AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Théo Varlet (Autre)Francis Ledoux (Autre)
ISBN : 2070375269
Éditeur : Gallimard (02/02/1984)

Note moyenne : 4/5 (sur 25 notes)
Résumé :


Le mot Taïpi désigne à la fois une région de l'île Nuku-Hiva, de l'archipel des Marquises, et la population qui l'habite. C'est ce pays et ces hommes que le jeune matelot Herman Melville, évadé du navire baleinier la Dolly, fut, vers 1843, amené à connaître.

Les Taïpis ont une horrible réputation : on les dit cannibales. Cela n'empêcha pas Melville et son camarade Toby de se réfugier chez eux. Contre toute attente, les deux fugitifs fu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
dbacquet
  17 mars 2013
Herman Melville, jeune matelot embarqué sur une baleinière la Dolly, las des conditions de vie à son bord − nourriture insuffisante et malsaine, capitaine tyrannique, campagne de pêche très longue, etc. −, profite d'une escale dans la baie de Nuku Hiva, île de l'archipel des marquises, tandis qu' y débarque l'Amiral Français du Petit-Thouars, pour s'évader avec Toby, un autre matelot. Ils espéraient rejoindre les cimes escarpées de l'île et attendre quelques jours le départ de la Dolly. Mais leur excursion, dans une nature exubérante, au milieu de mornes et de gouffres humides, devient vite difficile, en sorte qu'il leur faut choisir de façon hasardeuse entre deux vallées, celle des Hapaas ou celle des taïpis, deux peuples rivaux. Ce sera celle des taïpis, lesquels passent pour de redoutables cannibales. Mais contrairement à tout ce que les deux hommes pouvaient craindre, l'accueil est chaleureux bien que regorgeant très vite d'inquiétants mystères… Herman Melville sera accompagné de Kory-Kory et de la belle Faïaoahé. En dépit de moeurs qui demeurent pour lui le plus souvent incompréhensibles, il découvre alors un peuple insouciant, qui semble ignorer le travail et le chagrin, la nature pourvoyant à ses besoins, un peuple menant une vie heureuse et simple, loin des raffinements et des vices de nos civilisations. Melville est souvent frappé par leur beauté, une sorte d'harmonie, qui agit un peu sur lui comme un sortilège. Mais très vite il doit se rendre à l'évidence : il est devenu leur captif et les taïpis sont bien d'intrépides guerriers qui dans le secret d'une religion idolâtre pratiquent à l'encontre de leurs ennemis des actes de cannibalisme. Il tentera donc de fuir. Ce premier roman de Melville est d'abord un récit autobiographique et une relation de voyage, voire, dans ses descriptions de la vie d'un peuple et de ses coutumes, une oeuvre, quoique improvisée, d'anthropologue.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
tolbiac
  09 avril 2013
Magistral! On a gardé "Robinson Crusoé", " le loup des mers", "les révoltés du bounty" et on oublierait presque ce "taïpi" tapi sous la mousse tropicale... La Polynésie avant qu'elle soit souillé par les essais nucléaire, avant, avant... Et on navigue sur les flots, on remonte le temps. Roman d'aventure, roman initiatique, roman? Juste ça? Non, Melville raconte une époque révolue. La magie de la littérature est bien là, faire ressurgir du néant le passé. Et on va, d'îles en îles, on tombe amoureux de ces polynésiens, on admire l'eau écarlate, on nage dans ces eaux chaudes, on vit sur ces plages qui n'existent plus et quand la dernière page arrive, c'est le dernier rivage qui s'estompe. On sait qu'on rentre au Port, que s'en est fini de l'exil, du périple en mer du sud. On regrette alors que le voyage n'ait pas été plus long...
Commenter  J’apprécie          70
Usurpateur
  20 novembre 2016
Taïpi, c'est le premier roman de Melville, et son plus gros succès de son vivant. Basé sur la propre expérience de l'auteur dans les îles polynésiennes, le roman oscille entre récit anthropologique et autobiographique.
Au début de l'histoire, la nourriture commence déjà manquer à bord du baleinier où le jeune Tommo, narrateur et alter ego de Melville, a embarqué. L'équipage n'a pas vu l'ombre d'une baleine depuis des mois, le capitaine est un tyran… Tommo décide de fuir à la première occasion, accompagné par Toby, un autre marin. le bateau mouille finalement dans la baie de Nuku Hiva, ce qui permet à nos deux larrons de prendre la poudre d'escampette tranquillement. Sauf que leur fuite précipitée les amène chez les Taïpis, une tribu réputée féroce, sanguinaire, et... cannibale. Bien évidemment.
Mais dans Taïpi, rien n'est simple, et surtout rien n'est figé. La tribu se montre accueillante et pacifique, et si au début nos deux héros ont peur de finir à la casserole, c'est un sentiment de courte durée. Ils s'habituent doucement à vivre la vie édénique des natifs.
Cependant, plusieurs événements viennent perturber ce tableau trop parfait pour être vrai. Toby disparaît, et le cannibalisme des habitants se trouve avéré. Dans ces moments-là, le regard colonialiste de Tommo, dont il s'efforçait de se défaire, refait surface. Selon son « humeur », il voit les natifs comme des enfants, des guerriers, des cannibales, ou des geôliers.
C'est ce qui fait la force de ce roman, son regard instable qui permet la remise en question des idées reçues qu'on peut avoir, non seulement sur le sujet de cette « étude anthropologique », mais aussi sur l'anthropologue lui-même. Finalement, Melville nous en dit bien plus sur l'occident, et le regard eurocentriste (ce qui comprend aussi l'Amérique, qu'on se le dise) au XIXe siècle que sur la Polynésie.
Un chef-d'oeuvre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
DanielGauthier
  10 mars 2010
Le premier roman du génial Melville, écrit à 25 ans, enjolive son séjour (réel) chez les taïpis aux Marquises : sea, sex and sun.
Nous sommes en 1842 et découvrons, à travers le regard ébloui d'un jeune Occidental, les charmes primitifs de la vie sous les Tropiques, en compagnie d'excellents sauvages - dont Melville décrit par le menu les moeurs et les coutumes.
Face à eux, les colonialistes, les missionnaires, grossièrement persuadés de la supériorité de la "Civilisation".
Face à eux également, Les Happas, de la tribu voisine, que les taïpis dégustent en rôti après les avoir vaincus.
Il est temps pour notre héros de déguerpir - avant de manger ou d'être mangé à son tour...
Morale de l'histoire : la société parfaite n'existe pas.
Commenter  J’apprécie          20

