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ISBN : 9791092016703
Éditeur : Jigal polar (01/05/2016)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Une petite ville semblable à tant d'autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d'identité qui dégénère… Il s'appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort… Moi, Mattia, onze ans, je ne l'ai pas connu, mais après, j'ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu'à la dislocation… Plus tard, alors que d'étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j'ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
gruz
11 juillet 2016
Quelle étrange impression que de se lancer dans une lecture sans rien en attendre de particulier et de la terminer pantelant. Les moments d'émotions littéraires qui vous chamboulent, vous meurtrissent (et vous enthousiasment), sont suffisamment rares pour qu'on tente de les partager en mots.
Il faut dire que Cloé Mehdi fait montre d'un talent unique pour conter un genre d'histoire qui a tendance à devenir par trop banal dans notre société actuelle. Elle fait preuve d'une expressivité hors normes à travers ce récit carné où elle incarne littéralement ses personnages. Des protagonistes qui ont du corps, au point qu'on a l'impression qu'ils vivent toujours à nos cotés même lorsque les pages sont refermées.
A l'image de Mattia, du haut de ses onze ans. Si on accepte d'intégrer le concept ; côtoyer un gamin à part, qui s'exprime comme un adulte et réagit parfois comme tel ; la rencontre devient marquante. Car Mattia n'est décidément pas un gamin comme les autres, et son environnement « familial » non plus.
Quel paradoxe que de ressentir de telles émotions pour un gosse qui, lui, pense être invisible. Quelle singularité que d'être bouleversé par des personnages qui ne savent pourtant rien exprimer entre eux de leurs ressentis au quotidien.
Rien ne se perd, ou la perte de repères. Un roman terriblement sombre d'où émane une certaine lumière, particulière. Des personnages qu'on aimerait sauver alors qu'ils sont si proches de la noyade.
Cloé Mehdi arrive à faire vibrer la corde sensible dans un monde qu'on pourrait croire désensibilisé. Un univers terrible de solitude et d'injustice, dans lequel plus personne ne trouve sa place.
Sujet très sensible s'il en est (les violences policières), thème dérangeant autour duquel l'auteure développe son intrigue. J'aurais pourtant tendance à dire que ce n'est pas la seule matière du roman, ni même la plus importante. C'est un contexte dans lequel se meuvent ces personnages si humains, engoncés dans leur mal-être, très loin des stéréotypes habituels des banlieues.
Des protagonistes qui baignent littéralement dans ce qu'on a trop vite tendance à cataloguer comme de la folie. Ne pas savoir comment vivre et tout le système psychiatrique se met en branle autour de vous. Rien ne se perd est imprégné de ce malaise psychologique et c'est sans doute ce qui est le plus perturbant dans ce roman.
Rien ne se perd, mais tout se transforme t-il ? En tout cas, ce roman de Cloé Mehdi m'aura transformé quelque part, par sa sensibilité à fleur de peau et son humanité désespérée. Une jeune auteure qui a tout d'une grande.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Bazart
14 juillet 2016
Rien ne se perd, tout se transforme même, et surtout, le sentiment de culpabilité. Mattia n'a que onze ans mais déjà toute une vie lourde derrière lui. La culpabilité il connait, avec un père suicidé, une mère démissionnaire et un tuteur bourrelé de remords, Mattia regarde le monde des adultes et déjà se demande déjà à quoi ça sert de vivre ?
Un faits divers vieux de quinze ans remonte à la surface et met en émoi la petite ville de banlieue, une bavure policière, un adolescent mort et un policier relaxé. Tous les adultes qui rayonnent autour de Mattia ont un lien avec cette histoire ancienne, alors le jeune garçon sait, en lisant, un matin, sur un mur de la cité : « Justice pour Saïd » que l'histoire c'est remise en marche et que rien ne pourra l'arrêter.
L'injustice et l'oubli est un couple toxique qui ne peut engendrer que la haine, mais l'injustice et la haine sont souvent d'excellents ressorts pour un vrai polar urbain. La cité devient un ring où tous les tristes protagonistes de cette tragédie vont s'affronter. Cloé Medhi est une très jeune romancière et on ne peut s'empêcher de penser en lisant « Rien ne se perd » que les yeux de Mattia sont les siens.
Audacieuse et sincère elle utilise avec brio la matière sociale et psychologique pour nous offrir un opéra tragique où les destins inextricablement mêlés devront aller au bout de leurs sacrifices.
