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EAN : 9782246822004
216 pages
Grasset (08/01/2020)
3.74/5   334 notes
Résumé :
Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement.
Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée.
Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir di... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (128) Voir plus Ajouter une critique
3,74

sur 334 notes
Mathieu Menegaux, j'aime beaucoup. Cet auteur maîtrise l'art des faits d'actualité aussi brûlants que dérangeants.
Dans ce dernier roman, il part disséquer les ravages d'une passion amoureuse. Même si au départ, on s'interroge. Ou veut nous emmener l'auteur ?

À Nice, un homme est retrouvé mort noyé, le crâne rasé et les extrémités des doigts brûlés. Cet homme voulait disparaître, cela ne fait aucun doute. Sans laisser d'indices ou de traces.

À Paris, une jeune femme est retrouvée morte en bas de chez elle. Suicide. Elle aussi voulait disparaître.

Peu d'indices dans ce roman puzzle où l'on suit l'enquête d'un commissaire, la carrière d'Etienne grand dirigeant et les premiers pas professionnels d'Esther. Monde carriériste, épuisement, burn out, passion amoureuse, Mathieu Menegaux est ici sur tous les plans.

Si bien que je n'ai peut-être pas réussi à être totalement convaincue par ce roman. Devoir arriver aux dernières pages pour saisir l'histoire est un exercice qui me fatigue, surtout quand l'histoire part un peu dans tous les sens. Les personnages m'ont semblé détachés de tous sentiments, de toutes émotions. L'absence de dialogue ne rend pas la tâche plus aisée.

La fin de l'histoire ne m'a pas semblé convaincante elle non plus surtout en regard des détails distillés au long des pages.

Déçue mais pas fâchée. On peut aimer un auteur mais ne pas adhérer à l'ensemble de ses oeuvres, ainsi va la vie, autant d'avis que de livres que de couleurs dans le ciel.

#Disparaitre#NetGalleyFrance
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Paris, Les Abbesses. En une seconde, la rue s'est figée. Les rires, les embrassades, les discussions ont laissé place à l'effroi, l'incompréhension, le silence. Ce hurlement de femme, que certains ont vu chuter des étages, a déchiré la nuit. Si les secours arrivent, tous ont bien compris qu'il n'y avait plus rien à faire. La capitaine Balansart, une fois sur place et la porte de l'appartement ouverte grâce au serrurier, ne peut que constater les faits. Elle s'est jetée par la fenêtre...
Saint-Jean-Cap-Ferrat. Alors qu'il effectue son footing habituel, Franck s'étonne du comportement et des aboiements de son chien. le rejoignant, il découvre, avec effroi, le corps d'un homme, nu, charrié par le va et vient des vagues. Aussitôt le maire prévenu, craignant pour la réputation de sa ville alors que la saison estivale vient tout juste de commencer, celui-ci appelle la procureure. L'affaire semble plus complexe qu'il n'y paraît. En effet, si l'homme est effectivement nu, elle constate, qu'en plus, il est totalement épilé sur tout le corps et que ses phalanges ont été brulées. le capitaine Grondin, qui vient tout juste de prendre son poste, va se trouver en charge de l'enquête...
Paris, quartiers chics. Étienne Sorbier, le directeur de la filiale française de la prestigieuse banque d'affaires Richter & Co, s'apprête, ce matin-là, à accueillir, comme chaque mois, les jeunes recrues pour leur période de formation et d'intégration. Parmi la vingtaine présente, Esther...

Quatre scènes, quatre personnages qui, de prime abord, semblent ne rien avoir en commun ... Une jeune suicidée, un noyé plus que jamais déterminé à ce que l'on ne puisse l'identifier, un directeur charismatique et une élève timide. Quels liens peuvent-ils avoir les uns avec les autres ? Même si on le devine assez rapidement, l'intérêt est bien de comprendre pourquoi ces drames et surtout de connaître les raisons qui ont pu pousser les deux premiers à vouloir disparaître, dont l'une de manière singulière. Tout en finesse, Mathieu Menegaux tisse, au fil des pages, un récit original, pour le moins intrigant et captivant et retrace, alternativement, le passé et le présent de ses personnages auxquels on s'attache rapidement. Il aborde, intelligemment, divers thèmes tels que le suicide, le burn-out, le monde impitoyable du travail ou encore l'amour.
Un roman tragique et poignant, une plume vive et entrainante, un rythme soutenu...
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Je connaissais, bien entendu, l'auteur Mathieu Menegaux de nom et de réputation mais je n'avais jamais parcouru l'un de ses livres. C'est enfin chose faite et cette immersion ne sera sans aucun doute pas la dernière tellement j'ai dévoré ce livre, « Disparaître ».

