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Fabian Menor (Autre)
EAN : 9782889085279
99 pages
La Joie de Lire (22/10/2020)
3.77/5   30 notes
Résumé :
Élise vit avec sa famille dans une maison à côté des voies de chemin de fer. Quand elle n’a pas classe, elle aide sa mère aux tâches domestiques ou se promène avec son chien, le fidèle Dicko. Son enfance ressemble à celle de n’importe quelle petite fille de la fin de la première moitié du XXe siècle. Enfin presque...
À une époque où les professeurs ont le droit de manier la règle sur les doigts des élèves, ceux-ci sont parfois victimes de maltraitances. C’es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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♫Toi, mon professeur assis sur ta morale
Qui prenais tant plaisir à frapper sur mes mains
Qui me laissais debout le nez vers la muraille
Parce que mes yeux d'enfant faisaient baisser les tiens
[...] Je te donne pour ça , Rendez-vous en enfer ♫
- Johnny Hallyday - 1976 -
----♪---♫----😖----👩‍🏫----😖----♫---♪----
A l'école Elise apprend les yeux A B C
Aussi, la maîtresse lui a donné
une gifle et sa bague a accroché son oeil
Souffre-douleurs ou mauvaise humeur en excés
ça reste une paire de claques dans la gueule !?
Retrouver les traces, en parler à son cheval
Problème international, c'est la lutte au final ...📕
Lever la main et dire l'injure, procédés académiques !?
Sabrer le/la Moral(e), un laxiste dessein voire simpliste,
pour tout élève qui se respecte
Meme si parents hélas tiquent ,
à l'accent circonspect
voire helvétique...
lecture .....pour tout public






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Elise est un roman graphique qui traite d'un sujet difficile, celui des mauvais traitements subies par Elise à l'école. L'auteur semble vouloir témoigner des humiliations réelles subies par sa grand-mère lors de sa scolarité, dans la première moitié du 20e siècle.

Le dessinateur fait des gros plans sur les personnages, Elise, d'abord l'héroïne éponyme ; une planche entière lui est consacrée pour montrer ses angoisses, cauchemars et crises de somnambulisme relativement à ce qu'elle subit en classe. D'autres fois des focalisations sont faites sur l'institutrice appelée « la pionne », menaçante, placée alors en contre-plongée relativement à Elise soumettant ainsi la fillette et les autres enfants de la classe à la domination, le pouvoir, la cruauté et la psychorigidité de celle-ci, elle use et abuse du fameux piquet d'antan avec sévices, maltraitances et humiliations à la clé, d'autant plus qu'elle ne tient pas même compte de leurs besoins naturels et manifeste peu d'empathie à leur égard.

Les enfants en sont fort tristes, le dessin de leurs visages, à peine esquissés, mettent en relief leurs émotions négatives. Les rumeurs de ce qui se passe en classe vont bon train dans le village et déclenchent les moqueries plutôt que la compassion à laquelle on pourrait s'attendre.

L'expression de la douleur morale par les enfants est biaisée par la très mauvaise foi de l'institutrice, placée en position d'autorité.

Quant à Elise, elle trouve le moyen de confier sa peine à son chien Dicko et les autres animaux de la ferme qui l'écoutent et la soutiennent dans les épreuves qu'elle subit.

Les planches sont sobres mais sollicitent l'imagination. Elles sont esquissées à l'encre noir et blanc et appellent le regard du lecteur témoin de la souffrance d'Elise humiliée et terrorisée. Certaines parties de la mise en scène assez noires se passent de dialogues, le silence et les images nous invitent à observer, voir, ressentir et nous raconter une histoire.

Des gros plans sont faits également sur le paysage bucolique, relativement tranquille, évocateur de souvenirs d'enfance, il constitue la trame de fond du drame qui se joue en relief, bien que la légèreté du ton utilisé par les enfants qui ne sont que des enfants et l'humour présent dans certains dialogues redonnent de l'espoir tout comme le dénouement.

