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EAN : 9782021097153
256 pages
Éditeur : Seuil (07/03/2013)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Le détective anonyme du Mystère de la crypte ensorcelée, du Labyrinthe aux olives et de L'Artiste des dames reprend du service dans une Barcelone frappée par la crise. Le Beau Romulo, son ancien compagnon de l'asile psychiatrique, a disparu. Sans en euro en poche, le détective n'hésite pas à réunir une équipe d'enquêteurs composée d'une statue vivante des Ramblas, d'un mendiant africain albinos, d'un livreur de pizzas, d'une fillette spécialiste du crochetage de ser... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Rilau
  11 janvier 2020
Le titre nous donne déjà un indice du ton humoristique de ce roman.
Les nombreux personnages haut en couleurs sont un peu rêveurs, loufoques mais sympathiques. Je me suis attachée à trois personnages essentiel dans ce récit et j'ai eu de la compassion pour eux.
Le narrateur détective anonyme et propriétaire d'un salon de coiffure pour dames déserté par les clientes potentielles enquête sur la disparition d'un ex camarade qui fut un compagnon de cellule à l'hôpital psychiatrique. Il est très doué pour se mettre dans des situations embarrassantes et prend les désagréments de sa vie avec humour et philosophie.
"Le lendemain, je me suis levé dès poltron minet, je suis sorti de chez moi, j'ai attendu l'autobus jusqu'à ce qu'il daigne passer et, arrivé à destination, il était encore si tôt que le coq aurait chanté s'il s'en était trouvé un ailleurs qu'au supermarché."
L'ex compagnon de cellule "Le beau Romulo " est un beau gosse, sosie de Tony Curtis, un voyou, naïf rêveur qui n'a jamais travaillé et organise des braquages qui finissent souvent par son arrestation.
"- Laissez moi passer ! Laissez moi passer ! Pas un geste et il ne vous arrivera rien !
Gesticulant et terrifiés, les passagers se recroquevillaient sur leurs sièges et se couvraient la figure avec les mains ou la revue Ronda Iberia. En un clin d'oeil, il atteignit la porte de la cabine de pilotage, l'ouvrit, entra en poussant un rugissement et la referma derrière lui. À cet instant, il se rendit compte que, dans sa précipitation, il s'était trompé de direction et se trouvait dans les toilettes arrière."
Le troisième personnage attachant est une adolescente de treize ans surnommé "Bout de fromage". Elle aide le détective amateur avec intelligence et candeur. Sa mère l'élève seule et elle n'a comme repére paternel que le Beau Romulo. Tous ensemble, ils vont s'entraider pour se sortir de situations embarrassantes et comprendre le monde actuel.
Le passage du livre avec Angela Merkel est très irréel et loufoque, on s'amuse bien de l'imagination débordante de l'auteur.
J'ai passé un bon moment de lecture et l'humour de ce roman m'a rappelé un livre de Ian Levison "Un petit boulot".
Je conseille cette intrigue si vous appréciez l'humour acide et décalé.
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traversay
  22 mars 2013
Deux courants traversent l'oeuvre du barcelonais Eduardo Mendoza : l'une, sérieuse et historique (La ville des prodiges), l'autre, comique, burlesque et picaresque (L'artiste des dames). La grande embrouille fait partie de cette seconde veine, avec ce style racé et pince sans rire qui est la marque de l'écrivain catalan, pour un résultat tout à fait désopilant (superbe traduction de François Maspero). Inutile d'essayer de résumer l'intrigue de ce polar parodique. Mendoza donne parfois l'impression de cavaler comme une poule sans tête mais tout est millimétré pour qu'au dénouement tout soit d'une clarté totale. Enfin presque. le roman est brillant : des dialogues ciselés, des personnages pittoresques surgis des bas fonds de Barcelone, des rebondissements à tire-larigot et un humour fin et élégant. Mendoza ancre son histoire dans une Espagne en pleine crise économique : La grande embrouille est souvent La grande débrouille pour des individus sans le sou mais pas sans idées, armés de leur seul esprit d'initiative pour déjouer un plan terroriste. On notera au passage l'apparition d'Angela Merkel, pas du tout perturbée par le climat de douce loufoquerie qui baigne le roman. Enfant incestueux de Rabelais et de Cervantes, à l'écart des modes et de la morosité ambiante, Eduardo Mendoza écrit pour son plaisir. Partagé par les lecteurs fidèles qui le suivent depuis trente ans maintenant.
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fanfan50
  27 août 2015
C'est le premier ouvrage que je lis de cet auteur espagnol, dommage car j'aurais aimé commencer par l'Artiste des Dames.
