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EAN : 9782824210803
212 pages
La Bourdonnaye (10/06/2015)
4.32/5   11 notes
Résumé :
Un destin unique, une obsession familiale, le poids des secrets.

L'Histoire et la guerre viennent une fois de plus bouleverser la passion que cultive Germain Crèvecœur pour les souliers féminins, en ravivant de douloureux souvenirs d'enfance. Otage du conflit franco-allemand dans lequel on exploite son talent et témoin d'un amour qui dérange, Germain se voit obligé de jouer les héros malgré lui pour protéger sa liberté et sa vie.

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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Srafina
  13 juin 2018
Le premier tome de la saga des Crèvecoeur nous racontait l'enfance très particulière de Germain à travers la vie de sa mère Édith et de son père Romain. Dans ce deuxième tome c'est dans une longue lettre ouverte à son fils Raphaël, sorte de journal très intime, que Germain dévoile à son fils sa vie et les choix qu'il fit en quittant Bayeux et la maison familial.
Ses débuts laborieux, ses petits boulots, toujours à travers l'obsession de la création des chaussures. Petit à petit on voit émerger le talent qui le consume mais aussi une personnalité centrée sur elle-même, à la fois sensible et indifférente à ceux qui l'entourent. Germain est un homme qui ne sait pas aimer, lui même ayant eu une enfance partagée entre haine et amour. Il ne sait pas exprimer ses sentiments vis à vis d'autrui, lui l'enfant solitaire et renfermé est devenu un homme ne sachant s'exprimer qu'à travers son art de la chaussure.
De son installation à Paris dans des petits boulots, à l'entreprise de Félix à Drancy jusqu'à la seconde guerre mondiale, il va se chercher et ne vivre qu'à travers son travail. Les événements de l'époque transformeront l'homme qui n'aura de cesse que de se fuir et de fuir les autres.
Une éclaircie, un soleil, lui laissera croire un moment qu'il peut trouver le bonheur, mais le poids des secrets de la famille Crèvecoeur le rattrapera toujours.
Ce livre est une sorte d'exorcisme de ce que peut faire le culte du secret dans une famille, de génération en génération, les actes des parents suivent les enfants. Et il faut trouver celui qui rompra le cercle, c'est du moins ainsi que je crois comprendre ce que nous laisse entrevoir l'auteur.
Personnellement j'ai eu plus de mal avec ce tome ci que le précédent, c'est la vie d'un homme qui a tout pour réussir mais qui porte sur ses épaules, les vies et les rêves avortés des générations précédentes. Ne rien dire, ne pas aimer car c'est se dévoiler.
Une famille bien complexe ces Crèvecoeur.
J'aurais pu m'attacher à Germain au fil de la lecture mais ses incessantes remises en question me l'ont montrées comme un homme très égocentrique, veule et lâche, se souciant peu de ceux qui l'entourent. Ce ne sont qu'incessantes fuites en avant qui ne l'amèneront qu'à l'amer constat de son échec personnel et à la transmission d'un héritage de secrets et de non-dits.
Une bien triste vie finalement malgré tous les talents qu'il pouvait avoir.
Merci à Antonia Medeiros de m'avoir fait découvrir le monde de la famille Crèvecoeur.
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Valmyvoyou_lit
  12 juillet 2018
Lire la suite d'une saga, ça passe ou ça casse. Et là, ça passe haut la main.

En fait, lire la suite de la saga des Crèvecoeur m'a fait comprendre pourquoi j'avais eu l'impression de vivre la partie Romain dans une pièce sombre, pourquoi j'avais ressenti de la noirceur et de l'oppression. Ce deuxième tome m'a fait encore plus apprécier ma lecture du premier.

La colonne vertébrale de cette partie est toujours le secret dans ce qu'il a de plus noir et de plus beau. C'est le secret qui protège ou qui détruit. C'est aussi celui qui protège sur le moment, mais qui a des conséquences dans le futur. C'est celui pour lequel on ne sait pas si c'est mieux qu'il soit caché ou pas. C'est le secret sous toutes ses formes et sous ses différentes raisons d'être.