Je remercie l'équipe de Babelio ainsi que les éditions La joie de lire pour m'avoir permis de découvrir ce beau livre qui traite d'un sujet intéressant, on en voit peu en bande dessinée ou en roman graphique, il peut être tout aussi intéressant pour un public adulte que pour les plus jeunes, ces derniers peuvent ainsi se faire une idée de la chance qu'ils ont de pouvoir étudier dans la bienveillance actuelle…

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Une BD toute en sobriété.
En noir et blanc.
De grandes vignettes.
Une page entière pour les angoisses ou les cauchemars d'Élise la nuit.
Oui, Élise a des malheurs avec son institutrice, hyper sévère, la main leste.
Et l'authenticité de cette histoire, c'est qu'Élise est la propre grand-mère de Fabian Menor.
C'est donc un bel hommage.
Témoignage d'une époque où les mesures éducatives des enseignants étaient plutôt musclées.
Les dessins sont expressifs, plutôt minimalistes.
Beaucoup plus sombres quand ils dépeignent les angoisses.
Les textes sont brefs bien que disant l'essentiel.
Sous une apparente simplicité, toutes les émotions sont rendues.
Et l'émotion passe.
Du noir et blanc qui parle.
Une chose qui m'a surprise est que les enfants appellent l'institutrice « la pionne »
Mais bon, c'est un détail peut-être régional.
La couverture sur fond noir est très belle.

Un grand merci à babelio et aux éditions La joie de lire.
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A une époque où les professeurs ont le droit de lever la main sur les élèves, le quotidien d'Elise ressemble à celui de n'importe quelle petite fille.
Enfin presque …
Elise vit avec sa famille dans une maison à côté des voies de chemin de fer. Quand elle n'a pas classe, elle aide sa mère aux tâches domestiques ou se promène avec son chien, le fidèle Dicko.
Son enfance ressemble à celle de n'importe quelle petite fille de la fin du moitié du XXème siècle.
Enfin presque…
A une époque où les professeurs ont le droit de manier la règle sur les doigts des élèves, ceux-ci sont parfois victimes de maltraitances.
C'est ce que la jeune fille, souffre-douleur attitré de son enseignante, ainsi que ses camarades subissent au quotidien.
Mais un jour, un inspecteur académique leur rend une visite inopinée.
Elise osera-t-elle dénoncer les sévices reçus?

Tout est narré d'une façon extraordinaire, comme les humiliations que subit Elise devant les autres enfants, ou encore les oreilles tirées par son institutrice.
Cette institutrice pense d'ailleurs que la meilleure éducation pour les enfants, ce sont « de bonnes paroles et de dures punitions ».
Elise vit alors un enfer, cauchemarde chaque nuit…
On assiste à des scènes très dures, notamment une ardoise que l'institutrice brise sur la tête d'un petit garçon.
Après avoir expliqué les sévices à son père, il ne la croit malheureusement pas. D'autant que l'institutrice la fait passer pour une menteuse.
Ses camarades de classe ne confirment en rien ses propos, par peur de subir, alors qu'Elise a terriblement besoin d'être protégée, comme toute petite fille de son âge.
Un livre qui dénonce les sévices vécus par les enfants, un livre pour aider à parler, faire avancer les choses.
Pour tous les enfants « souffre douleur », qui souffrent tellement, en silence.

« Elise » est d'autant plus une bande dessinée poignante que c'est une histoire vraie, qui s'est produite au temps où la protection de l'enfance n'était pas encore imposée dans les écoles.
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A cette époque, celle de nos grands-parents, les maîtres et maîtresses étaient tout puissants et régnaient sur les classes dociles. La punition était sévère et nul ne pouvait la remettre en cause. de là à devenir cruels…

Basé sur des histoires racontées par sa grand-mère, Fabian Menor tente de nous faire revivre ces maltraitances dans les campagnes, au pays des joies de l'enfance et de la cruauté gratuite.

Mais il m'a manqué quelque chose, des émotions mieux traduites ou peut-être un scénario plus épais
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critiques presse (1)
BoDoi
24 mars 2021
Avec son trait sobre à l’encre de Chine, soutenu par un lavis doux même si pas encore totalement maîtrisé, Fabian Menor privilégie l’efficacité et l’émotion dans un récit linéaire et attachant. Un auteur à suivre.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Mais le pire Dicko, c'est quand elle te regarde...Avec ses yeux couleur charbon et ses dents de loup.
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Élise: «En classe, nous nous disposons tous en rang , derrière nos pupitres.»
(la maîtresse) «lundi 16 bien! Asseyez-vous et sortez vos crayons de couleur»
«Aujourd'hui vous allez faire du dessin d'observation» .
Lundi 16 mai. ÉLISE «Hééé Michel... Tu me prêtes ton vert pour faire les tiges ?"»
Michel «NON !»
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Je ne te reverrai plus jamais...
Enfin... dans notre monde...
Peut-être qu'ailleurs je pourrai à nouveau t'entendre aboyer
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