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EAN : 9782916329499
111 pages
Éditeur : Editions Cénomane (08/11/2012)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 7 notes)
Résumé :


Un acteur de théâtre raté ayant fait carrière dans le feuilleton radiophonique se retrouve au chômage lorsqu'il est approché par des services spéciaux. Contre une somme importante, on lui demande de reconstituer, à partir de quelques documents, la voix d'un prisonnier politique mort sous la torture afin de lui taire jouer son rôle dans une fausse conférence de presse justifiant un meurtre politique...

Les Années flétries est le premie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
le_Bison
  08 février 2017
La radio allumée, le soleil du Mexique s'éteint. Les ondes diffusent une radionovela vénézuélienne. de piètre qualité mais surtout bon marché du genre à casser les prix, au grand désespoir de mon ami, voix célèbre sur les ondes radiophoniques depuis plus de vingt ans en compagnie de la belle et grosse Guadalupe Frejas. Il s'est spécialisé dans les rôles de méchant, une voix qui fait peur tout en émoustillant les jeunes vierges et les grosses dindes mexicaines. Mais… Maintenant qui voudrait de lui, si les vénézuéliens lui piquent son boulot. Même pas les publicitaires, une voix de violeur d'enfants ou d'égorgeur de femmes fragiles ne fait pas vendre.
Justement, le Chauve, au crane aussi exécrable que sa physionomie, lui donne la carte de visite d'un de ses amis. Un boulot bien payé, parait-il. 5000 dollars tout de suite, 10000 après le boulot. Une telle somme laisse à réfléchir. Y a de quoi tuer un homme pour ce prix-là. Et si c'était vraiment ça le contrat ? Est-ce qu'une voix peut tuer ? Dans le genre assassinat politique. Au Mexique, tout est possible, même le roman noir salvadorien, Rafael Manjivar Ochoa, écrivain exilé.
La paranoïa nous guette, les politiciens nous cachent certaines vérités, et notre acteur de théâtre de seconde scène, fauché et amoureux de la gironde Guadalupe fauchée elle par la mort, le laissant ainsi seul avec ses désillusions, semble bien mal barré dans un univers où il maîtrise parfaitement les codes. Presque un parfait loser qui n'attend plus grand-chose de la vie et qui se laissera guider juste par sa tristesse et son désenchantement pour une putain de vie. Vingt ans de service à faire croire aux auditeurs qu'il est un affreux méchant, une sale gueule, un peu pourri, tendance cynique et totalement désabusé, il se fond au milieu des services secrets plus ou moins officiels, corrompus et manipulateurs, comme du sel dans une gorgée de Tequila. Caramba.
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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encoredunoir
  12 juillet 2015
Acteur de feuilletons radiophoniques dans lesquels il s'est fait une spécialité des rôles de méchant, le narrateur de ce roman mexicain du salvadorien Rafael Menjívar Ochoa est confronté à la concurrence des radionovelas vénézuéliennes qui, pour être de bien piètre qualité n'en sont pas moins bien moins coûteuses que les productions locales. Alors quand de mystérieux hommes issus d'une des multiples branches secrètes de la police mexicaine lui proposent un travail grassement payé, le voilà tenté de donner une nouvelle trajectoire à sa carrière. Il lui faut pour cela prêter sa voix pour reconstituer, le temps d'une conférence de presse, celle d'un prisonnier politique mort sous la torture.
Premier volume d'un cycle de cinq romans (les trois premiers ont jusqu'ici été traduits), Les années flétries nous fait découvrir une plume déconcertante. Récit à la première personne d'un narrateur comédien à la sensibilité exacerbée, ce roman allie la précision de l'observation à l'interprétation toute subjective. Dès les premières pages, la description de la belle et énorme Guadalupe Frejas illustre cette situation paradoxale : on voit clairement le personnage tout en sachant que le regard du narrateur est biaisé par ses sentiments. Entre exagérations, paranoïa et faux-semblants, Rafael Menjívar Ochoa embarque donc son lecteur dans un récit noir, violent, volontiers amusant aussi, dans lequel nul ne semble être ce qu'il est vraiment… y compris donc ce narrateur qui voit le monde d'une façon si particulière et dont on peut légitimement douter non seulement de ce qu'il nous dit mais aussi de ce qu'il se dit à lui-même.
Étonnant, réflexion dérangeante sur la vérité et ses apparences ponctuée de scènes saisissante de violence et/ou de beauté, Les années flétries ouvre avec brio un cycle dont on espère que les volumes suivants seront au moins à sa hauteur.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Julitjubile
  05 décembre 2013
Ce premier tome du cycle mexicain de certaines façons de mourir, de Rafael Menjívar Ochoa (1959-2011), dépeint avec finesse et acuité l'envers d'un décor politique. L'écrivain salvadorien, qui a exercé le métier de journaliste lors de son exil au Mexique pendant la guerre civile agitant son pays, commet un roman noir attachant, troublant, terrifiant. Tour de force littéraire...
Voir la suite de ma chronique sur mon blog :
Lien : http://notesvagabondes.wordp..
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Jnc75
  15 décembre 2013
Un premier tome d'un roman feuilleton de style polar qui s'annonce prometteur. Un roman noir à la sauce mexicaine où l'on retrouve tous les ingrédients nécessaire : un style punchy et efficace à l'humour caustique avec ici et là des passages plus émotionnels, une pincée de paranoïa , des dialogues percutants, une loose attitude plutôt bien décrite, des personnages hauts en couleusr et délicieusement caricaturaux . Un bon mélange qui sert merveilleusement bien cette histoire de complot sur lequel l'auteur a volontairement forcé le trait donnant au récit des airs de satire désabusée du monde contemporain. A suivre……

