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EAN : 9782848765181
255 pages
Éditeur : Philippe Rey (17/03/2016)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 37 notes)
Résumé :


Irlande du Nord, fin des années 80, en plein conflit entre catholiques et protestants à Ardoyne, quartier difficile de Belfast. Mickey, le narrateur, vit sa dernière journée à l’école primaire avant les vacances d’été. Bon élève, il se réjouit d’avoir été admis dans une Grammar school – collège « d’élite » –, et d’échapper ainsi à ses condisciples actuels.

Mais, lors d’un surréaliste rendez- vous chez le directeur, il apprend que son ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  28 octobre 2020
Années 80 , en Irlande du Nord , en plein conflit entre catholiques et protestants , Mickey le narrateur , un petit garçon différent , très seul , espiègle et bon élève vit sa dernière journée à l'école primaire .
Il doit intégrer une Grammar School , afin d'échapper aux préoccupations imbéciles des garçons de son quartier, leurs jeux violents , traité de «  tapette » ou de «  petit pédé », il est rejeté par les filles comme par les garçons .
Lors d'un rendez- vous surréaliste chez le directeur d'école, il apprend que son père a dépensé l'argent de sa scolarité , il intégrera le collège de base de son quartier : ST Gabriel.
Mickey se veut différent , doué et sensible, il rêve de faire du cinéma et de vivre aux États - Unis .
Passant son temps à inventer des histoires , candide, rêveur, débrouillard , attachant ,il adore sa mère , aime jouer avec sa petite soeur et son chien Tueur.
Au milieu des bombes, des émeutes, de l'Ira, , des affrontements avec l'armée britannique , il s'échappe dans ses rêveries grâce à son imagination débordante .
Cela le sauve d'un certain désespoir, il redoute son père alcoolique et son frère , une brute, qui s'est engagé dans l'IRA.
Ce contexte violent , ces troubles dangereux , la fuite de son père , vu par les yeux d'un enfant , confrontation entre innocence et violence , évolution d'un petit garçon qui se cherche font de de ce roman d'apprentissage urbain une histoire dotée d'un beau personnage où l'humour et la tendresse affleurent !
Merci à Reine pour le prêt ! .
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Commenter  J’apprécie          430
Myriam3
  24 décembre 2016
Coup de coeur en cette fin d'année pour Un Bon Garçon, que je viens de dévorer!
Je me méfie toujours des narrateurs-enfants, qui sonnent faux si souvent, mais ici la voix de Mickey est particulièrement réussie et nous secoue entre rires et larmes.
Mickey est un jeune garçon catholique nord-irlandais grandissant au plus fort des troubles entre catholiques et protestants, dans les années 80. Il se passionne pour le cinéma américain, adore le Magicien d'Oz et Grease, est fou de sa petite soeur P'tite Maggie, déteste son grand frère Paddy et son père, alcoolique et bon à rien, encore plus. Son rêve: partir vivre aux Etats-Unis.
C'est pas gagné. Bien qu'il ait été accepté sur concours, il ne pourra même pas aller à St Malachys après les vacances d'été, une grammar school pour les élèves les plus doués, parce que son père a bu toutes les économies de la famille. Il sera donc obligé de continuer à fréquenter ceux qui le harcèlent au collège du quartier.
Difficile quand on est intelligent, gentil, rêveur et qu'on a une voix de fille de se faire accepter... Mickey préfère encore fuir les groupes de garçons et de filles plutôt que de subir leurs brimades, mais sa mère s'inquiète de sa solitude et Paddy l'insulte à tout va pour son comportement de "pédale".
Difficile aussi d'être catholique à Belfast quand on est encerclé par les protestants et qu'il n'y a aucune porte de sortie. Emeutes à chaque coin de rue, interdiction formelle de "bavarder" sous peine de se voir flinguer les genoux, haine des deux côtés, même quitter la ville en car scolaire pour une petite excursion est dangereux.
