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EAN : 9782378340216
Éditeur : Stéphane Marsan (04/04/2018)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 115 notes)
Résumé :
« Ici, comme dans les autres ghettos, pas d'artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c'est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève. »

1965. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  16 février 2018
Martin avait des rêves, Patty itou.
"People have the power" qu'elle disait.
1965. le seul pouvoir reconnu aux noirs, excepté celui d'aller crever à des milliers de km de chez eux pour une cause perdue d'avance, est bien celui de faire profil bas dans un pays foulant allégrement leurs droits civiques à grands coups d'insultes et de coups de matraques bien sentis en guise de message positif d'intégration réussie.
Les sixties, véritables marqueurs de toute une époque, ont vu l'avènement de moult partis d'opposition bien décidés à ne plus se laisser c***r dessus sans réagir.
Le Black Panther Party fut de ceux-là.
Charlene, toute jeune militante, Tyrone, infiltré par le FBI et Neil dans le rôle du flic un brin idéaliste en incarnèrent les témoins privilégiés.
Je connaissais Mention pour ses polars désabusés mais ça, c'était avant.
Dans un contexte politique et social incroyablement fertile, l'auteur déroule, sur un court laps de temps, une intrigue palpitante, vivante et pédagogique.
Trois angles d'approche hétéroclites offrant ainsi au lecteur un plaisir de lecture démultiplié.
Un quinquennat de lutte ardente dépeint d'une plume sèche, travaillée, sans concession.
Le combat est ardu, la prose du même tonneau.
Plutôt que de discourir académiquement en égrénant des évènements historiques factuels, Mention aura eu le bon goût d'y apporter sa p'tite touche fraîcheur en s'appuyant sur trois personnages, certes fictionnels mais charismatiques en diable, tout en parsemant son roman de moult références, véritables symboles identitaires d'un siècle alors en pleine mutation.
Mention bien + pour ce Power atypique.
Merci à Babelio ainsi qu'à l'éditeur Stéphane Marsan pour ce retour vers le futur...
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Franckync
  06 mai 2019
Titre : Power
Auteur : Michaël Mention
Année : 2018
Editeur : Stéphane Marsan
Résumé : 1965 : annus horribilis pour les Etats-unis. le pays est au bord du gouffre : guerre du Vietnam, crise raciale et sociale, émeutes, violences policières. Des factions armées fleurissent dans tous les quartiers noirs des grandes villes et des milliers d'afro-américains, discriminés, harcelés, rejoignent le Black Panther Party. L'organisation para-militaire oeuvre pour les déshérités du ghetto et arme ses membres, mais c'est sans compter sur la réaction du gouvernement américain. S'engage alors une guerre, impitoyable et meurtrière. 
Mon humble avis : Une couverture magnifique, des avis enthousiastes, un auteur encensé, une période historique passionnante, tous les ingrédients étaient réunis pour que ce Power entre dans le panthéon de mes grandes lectures de cette année 2019. Aujourd'hui encore, en rédigeant cette petite chronique, je ne sais pas vraiment si oui ou non, ce roman de Michaël Mention restera dans ma mémoire. Et pourtant. Pourtant j'ai dévoré ce texte en quelques jours, pourtant j'ai été passionné par les destins croisés de Charlène, Neil et Tyrone, pourtant je n'ai pas pu lâcher ce roman jusqu'à la dernière page. Alors d'où vient cette gêne ? D'où vient ce sentiment d'inachevé ? L'explication tient surement dans mes lectures passées. En effet, même si ce roman est centré sur la formation et la chute des Black Panthers, il ambitionne de dépeindre une époque, celle des sixties. Une époque que d'autres ont retranscrits de façon brillantissime et je pense bien évidemment aux romans de James Ellroy. Soyons clair, les deux auteurs sont difficilement comparable, Power me parait être un 'Ellroy light' , il lui manque la folie, la fougue et le souffle qui caractérise les romans de l'auteur du Dalhia noir. Malgré cela, je ne peux que recommander la lecture de ce Power et je vais tenter de vous en expliquer les raisons. D'abord le contexte : ces fameuses Sixties et leurs cohortes d'assassinats mythiques ( Kennedy, King, Sharon Tate, Malcom X pour ne cité qu'eux ), la musique funk qui déferle dans les quartiers blacks, les revendications sociales et raciales exacerbées, la guerre du Vietnam. Une époque marquée du sceau de la violence extrême, d'une répression sanguinaire. Michaël Mention plonge sa plume dans cette période trouble et décrit avec maestria et un peu de superficialité les événements qui ont marqué cette décennie. En suivant la destinée d'un flic, d'un agent infiltré et d'une pasionaria, l'auteur britannique tisse sa toile tout en restant au coeur de l'action. C'est efficace, les personnages sont marquants et le récit se déroule sans temps morts. Ajoutez à cela une écriture fluide, des paragraphes courts et vous obtiendrez un bon roman, un peu fourre-tout, pas à la hauteur de ses illustres prédécesseurs, mais un bon roman tout de même.
