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ISBN : 2757851802
Éditeur : Points (18/06/2015)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Alors que la guerre civile en Espagne est condamnée aux geôles de l'amnésie collective, bon nombre d'Espagnols seraient en droit d'envier la vie de Carlos Prullàs. Auteur à succès de vaudevilles que la critique bien pensante encense, son mariage lui a ouvert les portes de la bourgeoisie. Il partage ainsi son existence cossue entre sa vie defamille sur la Costa Brava et sa vie d'écrivain à Madrid. Mais alors que Carlos Prullàs séduit coup sur coup une amie de sa femm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  23 octobre 2015
Monsieur Prullas, auteur de pièces de théâtre, je vous aime bien, vous avez évolué au fil des pages et ce fut agréable de vous suivre et de rencontrer vos amis, notamment votre metteur en scène et votre comédienne fétiche, premier rôle dans chacune de vos pièces. Mais voilà une page se tourne et votre théâtre n'est plus dans l'air du temps.
Vous avez fait un beau mariage, avez de beaux enfants et ce qui ne gâte rien, votre belle famille assure votre aisance financière, vous permettant ainsi d'écrire en toute quiétude et de profiter de la vie... dès que l'occasion se présente ! Une belle rousse pendant les vacances estivales... Alors que vous rentrez à Barcelone, laissant la famille en vacances, une petite débutante de la troupe ! Coquin !
Il n'empêche, vous avez un bon esprit et êtes fidèle (en amitié).
Mais voilà, vous allez être confronté à un ennui de taille : une de vos connaissances a été assassinée et vous êtes l'un des suspects. Alors vous allez découvrir d'autres visages, moins avenants, et tenter de résoudre ce meurtre avant que les portes des geôles ne se referment sur vous.
Ce roman dresse un portrait de la vie des espagnols à la fin des années 40 sous le franquisme (corruption, marché noir, pénurie...). En outre, l'auteur évoquera divers sujets au travers du roman : le procès Krupp qui s'est tenu à Nuremberg, le rôle du clergé, les avancées de la psychanalyse, le nouveau théâtre français de l'absurde, l'avancée du cinéma _comme annonçant la mort du théâtre ?
J'ai bien apprécié toutes ces évocations. Et finalement, je regrette peut-être cette énigme policière, car elle ne m'a pas convaincue. Mais tout le reste était fort agréable, alors que nous assistions aux répétitions de votre pièce, je me disais que votre vie Monsieur Prullas, était digne d'une pièce de théâtre à mi-chemin entre la comédie, l'absurde et le drame.
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stcyr04
  29 avril 2015
Barcelone vit à l'heure du franquisme; la tranquillité des existences privées et le respect scrupuleux des bonnes moeurs et des convenances semblent être de mise. Cela dit, on déplore la recrudescence des coupures de courant, le marché noir bat son plein, et une foule de mendiants relevant de la cour des miracles importune régulièrement le bourgeois.
Un auteur de vaudeville, dilettante, un peu dépassé, dont les créations tournent autour d'intrigues vaguement policières, homme à femme, a eu l'heur de faire un riche mariage qui l'a mis définitivement en dehors du besoin. Amant d'une actrice sur le retour, ami d'un metteur en scène désabusé, sa vie tourne principalement autour des planches, et de ses conquêtes féminines occasionnelles. Il fait la connaissance d'une modeste jeune première, nécessiteuse, sans talent, mais mû par l'horreur de sa pauvreté et d'une ambition sans frein, et qui, pour sortir de sa situation, est prête à toutes les concessions : elle s'est ainsi attirée les bonne grâces d'un protecteur. Quand celui-ci est découvert assassiné, le vaudevilliste est tout de suite suspecté par les autorités, en la personne d'un hiérarque antipathique dont la réputation est inquiétante, et lorsqu'il s'agit de trouver du secours, des appuis, dans cette situation embarrassante, tout le monde se défausse; il doit mener seul l'enquête afin de se sortir de ce bien mauvais pas.
Le roman offre un contraste intéressant entre deux aspects de la vie de Barcelone des années d'après guerre: une haute bourgeoisie frivole, passant son temps en vaines mondanités, et la capitale catalane des laborieux, des nécessiteux, des déshérités, des milieux interlopes. L'hypocrisie foncière des milieux bourgeois, du mythe de la respectabilité, dans un régime gangrené par la corruption et les copinages, et la vie de bohème du monde du théâtre sont bien rendues. Pas une inoubliable lecture, mais une comédie légère...
