AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782752912190
224 pages
Éditeur : Phébus (01/10/2020)

Note moyenne : 4/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier, collecte et achemine les informations, jusqu’au jour de son arrestation, le 18 juin 1944.
Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. Elle ne parle pas, ne lâche rien.
C’est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu’au même moment sa famille... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  27 octobre 2020
Denise Jacob est la soeur de Simone Veil.
Les trois soeurs se sont retrouvées après la guerre mais leurs parents ont disparu dans les camps de concentration.
Simone et Milou ont été arrêtées avant Denise qui, ironie du sort a été arrêtée le 18 juin 1944, et amenée au fort de
Montluc. de là, elle a été amenée à Ravensbrück et enfin à Mauthausen où elle a tenu jusqu'à la libération de ce camp.
Toute la famille était cachée à Nice pour éviter les rafles antisémites. Quand Denise a vu toute sa famille emmenée, elle s'est sentie animée d'une force que j'ai interprétée comme un droit de vivre qu'elle ne se donnait plus car les siens avaient été arrêtés.
Elle s'est engagée en résistance, sous le nom de Miarka , dans le mouvement Franc - Tireur comme agent de liaison. Elle transportait du matériel pour les hommes du maquis.
Elle s'est d'ailleurs fait prendre en transportant des radios.
A partir de là, elle a d'abord subi le supplice de la baignoire mais n'a apparemment pas parlé étant donné qu'elle a poursuivi son chemin jusque Ravensbrück puis jusque Mauthausen qu'elle décrit si bien pour l'entrée avec l'aigle monumental tellement effrayant et l'odeur nauséabonde qui s' élevait des cheminées.
Je retiens ce passage car, quand j'ai visité le camp, j'avais 13 ans. L'entrée, restée identique m'a effrayée également et nous nous demandions comment les habitants n'avaient pas réagi. le camp a été un des derniers si pas le dernier à être libéré en 1945.
Antoine de Meaux a rencontré Denise Jacob devenue par le mariage Denise Vernay. Il a recherché des notes dans le carnet du père de Denise, dans les récits personnels de celle-ci et dans ses poèmes que j'ai trouvés magnifiques.
L'auteur nous livre la vie des trois soeurs après la guerre , leurs joies, leurs peines,leur nouveau drame.
C'est une biographie très complète de la vie d'une jeune femme pleine de vie, très belle car nous avons une photo d'elle sur la couverture et au début du livre.
Ensuite, sa vie avance et nous livre une personne de qualité qui n'a jamais parlé facilement de sa vie dans les camps pendant 9 mois. Elle n'a jamais pu y retourner au contraire de sa soeur Simone qui a éprouvé le besoin de retourner à Auschwitz. Les sensibilités sont différentes.
Je peux comprendre mais ce qu'elles ont enduré, c'est difficile à transmettre car sait-on ressentir une telle horreur ?
Merci à la masse critique privilégiée de Babelio et aux éditions Phébus pour m'avoir permis de découvrir ce très beau livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          666
Patrijob
  10 novembre 2020
Ce qui a décidé Denise Jacob, soeur de Simone Veil, à s'engager dans la Résistance, c'est sans doute son expérience du scoutisme.
Des valeurs telles qu'honneur, patrie, fidélité, service, étaient pour elle indispensables à respecter en temps de guerre, aussi cherche-t-elle à se rendre utile dès l'installation des Allemands à Nice, où elle réside avec sa famille, en 1943.
Par l'entremise d'une amie cheftaine, elle devient agent de liaison à Lyon sous le pseudo de "Miarka", totem hérité de son passage chez les éclaireuses.
Elle va alors parcourir de nombreux kilomètres à vélo sillonnant la ville en tout sens, empruntant passages secrets, escaliers dérobés et traboules afin de relier les différentes activités du réseau.
Un engagement non seulement risqué mais qui lui vaut aussi de vivre chichement.