J'ai aimé le style polar déjanté tout en tournant beaucoup sur l'auto-dérision car le narrateur ne se prend pas au sérieux : des braquages de banques ou de bijouteries complètement farfelus mais qui finissent par mettre leur auteur en prison ou pire en asile psychiatrique.
L'ami du narrateur a disparu et il met toutes ses ressources en oeuvre pour le retrouver. Toute l'intrigue repose là-dessus, le reste n'est que pitreries, bouffonneries et exploits dignes des Pieds-Nickelés.
J'ai beaucoup aimé la famille chinoise qui détient le bazar en face du salon de coiffure de "Petit pet qui pue" comme le narrateur était surnommé chez les cinglés. L'ancêtre Siau connaît plein de vieilles maximes qu'il transforme selon son humeur. Par exemple : "Enfants doivent suivre tradition des parents. Générations précédentes indiquent chemin à suivre. Parents laborieux, famille prospère. Parents paresseux, famille foutre le camp."
Le petit Quim qui reçoit des calottes de son père et son grand-père est très irrévérencieux mais drôle : "Ne fais pas attention. le vieux travaille du chapeau".
J'ai suivi avec plaisir leur participation "modeste" à la recherche du disparu et j'ai aimé leur façon de créer un mouvement de soutien à l'arrivée de la personnalité à l'aéroport : contre un bol de riz, ils ont réuni une centaine de figurants avec banderoles pour créer une petite diversion. C'est comique et cela pourrait déclencher des rires dans un film de série B si c'était porté à l'écran.
Pour finir, c'est un roman qui se lit facilement et agréablement : j'ai beaucoup ri. Et je vais rechercher en bibliothèque les autres écrits de Monsieur Mendoza.
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Sharon
  05 février 2014
Si vous aimez les polars réjouissants, les enquêteurs loufoques et sérieuses à la fois, vous êtes à la bonne adresse. Sinon, passez votre chemin.
Le narrateur de cette histoire est un ancien détective privé, et surtout, un ancien patient d'un hôpital psychiatrique : cela laisse des traces, et des amitiés pour la vie. Pourtant, il refuse la proposition de travailler avec le beau Romulo, son ancien compagnon de cellule - à croire qu'il est vraiment guéri de sa prétendue folie. Seulement, quand Romulo disparaît et que sa belle-fille l'appellent à l'aide, et bien... il se laisse convaincre.
Les termes qui les décrivent le mieux, lui et ses auxiliaires, sont "équipe de laissez-pour-compte". Ce ne sont pas des bras cassés, des médiocres, des ratés. Non, il y a de la dignité chez ses personnages, de la noblesse même, à survivre en dépit des coups du sort et à garder leur singulière excentricité. Surtout qu'ils s'aperçoivent, au fil de leur découverte que l'enjeu n'est pas seulement de retrouver Romulo - qu'il reste où il est, lui et sa belle-fille qui est définitivement le maillon faible de cette équipe - mais à déjouer un complot encore plus dingue que tout ce que le narrateur aurait pu imaginer.
Loufoque, foutraque, désopilant, la grande embrouille vous fera passer un bon moment de lecture.
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Albertine22
  12 décembre 2014
Edouardo Mendoza, ce nom m'évoquait des souvenirs plaisants mais sans que je parvienne à réellement les identifier. J'ai mené une rapide recherche et les précédents romans de l'auteur m'ont tout de suite mis sur la voie. Il y a une dizaine d'années, le "Mystère de la crypte ensorcelée" m'avait tellement séduit que j'avais écumé les bibliothèques alentour pour me procurer l'ensemble de l'oeuvre de cet Espagnol, capable de rendre sympathiques les plus grandes crapules.
Dans "La grande embrouille", nous retrouvons son personnage de prédilection, aussi pitoyable que par le passé. Son salon de coiffure ne voit pas l'ombre d'un client dans une Barcelone d'été, écrasée par la canicule. Il vivote et regarde avec envie le grand bazar qui vient d'ouvrir en face de son commerce. Tenue par une famille chinoise, cette "foire" à tout, surtout à l'inutile, connaît une affluence croissante.
