AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2246822009
Éditeur : Grasset (08/01/2020)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement.
Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée.
Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir di... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  09 janvier 2020
Mathieu Menegaux, j'aime beaucoup. Cet auteur maîtrise l'art des faits d'actualité aussi brûlants que dérangeants.
Dans ce dernier roman, il part disséquer les ravages d'une passion amoureuse. Même si au départ, on s'interroge. Ou veut nous emmener l'auteur ?
À Nice, un homme est retrouvé mort noyé, le crâne rasé et les extrémités des doigts brûlés. Cet homme voulait disparaître, cela ne fait aucun doute. Sans laisser d'indices ou de traces.
À Paris, une jeune femme est retrouvée morte en bas de chez elle. Suicide. Elle aussi voulait disparaître.
Peu d'indices dans ce roman puzzle où l'on suit l'enquête d'un commissaire, la carrière d'Etienne grand dirigeant et les premiers pas professionnels d'Esther. Monde carriériste, épuisement, burn out, passion amoureuse, Mathieu Menegaux est ici sur tous les plans.
Si bien que je n'ai peut-être pas réussi à être totalement convaincue par ce roman. Devoir arriver aux dernières pages pour saisir l'histoire est un exercice qui me fatigue, surtout quand l'histoire part un peu dans tous les sens. Les personnages m'ont semblé détachés de tous sentiments, de toutes émotions. L'absence de dialogue ne rend pas la tâche plus aisée.
La fin de l'histoire ne m'a pas semblé convaincante elle non plus surtout en regard des détails distillés au long des pages.
Déçue mais pas fâchée. On peut aimer un auteur mais ne pas adhérer à l'ensemble de ses oeuvres, ainsi va la vie, autant d'avis que de livres que de couleurs dans le ciel.
#Disparaitre#NetGalleyFrance
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          671
Eve-Yeshe
  06 janvier 2020
Le début est brutal : une jeune femme s'est jetée par la fenêtre de son appartement, du sixième étage devant les passants médusés. Les uns regardent, fascinés par la brutalité de l'événement, d'autres essaient de lui porter secours, d'autres appellent pompiers, police, d'autres s'en vont discrètement… La police conclut rapidement au suicide donc pas d'enquête.
A l'autre bout du pays, du côté de Nice, le cadavre d'un homme noyé est remonté à la surface et s'est échoué, trouvé par un joggeur. Il à le crâne rasé, il est entièrement épilé, et les bouts des doigts ont été brûlés. Impossible pour la police de l'identifier, car aucunes traces d'ADN…
Pendant ce temps, on fait la connaissance d'Esther, bûcheuse acharnée qui vient de décrocher une place dans une banque qui ne recrute que des élites, bêtes à concours, issus d'écoles prestigieuses…
Le directeur Étienne, leur présente le fonctionnement de la banque (internationale) qui exige que les jeunes recrues soient corvéables à merci, de réunions en réunions, les yeux rivés sur leurs mails, peaufinant des projets sur power point qu'on leur demandera de refaire car la couleur ne plaît pas, où on a rajouté des données entre temps. La boîte sympa par excellence qui va exiger d'eux qu'ils travaillent douze ou quinze heures par jour, mangent sur un coin du bureau, y compris les week-end…
Étienne les rassure, on est attentif au risque de burn-out, ils seront pris en charge psychologiquement sir cela arrive et on les « réorientera ».
Esther est harcelée par son supérieur, et à bout de force, elle a un malaise au travail : le rapport rédigé, modifié, re-modifié, est confié à l'imprimante, en X exemplaires mais, elle ne parvient plus à attraper les feuilles pour les classer et elle s'écroule sous un déluge de feuilles. Pompiers, hôpital…
Mathieu Menegaux explique très bien les conditions de travail actuelles, le harcèlement par les supérieurs, et la culpabilité de la victime qui se sent indigne d'occuper le poste, et le burn-out, la mise au placard.
