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EAN : 9791021033146
Éditeur : Tallandier (03/01/2020)
4.13/5   16 notes
Résumé :
Géniaux touche à tout, collectionneurs de renom, pamphlétaires incisifs, romanciers fondateurs du mouvement naturaliste, dramaturges à scandale, antisémites invétérés, ces frères inséparables laissèrent à la postérité, en plus de leur Académie, un cadeau empoisonné. Leur vie durant, ces amoureux du XVIIIe siècle, croquaient la société dans un Journal secret, médisant et savoureux, qui ferait d'eux les meilleurs chroniqueurs du XIXe siècle. Suivre les Goncourt, c'est... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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gill
  03 mars 2020
A partir de 1885, chaque dimanche, le "Grenier" est devenu le salon où l'on médit les auteurs morts et vivants, où, à l'instigation de Daudet, Edmond de Goncourt reçoit la "République des Lettres".
"Les infréquentables frères Goncourt" !
Ce nom aujourd'hui est connu de tous, et l'oeuvre qui s'y rattache de personne, ou de presque personne.
La biographie de Pierre Ménard est un magnifique éclairage.
Elle est vivante et agréable à la lecture.
Elle est fouillée et précise.
Huit ans ans séparent Edmond de son frère cadet Jules-Alfred.
Devenus seuls au monde à 17 et 26 ans, dégagés par un modeste héritage du besoin de travailler pour vivre, les deux frères ont voulu se tourner vers la peinture.
L'habitude de jeter leurs pensées par écrit les fera devenir écrivains.
Leur prose va attirer autant qu'elle va rebuter.
Ils seront toujours soutenus par Flaubert.
Mais Gide se vantait de les lire pour apprendre comment il ne faut pas écrire, et Anatole France les accusait de torturer la phrase, de fatiguer les mots ...
"Les infréquentables frères Goncourt" n'est pas une de ces biographies où l'auteur polit, lustre et enjolive.
Pierre Ménard, le sourire à la plume, soupèse, analyse, jauge et retrouve la juste silhouette de chacun de ses personnages, quitte à en écorner le souvenir.
Ce livre est plus qu'une biographie.
C'est un moment retrouvé de l'histoire de notre littérature.
C'est aussi une exploration dans l'oeuvre des Goncourt.
Le travail de Pierre Ménard s'appuie sur une une riche bibliographie, et sur les aller-retours de sa grand-mère en bibliothèque.
Merci grand-mère !
Ce livre, de près de 400 pages, comporte quelques rares et courtes longueurs.
Mais ce n'est pas cher payé pour ce beau voyage en Littérature.
"Les infréquentables frères Goncourt" n'est pas une galerie de portraits poussiéreux.
C'est un livre bien actuel.
Jules et Edmond sont tout ce que le monde d'aujourd'hui déteste.
Ils ont fait de leur vie la défense de l'essence aristocratique de l'Art.
Et, semblent nous questionner sur cette différence entre Culture et loisirs, sans laquelle peut-être s'affadit la réflexion d'une époque.
Finalement, Pierre Ménard, jeune biographe s'avère être une fine plume.
Peut-être, grâce à lui, vais-je relire avec un autre oeil "La galère des Goncourt" de René Benjamin ?
J'ai déjà, en tout cas, vécu avec "Les infréquentables frères Goncourt" un superbe moment de lecture ...
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Levant
  15 août 2020
L'académie Goncourt remettra un prix annuel « au meilleur roman, au meilleur recueil de nouvelles, au meilleur volume d'impressions, au meilleur volume d'imagination en prose, et exclusivement en prose, publié dans l'année. »
C'est en ces termes qu'Edmond de Goncourt imagine la mission qu'il veut voir assumée par celle dont il dresse les fondations avant de quitter la grande scène de la comédie humaine. Cette académie sera chargée selon ses intentions, certes non avouées, de suppléer au défaut de reconnaissance de leur talent par leurs contemporains, les privant ainsi de satisfaire leur voeu le plus cher : accéder à la postérité.
