AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782915543032
114 pages
Éditeur : L'oeil neuf éditions (08/03/2004)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Le bibliothécaire aime les livres comme le marin aime la mer. Il n'est pas nécessairement bon nageur mais il sait naviguer. L'océan du savoir qui grise tous les savants, rend modeste le bibliothécaire. La bibliothèque est ce lieu indispensable où le savoir décante. Regardez comme cet océan furieux se calme dans la bibliothèque ! Le bibliothécaire sait lire les livres sans les ouvrir. Son regard transperce
les couvertures. Il visite la page de titre, l'auteur,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  20 décembre 2012
"La sagesse du bibliothécaire" est bien plus qu'un essai sur la rôle du bibliothécaire, c'est aussi une réflexion sur ce que devrait être une bibliothèque. Bibliothèque...mot aux nombreuses significations puisqu'il désigne à la fois la bibliothèque publique telle que nous la connaissons tous, un meuble, celui que nous possédons tous, je l'imagine, sur ce site chez nous ou encore une collection de livres. Mot aux multiples usages et qui pourtant nous est si familier ! Aussi, dans cet ouvrage, l'auteur envisage non seulement quelles devraient être les missions du bibliothécaire idéal mais aussi comment la bibliothèque devrait être aménagée pour la rendre aussi hospitalière que possible et à la fois accessible à tous !
Ce très court ouvrage nous offre un magnifique support de réflexion mais le seul reproche que je pourrais lui faire est que le lecteur perd parfois un peu le cours des idées de l'auteur au cours de sa lecture. A découvrir !
Commenter  J’apprécie          380
Palmyre
  06 juin 2014
Je me demande pourquoi je n'ai pas lu plutôt ce petit livre sur les coulisses du métier de bibliothécaire, enfin l'erreur est réparée. J'ai vraiment apprécié ce petit ouvrage. L'auteur a su résumer les caractéristiques du métier et cerner les problématiques actuelles de la profession.
Deux autres petits détails qui m'ont également charmé: le format du livre et les titres des différents chapitres poétiques.
Excellente découverte!
Commenter  J’apprécie          280
Morgouille
  15 juin 2009
J'ai un avis très mitigé sur cet essai. Tout d'abord, je le trouve très bien construit. Heureusement d'ailleurs, parce qu'il est parfois facile de perdre le fil des idées de l'auteur ! Ce livre a aussi une très grande qualité : il donne à réfléchir.

La tolérance est une valeur qui me tient à coeur dans la vie de tous les jours et lorsque j'ai lu cet argument en faveur de la sagesse du bibliothécaire, je me suis sentie subjuguée. Je n'y avais à vrai dire jamais vraiment pensé. Jusqu'ici, dans ma tête, le bibliothécaire choisissait les livres de sa bibliothèque, point. Mais ce point de vue m'a ouvert encore un peu plus l'esprit et, si l'on renverse la chose, m'a également apporté une autre facette de la tolérance. Et lorsque Michel Melot va plus loin encore, en posant la question de la censure, il dit juste ce qu'il faut, tout devient logique et l'on se sent heureux de pouvoir se dire « Tiens, oui, c'est vrai… ! ». Il amène également de très beaux exemples, à l'image du lecteur à qui on a demandé s'il avait trouvé ce qu'il cherchait et qui répondit : « Je cherche ce que je trouve ».
Cependant, j'ai trouvé dans cet essai beaucoup de choses dérangeantes. L'auteur est assez mystique ; il s'emporte facilement et part dans des extrapolations qui sortent du sujet principal. de ce fait, tout n'est pas compréhensible. Je pense notamment au deuxième chapitre sur l' « incomplétude heureuse ». J'ai eu beau le relire, il reste flou. Autre chose encore : lorsqu'il dit quelque chose de clair, il va parfois l'expliquer plus profondément et inversement, on trouve des affirmations sans explication qui laissent perplexe.