Malgré tout, son amour pour Maggie, sa presque jumelle et pour son chien Tueur, reçu en compensation du changement de collège, mais surtout son imagination délirante le sauve du désespoir à chaque coup dur dont il fait les frais.
Roman de l'espoir, de la volonté, de l'amour aussi, il nous offre un personnage profondément attachant et intègre, qui pourtant promet à sa mère d'essayer "de toutes ses forces de ne plus être lui". Pauvre bonhomme...
Un magnifique premier roman, vivant et bouleversant, sur la guerre et le difficile apprentissage de la vie.
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Herve-Lionel
  31 janvier 2017
La Feuille Volante n° 1105
Un bon garçonPaul McVeigh – Éditions Philippe Rey.
Traduit de l'anglais par Florence Lévy-Paoloni
Mickael Donnelly, dit Mickey, qui est aussi le narrateur, est un garçon de 10 ans, espiègle et surtout bon élève, dans cette Irlande de Nord catholique des années 80. Il est content parce qu'il va quitter l'école primaire et aller dans une « Grammar school », c'est à dire faire le premier pas vers la réussite qu'on lui prédit, et des rêves, il en a plein la tête. Cela lui permettra au moins d'échapper à la misérable réalité qui est son quotidien. Mais sa joie n'est que de courte durée puisqu'il ne tarde pas à apprendre qu'il doit renoncer à ce projet simplement parce que son père a dépensé l'argent de sa scolarité pour satisfaire son penchant pour la boisson. Il ira donc à St Gabriel's, un collège ordinaire fréquenté par ses copains.
Les ennuis de Mickey ne s'arrêtent pas là puisque, depuis toujours il est différent des autres. Il préfère la compagnie des filles mais seulement pour partager leurs jeux, est toujours dans les jupes de sa mère, est très attaché à sa petite soeur Maggie, ce qui le fait passer auprès des garçons pour une « pédale » ce qui n'arrange pas les relations qu'il a avec eux. Malgré ses manières efféminées, sa sensibilité à fleur de eau, sa grande propension à rêver, il fait bien ce qu'il peut pour donner le change avec les filles mais n'a pas plus de chance avec la blonde Martine que pourtant il aime beaucoup ... Il lui reste son chien, son véritable complice et témoin de ses jeux, de ses peurs et de ses fantasmes d'enfant, avec la télépathie et le reste … mais tout n'est pas si simple et la mort s'invite dans ce décor.
Durant les vacances qui le séparent de la rentrée, neuf semaines, il pose un regard d'enfant sur un pays en guerre, occupé par les Anglais et tourmenté par les protestants, une atmosphère de violence urbaine avec l'ombre de l'IRA, bref, la mort omniprésente en menace ou en réalité. Il est sympathique ce petit Mickey, perdu dans un monde hostile et marqué par la pauvreté, constamment sur ses gardes et qui se réfugie chaque fois qu'il le peur dans un ailleurs qui ressemble à L' Amérique, à l'avenir. L'atmosphère qui règne au sein de sa famille ne vaut guère mieux, avec ce père qui finira par s'enfuir, son frère qui le malmène et l'enfant qu'il est se tourne vers Dieu pour un surréaliste et cruel monologue avec Lui. Mais Il restera sourd et muet devant ses aspirations et ses espoirs. Dans cette Irlande catholique il est directement sujet à cette culpabilisation judéo-chrétienne qui le taraude et pourrit chaque moment de sa vie.
C'est une réalité dure et violente vue à travers un regard d'enfant mais la manière de l'écrire m'a un peu dérouté.
