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EAN : 9791028116729
312 pages
Bragelonne (13/01/2021)
3.64/5   18 notes
Résumé :
Juin 806. Alors que Charlemagne vient d'annoncer son projet testamentaire, le seigneur Eudes meurt à Laperdum. Envoyés par l'empereur, le duc Winigis de Spolète, un évêque et deux abbés se rendent sur place pour s'assurer que la Vasconie restera franque.
Mais Eudes n'a pas succombé aux assauts d'une bête sauvage. Le démoniaque Johan de l'Ours rôde chaque nuit, dit-on. Luttant contre la défiance des Vascons jamais soumis et son désir pour Oyarza, redoutable pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
J'ai bien accroché sur ce roman qui joue à la baballe avec les genres.

C'est du polar, car à la base on enquête sur un meurtre, mais c'est surtout de l'historique, car on fréquente de nombreux personnages ayant réellement existé – le héros Winigis de Spolète, duc et missus dominicus, en premier lieu, mais aussi Saint Benoît d'Aniane, Eginhard, et Charlemagne lui-même. Malgré l'importance de l'enquête, la dimension historique domine et c'est un plaisir de lire ce travail de reconstitution d'un haut moyen-âge où les ruines des temples et des castrum romains paraissent vivre encore, où les fortins ont des palissades de bois et où la religion catholique, bien qu'en position dominante, peinait encore à s'imposer. Patrick McSpare construit aussi son histoire autour de l'éternelle rivalité Église-Saint Empire qui fera les grandes heures de siècles à venir et qu'il fait démarrer dès la renaissance de l'Empire. Peut-être pas un fait historique lors du règne de Charlemagne, mais c'est une bonne idée de contexte pour une histoire.

C'est aussi un roman régional, car l'auteur place l'essentiel de l'action en pays basque qu'il connait bien. L'occasion pour moi de découvrir ce peuple Vascon responsable de la plus célèbre défaite de l'empereur à la barbe fleurie, à Roncevaux. J'ignorais tout de ses dieux. La légende de Xan l'ours, que je découvre aussi, est magnifiquement exploitée. La volonté d'indépendance des Vascons vis-à-vis des empires et nations semblent avoir traversé les âges.
Patrick McSpare utilise les noms de ville de l'époque, ce qui augmente la distanciation et la sensation de voyage exotique.

C'est aussi une romance qui prend une place prépondérante dans l'histoire, voire interfère avec l'enquête. Si au départ elle fait penser à une relation type « La femme et le pantin », elle évolue vers une relation passionnelle et tragiquement impossible.

L'auteur soigne la psychologie de ses personnages : le pleutre Lothaire paralysé par un traumatisme d'enfant et qui essaie de tenir son rang, l'évêque batailleur Modoin, ancien guerrier et encore prêt à jouer des poings, comme pouvaient l'être ces religieux en ces temps anciens, la folie de serial killer de Riquier et même un Charlemagne vieillissant, un peu blasé, partagé entre remords et acceptation de ses actes. le personnage d'Oyarza la « sorgon » est magnifique.

Des côtés moins plaisants tout de même, à mentionner sans s'y arrêter, comme de rares anachronismes (trop de fois j'ai lu le mot adrénaline, ça me sort du moyen-âge), une enquête policière qui piétine et traine en longueur du fait du manque de lucidité de Winigis (il faut dire qu'il a autre chose en tête) et de nombreux deus ex machina qui font trop souvent intervenir des hasards heureux.

Si l'esprit du livre rappelle la série des enquêtes d'Erwin le Saxon, de Marc Paillet, il va plus loin dans la géopolitique, dans la psychologie des personnages, dans les légendes et, ce qui ne gâte rien, dans l'action. Il vaut le coup d'oeil.
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Après les Mérovingiens, Patrick McSpare poursuit son bonhomme de chemin historique et s'attaque à la dynastie suivante, celle des Carolingiens, à travers le testament de notre bon vieux Karolus Magnus, l'empereur à la barbe fleurie qui a inventé l'école, au détail près qu'il n'avait pas de poil au menton et que l'institution scolaire ne l'avait pas attendue pour naître.
Or donc, ouvrons ce fameux testament pour découvrir si le colonel Moutarde va hériter de l'Austrasie avec le chandelier dans la bibliothèque ou s'il se fera carotter avec la vaseline dans le fondement.