A travers la relation employé employeur, il montre aussi que tout peut déraper, qu'un grain de sable peut enrayer une machine parfaitement huilée, qu'une promotion peut passer sous le nez, même si on a eu une carrière exemplaire, et qu'à partir d'un certain âge on peut se laisser charmer pour se prouver qu'on existe encore. Mais, l'addition ne risque-t-elle pas d'être beaucoup trop lourde.
Il évoque aussi la disparition : comment on peut disparaître des radars, sans que l'on cherche à savoir pourquoi : on trouve un homme nu épilé, sans empreintes digitales : il s'est forcément suicidé donc on arrête de chercher à l'identifier, ce serait dépenser l'argent du contribuable pour rien… On ne cherche pas plus loin, ou alors sans en référer à la hiérarchie.
Ce roman est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît, à première vue et dénonce les travers, la déshumanisation de la société actuelle. On comprend très vite qui sont les victimes, mais on n'est pas dans un polar, donc on veut surtout arriver à comprendre le pourquoi du comment.
Il est très agréable à lire, malgré la difficulté des thèmes abordés, et nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre, à titre personnel ou dans notre entourage, par le burn-out.
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Grasset qui m'ont permis de découvrir ce roman ainsi que son auteur.
#Disparaître #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          3810
sonfiljuliesuit
  12 janvier 2020
Certains livres nous interpellent dès le titre… Disparaître… Qui n'a jamais eu cette envie soudaine de tout quitter, de se perdre loin de ce qui pourrit notre vie…
Une construction traditionnelle, aurait voulu que Mathieu Menegaux parte des faits pour en arriver aux conséquences, or, il aborde les choses de manière peu conventionnelle. D'une intrigue classique, à la construction en entonnoir, l'auteur inverse la tendance. Dès le départ, on a les cadavres, dont on ne sait pas grand-chose, mais dont l'auteur détricote les écheveaux au fil des pages, pour peu à peu, mener le lecteur à leur rencontre.
On a cette sensation de deux histoires que rien ne relie, mais on comprend vite que tout va se télescoper.
Avec une plume concise, travaillée, sans être compliquée, l'auteur aborde les sujets importants, ancrés dans la réalité.
Une histoire assez banale dont nous pouvons tous être les témoins. Mais la banalité n'en demeure par moins effrayante. Effrayante de réalisme. La fragilité de l'être humain peut en faire la victime favorite d'un destin peu clément… Le choc de la chute brutale sur l'asphalte de la vie aura le même écho que le choc de ce corps que l'on découvre dès les premières pages.
L'auteur aborde en filigrane les thèmes de la reconnaissance dont chaque être humain quémande des miettes… Le matin, nous sommes au firmament et le soir, on côtoie l'enfer… Même si le burn-out est abordé, je n'ai pas trouvé que c'était la trame principale, c'est une conséquence qui va mener à la chute, mais non le catalyseur. On y décèle aussi les bribes du désastre de la routine dans la vie quotidienne, mais aussi dans le couple, qui peut être fragilisé, malgré l'amour, ce ciment censé nous unir jusqu'à la mort.
Oui la mort… Cette mort lente qui nous mène à notre destruction, parfois irréversible. L'importance du regard des autres, à travers la préservation des apparences.
Je me pose de plus en plus la question de savoir, si en voulant préserver les apparences, nous ne cherchons pas à nous fondre dans la masse, au détriment de nos valeurs et désirs les plus profonds.
Un livre rapide à lire, une lecture intéressante, si on sait lire entre les lignes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
Elodieuniverse
  07 janvier 2020
Paris. Une scène macabre. Une jeune femme vient de se jeter par la fenêtre.
Nice. Un cadavre est retrouvé échoué sur la plage. Noyade? Meurtre? Suicide? Ses doigts sont brûlés, il est rasé des pieds à la tête comme si on voulait qu'il disparaisse, comme s'il voulait disparaître...Qui est-il? le capitaine Grondin enquête envers et contre tous, sa hiérarchie veut bâcler l'enquête...