© Hervé GAUTIER – Janvier 2017. [http://hervegautier.e-monsite.com ]
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maevedefrance
  21 avril 2016
Traduit par Florence Lévy-Paoloni
Michael (dit "Mickey") termine sa scolarité à l'école primaire. Bon élève, il devrait être admis à la prestigieuse Grammar School, chose dont il se réjouit. Tout pourrait paraître banal, sauf que voilà, nous sommes à Ardoyne, quartier populaire et catholique de Belfast. Une chance d'échapper à cet univers étriqué donc. Seulement voilà, le père de Mickey est porté sur la bouteille, les jeux d'argent. C'est le directeur de l'école primaire qui annonce à Mickey, qu'hélas !, la Grammar School, ce n'est pas possible parce que l'argent de la famille a été dilapidé. Mickey accuse durement le coup. Pour compenser, sa mère exauce un de ses autres rêves et lui offre un chien que Mickey prénomme "Tueur". :) . le gamin devra donc poursuivre sa scolarité à St Garbiel, l'école pourave du secteur. Nous passons huit semaines de vacances avec lui, avant la rentrée. La vie à Belfast pendant les grandes vacances, pendant les Troubles. Nous sommes à la fin des années 80. Il y a des attentats et les "Angliches" qui surveillent, il y a l'IRA, il y a les Protestants et leur RUC. Il y a les irruptions inopinées dans les maisons. Bref, c'est la guerre civile. Et les habitants vivent avec. Comme ils peuvent.
Le narrateur, c'est Mickey. le lecteur suit donc la vie à Ardoyne de son point de vue de pré-adolescent que les hormones commencent à travailler - ce qui ajoute du piquant à l'histoire ! Gamin solitaire, rejeté par les garçons de son âge qui le traitent de pédale, parce que du coup, il joue avec les filles. Son meilleur pote c'est Tueur, son chien. Mais aussi, quand même, "Péteur", une sorte de frère de sang : "Je crois qu'en fait on est jumeaux mais pas nés en même temps, une super expérience génétique de la CIA", d'après Mickey, dont le fantasme féminin est Martine. Son cauchemar c'est Briege, une merdeuse qui se croit tout permis parce que son père est un chef de l'IRA et qu'il est en prison. A Belfast, mieux vaut se taire. Des affiches le rappellent : "Bavarder tue."
Mais si "bavarder tue", Mickey s'évade à sa façon de cet univers glauque. Dans son théâtre mental, tout les personnages ont des noms qui sortent de son imagination débordante : vous rencontrerez, outre Péteur, Ma-mère-la-pute, Minnie, Rougeole, P'tite Maggie, la Prêteuse, les Sniffeurs, le Chauve, Nez Crochu... (petit extrait). Notre gamin va parfois se promener aux "Oeufs", un No Man's Land où crèchent sniffeurs et autres dealers.
Mickey lui-même joue un personnage, ce qui exaspère sa mère qui le houspille pour qu'il arrête cette comédie ! Seulement Mickey a un rêve : partir aux Etats-Unis. Il raconte à tout le monde que son père (qui s'est mystérieusement volatilisé) est là-bas et qu'il va le faire venir, avec la famille. le gamin est un obsédé des séries TV et films américains : Grease, le vagabond, La petite maison dans la prairie (:p ) , Flipper le Dauphin, Happy Days (:p) ... Il déclare aussi haut et fort qu'"un jour [il] sera président de l'Irlande" : "Je serai très bon et très gentil. Je ferai venir tous les bébés noirs à Belfast".
On gambade à nos risques et périls avec Mickey dans les rues de Belfast, qui "marche, genre Fonzie", parce que de toute façon dans cette ville "il n'existe que deux façons de se comporter dans la rue - courir ou flâner". Une prison à ciel ouvert dont un gentil Français (ouais !) dans son minibus, le sortira le temps d'une virée courte mais rocamolesque, où Mickey constatera en toute lucidité : "Il me suffit de rouler cinq minutes à partir de ma rue et je me retrouve là où je n'ai jamais mis les pieds de toute ma vie."
La plume échevelée et bourrée d'humour de Paul McVeigh donne à voir Belfast sur le mode déjanté. Une ville où les gens, pour s'évader se créent un autre monde comme Mickey ou alors sniffent de la colle, picolent. Ou se tapent sur la gueule entre membres de l'IRA ou au sein d'une même famille...
Un roman qui m'a fait rire parce que Paul McVeigh a un humour vraiment décapant, il n'y a pas de fioritures dans son écriture (un zizi, c'est un zizi et version féminin c'est pareil), il jongle avec les mots et les choses pour créer une Belfast loufoque qui m'a rappelé Eureka Street de l'autre écrivain "belfastois" de talent : Robert McLiam Wilson.
Un roman émouvant aussi, où l'on est vraiment triste que Tueur meurt dans un attentat. Aussi triste que son jeune maître.
J'ai parfois eu l'impression de regarder un film ou un dessin animé car l'écrivain s'attache à décrire les mimiques outrancières des personnages :
"Je pique un fard terrible et j'ai le visage brûlant comme un cul qui a pris une fessée."
"Elle crie et je fais un saut de deux mètres."
Mickey m'a aussi fait pensé à la souris Speedy Gonzales. Mickey-de-Belfast, en référence à Mickey Mouse ? (question que je me pose car il y a aussi une Minnie) ? Il y a comme des histoires de souris dans ce roman, en y réfléchissant bien. :)
Un roman hors-normes qui aborde de manière originale la vie à Belfast, et restitue néanmoins avec justesse son atmosphère à la fin des années 80.
Le premier livre de Paul McVeigh traduit en français. J'espère bien qu'il y en aura d'autres !
Un auteur à suivre.
Lien : http://milleetunelecturesdem..
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badpx
  13 avril 2017
Je suis arrivée dans la lecture de ce roman, grâce à la sélection Cezam 2017.
Et je ne le regrette pas.
Très vite j'ai été engloutie dans la vie de ce jeune "bon garçon" qui traverse un été un peu chaotique. Pendant 200 pages j'étais dans sa tête, je suivais le cours de ses pensées et je partageais ses émotions. Au travers son regard, j'ai découvert ce que pouvais être la vie dans un quartier sous contrôle de l'IRA ; qui par moment me faisait plutôt l'effet d'une organisation mafieuse.
Il me reste de cette lecture, un étrange sentiment, comme un malaise qui persiste. Et je m'interroge sur ce qu'à pu être la vie de ces gens "après", comment ont il pu basculer dans une vie "normale" lorsque la lutte armée a cessée.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   23 décembre 2016
Je sais comment ça va se passer à St. Gabriel's, comme à Holy Cross mais avec des garçons plus grands, plus méchants et sans Péteur pour me protéger. Est-ce que je peux faire semblant d'être comme eux? Etre un acteur génial jusqu'à mon départ en Amérique? Je ne crois pas être assez bon. Il faut que je me casse d'ici.
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AproposdelivresAproposdelivres   04 mai 2016
Je suis né le jour où les Troubles ont commencé.
« Pas vrai, M’man ?
– C’est toi qui les as déclenchés », répond-elle, et on rit tous sauf Paddy. Je mets ça sur le compte de ses boutons et parce qu’il est vraiment moche. Ça doit être dur d’être heureux avec une tête pareille. J’ai presque pitié de lui. Je repère un gros suçon dégueulasse sur son cou que je garde comme munition pour riposter aux attaques à venir.
Une note fleurie de désinfectant m’emplit les narines et vient se mêler au goût sucré des Frosties dans ma bouche quand M’man passe avec le seau en fer-blanc et la brosse. Elle ne nettoie la cour que lorsqu’il arrive quelque chose. C’est sans doute P’pa, comme d’habitude.
« Tu veux que je t’aide, M’man ? je demande.
– Non, fiston. » Elle disparaît derrière, sans même me regarder. Je m’inquiète pour elle à cause d’hier soir.
« Tu veux qu’je t’aide ? » répète Paddy d’une voix de fille. Lèche-cul.