Nous sommes en 806 (dans le bouquin, pas en vrai). Charlemagne approche de la soixantaine. Encore vaillant mais conscient qu'il est plus proche de la fin que du début, Charlie organise sa succession et la transmission de son empire à ses fistons.
Faut savoir qu'à l'époque, on est encore loin de Louis XIV et d'une monarchie réglée comme du papier à musique. La succession, c'est LE truc problématique de tous les royaumes qui se sont bâtis sur les ruines de l'empire romain. Les règles successorales oscillent entre l'inexistant, le flou et le ce-qui-marche-pour-le-petit-héritage-familial-est-inadapté-à-l-échelle-d-un-royaume. L'autorité manque d'assise, parce que souvent conquise de fraîche date, sans racines dynastiques profondes. Parmi les puissants, les contestations et complots sont légion. Quant aux héritiers, vu le taux de reproduction de l'époque et vu le taux de décès (mortalité infantile, maladies, guerres, accidents, assassinats…), soit ils sont trop nombreux à se disputer les dépouilles et c'est le merdier, soit il n'en reste aucun pour s'asseoir sur le trône parce qu'ils ont tous cané en cours de route et c'est le merdier aussi.
Bref, Charlemagne veut éviter de voir se reproduire avec l'héritage de son empire le bazar qui avait en son temps suivi la mort de Clovis – partage improvisé du royaume franc entre les quatre fils de Cloclo – avec pour conséquence deux siècles et demi de Mérovingiens en roue libre.
El grande Carlito a trois fils légitimes : Louis, Carloman/Pépin et Charles. Aucun avec les épaules assez larges pour gouverner une entité XXL mais chacun assez ambitieux pour réclamer sa part, les armes à la main, si un seul devait récupérer le gros lot. Donc partage afin d'éviter les conflits fratricides qui à terme ne peuvent que mener à l'implosion de l'empire et des royaumes qui le composent. Charlot est plutôt confiant dans son projet testamentaire. L'empire est solide, doté d'une administration pour asseoir l'autorité du boss, soutenu par l'Église chrétienne, autant d'éléments pour empêcher l'effondrement. Tout concourt donc à assurer une coexistence pacifique entre les héritiers, chacun à la tête d'un royaume viable en tant qu'État.
Ça, c'est la théorie.
En vrai, ironie de l'Histoire pour torpiller ce joli plan sans accroc, tout partira en sucette avec la mort prématurée de deux héritiers (Pépin en 810 et Charles en 811). Louis remportera la super cagnotte impériale… qui sera quand même – ironie de l'Histoire 2, le retour – partagée en 843 par le traité de Verdun.