Pourtant peu de temps avant, à 64 ans, le même Edmond écrivait dans ce fameux journal qui faisait trembler tout ce que le monde littéraire pouvait comporter de sommités : « A l'heure présente, la lecture d'un roman, et d'un très bon roman, n'est plus pour moi une lecture captivante et il me faut un effort pour l'achever. Oui, maintenant, j'ai une espèce d'horreur de l'oeuvre imaginée. »
En voilà donc un qui n'en était pas à une contradiction près. Il aurait pu faire de la politique. Domaine auquel il s'est pourtant bien gardé de toucher, trop confiant dans le talent que sa mégalomanie voulait lui attribuer et le garantir de survivre à une fin prochaine alors que tant d'autres, qui selon lui ne lui arrivaient pas à la cheville, voyaient leur publications plébiscitées par la critique et les lecteurs, tel Zola, Hugo, Flaubert et consorts. Ils se nourrissaient selon lui du talent des Goncourt pour bâtir leur propre célébrité. Ce que les deux frères ne manquaient pas de faire savoir dans ce journal qu'ils tenaient avec assiduité, puis Edmond tout seul après la mort précoce de ce frère « siamois », bien que de huit années plus jeune et retiré trop tôt à l'affection de son aîné.
Le journal des Goncourt, la véritable oeuvre de leur vie, était devenu un épouvantail pour tous ceux qu'ils considéraient comme plumitifs, gratte-papier suceurs de célébrité et bâtissaient le temple de leur succès en déconstruisant celui des Goncourt. Si je faisais usage de tournures à la Audiard, je dirai qu'avec leur journal, ces deux-là formaient une belle paire d'obscurs furieux qui défouraillaient tout azimut, sur tout ce qui osait émerger du triste monde des pisse-copie. le journal des Goncourt ne connaissait point d'amis. Un tel salué dans la journée se faisait clouer au pilori dans des pages assassines le soir même. Ce que d'aucuns auraient voulu voir censuré, interdit à vie, a pourtant fait du survivant des Goncourt, mais sur le tard, une icône reconnue de la nation. Sans doute pour avoir osé écrire et publier ce que tant d'autres fomentant la même rancoeur jalouse chuchotaient entre eux après s'être garantis des oreilles indiscrètes.
Pierre Ménard a fait de cette biographie un ouvrage succulent. Il faut dire que le sujet, les sujets devrais-je dire, lui ont facilité la tâche. Avec un style gouleyant et croustillant à souhait dont on imagine qu'il ait pu être transcendé par les deux frères, mais pas seulement. Il nous propose un ouvrage à la documentation fouillée, exigeant de culture pour un lecteur qui se perd facilement dans le cénacle des sommités littéraires ayant fréquenté le grenier des Goncourt, comme en d'autre temps on fréquentait les derniers salons où l'on cause. Avec pour le coup cette fois la hantise de se voir agoni d'opprobre, piétiné dès le lendemain dans le fameux journal. Dont la dernière édition aura été retardée bien au-delà de la disparition du dernier des frères tant il était suspecté et craint de révélations sulfureuses sur tous ceux qui avaient été aspirés par la sphère d'attraction des pourfendeurs de réputation, redresseurs de tort. le tort étant, on l'aura compris, de leur voler la vedette dans le cercle très fermé des auteurs à succès.
Fervents admirateurs du XVIIIème siècle, chineurs et collectionneurs émérites, promoteurs de la culture asiatique, observateurs méticuleux mais sans scrupule de leur temps, critiques acerbes, opiniâtres et téméraires, ils avaient ouvert selon eux la voie à un nouveau courant littéraire dit naturaliste, qui se voulait en rupture avec l'idéalisme chaste et grandiloquent lequel présidait aux premiers ouvrages du genre romanesque. Oui mais voilà, Zola est passé par là avec les Rougon-Macquart et leur a mangé la laine sur le dos. Il s'est donc fait copieusement étriller dans le fameux journal. Mais paradoxe, il n'en désertera pas le grenier des Goncourt pour autant. Pierre Ménard nous ouvre à cette bizarrerie, laquelle a voulu que les cibles potentielles des Goncourt ne désertent pas le champ de tir tant elles ressentaient la nécessité de rester au fait de l'actualité – pour parer les coups peut-être aussi - plutôt que disparaître des écrans radars de la renommée. Plutôt vilipendés qu'oubliés. le journal a fini par faire référence, et la gloire des diaristes redoutés.
Superbe ouvrage de Pierre Ménard qui ne vaut pas que par les sujets traités, puisqu'il faut bien garder le pluriel en parlant de Goncourt. Un ouvrage qui satisfait avec brio à l'obsession de ce couple atypique dont le patronyme est devenu aujourd'hui un nom commun affublé d'un millésime dans l'esprit des amateurs de littérature. Obsession de durer donc, au-delà de la mort, et puisque cela n'a pas été par le talent d'écriture, encore que, que cela soit en pis-aller par un artifice qui ramène au talent. L'intention est sauve.
Je remercie Babelio et les Editions Tallandier de m'avoir gratifié de cet envoi dont je ne regrette nullement la sélection dans l'opération Masse critique, bien au contraire.
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dechosal
  21 mai 2020
« Il est incroyable que la perspective d'avoir un biographe n'ait fait renoncer personne à avoir une vie » (Cioran). Voici en tout cas une belle biographie écrite par un jeune auteur, qui n'est ni une hagiographie, encore moins un portrait à charge. Et Dieu sait si ces deux irréductibles célibataires n'étaient pas des enfants de choeur. La postérité à leur égard n'aura pas été bonne fille. Elle aura écarté les collectionneurs et les écrivains (excepté sous la forme de signataires d'un formidable Journal), pour ne guère retenir que la création (par le seul Edmond, orphelin de son frère Jules) d'une Académie dont l'actuel fonctionnement est quelque peu éloigné des principes ayant présidé à sa conception. le livre de Pierre Ménard se double d'une promenade très réussie dans le monde des lettres du 19ème siècle. Avec une écriture fluide, l'auteur a su, avec justesse, fixer la place qui revient aux deux frères dans notre littérature, comme l'indique Michel Winock dans sa courte préface.
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cecilit
  15 juillet 2020
Quand on dit Goncourt, on pense au prix littéraire mais qui sait véritablement qui sont les frères Edmond et Jules de Goncourt ? Il faut bien dire que peu de lecteurs s'intéressent aujourd'hui à leur production littéraire hormis peut-être leur fameux Journal commencé a quatre mains et terminé par Edmond après la mort de Jules. Pierre Ménard nous éclaire donc sur la vie de ces deux drôles de frères avec cette excellente biographie très documentée, vivante et jamais ennuyeuse.
Nous en apprenons donc davantage sur les deux pères du Prix Goncourt, "au départ innocente clause d'un testament contesté en justice". Sans héritier, propriétaire d'une collection d'oeuvres d'art diverses, Edmond ne se doutait pas que ce prix allait finalement lui apporter (et Jules, avec lui) une gloire posthume si éclatante... bien que tous deux auraient certainement préféré l'obtenir grâce à leur oeuvre littéraire ! Imbus d'eux-mêmes en effet, ces deux garçons et de plus, misogynes, antisémites, langues de vipère, vachards, et rajoutons-en une couche, écrivains au style quelque peu ampoulé et abscons... Bref peu sympathiques, Jules et Edmond !
le talent de Pierre Ménard nous plonge avec délice dans une fresque historique et littéraire dans une époque où le monde changeait à une allure considérable. Nous côtoyons la fine fleur des artistes de leur temps, Zola, Flaubert, Dumas, Daudet et j'en passe. Et finalement nous nous prenons à les aimer ces deux frères, horripilants mais talentueux et fascinants, amoureux d'eux-mêmes certes, mais esthètes et travailleurs acharnés.