Lien : http://au-chat-pitre.izibook..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   07 février 2017
Pas un taxi, pas une âme. Tout le monde avait dû se réfugier dans la salle de bain.
Je me mis à courir, et je courus tellement que mon souffle me râpait la gorge. Je continuais de courir jusqu’à voir des lumières blanches danser autour de moi comme des stars obscènes. Je courus tant et plus et la peur devenait de plus en plus blessante. Mais l’épée était trop grande et si je tombais je ne pouvais m’échapper, courir ne servirait à rien. Je ne savais pas quelle épée, je ne savais rien si ce n’est qu’elle était immense. Mort, mort, beaucoup de mort.
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le_Bisonle_Bison   06 février 2017
- Je n’ai pas voulu vous offensez.
- Ne vous inquiétez pas. Vous, vous n’offensez qu’avec votre langue.
- La langue est plus puissante que l’épée.
Il écarta un peu sa veste et je vis une masse sombre.
- On a inventé des choses plus efficaces. Colt .357 Magnum. Vous connaissez ?
- Non.
- Vous avez de la chance. Ils sont pires que le tabac ; une fois qu’on les a utilisés on ne peut plus vivre sans. Comme les femmes…
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Jnc75Jnc75   15 décembre 2013
Au café du coin, il y avait Guadalupe Frejas, immense comme une boule de glace à la fraise géante. Quelque chose de bon devait arriver ce jour-là, et c'était Guadalupe. Elle avait une cinquantaine d'année mais en faisait moitié moins, la graisse sous sa peau l'empêchait de vieillir. Elle avait un visage de bébé. Elle transpirait comme un geyser, mais ce n'était pas une transpiration violente: tout en elle n'était que douceur et tendresse. Sa voix était la plus mélodieuse jamais émise par un poste de radio, ma plus pure. Son registre n'était pas très étendu, mais son expressivité était étonnante. Tout en elle était graisse et voix, et c'est sa voix qui la faisait vivre.
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JulitjubileJulitjubile   05 décembre 2013
Transpirer est une manière de pleurer comme une autre.
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JulitjubileJulitjubile   05 décembre 2013
Je n’aime pas les gens qui sourient tout le temps.
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