Mais on n'en est pas encore là. Or donc, année 806, le testament de Charlemagne s'ouvre sur l'ouverture du testament de Charlemagne. On ne pourra pas accuser l'auteur de tromperie sur la marchandise.
L'annonce testamentaire avant le décès est chose courante à l'époque, histoire d'éviter les mauvaises surprises le jour J et de laisser à chacun le temps de s'habituer au futur souverain, qui règne déjà plus ou moins, la pratique d'associer les héritiers à l'exercice du pouvoir du vivant de leur paternel étant monnaie courante depuis déjà l'empire romain. le temps de s'habituer… ou de magouiller un complot.
Ce genre d'annonce fait toujours des déçus. Sous ses airs unifié, l'empire présente pas mal de fissures, entre vieilles rancoeurs familiales, envies de vengeance de gens spoliés par les conquêtes franques, dissensions internes, comtes et ducs assoiffés de pouvoir, prélats qui préfèreraient voir l'empire sous l'autorité de l'Église plutôt que l'inverse, peuples conquis mais pas soumis (Saxons, Vascons, Frisons, Bretons), marches turbulentes, voisins à l'affût (Byzantins qui contestent la légitimité impériale, émirat de Cordoue). Pas pour rien si Big bisou a été chanté au XXe siècle par Carlos plutôt qu'au IXe par Karolus : l'imperator augustus est loin de faire l'unanimité.
Tant que ces agités restent chacun dans leur coin, les risques demeurent limités. Mais pour peu qu'ils nouent des alliances de circonstance… Là, c'est le drame et le “complot politique majeur” annoncé en quatrième de couverture.
Le testament de Charlemagne relève donc du thriller politique (mais pas que, on y reviendra). le tour de force de ce versant du roman, c'est de réussir à maintenir l'attention du lecteur alors même que l'Histoire spoile le dénouement. Les faits sont là : Charlemagne et son empire vivront jusqu'en 814. Et pourtant, avec une torpille pareille envoyée par Clio dans ses enjeux et sa tension, McSpare parvient à te garder dans ses filets jusqu'à la dernière page. Parce que fiction. Ce complot n'a jamais eu lieu dans la vraie vie de l'IRL. À partir de là, tout est possible. L'auteur pourrait profiter de l'occasion pour basculer dans l'uchronie et partir sur une ligne alternative qui verrait Charlemagne mourir avant la date historique. Jusqu'au bout de ma lecture, je me suis demandé : osera ? osera pas ?
Au-delà de l'Histoire telle qu'on la connaît, il y a les ajouts fictionnels. Ils sont là, les crocs qui t'agrippent à l'intrigue. le premier d'entre eux s'appelle Winigis de Spolète, personnage réel mais avec dans sa biographie officielle un trou autour de cette fameuse année 806. On suit son périple, entre enquête, bagarres, poursuites, roucoulade avec la prêtresse locale, doutes sur sa mission et ses valeurs… Principal vecteur de la tension narrative, Winigis est un personnage qu'on prend plaisir à accompagner dans ses péripéties.
Les autres personnages ne sont pas en reste, qu'il s'agisse des grandes figures comme Charlemagne ou Louis le Pieux, des missi dominici (mention spéciale à Modoin), du seigneur local qui fait dans son froc, d'Oyarza la sorcière païenne, et bien d'autres. Ce roman tient à la force de ses protagonistes qui ont chacun, jusqu'au rôle le plus secondaire, leur identité et leur petit truc marquant.

“Mais pas que” disais-je plus haut à propos de la classification de l'ouvrage. le testament de Charlemagne se double d'un polar historique. La mort du seigneur Eudes de Lapurdum, soi-disant tué par un ours, est plus louche qu'un mitrailleur allemand échappé de la Grande Vadrouille. A-t-il été assassiné par un Vascon en butte contre les représentants de l'autorité impériale ? Une vengeance ? Ou autre chose ?… Avec Johan de l'Ours (ou Xan l'Ours, comme on l'appelle dans les Pyrénées, ou Jean Nounours, d'après une traduction qui n'engage que moi), McSpare joue sur l'entre-deux, avec la figure moderne du tueur en série et celle de la créature démoniaque cachée dans les bois, à la fois traditionnelle par ses racines folkloriques immémoriales et moderne vu la place qu'elle occupe dans les oeuvres contemporaines d'imaginaire (je pense surtout au cinéma d'horreur/épouvante, plus précisément au survival).
Le suspense, c'est surtout autour de cette trame narrative qu'il se situe. Bien sûr qu'on en trouve aussi côté thriller politique, mais plutôt autour du qui et du comment plutôt qu'autour du pourquoi et de la résolution. Pour le versant enquête policière médiévale, le pourquoi, on en a vite une petite idée, mais jusqu'au dernier segment, les questions restent nombreuses et génératrices de tension.
Une chose est sûre, sans question ni débat ni rien : le mélange fonctionne. J'avais déjà beaucoup aimé dans Mérovingiens cette approche contemporaine dans un cadre ancien, sans trop en faire non plus dans le modernisme pour ne pas verser dans l'anachronique. Très délicat parcours de funambule entre le trop et le pas assez. Et c'est réussi. Après un Mission Impossible à l'époque de Clovis, on a ici du Sherlock Holmes version Guy Ritchie sous le règne de Charlemagne, avec un même état d'esprit – si on a aimé Mérovingiens, on aimera le testament – et deux traitement assez différents pour ne pas donner l'impression d'avoir lu deux fois le même bouquin.