Elle entretient quand même une correspondance régulière avec sa famille et en particulier avec ses soeurs dont elle partage les lectures.
Grillée à Lyon, elle est mutée à Annecy.
Elle est arrêtée durant une mission pour laquelle elle s'était portée volontaire.
D'abord emmenée à la prison de Montluc, siège de la gestapo, où personne heureusement ne sait qu'elle est juive et où elle est soumise à la torture, elle est ensuite déportée à Ravensbrück, camp de femmes utilisé comme réserve de main d'oeuvre gratuite.
Tout au long de sa détention, elle tient des carnets intimes dans lesquels elle recopie également des poèmes.
Elle est libérée après une dernière déportation à Mauthausen qui aurait pu lui être fatale et apprendra à son retour la détention de sa famille à Auschwitz.
Elle ne retrouvera indemne que Simone et Madeleine, ses deux soeurs.
Antoine de Meaux, romancier, journaliste et réalisateur, a bien connu Denise.
En 2013, il s'est assis à son chevet à la clinique des Peupliers où elle était hospitalisée et l'a écoutée raconter...
Se basant également sur sa correxpondance, des archives et ses écrits intimes, il nous offre une biographie complète et fouillée, non dénuée d'émotion.
À la lecture de ce parcours de vie, on reste sans voix devant le courage, l'abnégatiin, mais aussi l'optimisme entêtant de cette jeune femme prise dans la tourmente et l'horreur.
Les passeurs de mémoire, encore et toujours indispensables pour ne pas oublier, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs...
Merci à Babelio et aux édtions phébus pour cette lecture intense et instructive.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          297
Arimbo
  05 novembre 2020

Ce livre m'a été envoyé par les Éditions Phébus dans le cadre de l'opération Masse Critique. de Babelio. Je les remercie.
Miarka, c'est le nom que prend Denise Jacob, lorsque elle intègre la Résistance Française en 1943, à l'âge de 19 ans.
Denise Jacob, qui deviendra Denise Vernay, une héroïne très discrète, bien moins célèbre que son illustre soeur, Simone Veil.
Cet ouvrage met non seulement en lumière cette femme d'un incroyable courage, comme le furent tant de Françaises et de Français qui se levèrent contre l'ignominie (ne l'oublions pas en ces temps troublés) et qui souvent le payèrent très chers, beaucoup de leur vie.
Mais aussi, et c'est ce qui fait, je trouve, le caractère unique de ce récit, il nous plonge, de façon souvent bouleversante, grâce à tous les documents auxquels l'auteur a pu avoir accès, correspondances, carnets, poèmes, ..., dans l'intimité de la famille Jacob, une famille admirable et exemplaire entre toutes.
L'auteur, Antoine de Meaux, a rencontré pour la première fois Denise Vernay en 1996, alors que, dans le cadre de son service militaire, il contribuait à la réalisation d'un CD-ROM intitulé Mémoires de la Déportation, à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, dont Denise Vernay était alors la Secrétaire.
Une relation d'amitié va sa nouer jusqu'à la mort de Denise en 2013, ce qui lui permettra d'avoir accès à de nombreux documents familiaux.
On ressent que l'auteur a voulu rendre un vibrant hommage à cette femme discrète, qui n'avait pas su, elle même, si ce n'est dans un petit livre à compte d'auteur, "Une part de moi-même", raconter totalement son histoire.

Le texte est construit en petits chapitres qui, dans un premier temps, alternent plusieurs époques; notamment celle de la rencontre de l'auteur avec Denise Vernay dans les années 1990 alors qu'il est un tout jeune militaire, celle de l'engagement de Denise dans la résistance lyonnaise en 1943, et celle de la famille Jacob jusqu'à 1943. L'alternance de ces "séquences" ne facilite pas la lecture, et j'ai eu un peu de mal avec cette première partie. J'ai lu que l'auteur a écrit de nombreux documentaires dont plusieurs épisodes de "Secrets d'Histoire", ce qui explique sans doute son goût pour ce genre de construction fragmentée, qui n'est pas le mien.