Notre homme s'ennuie mais pas pour longtemps, un ancien compagnon d'asile psychiatrique disparaît et voilà notre coiffeur reconverti en détective. Difficile pour lui de mener seul son enquête, il va engager une troupe hétéroclite de "laissez-pour-compte" de la société : artistes de rue, vendeur de pizzas, adolescente fan des glaces Magnum et spécialiste du crochetage de serrure. Cette association de bras cassés va nous mener à un train d'enfer de péripétie en péripétie, toutes plus rocambolesques les unes que les autres, entrecoupées par les savoureux repas servis par la famille chinoise qui convoite le local de notre coiffeur/détective. Peu importe où nous conduisent ces amateurs peu éclairés, le lecteur suit avec délectation leur parcours chaotique.
Edouardo Mendoza égratigne la société espagnole contemporaine de la meilleure manière qui soit, par un humour salvateur et truculent !
Mention spéciale pour l'apparition d'une Angela Merkel plus vraie que nature !
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critiques presse (4)
Telerama   02 juillet 2014
Tout est en place, dans cette « ville des prodiges » qu'est Barcelone, en pleine canicule, avec son petit peuple de la débrouille. Hilarant.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaPresse   13 mai 2013
Tarabiscotée à souhait, l'intrigue loufoque, baroque, pleine de rebondissements est avant tout une critique mordante de la crise que traverse l'Espagne, peinte avec une foule de détails, comme une toile pointilliste. La narration est hilarante, les éclats de rire sont au détour de chaque page ou presque.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lhumanite   02 avril 2013
On prend un plaisir infini à la lecture de cette fable contemporaine qui, comme d’habitude, nous amène plus loin qu’elle ne feint de le prétendre.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress   22 février 2013
e ténor des lettres espagnoles aime aussi se frotter au polar, un genre dont il parodie les codes en y injectant de fortes doses d'humour burlesque.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   26 août 2015
- Charmé de faire votre connaissance, ai-je dit, une fois remis de ma première impression. Je ne m'attendais pas à trouver quelqu'un. Et je croyais que, par définition, les ancêtres étaient morts.
- Vous avez raison. Je suis vieux, mais je suis vivant et plus vif que mort, si vous permettez mauvais jeu de mots. Je suis demi-ancêtre. Mon fils Lin, aîné de la dynastie, m'a amené de Chine, avec permission de général Tat, pour avoir ancêtre dans son commerce. Vous avez ancêtre dans grand salon de coiffure ?
- Non, il ne manquerait plus que ça.
- Oh ! Descendants, peut-être ?
- Non plus.
- Je compatis. Ancêtres et descendants sont importants. Passé et avenir. Sans passé et avenir, tout est présent, et présent est fugace.
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paulotletpaulotlet   18 août 2017
- Hum! a répété M. Siau.
Et après avoir pris le temps de réfléchir, il a ajouté:
- Ecoutez, j'ignore ce que vous fricotez. Mais en dépit de mon origine ethnique on ne m'abuse pas facilement. Manifestement, vous mijotez quelque chose. Quelque chose de grave. Et si dans un avenir lointain nous devons être associés, de gré ou de force, il conviendrait peut-être que vous me mettiez au courant de la situation, la vôtre et celle de votre local, aujourd'hui humble salon de coiffure et demain grand restaurant. Je ne le dis pas du haut de la supériorité que me donnerait le fait de détenir la majorité dans une entreprise, mais guidé par un sain sentiment de camaraderie. Cela saute aux yeux que vous êtes un pauvre hère qui voudrait bien péter plus haut que son cul, mais moi non plus, même si je le dissimule mieux, je ne vient pas d'une lignée de mandarins. Nous avons grandi tous les deux dans des rues très semblables, bien que sur des continents différents, et ce serait absurde dans ces conditions qu'une grande muraille nous sépare.
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SharonSharon   25 janvier 2014
Le climat de Barcelone, constant, tempéré, humide et chargé d'effluves salins, jouit d'une réputation méritée parmi les virus et les bactéries. Quant au reste des créatures vivantes, nous le supportons comme nous pouvons, mais nous sommes tous d'accord pour reconnaître que, de tout l'insalubre défilé des saisons, l'été est de beaucoup la plus ignominieuse et la plus impitoyable.
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littleonelittleone   02 mars 2014
On ne pouvait qu'admirer la manière dont les puissants de ce monde, si durement frappés par la crise financière comme je venais de le lire dans un lambeau de journal, continuaient à garder cette apparence de dissipation et d'allégresse dans le seul but de ne pas semer le découragement parmi les marchés boursiers. (p. 118)
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EcureuilbleuEcureuilbleu   20 juin 2017
Je vous donnerais bien aussi une crème solaire, puissance de protection 50, mais celle que nous vendons, bien que d'une excellente qualité, tend la peau, ramollit les muscles faciaux et donne à celui qui en use une figure de crapaud peu plaisante
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