Le testament de Charlemagne, à travers l'intrigue qu'il déploie, c'est aussi un voyage aventureux dans le temps et dans l'espace. Infatigable tour operator, McSpare nous emmène visiter les forêts et les montagnes de Vasconie (l'actuel pays basque), les rues et les caves de Lapurdum/Bayona/Bayonne, le palais impérial d'Aix-la-Chapelle, l'abbaye de Prüm qui ne compte pas pour des prunes… On voit du pays au gré de ces trois cents pages ! Avec en prime le réalisme historique, moyennant quelques écarts autorisés de licence romanesque. Pour les événements et personnages historiques “en dur”, attestés, on soulignera le travail de recherche et l'exactitude, ainsi que le sens de la retenue pour ne pas balancer des tonnes de masse documentaire. Des dates, des faits, des noms, des explications pour poser le contexte mais en version courte, limitée à ce que le texte nécessite pour se nourrir et à ce que le lecteur a besoin de savoir pour comprendre l'histoire et se représenter le cadre. McSpare échappe au travers de pas mal de ses collègues qui oublient qu'un roman historique n'a pas vocation à l'exposé exhaustif.
Le point que j'ai le plus apprécié dans ce domaine, c'est le respect des échelles. La grande, à travers les pérégrinations du missus dominicus Aymar dans un empire gigantesque, où les déplacements sont lents et où la transmission d'informations n'a rien d'instantané. La petite, loin du gigantisme des batailles épiques (et souvent irréalistes) où s'alignent des effectifs napoléoniens par centaines de mille, anachroniques pour le Haut Moyen Âge. Ici, le seigneur de Lapurdum dispose d'un pauvre fortin en bois et d'à peine une centaine de guerriers pour gouverner la région. Et à l'époque, il n'en fallait pas plus pour être le roi du pétrole. Sauf qu'il n'y avait pas de pétrole, mais vous voyez l'idée. Les petites entités locales fonctionnent avec des moyens limités et la notion d'empire tout-puissant reste assez globale et lointaine. le seigneur du coin n'a pas les moyens de mobiliser la Grande Armée ni l'Étoile Noire, sauf à s'appeler Dark Vador, mais ça, c'est dans une autre histoire qui n'a rien à voir avec Charlemagne.

Le testament de Charlemagne ne signe pas l'arrêt de mort de Patrick McSpare, ce qui est un peu contradictoire avec l'idée d'un testament, mais plutôt une bonne nouvelle pour lui, je pense.
C'est du bon, le genre de lecture où tu te dis “un dernier chapitre et au lit”, et à la fin tu te couches super tard. le cocktail thriller-politique-roman-policier-historique fonctionne à plein, avec ce qu'il faut là où il faut et le bouquin tient toutes les promesses annoncées en quatrième.
Après Ethan Hunt chez les Mérovingiens et Sherlock Holmes chez les Carolingiens, j'attends désormais la dynastie suivante. Pourquoi pas D Artagnan chez les Capétiens pour un roman de Capet d'épée ?
Lien : https://unkapart.fr/le-testa..
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C'est typiquement le genre de livre que j'aurais aimé adorer. Dès le début de ma lecture, je trouve l'histoire très intrigante. le lecteur est en total immersion dans l'Empire de Charlemagne, on est au coeur des intrigues et, surtout, on assiste à la difficulté de Charlemagne de se faire respecter dans des territoires qui ont encore des croyances païennes. Bref, sur le plan historique, nous sommes servis ! Et puis, l'intrigue est renforcée par une série de meurtres assez sanglants et des mythes païens sur un fond de magie. Tout, tout était réuni pour que ce livre me passionne.

Mais hélas, c'est un flop pour ma part ! L'histoire m'a semblé manquer de rythme, certains passages trainent en longueur. L'histoire gagnerait en épaisseur et en crédibilité si elle était plus rythmée !

Et puis, autre bémol, je n'ai pas réussi à accrocher aux personnages. Impossible d'apprendre à les connaitre en détail car ils sont assez nombreux, alors j'ai vraiment eu du mal à tisser des liens et à avoir envie de suivre leur épopée.