De drames, Mathieu Menegaux parvient à en faire ressortir quelque chose de « beau ». Au travers des sentiments qu'il nous fait ressentir pour ses personnages, on avance avec eux dans le récit, on tremble pour eux, on pleure pour eux.

Les chapitres alternent entre une histoire à Paris et une à Nice. Comment vont-elles se rejoindre? C'est par toute la magie de la plume de l'auteur que deux destins funestes sont étroitement liés.

A la fois poignante et dramatique, cette histoire sonne tellement vraie qu'on a l'impression qu'on pourrait la lire dans le quotidien du lendemain. Pour cette justesse, j'ai tellement apprécié la façon dont a eu l'auteur de la traiter.

Même si à certains égards, le lecteur se dit qu'il en connait déjà le dénouement, on ne peut échapper de retenir son souffle et refouler son impatience jusqu'au final tragique, efficace et en retenue.

Certainement pas ma dernière lecture de cet auteur. A suivre…
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Le suicide d'une jeune femme à Paris et, à l'autre bout de la France, à Nice, la découverte d'un corps noyé et rendu volontairement inidentifiable… Suicide, là encore ? Accident ? Ou meurtre ? Mathieu Menegaux construit son dernier roman, “Disparaître”, comme un polar, nous donnant à voir en premier lieu les victimes avant de tisser à notre intention son faisceau de pistes et d'indices et sa trame d'explications nous permettant de comprendre - à la toute fin - les véritables raisons de ce triste gâchis.

L'écriture rapide, factuelle et dénuée d'émotions, en adéquation avec ce qu'elle raconte, confère à ce roman une redoutable efficacité. Les pages se tournent - vite, très vite, tant l'histoire est prenante -, des personnages prennent vie avec leur solitude et leur besoin d'amour, leurs ambitions et leur détresse, dans un univers hyper connecté, glaçant et glacé où l'amour, trahi, n'a plus sa place et où l'individu, fragile et isolé, au service d'une société déshumanisée, est incité à travailler et produire toujours plus, au sacrifice de tout le reste.

Dans ce roman qui observe tous les codes du polar (avec ses morts, ses flics et ses enquêtes policières) sans du tout en être un, Mathieu Menegaux brosse le tableau d'un monde profondément cruel et désenchanté où “le côté obscur du coeur des hommes”, le chagrin ou la honte qu'ils ressentent poussent inexorablement les plus lucides, les plus sensibles d'entre eux à finalement choisir de “disparaître”, laissant à jamais en suspens derrière eux le questionnement de Kierkegaard : “sommes-nous des irremplaçables ou au contraire des hommes ordinaires ?”

Un roman dur, tragique et très habile, sans concession et sans pathos, sur les désillusions de l'amour et les pièges de l'ambition et du pouvoir. Je l'ai beaucoup aimé.

[Challenge Multi-Défis 2020]
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Le début est brutal : une jeune femme s'est jetée par la fenêtre de son appartement, du sixième étage devant les passants médusés. Les uns regardent, fascinés par la brutalité de l'événement, d'autres essaient de lui porter secours, d'autres appellent pompiers, police, d'autres s'en vont discrètement… La police conclut rapidement au suicide donc pas d'enquête.

A l'autre bout du pays, du côté de Nice, le cadavre d'un homme noyé est remonté à la surface et s'est échoué, trouvé par un joggeur. Il à le crâne rasé, il est entièrement épilé, et les bouts des doigts ont été brûlés. Impossible pour la police de l'identifier, car aucunes traces d'ADN…

Pendant ce temps, on fait la connaissance d'Esther, bûcheuse acharnée qui vient de décrocher une place dans une banque qui ne recrute que des élites, bêtes à concours, issus d'écoles prestigieuses…

Le directeur Étienne, leur présente le fonctionnement de la banque (internationale) qui exige que les jeunes recrues soient corvéables à merci, de réunions en réunions, les yeux rivés sur leurs mails, peaufinant des projets sur power point qu'on leur demandera de refaire car la couleur ne plaît pas, où on a rajouté des données entre temps. La boîte sympa par excellence qui va exiger d'eux qu'ils travaillent douze ou quinze heures par jour, mangent sur un coin du bureau, y compris les week-end…

Étienne les rassure, on est attentif au risque de burn-out, ils seront pris en charge psychologiquement sir cela arrive et on les « réorientera ».