Puis le récit devient linéaire à partir de l'arrestation de Denise le 18 juin 1944, et l'on y suit la brutalité des interrogatoires, le supplice de la baignoire auquel Denise, avec une incroyable force, résistera, puis le transfert dans le camp de concentration de Ravensbrück, dont l'auteur nous dépeint l'horreur quotidienne, souvent insoutenable, et la capacité de lutter de toutes les femmes. Puis le transfert au camp de Mathausen, la sortie du camp grâce à une médiation de la Croix-Rouge, le retour en France, et les joies et les souffrances du retour.
Le récit de la vie de Denise après la guerre et jusqu'à sa mort en 2013, nous montre, par delà les évènements d'une vie redevenue presque "ordinaire", mariage, enfants,..travail auprès de Germaine Tillion à l'Ecole Pratique des Hautes études, engagement dans les Organisations Mémorielles, ADIR, FMD, sa discrétion et sa difficulté à partager ce qu'elle a vécu, son expérience de résistante comme celle de déportée.
Et pourtant...comment ne pas être émerveillé par le parcours de cette jeune femme, qui décide, à 19 ans, de "se lever" de "se tenir debout", pour s'engager, avec énergie, dans le réseau Francs-Tireurs, et devenir agent de liaison avec un incroyable courage et tant de sang-froid. Cette Miarka qui va parcourir Lyon puis la Haute-Savoie par tous les temps, qui va vivre dans des conditions précaires, et qui va accomplir enfin, en remplacement d'une résistante indisponible, un périple à bicyclette de 250km pour récupérer deux émetteurs radios, ce qui conduira à son arrestation. Je sais que certains s'interrogent sur ce qu'avait réellement fait Jeanne d'Arc, comme s'il n'était pas possible qu'une jeune femme décide, toute seule, de s'engager pour sauver son pays. Mais alors, ne voient-ils pas que ce fut possible il n'y a pas si longtemps, qu'il y en eut des Jeanne d'Arc qui se levèrent pour l'honneur de la France, et que Denise Vernay fut l'une d'elles.
Je voudrais terminer cette critique en revenant sur ce qui m'a touché le plus dans ce livre. Si les récits sur la Résistance et sur la Déportation sont nombreux, je trouve que celui-ci, qui rend hommage au parcours de la résistante Denise Jacob alias Miarka, nous fait aussi mieux comprendre cette extraordinaire famille Jacob, et cela grâce aux multiples extraits de lettres, carnet de notes, citations de livres, poèmes....
Une famille juive mais dont le père André, comme la mère Yvonne sont résolument agnostiques, et dont l'idéal est avant tout humaniste, patriotique et républicain.
Ce livre nous révèle des parents dont la dignité, la hauteur morale, l'éthique, la noblesse d'âme sont exceptionnels, et dont on sent encore mieux toute l'influence qu'ils ont eu sur Simone Veil. Il m'a aussi permis notamment de mieux cerner la personnalité du père, André, certes un homme rigoureux et à principes, mais aussi lucide sur les êtres humains et refusant la compromission.
Et puis, l'incroyable tendresse, l'affection, qui règne entre les membres de cette famille. Il faut lire tous ces extraits de lettres entre Yvonne et ses filles, ou son fils, entre les soeurs, et aussi la dernière lettre bouleversante d'André à sa fille Denise, lettre remplie de réflexions profondes et de conseils en matière de lectures, pour réaliser à quel point cette famille qui fut brisée par un destin monstrueux, était si unie et si attentionnée pour les autres. le seul qui est en retrait, c'est Jean, le frère, passionné de photographie et qui était souvent derrière l'objectif pour prendre en photo sa famille.