Un roman de jeunesse très prometteur.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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belette2911
06 mai 2017
Si "Inspecteur la bavure", avec Coluche dans le rôle, était très drôle, quand un policier commet une bavure, c'est tout de suite moins drôle, surtout s'il a confondu le crâne d'un gamin de 15 ans avec une citrouille à exploser…
C'est ce qui est arrivé à Saïd, 15 ans, récidiviste au casier déjà chargé, lors d'un contrôle d'identité. Un flic a pété les plombs et bardaf, ce fut l'embardée. Il ne fut pas condamné.
Ce fait divers horrible, Mattia, notre narrateur de 11 ans ne l'a pas vécu, il n'était pas né, et ensuite, ce fut une chape de plomb sur cette affaire. Mais ça l'intrigue, surtout depuis que des tags « Justice pour Saïd » éclosent sur tous les murs.
L'auteure nous a écrit un roman terriblement noir avec pour narrateur un jeune garçon qui a vu son père interné en HP (pas Harry Potter) où il a fini par se suicider, où il a vu sa famille se disloquer et sa mère le confier à un jeune homme de 24 ans, Zé, lui même au passé plus que lourd qui vit avec une copine aux tendances plus que suicidaires.
L'ambiance est lourde, plombée, dans cette citée qui a vécu des émeutes et la mort d'un de ses enfants. Certes, ce n'était pas un enfant de coeur, mais sa mort était purement gratuite et le coupable n'a pas été châtié, ce qui fait que la rancoeur est toujours là.
Un air de déjà-vu, non ? Quand une bavure est l'étincelle qui fait exploser les barils de poudre… Terriblement contemporain.
Les portraits des personnages sont forts, réalistes, et les détails sur leur passé seront distillés avec parcimonie, divulgués au fur et à mesure des découvertes de Mattia, notre jeune garçon qu'on aurait envie de serrer dans nos bras tant il est émouvant à se protéger derrière des murs érigés dans sa tête.
Mattia voudrait être invisible, mais pourtant, il est très présent dans ces pages, à tel point qu'une fois le roman refermé, il vit toujours parmi nous et on aimerait presque que l'auteure nous donne de ses nouvelles, de temps en temps.
Toute sa vie n'est que souffrance, celle des autres aussi : les gens de la cité, sa soeur, sa mère, dans la famille de Saïd,… Pourtant, malgré cette ambiance plombée et triste dans laquelle évolue nos personnages, on se trouve face à un récit enthousiasmant, si je puis dire, tant il apporte des émotions fortes à son lecteur.
On pourrait dire que ce roman, c'est un semi-remorque d'émotions qu'on se prend dans la gueule, ce sont des vies disloquées, éparses, des gens blessés qui tentent de panser leurs plaies vaille que vaille, en comptant sur la présence de certains pour les soutenir, pour les aider à avancer dans le chemin de la guérison.
Il y a des tas de messages importants dans ses pages, des messages sur lesquels on devrait méditer afin de trouver des solutions pour que cela n'arrive plus à l'avenir…
Un roman noir fort, sombre, rempli d'émotions à l'état brut, de vies éclatées, de vies suicidées, de vies en lambeaux, des personnages réalistes, flamboyants, qui tentent de s'en sortir comme ils peuvent, eux que la vie a fracassé et laissé en miettes.
Un roman qui m'a emporté et qui m'a laissée sans voix, sans mots pour exprimer ce que je ressens vraiment après sa lecture. Pas grave, d'autres en parlent mieux que moi.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Amandine49
15 juillet 2017
Un livre d'une jeune auteure qui a reçu autant de prix vaut la peine qu'on s'y intéresse....
Ce livre ne se passe pas dans une ville précise. Cela m'a un peu dérouté mais très rapidement ça n'a plus été le cas car on comprend que cette histoire pourrait avoir lieu dans n'importe quelle ville.
On est dans une banlieue qui pourrait très bien être celle de Paris ou de Marseille. On pourrait aussi croiser les personnages dans une de ses banlieues.
Alors où est la force de livre ? Son originalité ?