Bref, une solide histoire, mais une lecture très laborieuse…
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
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Ébouriffant ! Bondissez à cheval, pour suivre au plus prês une affaire de meurtres étranges en 806 ! Un livre passionnant de bout en bout, qui nous immerge totalement dans l'époque carolingienne et dans une région inhabituellement traitée : la Vasconie, soit le Pays Basque. Une aventure fougueuse sur tous les plans, et une écriture très maîtrisée. Tueur(s ?), folie(s?), complot(s?), rébellion(s?), désir coupable, fracas des armes et amour… tout se mêle dans ce récit mené à bride abattue.
Le personnage qui a principalement retenu mon attention n'est pas le héros, Winigis, intelligent, brave et très guerrier, mais Oyarza. Certes les tourments de Winigis sont intéressants à suivre, pris qu'il est dans toutes ses contradictions de missi dominici tenté par une « sorcière ». C'est d'ailleurs le ressort psychologique moteur. Mais Oyarza, la Sorgin vasconne, apparaît en contrepoint comme une véritable clairvoyante. Elle semble au-dessus de la mêlée, et c'est le cas de le dire, car combats et luttes il y a. Tandis que lui découvre l'amour dans son étendue et son feu destructeur, elle ne prononce que des paroles de sage. Est-elle seulement humaine ? Cette prêtresse païenne, guérisseuse et magicienne, semble dès le départ n'entrevoir aucune issue pour eux. Elle veut lui ouvrir les yeux sur les exactions qu'il commet, mais le laisse libre. Bref, Oyarza n'a vraiment rien de la demoiselle en détresse. Elle semble de prime abord être une femme fatale, mais c'est bien Winigis qui la voit ainsi et on la découvre peu à peu comme une femme au pouvoir politique autant que spirituel. Comme on ne connaît pas ses pensées, seuls ses paroles et ses actes permettent de comprendre ses véritables intentions. Elle a des secrets que le lecteur doit deviner… grâce aux indices habilement parsemés ici et là.
Les apparitions de Charlemagne sont bien vues et le rendent très humain, loin d'une représentation manichéenne ou hagiographique. Les deux autres missi dominici et les divers personnages secondaires sont bien caractérisés.
J'ai apprécié en pages bonus les listes de personnages réels cités et les noms actuels des villes citées, qui permettent de se plonger plus encore dans l'histoire, celle avec un grand H. Un roman que je recommande pour tous les amateurs d'aventure, d'Histoire et, bien sûr, d'amour.
Lien : https://lireetclaire.wordpre..
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Roman super pour les amateurs de roman historique où se mêlent politique et enquête policière. McSpare, égal à lui-même, a certainement fait un gros travail de recherche car son écriture est d'une grande précision historique. Il n'a rien laissé au hasard, et c'est appréciable. le lexique est lui aussi extrêmement choisi, à la manière des auteurs classiques, et sera apprécié des plus littéraires. Un auteur à suivre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
— Pourquoi effleures-tu tant la serrure, Winigis ?
— Afin d’en mieux ressentir les éraflures. L’agresseur de la servante l’a crochetée. Cela signifie que la porte était fermée à clé avant l’intrusion.
— Et donc ?
— Cette fille a subi le rut d’un homme et non d’un démon, certifia le duc de Spolète en se redressant. Satan griffe les âmes, non les serrures. Pourquoi recourrait-il à de telles méthodes pour franchir un obstacle, alors qu’il sait passer au travers des murs ?
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Cette fois, Modoin préféra se taire. S’il se référait souvent à Dieu, il connaissait mal les textes sacrés, d’où ses improvisations durant cette mise en terre. Ancien guerrier désargenté, il avait choisi de rejoindre l’Église parce que ses faits d’armes auprès du roi Pépin Ier d’Italie, fils de Charlemagne, lui garantissaient une charge d’évêque. Les avantages de sa position l’intéressaient bien plus que le goût du religieux, ce qui ne l’empêchait pas d’agir en loyal administrateur. Cependant, la loyauté n’irait jamais jusqu’à apprendre par cœur d’interminables prières.
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De nouveau, il était le dieu-ours, le destructeur d’empire. Il faillit céder à la tentation de rugir son défi à la face du monde mais se ravisa vite. Si près du fortin, cela pouvait provoquer l’arrivée d’une patrouille, en admettant que ces couards réunissent assez de courage pour grimper à cheval. Et Riquier ne voulait tuer qu’à des moments choisis, ceux où son secret ne risquait pas d’être découvert.
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Tu le sais comme moi, on obéit mieux quand on aime obéir.
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J'ai jadis risqué ma vie pour un homme, mais aucun homme ne risqua jamais sa vie pour moi.
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Conférence Fées et autres créatures violentes ou séduisantes ? enregistrée aux Imaginales 2018 Avec Patrick McSpare, Sara Doke, Estelle Vagne et Fabien Cerutti
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