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Sachenka
  08 juin 2012
Une comédie légère est l'histoire d'un meurtre, ou plutôt de la manière dont un meurtre affecte la vie de Carlos Prullas, auteur de pièces de théâtre assez populaire qui mène la belle vie et principal suspect dans l'affaire. Malheureusement, l'événement survient plutôt tard dans le roman et on s'y intéresse peu. Même le combat de Prullas, qui cherche à prouver son innocence, finit par laisser indifférent le lecteur. Quant à la fin, quelle déception! Quoique, en y repensant, pouvait-elle être différente? Non, pas vraiment.
Toutefois, Une comédie légère est surtout une critique sociale, une visite guidée dans la bourgeoisie et la colonie artistique barcelonaise sous Franco mais aussi, à l'occasion, dans les quartiers plus glauques de la ville. Et à cet égard, c'est réussi. Scènes de vie de famille, répétitions, soirée mondaine, liaisons secrètes, cuites dans les bars… le tout sous le regard morne et paresseux de Prullas. Et le lendemain, on recommence! Malheureusement, si au début on est intrigué, très vite on devine comment tout finira et on s'en lasse. Plutôt décevant...
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sandrine57
  11 décembre 2010
Un roman d'un ennui mortel.
Le personnage principal, sans consistance, mène une vie oisive grâce à l'argent de sa femme. Il enchaîne les repas copieux, les siestes réparatrices et les liaisons clandestines. Si bien que lorsque sa vie est bouleversée par un meurtre dont il est suspect,on a vraiment du mal à compatir.
J'ai lutté pour terminer ce livre que je vais me dépêcher d'oublier.
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Pirouette0001
  18 janvier 2013
Ce n'est pas mon Mendoza préféré, mais il se lit et c'est peut-être une piste pour découvrir l'auteur. A ne pas négliger donc.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   20 octobre 2015
Pendant le dîner, Mariquita Pons n'avait cessé de contredire son mari et, face à cette attitude hostile, Fontcuberta s'était replié sur lui-même. A la différence d'autres hommes qui sont pusillanimes devant le monde extérieur et se dédommagent en se montrant despotiques dans la sécurité du foyer, Fontcuberta, qui était un fauve dans le monde des affaires, devenait un vrai mouton dès qu'il rentrait chez lui. Ceux qui ne le connaissaient que dans l'intimité pouvaient difficilement deviner que cet individu pacifique, timide et un peu dans les nuages pouvait cacher un commerçant rusé, tenace et, si nécessaire, impitoyable. A le voir en compagnie de sa femme, dont il satisfaisait tous les caprices sur-le-champ, exécutait affectueusement les ordres et supportait les sautes d'humeur avec un véritable stoïcisme, personne n'aurait soupçonné que, des deux, c'était lui qui possédait un caractère de fer, tandis qu'elle, au contraire, était d'une extrême fragilité. Prullàs, qui ignorait tout de la combinatoire paradoxale des relations conjugales, interprétait toutes leurs scènes de la façon la plus erronée.

p. 111
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SachenkaSachenka   08 juin 2012
Vous vous trompez si vous croyez être seulement un individu ; personne ne l'est. Nous ne sommes que ce que nous représentons, ce que le passé a fait de nous. Que nous le voulions ou non, nous sommes les héritiers de la haine et de l'injustice, les Héritiers d'une histoire que nous n'avons pas faite mais dont nous devrons, tous sans exception, accepter les fruits.
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SachenkaSachenka   03 juin 2012
Ceux qui ne connaissent pas la pauvreté et la misère sont persuadés que la pauvreté et la misère ne sont que des ingrédients parmi d'autres dans la vie de certaines personnes ; mais pour nous qui vivons dans ce monde-là, la pauvreté et la misère sont notre unique réalité, jour après jour, sans variation ni espoir.
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stcyr04stcyr04   27 avril 2015
Tous nos rêves s'avèrent insignifiants quand ils se matérialisent. En revanche, rien ne peut nous consoler de ce que nous perdons.
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SachenkaSachenka   03 juin 2012
Les guerres et les hécatombes sont le langage de l'Histoire ; le théâtre celui des individus.
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