Esther est harcelée par son supérieur, et à bout de force, elle a un malaise au travail : le rapport rédigé, modifié, re-modifié, est confié à l'imprimante, en X exemplaires mais, elle ne parvient plus à attraper les feuilles pour les classer et elle s'écroule sous un déluge de feuilles. Pompiers, hôpital…

Mathieu Menegaux explique très bien les conditions de travail actuelles, le harcèlement par les supérieurs, et la culpabilité de la victime qui se sent indigne d'occuper le poste, et le burn-out, la mise au placard.

A travers la relation employé employeur, il montre aussi que tout peut déraper, qu'un grain de sable peut enrayer une machine parfaitement huilée, qu'une promotion peut passer sous le nez, même si on a eu une carrière exemplaire, et qu'à partir d'un certain âge on peut se laisser charmer pour se prouver qu'on existe encore. Mais, l'addition ne risque-t-elle pas d'être beaucoup trop lourde.

Il évoque aussi la disparition : comment on peut disparaître des radars, sans que l'on cherche à savoir pourquoi : on trouve un homme nu épilé, sans empreintes digitales : il s'est forcément suicidé donc on arrête de chercher à l'identifier, ce serait dépenser l'argent du contribuable pour rien… On ne cherche pas plus loin, ou alors sans en référer à la hiérarchie.

Ce roman est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît, à première vue et dénonce les travers, la déshumanisation de la société actuelle. On comprend très vite qui sont les victimes, mais on n'est pas dans un polar, donc on veut surtout arriver à comprendre le pourquoi du comment.

Il est très agréable à lire, malgré la difficulté des thèmes abordés, et nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre, à titre personnel ou dans notre entourage, par le burn-out.

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Grasset qui m'ont permis de découvrir ce roman ainsi que son auteur.

#Disparaître #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Il n'a jamais trompé sa femme, en vingt-cinq ans de mariage. Il est satisfait de sa vie sexuelle. A vrai dire, il ne se pose même pas la question. Il travaille tant que le rapport conjugal du dimanche lui convient, sans qu'il soit torturé par des désirs inavouables, ou frustré de ne pas collectionner les femmes comme certains de ses collègues. Son premier patron, directeur de cabinet du ministre de l'Industrie, lui avait déclaré le jour de son arrivée au ministère : 'Ici, Etienne vous ne sortez votre bite que pour pisser.' [Il] a passé sa vie à respecter ce principe, et l'affaire DSK, quelques années plus tard, l'a conforté dans cette hygiène de vie. Pas de sexe au travail. Et quand, comme pour [lui], la vie se résume au travail, ainsi disparaissent les tentations.
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Le capitaine Grondin ? Mariani n’en n’avait jamais entendu parler de celui-là. Encore un Parisien débarqué sur la côte d’azur, en remerciements d’un haut-gradé pour une affectation précédente dans le 9-3, à Vaulx-en-Velin ou dans les quartiers nord de Marseille. Ils demandent tous à venir sur la riviera, croyant à la sinécure, avant de repartir déprimés par l’absence d’animation, la vieillesse des habitants et la violence des enjeux politiques.
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La tendance est là : dans un univers connecté vingt-quatre heures sur vingt-quatre, partout dans le monde, la frontière entre vie privée et vie professionnelle a volé en éclats.
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Comment croire en Dieu quand on connaît le côté obscur du cœur des hommes, leur cruauté, leur mesquinerie, la cupidité et la bêtise ?
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Toutes et tous ont de bonnes excuses à servir à leurs conjoints, en lieu et p,à de leur présence : un comité d’investissement le lendemain matin, une présentation pour le comité exécutif, un ”pitch” pour un deal à plusieurs milliards d’euros. Les forçats sont attachés à leurs bancs et rament, rament produisant des graphiques à la chaîne, effectuant des calculs de retour sur investissement, choisissant l’illustration qui fera le mieux passer le message.
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