Parallèlement, on suit l'histoire d'Etienne, grand patron dans le monde de la finance. Un homme ''carré", sûr de lui, qui vit plus pour son métier que pour sa vie personnelle. Puis, Esther qui est analyste et qui fait ses premiers pas dans le monde de la finance. Peu sûre d'elle mais brillante, celle-ci travaille comme une forcenée.
Quel est le lien entre toutes ces personnes? Mathieu Menegaux a entremêlé ces histoires personnelles dans un roman qui se lit d'un seul souffle. le style est chirurgical, sans fioriture, la plume est incisive. On entre dans un chassé croisé de vies et de morts et on se demande où est ce que ça va nous mener. Qu'est ce qui pousse un homme ou une femme à vouloir disparaître? Est-il si facile de disparaître de nos jours? Que reste-t-il lorsqu'on disparaît? À travers ces récits, l'auteur décortique une passion, une histoire d'amour et même si c'est prévisible, ça fonctionne! (...)
Ma page Facebook Au chapitre d'Elodie
Lien : http://auchapitre.canalblog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
audelagandre
  11 janvier 2020
Disparaître… Partir en douce, s'évanouir, s'évaporer, s'envoler, s'éclipser, se volatiliser. Disparaître… S'éteindre, succomber, périr, trépasser, décéder, perdre la vie, trouver la mort, mourir. Paris, une jeune femme met fin à ses jours. Saint-Jean Cap Ferrat, un homme est retrouvé noyé, totalement défiguré, le bout des doigts brûlés. Chacun à leur façon, ils ont décidé de disparaître. Pourquoi ? Ces deux affaires sont-elles liées ? « Qu'est-ce qui peut bien pousser quelqu'un à souhaiter disparaître de la surface de la terre ? »
Comme dans chacun de ses romans précédents, Mathieu Menegaux aborde toujours une thématique sociétale. Ne vous y trompez pas, Disparaître est une conséquence désirée d'un mal de notre société : l'auto-destruction programmée de l'être humain corvéable à merci dans un univers professionnel 2.0. Quand le travail finit par définir qui nous sommes, « Disparaître, c'est réussir », Paul Eluard. L'épanouissement personnel est une donnée toute relative dans un monde professionnel fait de concurrence et d'exigences. L'embrigadement de masse en est son essence, martelé dès le plus jeune âge pour celui qui rêve de réussir. « (…) ces jeunes gens qui n'auront de cesse que de se fixer les objectifs les plus ambitieux et de n'être jamais satisfaits d'avoir franchi un échelon, alors qu'il y a un autre défi à relever, une autre promotion à aller chercher, un autre prix d'excellence à glaner. » Sous couvert de prendre soin de ses salariés, l'entreprise se targue de privilégier le Work Life balance. Obligée de se prémunir de toute « catastrophe naturelle » directement liée à ceux qui seraient dans l'incapacité de s'adapter, l'entreprise prêche une réalité dont elle s'est éloignée.
Ce roman est l'histoire d'une rencontre entre un « homme en titane », et une jeune fille en fleurs. L'histoire aussi de certitudes qui tombent. L'histoire d'opposés qui s'attirent quand l'un met en lumière les failles de l'autre. Une démonstration habile et réaliste de méthodes mensongères et destructrices qui démolissent de l'intérieur, une annihilation de l'être humain par le travail, une déshumanisation programmée de ce « hamster » qui avance dans sa roue, sans regarder ni à gauche, ni à droite, happé par le temps et les échéances, qui ne prend plus le temps de penser. Disparaître peut alors sonner comme une conséquence logique et nécessaire à une situation impossible à gérer, à un mal être profond et lancinant qui détruit tout sur son passage, de l'estime de soi, à l'illusion d'avoir pris le bon chemin. « Effacer sa vie. Réussir sa sortie. »
Quand la finalité de l'homme consistait il y a peu de temps encore, au besoin irrépressible de laisser une marque, une trace de son passage, un témoignage, le nouvel homme 2.0 souhaite lui simplement disparaître. Mû par cette sensation omniprésente de « se sentir en insécurité permanente », l'homme qui pense devient inapte à vivre dans cette société où chaque pas renvoie aux mots rentabilité et productivité.