critiques presse (1)
BDGest   26 août 2016
Excellente introduction vers une œuvre qui, malgré les années, reste d’actualité de par sa réflexion sur l’acceptation des différences, cette relecture de Taïpi devrait séduire tant les bédéphiles que les amateurs de destinations lointaines et enchanteresses.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
GerieGerie   01 janvier 2018
Dans les îles de la Polynésie, on n'a pas plus tôt renversé les idoles, abattu les temples, et converti les idolâtres en chrétiens nominaux, que la maladie, le vice et la mort font leur apparition.
Commenter  J’apprécie          10
stekasteka   20 février 2014
Il n'y a rien qu'un homme en difficulté considère avec plus de répugnance que l'obligation de faire demi-tour pour suivre en sens contraire un chemin déjà parcouru; s'il a un certain goût pour l'aventure , un tel procédé lui répugne même invinciblement tant qu'il reste encore quelque périlleuse solution qu'il n'ait encore affrontée.
Commenter  J’apprécie          30
stekasteka   20 février 2014
L'expédition des Marquises avait appareillé de Brest au printemps de 1842, et le secret de sa destination n'était connu que de son seul commandant. On ne saurait s'étonner que ceux qui complotaient une si insigne violation des droits de l'humanité aient tenté d'en voilé l'énormité aux yeux du monde.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Herman Melville (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Herman Melville
Moby Dick de Melville Herman et Lomaev Anton aux éditions Sarbacanes
Qui ne connaît l'affrontement obsessionnel, digne des grandes tragédies antiques, entre le capitaine Achab et la célèbre baleine blanche ?Et pourtant, jamais cette aventure mythique n'avait été illustrée à ce format à un tel niveau d'images, avec quasiment un tableau en vis-à-vis de chaque page.
Cette édition fera date, tant pour le jeune public, auquel elle offre un point d'entrée somptueux dans l'univers de Melville que pour les nombreux amoureux de cette oeuvre unique du patrimoine.
https://www.lagriffenoire.com/94310-romans-moby-dick.html
Vous pouvez commander Moby Dick sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : iles marquisesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
477 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre