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Élisabeth Burgos (Éditeur scientifique)Michèle Goldstein (Autre)
ISBN : 2070259870
Éditeur : Gallimard (13/05/1983)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 13 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Gallimard, Témoins - 10/1992 (1° DL : 04/1983))


Elisabeth Burgos Moi, Rigoberta Menchú
Une vie et une voix, la révolution au Guatemala

Rigoberta Menchú appartient à l'une de ces nombreuses communautés indigènes soumises et refoulées depuis la conquête espagnole, mais qui, depuis une dizaine d'années, ont découvert leur solidarité devant les tentatives d'extermination par le gou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
frandj
  23 février 2014
Rigoberta Menchú, citoyenne guatémaltèque appartenant à une ethnie indienne (maya), est très connue depuis qu'elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1992. Mais, en réalité, ce qui fait toute la valeur de "Moi, Rigoberta Menchu", c'est qu'il a été publié à une époque où elle était encore inconnue. Exactement au même moment, une épouvantable guérilla opposait l'armée à une rébellion indienne: c'était la lutte du pot de terre contre le pot de fer. Elizabeth Burgos a rédigé ce livre, à partir d'entretiens réalisés avec Rigoberta Menchù qui, alors âgée de 23 ans seulement, séjournait en Europe. La date de publication est 1983.
Il ne s'agit pas seulement d'une biographie. Certes, le parcours personnel de Rigoberta Menchú présente de l'intérêt, mais il évoque surtout la vie extrêmement difficile de son peuple, brimé de tout temps par les "Ladinos" (métis) et massacré par l'armée au moment même où elle-même donnait son témoignage. Les premiers chapitres, particulièrement passionnants, décrivent en détails les us et coutumes des Quichés, son ethnie. En découvrant ce livre, j'ai été frappé par l'immense respect des Indiens envers la nature, leurs moeurs pacifiques et leur culture complexe et respectable. C'était vraiment la première fois que j'avais accès à un tel témoignage de première main, et cela m'a ouvert les yeux sur la richesse de la culture des ethnies autochtones.
Mais peu à peu le lecteur comprend que ce n'est pas tout: l'oppression que les Indiens subissent est aussi économique et politique. Un fossé les sépare du reste de la société guatémaltèque; adultes et enfants doivent travailler dur sans espoir de sortir de l'extrême pauvreté. Dans ces conditions, Rigoberta Menchú acquiert très tôt une conscience politique, notamment sous l'influence de son père Vicente qui joue un rôle important dans la résistance. La guerre civile devient terrifiante. En 1980, Vicente Menchù et d'autres protestataires sont brûlés vifs par l'armée dans les locaux de l'ambassade d'Espagne, qu'ils avaient occupée. L'année suivante, sa fille adhère au CUC (Comité d'Unité Paysanne) et doit quitter son pays. Mais son exil n'est pas un échec: il lui permet de délivrer ce témoignage exceptionnel, qui attirera l'attention du monde entier sur l'extrême violence qui sévissait alors au Guatemala.
"Moi, Rigoberta Menchu" a été critiqué et sa personne même a été décriée par divers détracteurs, au moment de la publication et, plus tard, lors de l'attribution du prix Nobel. Même s'il existe des inexactitudes dans le livre (ce qui ne me parait pas prouvé), cette lecture est passionnante. Maintenant le spectre de la guerre civile s'est éloigné dans le temps, mais la condition de tous les Indiens d'Amérique Latine a très peu évolué depuis 1982. le témoignage de R. Menchù reste donc d'actualité et mérite absolument d'être lu.
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gridou
  10 novembre 2010
Rigoberta est issue d'une famille très pauvre de paysans. Elle n'est pas allée à l'école, elle a commencé à travailler à l'âge de 8 ans (!). Elle livre un témoignage brut sur la vie des indiens Quiché dans leur village, les conditions de vie (difficiles évidemment), les conflits avec les propriétaires terriens, la prise du village par l'armée dans les années 80, puis comment elle s'est retrouvée à la tête du mouvement pour la défense des droits des indiens. Elle est alors contrainte de fuir son pays pour éviter les représailles.
Ce livre est un témoignage bouleversant sur l'oppression d'un peuple, sur un combat qui semblait perdu d'avance. Une leçon de courage impressionante par une petite bonne femme qui a gardé toute son humilité et son humanité.
Ce livre date de 1982. Rigoberta Menchu a obtenu le prix nobel de la paix en 1992. Elle est depuis retournée dans son pays où elle continue d'oeuvrer pour défendre les droits des peuples amérindiens.
Lien : http://lesgridouillis.over-b..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gridougridou   10 novembre 2010
e m'appelle Rigoberta Menchu. J'ai 23 ans. Je voudrais apporter ce témoignage vivant, que je n'ai pas appris dans un livre, et que je n'ai pas non plus appris toute seule, vu que tout ça, je l'ai appris avec mon peuple, je voudrais bien insister là-dessus. J'ai beaucoup de mal à me rappeler toute cette vie que j'ai vécue, parce que souvent il y a des moments très sombres, et il y a des moments où, ça oui, on passe aussi du bon temps, mais l'important c'est, je crois, que je veux bien mettre ça au point que je ne suis pas la seule, , parce que beaucoup de gens l'ont vécu, et c'est la vie de tous. La vie de tous les guatémaltèques pauvres, et je vais essayer de raconter un peu mon histoire.
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frandjfrandj   23 février 2014
(R. Menchù explique comment ses parents se sont installés après leur mariage)
Les terres étaient domaniales, c’est-à-dire qu’elles étaient au gouvernement et que, pour entrer sur ces terres, il fallait lui demander une autorisation. Après avoir demandé l’autorisation, il fallait payer un droit pour défricher les montagnes et ensuite pour construire sa maison (…) Bien sûr, ce n’est pas facile qu’une terre donne une récolte quand on vient de la cultiver et de défricher les montagnes. Il faut huit ou neuf ans pour qu’elle donne une première bonne récolte...
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frandjfrandj   23 février 2014
Tout enfant nait avec son nahual. Son nahual est comme son ombre. Ils vont vivre en parallèle, et presque toujours c'est un animal qui est le nahual. Pour nous autres, le nahual est le représentant de la terre, un représentant des animaux et un représentant de l'eau et du soleil. (...) Moi, je ne peux pas dire quel est mon nahual parce que c'est un de mes secrets.
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