Leur Journal, dans ma bibliothèque depuis de nombreuses années, a pris la poussière faute de n'être pas lu depuis longtemps ; cette excellente bio va permettre de l'exhumer avec un oeil plus averti !
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Charliebbtl
  02 septembre 2020
« Incompris », c'est sans doute l'adjectif qui décrit le mieux les frères Goncourt à la lecture de cette biographie, car il les a accompagnés toute leur vie durant, ou du moins en ont-ils été convaincus. Pour comprendre cela, il suffit de penser à ce que l'évocation de leur nom suscite chez nos contemporains :
- les Goncourt, c'est avant tout le nom du prix qu'ils créèrent pour récompenser un jeune auteur pour son premier roman (même là-dessus, on finira par trahir la volonté d'Edmond, une fois trépassé) ;
- c'est également les auteurs de romans naturalistes comme "Germinie Lacerteux" (sans doute le plus connu d'entre eux) ou "Madame Gervaisais" ;
- c'est, bien entendu, les auteurs de ce fameux "Journal" que beaucoup connaissent sans en avoir finalement lu la moindre page. Ce "Journal" dans lequel les deux frères consignaient, à quatre mains, avec ardeur et souvent causticité, tous les griefs qu'ils reprochaient à leurs proches ou relations ;
- c'est enfin un couple indissociable au point qu'on finit par en oublier leurs prénoms même si Jules et Edmond furent un peu les Jules et Jim du XIXe siècle, Catherine en moins.
Et pourtant, Jules et Edmond de Goncourt, ce fut plus que cela. Comme le rappelle avec raison Pierre Ménard, ce sont, tout d'abord, deux frères issus d'une aristocratie de fin de siècle mais dont ils ne réussirent jamais vraiment à se départir, au point de vivre un peu leur vie comme un deuil de l'époque tant regrettée du XVIIIe siècle. Face à la médiocrité de leurs contemporains, ils n'auront de cesse de se réfugier dans leurs souvenirs d'enfance et de famille à travers leur goût des grandes dames telles Marie-Antoinette ou la du Barry, auxquelles ils consacrèrent deux de leurs oeuvre. L'ameublement de leurs différents logis est d'ailleurs également le reflet de cet amour inextinguible pour ce siècle passé. En somme, les Goncourt ont toujours eu l'impression d'être nés trop tard et d'avoir vécu à une époque qui n'était pas la leur. Difficile dans ce cas de se montrer objectifs face à leurs contemporains.
Et c'est le moins que l'on puisse dire car, un peu aigris de ne pas réussir à percer dans les milieux littéraires et à voir leur talent d'écrivains largement reconnus, Jules et Edmond semblent, à travers leur "Journal", régler leurs comptes avec ces êtres dénués de goût, sans se douter un seul instant que cette rédaction, sorte de récréation vespérale, sera ce qui leur permettra, outre-tombe, d'atteindre le panthéon de l'histoire littéraire. Journalistes, romanciers, dramaturges, esthètes, finalement, on ne leur accordera jamais la reconnaissance tant souhaitée et le peu d'aura qu'ils réussiront à récolter sera dû à la peur de leurs « victimes » de voir son nom ou ses propos rapportés dans l'ouvrage tant redouté et dont le Tout-Paris ne cesse de parler en catimini.
Et pourtant, Pierre Ménard rappelle combien les Goncourt furent des précurseurs : sans eux, Zola et le courant naturaliste n'auraient jamais été ce qu'il est devenu, même si Edmond ira jusqu'à s'imaginer avoir été spolié, sans doute à tort, par l'auteur des Rougon-Macquart. de même, si « style artiste » il y eut, c'est aussi à eux qu'on le doit (et nos dictionnaires actuels peuvent aussi en témoigner). Alors, on peut effectivement ne pas y voir un grand intérêt littéraire mais ce style est resté tout de même dans les annales et l'on doit reconnaître que sans eux, des oeuvres comme "A Rebours" de Huysmans n'aurait sans doute pas eu la même saveur.