Et ces écrits révèlent aussi la diversité des personnalités des trois soeurs, Madeleine dite Milou ou Milche, être de douceur et de bonté, une sorte de religieuse laïque, Simone, dont on ressent déjà la force, la détermination, la pugnacité, et enfin Denise, dont les lettres adressées à ses soeurs à Nice ont disparu, mais dont on découvre la sensibilité au travers de ses textes et notamment de ses beaux poèmes qui parsèment le récit.
Et enfin, il y a l'importance capitale de la culture littéraire dans la famille Jacob, l'appétit de romans et de recueils de poésie sur lesquels les jeunes soeurs s'échangent leurs impressions en terminant leurs correspondances. Oui, cela nous rappelle le rôle de la culture, la lecture, l'éducation, le savoir éclairé, l'esprit critique, mais aussi l'empathie, l'écoute de l'autre, la solidarité pour faire rempart à l'obscurantisme, au populisme, à la haine de l'autre véhiculée par les réseaux sociaux.
Résister, rester debout, ne pas se courber devant l'ennemi, ne pas renier ses valeurs essentielles, cela fait sens encore aujourd'hui, ne trouvez-vous pas?
Car, et je cite ici Germaine Tillion, aussi déportée à Ravensbrück et avec laquelle Denise Vernay a longtemps travaillé:
" Au terme de mon parcours, je me rends compte combien l'homme est fragile et malléable. Rien n'est jamais acquis. Notre devoir de vigilance doit être absolu. le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d'empêcher le pire".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          132
Nayac
  15 novembre 2020
Livre dédié à Denise Jacob alias Miarka, résistante active, déportée, désorientée et marquée à jamais à son retour du camp. Mais aussi une personne en retenue, fidèle à ses principes (aider les autres le plus possible) tant en période de guerre que durant sa vie. Voilà pour la trame de ce livre .
Livre qui est bien sur une leçon, ou plutôt un rappel  d'histoire (nécessaire alors que l'on a tendance à se dire "oui je sais" , ou pire à oublier).
Mais surtout une leçon de vie comme Denise l'indique lors de l'interrogatoire à la baignoire: prête à mourir , son corps refuse de se déclarer vaincu. Dans le même sens, l'auteur signale le besoin de joie, de rires, bref de vie de Denise à son retour du camp, peu compris par ses proches affligés par les décès si récents. Donc vivre, mais vivre sans oublier les horreurs, que l'auteur suggère plus qu'il ne les décrit, mais trouve par ce biais un moyen efficace de les rappeler.
Il est dommage que le livre contienne quelques longueurs, en particulier sur des présentations de personnages "secondaires" , certes brèves, mais qui n'apportent rien au propos par la suite. En revanche le caractère un peu décousu, touffu  (flashbacks, extraits de lettres de Denise ou d'autres personnes , récits, témoignages etc...) contribue à créer une ambiance particulière, certainement proche de celle de la période de guerre, pendant laquelle chacun des membres de la famille Jacob ne disposait que de bribes d'informations (de plus souvent codées), brèves, irrégulières, parfois indirectes, pour imaginer la vie de leurs correspondants.
Enfin, et même si ce n'est probablement pas l'objet principal du livre, je pointerai l'importance de la littérature (au sens large) dans la vie de cette famille, mais aussi dans leur résistance à la souffrance, aux privations  ou aux séparations. Que ce soit le père qui organise dans ses lettres un  programme de lecture à sa fille, la lecture de longues sagas historiques,  Denise avec ses petits carnets où sont notés des poèmes, les séances de lecture du camp, ou les réflexions liées aux lectures :"l'agrément d'un livre ne consiste pas dans les idées qu'on y trouve mais dans celles qu'il suscite" écrit par exemple André Jacob en 1916.
Livre découvert via une opération masse critique. Merci à Babelio et aux éditions Phébus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
M_a_r_c
  12 novembre 2020
Simone Veil est de loin la plus connue des enfants d'Antoine Jacob et d'Yvonne Steinmetz. La fratrie compte néanmoins trois autres membres : Madeleine, Denise et Jean.