Ce roman devrait être reconnu d'utilité publique. Si l'on se disait encore la vérité dans ce monde où chaque parole est un énorme mensonge… Où les intérêts personnels ne sont pas ceux de l'entreprise… Où les émotions n'ont plus aucune place… Où « la quête d'excellence ne peut justifier une telle pression. » Pour cela, il faudrait prendre le temps de respirer, de pouvoir et de vouloir s'offrir un temps d'introspection, d'accepter une autre vie. « (…) en France, on a le droit de se suicider et tout adulte a le droit constitutionnel de disparaître. » et parfois c'est le seul choix…
Je crois aux rencontres. Je crois que parfois des êtres sortis de nulle part vous montrent le chemin. Je crois que certains romans tombent volontairement entre vos mains pour de bonnes raisons. Je crois que ce roman est de ceux-ci. Mathieu Menegaux vous montre le rouleau compresseur qu'est l'entreprise et les effets du mauvais paramétrage humain. Édifiant et tellement juste.

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   08 janvier 2020
La tendance est là : dans un univers connecté vingt-quatre heures sur vingt-quatre, partout dans le monde, la frontière entre vie privée et vie professionnelle a volé en éclats.
Commenter  J’apprécie          190
audeLOUISETROSSATaudeLOUISETROSSAT   08 janvier 2020
Son premier patron, directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, lui avait déclaré le jour de son arrivée au ministère : «Ici, Étienne vous ne sortez votre bite que pour pisser. » Sorbier a passé sa vie à respecter ce principe, et l’affaire #DSK, quelques années plus tard, l’a conforté dans cette hygiène de vie. Pas de sexe au travail.
Commenter  J’apprécie          10
Eve-YesheEve-Yeshe   06 janvier 2020
… En une seconde toute cette foule s’est figée. Les joyeux drilles se sont statufiés. Le cri les a glacés. Tous ont tourné la tête, cherché à localiser d’où il provenait. Il retentissait encore, alors qu’il n’avait duré que quelques secondes. Un hurlement de femme, primitif et inoubliable. Certains, rares, ont vu le corps chuter. La plupart n’en ont pas eu le temps. Mais, au silence qui a suivi le choc, tous ont compris qu’elle était morte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Olivia-AOlivia-A   22 novembre 2019
Le légiste du CHU de Nice ôte son masque, jette ses gants dans une poubelle d'aluminium sans couvercle et fixe du regard le capitaine Grondin qui hésite, figé, sur le pas de la porte. A chaque fois, il ressent la même appréhension, une forme de gêne mêlée de pudeur. Depuis plus de dix années de police judiciaire, brigade criminelle, il ne s'est quasiment pas écoulé une semaine sans qu'il soit confronté à un cadavre, juste tiède ou raide comme une saillie, décédé des suites d'une bagarre à de barres de fer, défenestré, blessé par balle avec de la matière cervicale au sol, entier ou démembré, ouvert de haut en bas à l'arme blanche ou décapité à la hache. Il a tout vu de la sauvagerie de ses congénères. Pourtant, l'épreuve de la discussion avec le médecin légiste, alors qu'il est encore en train d'ouvrir le thorax ou la boîte crânienne à la scie circulaire, de peser le cœur ou le foie, ou de recoudre à la hâte avec cette cicatrice en forme de "Y" caractéristique, le met toujours mal à l'aise. Sur la table, là, devant lui, gît un individu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MatatouneMatatoune   28 décembre 2019
L' hypocrisie américaine le revulse; il lui préfère les secrets à la française, bien enfouis.
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Mathieu Menegaux (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mathieu Menegaux
"Disparaître" de Mathieu Menegaux est paru le 8 janvier 2020 aux éditions Grasset.
autres livres classés : thrillerVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1781 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..