Elle réside d'abord dans le personnage que l'on suit en majeur partie : Mattia. C'est un petit garçon de 11 ans avec qui la vie a été très dure. Son père s'est suicidé en HP et sa mère l'a abandonnée pour le confier à un homme dont le passé est très troublé. Il va se retrouver confronté au poids du passé : le sien et celui de la ville dans laquelle il habite. Ce petit garçon va devoir grandir plus vite que prévu. Il fait preuve d'une très grande maturité pour son âge. Il est à la fois très attachant mais on ressent comme une forme de respect. Malgré tout ce qui lui arrive, il reste debout et il se bat. Il se retrouve face à des adultes qui ne veulent pas lui dire la vérité sur ce qu'il se passe et ce qu'il s'est passé. On va donc demeurer comme lui dans une forme d'inconnue sur ce qu'il se passe vraiment et ce qu'il s'est passé. C'est à la fois frustrant mais très intéressant. On fait mille et une hypothèses et ainsi quand on découvre la vérité, on se prend une grande claque mais on a aussi mille et une question.
Dans ce livre on aborde beaucoup de thèmes qui peuvent être polémique. L'auteur nous donne un point de vue sur ces thèmes.
Le premier dont il est beaucoup question est la violence policière. Ce thème est très actuel et on pense forcément à des affaires récentes. Je pense qu'il ne faut pas faire une généralité sur le sujet : tous les flics ne sont pas des salauds. Avec les personnages on a le point de vue de la famille de la victime. On ne tombe pas dans l'extrême mais on est, selon moi, sur le fil en permanence. On aborde aussi le point de vue des flics mais de manière trop légère.
Avec ce thème, on parle forcément de la justice et de l'égalité dans le traitement des affaires. Là aussi on pourrait penser que l'on tombe dans la caricature mais on est bien obligé d'avouer que les choses se passent souvent ainsi : il y a d'un côté les privilégiés, les intouchables et de l'autre ceux qui par leurs origines ne vont pas être traités de la même manière.
Il est aussi question de l'hôpital psychiatrique. Rien de polémique ici car je pense que la manière dont cela est abordé reflète la réalité. Mattia en parle de son point de vue à lui avec ce qu'il a vécu à travers son père mais aussi avec ce qu'il vit avec la copine de son tuteur. Il a peur lui aussi d'y être confronté. C'est donc à travers le point de vue d'un enfant avec toutes ses peurs que l'on en parle.
Mais la grande force de livre, c'est pour moi son écriture. Elle est brute et très directe. Mais elle est aussi très belle. Elle transmet des émotions très fortes. Elle est aussi le reflet du point de vue de cet enfant de 11 ans à qui on ne dit pas tout. On sent la rébellion dans les mots qui grandi et qui peut tout faire exploser. Les descriptions sont très simples mais on imagine très vite le lieu et l'ambiance sombre de cette banlieue. On a envie de croire qu'il y a un peu d'espoir mais encore une fois on colle à la réalité.
Certains chapitres ne sont pas du point de vue de Mattia. C'est nécessaire pour faire avancer l'histoire. On peut ainsi faire mieux connaissance avec ceux qui entourent ce petit garçon.
La fin du livre est brutale mais inévitable. Mais elle conclue parfaitement cette histoire terriblement actuelle.
C'est un grand livre écrit par une toute jeune romancière qui je pense n'a pas fini de nous surprendre. C'est un livre qui donne UN point de vue mais qui pousse aussi au débat de part les thèmes abordés.
La promesse faite par les nombreux prix est tenue : c'est un roman noir d'une grande qualité.
Lien : http://leslecturesdamandine4..
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ClaudeMoha
15 avril 2017
Chère Cloé Mehdi,
Je suis venu vous faire part de mon ressenti après la lecture de votre roman noir « Rien ne se perd ». Lors de notre rencontre au festival de Mauves en Noir, je n'avais lu qu'une partie de votre livre et déjà je l'avais trouvé très original.
Je peux vous dire qu'après avoir achevé votre roman, j'ai été conquis aussi bien par la forme que par le fond de cette histoire. Quelle bonne idée de nous faire découvrir ce monde des quartiers de la Verrières à travers les yeux d'un enfant de onze ans. Cela permet d'avoir un regard neuf et différent de celui des adultes.
De plus, je me suis tout de suite identifié à cet enfant balloté par la vie et cherchant des réponses aux évènements malheureux qui se produisent autour de lui. J'ai été en empathie totale avec ce garçon et j'ai compris les peurs et les doutes qui traversaient son esprit encore influençable.
Ce roman noir est sublime et touchant à la fois ! Mattia, onze ans, se retrouve confronté à des choses qui le dépassent. le passé familial de ce gamin est déjà très lourd à porter.
