait chez les Barrières « employer la jarre ». Elles étaient enterrées au fond des jardins, on ne laissait dépasser que trente centimètres, la hauteur d’un jarret, c’est pourquoi le vernis dégouline aux rebords, on ne vernissait bien que la partie visible. Une fois la jarre remplie on cassait ces rebords, on recouvrait le tout avec de la terre, les légumes plantés là poussaient comme des diables…. Les Provençaux qui se souviennent des jarres se marrent en silence, passant devant les mas de l’immense jeu de cubes. La ville vit de la vente de bien vilains objets, … les gens très souvent ont un goût de chiottes, l’expression vient de là.
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Vidéo de David McNeil
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