Si dans l'ensemble, les arguments sont bons, ils ne sont pas tous très pertinents à mes yeux. L'auteur explique que le bibliothécaire est un gardien parce qu'aujourd'hui le livre est perçu comme un objet qui force le respect, surtout en occident où tout livre est sacré… Il me semble que le bibliothécaire n'a parfois pas besoin de raison pour être gardien des livres de sa bibliothèque. Je pense que les bibliothécaires du monde entier veillent simplement sur leurs livres. Lorsque j'essaie de me rappeler du livre dans son entièreté, il me vient à l'esprit quelque chose de très théorique et subjectif de la part de l'auteur, quelque chose qui en pratique pourrait être contesté. Un chapitre en particulier m'a véritablement déplu : il s'agit du cinquième chapitre qui traite des bibliothèques dans le monde en faisant une comparaison entre les bibliothèques latines et les bibliothèques anglo-saxonnes. Cette confrontation me semble venir d'une généralisation absurde. Il est vrai par exemple que chez nous, les gens ont de la réticence à jeter un livre à la poubelle et que nos bibliothèques regorgent souvent de vieilleries inutiles mais ce n'est pas pour autant que toutes les bibliothèques fonctionnent comme cela. Il existe quelques petites bibliothèques perdues dans la Province du Luxembourg qui vendent, comme en Angleterre, leurs vieux livres lors de fêtes spéciales. Je pense que le contraste que Melot affirme entre ces deux types de bibliothèques est juste une grosse généralité. Je ne dis pas qu'elle n'est pas fondée, mais je la trouve brutale. Tout comme le fait que les Finlandais s'indignent d'être une machine à prêter des livres et envient les Français qui font des expositions, des débats, des conférences… Il devrait y avoir des nuances dans ses affirmations.
Pour ce qui est de la toute fin du livre, je l'ai trouvé un peu exagérée. Je ne pense pas que la discrétion du bibliothécaire fasse sa sagesse. Si les bibliothécaires ne sont pas (re)connus en tant que bibliothécaires, ce n'est pas de leur propre volonté. C'est la société, les gens qui ne s'intéressent pas à leur parcours. Mais le bibliothécaire ne force pas la discrétion. Dès lors, affirmer que sa sagesse est fondée sur sa discrétion est absurde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
foxofthelibrary
  09 septembre 2010
La sagesse du bibliothécaire développe l'aspect social d'une bibliothèque, son esprit ou encore son aura. Egalement le statut du bibliothécaire comme gardien d'un savoir universel. Qui ne doit cependant pas tomber dans la frénésie de la conservation et de l'agrandissement de sa collection. L'importance du choix, de la communication et de la compréhension est primordiale. une bibliothèque doit être harmonieusement constituée, ouverte et tolérante. Elle doit pouvoir correspondre à tout type d'idéologie.
Se pose également le problème du respect du livre de la part des usagers de la bibliothèque. Elle doit privilégier son aspect social et communicatif sans pour autant vulgariser le livre.
Le bibliothécaire doit oublier son orgeuil, et se mettre au service de la communication, de l'éducation et du partage de la culture pour tous. une bibliothèque ne survit pas à une dictature, elle doit être libre d'acceuillir ou non tout type d'oeuvre ou de lecteurs. Mais le choix implique une forme de censure, et e problème financier accentue cela.
Le bibliothécaire doit rester malgré tout un guide, un sage dans cette immensité. Il sait qu'il ne sait rien, et c'est ce qui fait sa force.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
IzaBzh
  16 janvier 2013
Dans ce court essai, Michel Melot nous présente avec brio les complexités et les beautés d'un métier apparemment simple, celui de bibliothécaire (le mien). Retraçant l'historique du livre et des bibliothèques, comparant différents types de bibliothèques dans le monde, il décrit la complexité du classement, comment faire au mieux pour que le livre trouve son public, rappelle combien les bibliothécaires sont des êtres méconnus et nous raconte même comment un aveugle peut diriger une bibliothèque !
Un bel hommage à ma profession.
Commenter  J’apprécie          120

Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
YzouYzou   10 octobre 2013
Un grand lecteur, celui que tout savant devrait être, est une personne qui lit au cours de sa vie quelque dix mille ouvrages au mieux, deux ou trois mille pour les lecteurs "cultivés", ceux qui lisent un livre par semaine pendant cinquante ans. L'édition française produit quarante mille titres par an, deux millions pendant que vous en lirez dix mille : 0,5%. Les Britanniques en publient cent mille par an, les Espagnols cinquante mille. Disons qu'un bon million de titres paraissent chaque année dans le monde. Même si vous réduisez de ce nombre les réimpressions, les rééditions, les plaquettes de moins de 48 pages, vous ne changerez pas le rapport dérisoire de vos lectures au savoir proclamé par vos contemporains. Il faut ajouter un autre million de titres de périodiques aujourd'hui signalés dans le monde.
Le bibliothécaire ne peut pas ignorer cette disproportion. Non seulement il la voit, mais il la vit quotidiennement. Ce flot incessant du savoir publié, il l'affronte avec courage, l'empoigne, se collette avec lui; il l'endigue, il le détourne, il le canalise, il le filtre pour distribuer au lecteur assoiffé un savoir potable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
stella_leastella_lea   03 août 2011
À la figure du savant fou s’oppose celle du sage bibliothécaire. Pourquoi serait-il sage, le bibliothécaire ? C’est que le bibliothécaire sait qu’il ne sera jamais savant, car, lorsqu’il ouvre un livre, tous les autres restent fermés et il sait, le bibliothécaire, qu’il n’ouvrira jamais tous les livres. Le bibliothécaire aime les livres comme le marin aime la mer. Il n’est pas nécessairement bon nageur, mais il sait naviguer et il sait que ce n’est pas à la nage qu’on va le plus loin. L’océan du savoir qui grise tous les savants rend modeste le bibliothécaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
MorgouilleMorgouille   15 juin 2009
La conviction que la vérité, autant qu’elle existe, ne peut être que partagée et contingente fonde la sagesse du bibliothécaire. Sinon un seul livre suffirait, comme ce fut longtemps le cas. La légende que des historiens musulmans malveillants ont rapportée à propos du sultan Omar est un contre-exemple de l’esprit de la bibliothèque : après la prise d’Alexandrie par les Arabes, les lieutenants d’Omar lui demandaient ce qu’ils devaient faire des milliers de livres que contenaient les célèbres bibliothèques. Il aurait alors répondu : « S’ils répètent ce qui est dit dans le Coran, ils sont inutiles. S’ils le contredisent, ils sont nuisibles. » Il est évident qu’Omar n’avait pas besoin de bibliothécaire.
Le bibliothécaire est par définition tolérant. Il vit de la multiplicité et de la diversité des opinions. Il encourt aussitôt la suspicion d’attentisme, d’opportunisme, voire de compromission. Car il sait bien, le bibliothécaire, que sa bibliothèque ne contient pas tous les livres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
IzaBzhIzaBzh   16 janvier 2013
Naguère, on caricaturait le bibliothécaire sous les traits d'une personne introvertie, un peu négligée et peu amène. Le souci de plaire au public a modifié ce cliché. Le bibliothécaire contemplatif a vécu : il est entré dans le siècle. Beaucoup trouvent encore cette profession douteuse et, sur mon livret militaire, je suis enregistré comme "bichotécaire" tant le mot même est peu familier à certains. Un boulanger, un maçon, un architecte ou un médecin, on connaît, mais à quoi servent les bibliothécaires ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
PalmyrePalmyre   19 mai 2014
L'important est que ce lieu ( la bibliothèque), à la différence de l'école qui doit être obligatoire et unique pour nous donner les premiers apprentissages, demeure libre.
Commenter  J’apprécie          220

Video de Michel Melot (1) Voir plusAjouter une vidéo

A propos de la bibliothèque idéale
Sont réunit au centre Georges Pompidou, autour de Pierre André BOUTANG : Michel SERRES, Philippe SOLLERS, Roberto CALASSO, Gilles LAPOUGE, Emmanuel LE ROY LADURIE, Christian BOURGOIS et Alain JAUBERT. Ils donnent leur conception de la bibliothèque idéale, parlent des grandes bibliothèques qui ont marquées l'histoire, de la lecture et des types de lecteurs, du plaisir de lire. Michel MELOT,...
>Généralités>Bibliothéconomie et sciences de l'information>Bibliothéconomie et sciences de l'information (19)
autres livres classés : bibliothéconomieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (5 - essais )

Roland Barthes : "Fragments d'un discours **** "

amoureux
positiviste
philosophique

20 questions
504 lecteurs ont répondu
Thèmes : essai , essai de société , essai philosophique , essai documentCréer un quiz sur ce livre