Comme sa mère ne veut plus s'occuper de lui, le garçon est confié à un tuteur nommé Zé qui vit en couple avec Gabrielle dans cette cité des Verrières. Mattia a aussi une soeur Gina mais celle-ci préfère sa liberté et est souvent en voyage. Gina débarque sans prévenir dans l'appartement où vit Mattia et celui-ci est toujours heureux de la revoir.
Mattia est un gamin courageux qui fait face aux chocs de la vie et qui essaie de comprendre l'histoire de son quartier. Pourquoi 15 ans après les faits, on continue à taguer les murs de la cité des Verrières du visage de Saïd ?
Ce Saïd n'avait que quinze ans lorsqu'il est mort sous les coups d'un policier qui a été trop loin. Ce policier a plaidé l'accident involontaire à son procès face à la famille de Saïd. Ce même policier a été relaxé par la justice et simplement muté ailleurs pour se faire oublier.
Et l'on s'étonne que certains continuent à réclamer justice face à une police qui a toujours raison. Ceux-ci sont face à un mur et ils seront toujours victimes du système.
J'ai vu l'intrigue se jouer, la tension s'intensifier comme un monstre prêt à bondir sur sa proie. le suspense était à son comble. Qu'allait-il se passer de plus ? Certains se sont déjà affranchi des limites et sont prêts à tout pour enterrer des secrets inavouables.
J'ai vu tout au long de cette histoire, Mattia s'étonner, se mettre en colère, questionner les adultes qui lui mentent pour le protéger, espionner derrière les portes pour découvrir un peu de la vérité que l'on lui cache...
Mattia cherche de réponses à ses angoisses. C'est très fort et cela vous arrache le coeur ! Vous souffrez face aux malheurs que ce gamin endure. Vous vous révoltez avec lui contre l'injustice de la société.
Ce garçon a besoin d'amour pour se construire et personne ne lui en donne ou si peu. Il espère toujours revoir sa mère.
Ce roman est noir mais délivre sa note d'espoir. L'amour est présent tout au long de cette intrigue et nous donne un peu de baume au coeur.
Chère Cloé Mehdi, avec « Rien ne se perd », vous n'avez pas attendu le nombre des années pour faire éclater votre génie littéraire. Vous possédez l'art de pointer les défaillances de notre système en y mettant de l'émotion, du suspense et du talent !
Pour moi votre roman noir est un vrai coup de coeur et une grosse claque ! Un concentré d'émotions pures ! ! Et surtout, continuez d'écrire pour vous et vos lecteurs !

Lien : https://lecygnenoirblog.word..
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart10 juillet 2016
« A 19 heures on passe à table. Gabrielle invite les travailleurs sociaux à se joindre à nous. Titre du documentaire : « La famille dysfonctionnelle dans la vie quotidienne ». Ça pourrait même faire une bonne émission de télé-réalité. J’imagine le pitch : Un meurtrier passionné de poésie, une dépressive suicidaire et un enfant perturbé tentent de vivre ensemble au-delà de leurs différences, mais les services sociaux s’en mêlent. Zé, Gabrielle et Mattia parviendront-ils à faire illusion et à déjouer la menace ? »
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belette2911belette291104 mai 2017
[...] l’erreur est humaine à ce qu’on raconte. Le seul problème c’est qu’elle est tolérée pour certains et pas pour d’autres, et toujours les mêmes.
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crapettecrapette30 mai 2017
Il attend la réponse judiciaire. Elle arrive au bout de trois ans : acquittement. Le flic sort de la salle d'audience porté en triomphe par ses collègues. Histoire trop banale.
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MakimyMakimy28 avril 2017
Les véhicules démarrent, éclat bleuté des gyrophares, [...], la prochaine fois qu'on se verra il y aura des barreaux entre nous, tout ça parce qu'un putain de flic un jour a perdu son sang-froid, tout ça parce que la justice ne fonctionne que d'un côté, tout ça parce qu'ils déterminent avec leurs propres critères qui est un monstre barbare et qui ne l'est pas, qui est un assassin et qui a commis une erreur pardonnable, et l'erreur est humaine n'est-ce pas, elle l'est si tu es flic, elle ne l'est pas si tu es un délinquant, alors en tout connaissance de cause choisis ton camp, camarade...
Je pleure sans pouvoir m'arrêter.
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crapettecrapette30 mai 2017
La police des polices enquête. Le flic est suspendu. Quelques mois passent. Le flic est réintégré.
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