Une chose est certaine, une fois la dernière page de cette biographie tournée, vous n'oublierez plus jamais les frères Goncourt car, derrière les auteurs blessés de ce manque de reconnaissance tant désiré, se cachent deux êtres humains qui vécurent leur vie en faisant preuve d'une détermination sans faille et d'un désir de marquer leur temps coûte que coûte. Bon nombre d'auteurs auraient sans doute jeter l'éponge à leur place. Et que dire de ce lien insécable qui unit les deux frères, malgré la disparition prématurée de Jules ? On ne peut rester insensible face à la douleur qui semble avoir habité voire hanté Edmond jusqu'à la fin de ses jours et que même Pélagie, la servante dévouée, ne parviendra à atténuer, tant ces deux frères ne faisaient finalement qu'un.
Au final, une biographie qui vous dévoilera des facettes de la vie de ces deux auteurs un peu oubliés de la littérature et de l'enseignement scolaire et sans doute sacrifiés au profit d'autres élevés au rang de « monstres » littéraires.
Lien : https://mespetitsplaisirsamo..
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   03 mars 2020
Aussi s'évertuent-ils à déconstruire ce qui a causé la perte de ces temps bénis, en brocardant dans une brochure réactionnaire, la Révolution dans les moeurs, les fruits de cette Révolution si sottement encensée, stupide révolte d'opérette effectuée par "des gens qui puent des pieds, des portiers, des monstres froids" ...
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Charles732Charles732   13 juin 2020
Dans la préface de "Germinie Lacerteux", les deux frères disent qu'il faut "mépriser le public, le violer, que le public c'est de la boue qu'on pétrit". Il y a toujours cette volonté de choquer le bourgeois. En revanche, lorsqu'ils écrivent leur journal, il est destiné à une publication posthume. Ils ne savent pas trop quand ils vont le publier, mais ce sera après leur mort.

Ce qui leur permet d'avoir une grande liberté de ton et de rencontrer des gens comme Flaubert ou George Sand, de leur envoyer des lettres mielleuses, d'être très amis avec eux et d'écrire des horreurs sur eux dans leur journal. Le grand scandale c'est qu'en 1885, alors qu'Edmond sera au soir de sa vie, il commencera à publier ce journal en expurgeant les passages les plus méchants, mais en créant un énorme scandale.
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MichelinaixMichelinaix   13 juin 2020
Les frères Goncourt, c'est un peu comme Coca-Cola. Tout le monde connaît leurs noms par le prix Goncourt, qui est le prix le plus prestigieux en France et un des plus prestigieux dans le monde, en revanche on connaît très mal ceux qui se cachent derrière. Il y a effectivement deux hommes, Edmond de Goncourt qui est né en 1822 sous Louis XVIII et Jules de Goncourt né en 1830 sous Louis-Philippe.
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cecilitcecilit   04 juillet 2020
Elle appartient à cette masse de pauvres provinciales venues chercher à Paris, à défaut de la fortune et de la gloire, l'assurance de la pitance et du gîte. Femmes invisibles, souvent condamnées au célibat, aux réduits sordides, aux cuisines sans lumière et aux soupentes glaciales, tyrannisėes par la maîtresse de maison quand ce n'est pas par son mari, prêt à en faire une seconde épouse à moindres frais. Femmes anonymes passant sur terre sans principe et sans but, infatigables cuisinières, ėpousseteuses, frotteuses, cireuses et astiqueuses, disparaissant comme elles sont apparues, sans troubler le repos de leurs maîtres.
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cecilitcecilit   29 juin 2020
Il ne serait même guère surprenant que les comités de vertu friands de débaptisation de noms de rues réclament dans un proche avenir que le plus prestigieux prix littéraire du pays cesse d'honorer la mémoire de deux êtres incarnant tout ce que le monde exècre.
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