La chaussure, toujours très présente, n'est plus le fil conducteur, elle est le support, l'appui. Elle a valeur de transmission ou de représentations de comportements bons ou mauvais. Je dirais même qu'elle est personnifiée.

Cet opus gomme les frontières. Hermann est un nazi cruel qui a sauvé certaines personnes. Germain, un homme avec peu de courage, est forcé de travailler pour les nazis, mais ne le souhaite pas. Il sera amené à sauver une jeune femme. Cela fait deux jours que j'ai terminé ma lecture, et je continue à me questionner sur lui. Il parle de lui en termes peu flatteurs. À le lire, ses bonnes actions sont portées par des motivations égoïstes. Faut-il juger un homme sur ses actes ou sur ses pensées ? Ne faut-il pas tenir compte du bien qui a pu être fait plutôt que les raisons qui en sont l'origine ? J'ai la sensation que Germain est plus acteur de sa vie qu'il ne le pense. le portrait psychologique qu'Antonia Medeiros en dresse est si poussé que j'ai l'impression de connaître les moindres pensées de cet homme. Aussi, ce livre m'a entraînée dans des réflexions à son sujet et j'aime quand un livre me bouscule autant.

L'Histoire est très présente. Nous sommes pendant la Deuxième Guerre mondiale. C'est l'Occupation. L'auteure nous montre que certaines personnes ont travaillé pour les nazis, sans être des collabos, simplement pour sauver leur vie.

La suite sur mon blog

http://www.valmyvoyoulit.com/archives/2018/07/11/36554705.html
Lien : http://www.valmyvoyoulit.com..
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saphoo
  24 avril 2017
J'avais lu les deux premiers volets avec beaucoup de plaisir, voici donc le trois, un peu de mal à remémorer le début de l'histoire, mais au fil des pages la mémoire refait surface. Germain, conte son histoire, il traverse la seconde guerre mondiale en connaissance bien des mésaventures, des pertes etc... il se retrouve bien malgré lui dans sa ville de naissance, et finit par reprendre la boutique de cordonnerie de son père. Fort de son expérience et son talent, il crée une gamme de chaussures pour dame, à faire pâlir les plus grands de ce métier. Son affaire tourne à merveille quand un jour un homme se présente à sa boutique, lui demandant des nouvelles de sa mère. ETc.... vais pas vous dire la fin.
J'ai bien aimé cette saga, et surtout la façon dont l'auteur nous a plongés dans ce monde des cordonniers, tout le côté artistique de la création d'une chaussure à la façon de Germain, et son écriture est tout à fait plaisante.
Une belle saga à découvrir.
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Allily
  10 juin 2018
Nous avions laissé Raphaël, qui avait accepté l'héritage de son père, en train de lire la biographie ou confession de Germain que ce dernier avait caché dans la maison familiale.
A la différence du premier tome, l'histoire est centrée sur le personnage de Germain mis à part dans l'épilogue. J'avoue que la multiplicité des narrateurs et des histoires m'a un peu manqué, j'aurais aimé en apprendre davantage sur Raphaël et sur son futur (peut-être que cela viendra avec un troisième tome des Crèvecoeur !) mais pour le reste j'ai retrouvé tous les éléments qui m'avaient convaincus dans la première partie des aventures de cette famille si particulière.
Tout d'abord et avant tout quel plaisir de retrouver la plume si particulière de l'auteure. Là encore on sent qu'Antonia Medeiros a choisi chaque mot avec le plus grand soin, qu'elle les a pesés et étudiés pour que l'ensemble du livre ait cette musique si particulière. Cependant, nous vous méprenez pas, le roman n'est pas du tout pédant, au contraire il est délicat et poétique.
On retrouve aussi la thématique des secrets de famille et de leur poids sur les générations suivantes qui doivent se dépêtrer avec tout cela. Antonia Medeiros met également en avant la passion, qu'elle soit pour des chaussures ou pour une femme, avec tout ce qu'elle a de démesuré et dévastateur.
On sent que Germain est un être qui ne trouvera jamais de bonheur paisible, et même s'il est loin d'être toujours sympathique, on ne peut que compatir au fait qu'il semble vouloir trop aimer pour se satisfaire d'une vie simple et tranquille. de ce fait, sa quête de l'amour et de la perfection semble vaine et s'il entrevoit un bonheur possible à travers son fils, cette paix lui sera aussi volée… le dialogue muet qu'il engage avec son enfant au travers de ses écrits n'en est que plus touchant.
Voilà donc un deuxième tome qui conclut en beauté le premier et nous emporte dans une histoire de guerre et de paix, de passion et d'amour et de père et de fils.

Lien : https://allylit.wordpress.co..
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mabiblio1988
  04 juillet 2015
J'ai toujours un peu de mal à donner mon avis sur cette saga. Il s'agit d'une histoire de vie, certes fictive mais elle ressemble étrangement à la réalité.
Germain aurait pu être mon grand-père, c'est à moi qu'il aurait pu raconter sa vie, son histoire, ses regrets… Antonia Medeiros a la faculté de ne pas nous rendre seulement lecteur de son livre mais de nous donner l'impression d'avoir un lien avec les personnages.
Dans ce troisième tome, nous découvrons la vie d'adulte de Germain. Il la raconte via une lettre à son fils, Raphaël. Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale, la vie n'est pas facile et Germain nous transmet à travers ses mots cette difficulté.
J'avais très envie de lire ce troisième tome car depuis le premier tome, j'ai très envie de comprendre comment Raphaël a pu naître, de savoir qui est sa mère et surtout pourquoi est-ce que Germain n'a pas tenu son rôle de père.
Malheureusement, toujours aucune réponse. Heureusement, un quatrième tome semble prévu pour 2016.
Après la lecture de ce troisième tome, j'ai encore de nombreuses questions. Qui est cette Garance qui débarque dans le dernier paragraphe, comment Germain et elle se sont rencontrés ? Pourquoi un homme qui a vécu une enfance telle que celle de Germain n'est pas resté auprès de son fils ?
En bref :
Le troisième tome de la saga familiale Les Crèvecoeur nous permet d'en apprendre plus sur l'histoire de Germain adulte sans pour autant apporter les réponses tant attendues.
La plume de Antonia Medeiros ne se contente pas de faire de nous des lecteurs mais nous la donne la possibilité de tisser un lien affectif avec les personnages.
Le moins :
Après trois tomes, on a l'impression de n'avoir eu aucune réponse aux questions que l'on se pose depuis le début.
Le plus :
Le sentiment de faire partie intégrante de cette famille, d'avoir pratiquement l'impression d'être Raphaël et d'attendre les mêmes réponses que lui.
Lien : https://mabiblio1988.wordpre..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AllilyAllily   10 juin 2018
Ne me juge pas trop vite. Tu verras, toi aussi, que l’on finit tous par se soumettre à des forces supérieures, que ce soit pendant une guerre ou pendant une vie dominée par le pouvoir des autres sur soi. Tu penses que tu es libre ? Que tu es maître de ton destin, que ta jeunesse te pardonne tout ? Détrompe-toi : l’heure tourne déjà, tes craintes s’accrochent aux parois de ta mémoire sans même que tu ne t’en rendes compte et tu te diriges vers la fin. Ta vie vient à peine de commencer, et tu te diriges déjà vers la fin. Ta jeunesse n’est qu’une triste illusion qui sert à masquer l’irrémédiable : un jour, tout cela s’arrêtera, et tu verras que, même si tu penses avoir vaincu tes démons, ils t’attendent derrière la porte de sortie.
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djihanedjihane   31 mars 2016
Je voulais fabriquer du beau et le rendre exceptionnel. Je ne voulais pas regarder l’usure des choses, mais créer du neuf, du parfait, et peut être aussi oublier qu’un jour tout cela s’effrite.
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djihanedjihane   31 mars 2016
Je voulais laisser l’univers m’envahir avec tumulte et fracas et m’éloigner du silence de mon existence.
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djihanedjihane   31 mars 2016
Telle était la véritable tragédie de ma mère: elle s’évertuait à transfigurer le réel pour masquer la noirceur du monde.
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