Tous, parents et enfants, seront victimes du joug nazi et déportés. Arrêtées le 30 mars 1944 à Nice, Madeleine et Simone seront envoyées avec leur mère à Auschwitz-Birkenau par le convoi n°71 du 13 avril. Les deux filles reviendront de l'enfer sans leur mère. Antoine et Jean, arrêtés en même temps que le reste de la famille, seront déportés vers les pays baltes par le convoi n°73 du 15 mai 1944. Tous deux périront dans les camps.
A cette époque, Denise n'est pas à Nice. Entrée dans la résistance en 1943, à 19 ans, elle se trouve à Lyon, où elle officie comme agent de liaison sous le nom de Miarka.
Quand elle apprend que sa famille a été arrêtée et déportée, elle décide d'intensifier son action au sein de la résistance et accepte de convoyer du matériel radio vers le maquis des Glières, en Haute-Savoie. le 18 juin 1944, alors qu'elle touche au but, elle est arrêtée par une patrouille de la Gestapo. Conduite à Lyon, elle est torturée par les hommes de Klaus Barbie, mais ne leur révèle rien, malgré le supplice de la baignoire. Fin juillet, elle est déportée à Ravensbrück et y reste jusqu'au 2 mars 1945, date de son transfert – au sein d'un convoi « Nuit et Brouillard » destiné à être exterminé – à Mauthausen. Elle en sort, vivante, le 21 avril 1945.
L'aînée des soeurs Jacob, Madeleine, meurt en 1952, dans un accident de voiture, laissant Denise et Simone seules dépositaires de la tragédie familiale.
Les deux soeurs Jacob connurent des destins différents. Après avoir été arrêtée parce qu'elle était Juive et déportée vers un camp d'extermination, Simone Veil a eu le destin que l'on sait. Denise, elle, a été arrêtée comme résistante, sans que jamais les nazis découvrent qu'elle était Juive. Raison pour laquelle elle a été envoyée à Ravensbrück, qui était un camp de concentration et non d'extermination. Cette différence n'a pas été anodine dans les relations que les trois filles Jacob ont entretenues jusqu'en 1952, dans celles entre Denise et Simone ensuite. Parce que même si les survivants ont été peu nombreux des deux côtés, l'indicible des camps d'extermination n'a pas eu d'équivalent du côté des camps de concentration. La famille Jacob a été déportée pour quelque chose qu'elle n'avait pas choisi : le fait d'être Juive. Denise, elle, a été déportée parce qu'elle avait fait le choix d'entrer dans la résistance.
Durant la guerre, Denise, sans qu'il s'agisse d'établir une quelconque comparaison entre eux, était la plus engagée des enfants Jacob dans la lutte contre l'occupant allemand. le livre d'Antoine de Meaux, qui a côtoyé celle qui se faisait alors appeler Miarka jusqu'à ses derniers instants, en 2013, raconte son histoire, celle d'une jeune fille qui n'a pas hésité à risquer sa vie pour combattre ce qu'elle estimait inacceptable, qui a été arrêtée, torturée et déportée pour cela, mais qui n'a jamais livré aucun secret aux nazis et qui, pendant toute sa captivité, a continué à jouer son rôle de résistante jusqu'au bout. Miarka n'a par exemple pas hésité à se substituer à certaines de ses camardes trop faibles pour prendre part aux appels, leur sauvant ainsi la vie au péril de la sienne.
Commandeur de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance, Denise Jacob est une personnalité trop méconnue, dont le destin est probablement un peu éclipsé par celui de sa soeur cadette, mais qui mérite d'être mis en lumière.
Antoine de Meaux lui rend un juste hommage avec son ouvrage. Bien documenté, il comporte parfois quelques longueurs, manque peut-être un peu de structure, mais ces considérations de forme mises à part, il constitue – une fois encore – un indispensable travail de mémoire.
Merci à Babelio et aux Editions Phébus de m'avoir fait découvrir cette personnalité !