« J’vais le dire à M’man.
– J’vais le dire à M’man… », fait Paddy en m’imitant.
Je jette un coup d’œil à P’tite Maggie, l’air de dire On le déteste, hein ? Elle me répond d’un regard qui signifie Et comment, c’est un gros cochon bien gras ! C’est un moine de Cave Hill qui m’a appris à lancer des regards. Je me suis entraîné comme un Chevalier Jedi, mais moi, mon sabre laser c’est mon visage. Je suis devenu Look Skywalker. Ma mission : défendre les faibles et les petits dans les familles contre la plaie que sont les grands frères. P’tite Maggie est ma disciple.
Pour tester son niveau en télépathie, je lui envoie : T’inquiète pas, il va se faire renverser par une bagnole, puis un camion va lui rouler dessus et ses yeux vont lui sortir de la tête. P’tite Maggie sourit. Elle a pigé. Je crois qu’en fait on est des jumeaux mais pas nés en même temps, une super expérience génétique en éprouvette de la CIA.
+ Lire la suite
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AproposdelivresAproposdelivres   04 mai 2016
Paddy se lève et laisse son bol sale sur la table comme s’il était le roi Farouk.
« Le laisse pas à M’man, je dis.
– Le fifils à sa maman.
– Ta gueule. Au moins moi j’ai pas un gros suçon dégueulasse. »
P’tite Maggie rit et s’étouffe. Des Frosties jaillissent de sa bouche sur le pull de Paddy, exactement comme fait la fille dans L’Exorciste, que j’ai vu à la Maison des jeunes du pape Jean-Paul II.
« C’est ta faute, p’tit pédé ! » Paddy me tape sur la tête.
J’essaie de lui balancer un coup, mais mon tibia cogne contre le pied de la table.
Paddy rigole, essuie son pull. « Et paraît que t’es intelligent ? Grammar school ? Ben voyons.
– Je suis plus intelligent que toi, andouille. Au fait, ta copine, elle aime sucer les boutons sur ton cou ? »
Paddy me fonce dessus et m’agrippe par le pull pour me faire descendre de ma chaise.
« M’man ! je crie vers l’arrière-cour.
– Quoi ? » hurle M’man. La maison tremble comme quand des bombes explosent. Paddy me lâche. Personne, même pas Mohamed Ali, ne se frotterait à M’man.
« Rien », je réponds toujours en criant. Paddy attrape son blazer sur le dossier de la chaise et s’en va. Je hausse les sourcils et souris à P’tite Maggie. « À moi la victoire ! » Je ris comme le Comte dansSesame Street.
La belle table de M’man est sale. Je me précipite vers l’évier, mouille l’éponge et reviens en courant avant que M’man rentre et tue quelqu’un. Quelqu’un = moi. J’ai beau être le bon fils de la famille, c’est moi qui trinque si P’tite Maggie fait une bêtise, parce que c’est la plus jeune et que je m’occupe d’elle. Même si ma sœur me transformait en torche, c’est moi qui prendrais une raclée pour avoir laissé les allumettes à sa portée.
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Annette55Annette55   27 octobre 2020
«  Le nouveau curé parle si bas qu’on a du mal à savoir ce qu’il raconte.
Paddy prétend qu’il est homo, mais ça se peut pas. C’est sans doute parce que les curés portent une aube qui ressemble à une robe. Ils en font aussi porter aux enfants de chœur. Jamais je n’accepterais.
Je préférerais manger mes yeux trempés dans l’eau de javel.
Autant me balader enT- Shirt avec dessus VAS-Y, COLLE- M’EN UNE » .
+ Lire la suite
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Annette55Annette55   27 octobre 2020
«  Je croyais que les gens ne détestaient que les méchants.
Ceux qui avaient tort.
Mais ils vous détestent aussi quand vous avez raison » ...
Commenter  J’apprécie          152

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