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          51


critiques presse (2)
Telerama   17 novembre 2020
Le journaliste et romancier Antoine de Meaux revient sur la vie d’une jeune femme admirable, Denise Jacob, sœur de Simone Veil. Résistante à 19 ans, déportée, elle survécut, sauvée par la poésie et la force de son idéal.

Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   20 octobre 2020
Antoine de Meaux retrace le parcours de Denise Vernay, la soeur de Simone Veil, engagée dans la Résistance et déportée à Ravensbruck.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
NayacNayac   15 novembre 2020
Je ne sais plus pleurer, et je suis seule.
Commenter  J’apprécie          30
jeunejanejeunejane   27 octobre 2020
...elle était restée fidèle à la devise de Miarka, l'éclaireuse des années 1930 : aider les autres le plus possible. Pendant longtemps, Denise ne parle pas de la déportation. Elle ne voit pas ou peu, ses anciennes camarades. Son mari, qui la couve, n'est guère favorable à ce qu'elle parle du passé, craignant que cela ne soit cause de souffrance.
Commenter  J’apprécie          190
jeunejanejeunejane   27 octobre 2020
..des heures bénies que Denise a tenté de restituer dans un poème beaucoup plus tard :
"Le soleil fait des taches jaunes, roses ou vertes
Entre notre paupière et notre œil
Suivant qu'on le ferme
Doucement
ou très violemment, nerveusement.
Et puis il y a aussi
Les arcs-en ciel dans les gouttes
Sur nos cheveux
Et nos cheveux blonds deviennent sombres
Mais s'irisent de mille couleurs
Toujours les mêmes
Et il y a aussi l'infini
L'infini de la mer vers lequel
On nagerait sans cesse
Si l'on ne craignait pas d'être las..."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
PatrijobPatrijob   02 novembre 2020
Bornes étranges qui réconcilient le heaume du Moyen-Âge et le masque africain, mieux que la mitraillette Sten, les boîtes aux lettres sont l'une des armes les plus efficaces de la Résistance.
Commenter  J’apprécie          150
PatrijobPatrijob   04 novembre 2020
"Lire un chef-d'oeuvre dans une mauvaise édition, c'est causer avec un homme d'esprit qui pue de la bouche." (15 octobre 1918.)
Commenter  J’apprécie          130

Videos de Antoine de Meaux (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine de Meaux
📻 L'émission "Le coup de coeur des libraires est diffusée sur les Ondes de Sud Radio, chaque vendredi matin à 10h45. Valérie Expert vous donne rendez-vous avec votre libraire Gérard Collard pour vous faire découvrir leurs passions du moment ! • 📚 Retrouvez leurs dernières sélections de livres ici ! ❤ 👉🏻 • • 📚 Guide de survie gastronomique à l’usage des obsédés de la bouffe de Stéphane Rose aux éditions J’ai lu 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com/1056733... • 📚 Le tailleur de Relizane de Olivia Elkaim aux éditions Stock 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com/1054504... • 📚 Je suis Jeanne Hébuterne de Olivia Elkaim aux éditions Points 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com/109376-... • 📚 Miarka de Antoine de Meaux aux éditions Phébus 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com/1055464... • 📚 Je suis née à Bergen Belsen de Yvonne Salamon aux éditions Plon 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com/1052761... • 📚 Erika Sattler de Hervé Belaux éditions Stock 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com/1053915... • 📚 Le Restaurant de l’amour retrouvé de Ito Ogawa, Myriam Dartois-Ako aux éditions Picquier 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com/17143-l... • 📚 La papeterie Tsubaki de Ito Ogawa et Myriam Dartois-Ako aux éditions Picquier 👉🏻 https://www.lagriffenoire.com/121813-... • • 🐝 Chinez & découvrez nos livres coups d’coeur dans notre librairie en ligne ❤ 👉🏻 lagriffenoire.com • 📺 Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv
+ Lire la suite
autres livres classés : déportationVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1023 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre

.. ..