J'achète ? : Difficile d'émettre un avis tranché sur le roman de Michaël Mention. Les lecteurs de Ron Kovic ou d'Ellroy passeront leur tour mais d'autres adoreront la retranscription très précise de cette époque et l'ambiance qui imprègne ce texte. Mitigé vous dis-je. 
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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gruz
  04 avril 2018
Le Black Panther Party était un mouvement complexe. Il fallait bien un auteur hors norme pour en parler.
Il a beau être blanc et français – sa légitimité aurait sans doute été contestée par les durs du parti – l'auteur est pourtant parfaitement dans son univers.
Noir c'est noir, il n'y a (presque) plus d'espoir, dirait l'autre. Sauf à faire la révolution. Mouvement parti de rien, et qui a pourtant ébranlé les fondations même d'une Amérique dont la discrimination est presque inscrite dans ses gènes.
Martin Luther King et Malcom X ont contribué à faire changer les choses. Les Black Panthers aussi, à leur manière.
Oui, Michaël Mention est l'homme de la situation. A croire qu'il n'est pas né à la bonne époque, tant il est fasciné par les 60's et 70's.
Une période de grands chamboulements.
Une période de violence
violence
violence !
Vietnam – noirs qui crèvent de faim et de ne pas avoir de droits – Meurtres en série (les Kennedy, mais pas seulement).
Power n'est pas un documentaire. Tout est vrai ou presque, mais la fiction rattrape la réalité, et le fiction sublime la réalité. L'histoire débute avec Huey Newton et Bobby Seale, les deux fondateurs du BPP. de quelques hommes en Californie, le mouvement va se propager comme une traînée de poudre dans une bonne partie du pays (et même ailleurs).
Retour vers le passé, Black Power, des hommes et des femmes qui prennent leurs destins en main. Et trois destins qu'on va suivre tout au long de l'histoire et de l'Histoire. Trois personnages dans leur intimité, trois personnages inventés (ou pas) qui vont vous faire vivre ce mouvement de l'intérieur. Une riche idée narrative (parmi une foultitude d'autres).
Power : tout est… Politique !
Tout est… Musical !
Une lutte armée qui s'apparente parfois à un western urbain. Une analyse sociétale qui prend aux tripes et fait réfléchir.
Écriture immersive, images dans la tête, sons dans les oreilles… Entêtant. Des destins au bord de la folie dans un monde qui perd la raison. BPP, mouvement plein de contradictions, capable de grandes violences comme de mettre en place tout un travail communautaire (éducation, soins…). Sous couvert d'une lutte raciale, c'est en fait une lutte des classes.
Passionnant que de (re)découvrir ce pan de l'Histoire récente, de suivre les Black Panthers lancer des patrouilles de surveillance de la police (tension…), de suivre l'expansion du mouvement… jusqu'à sa destruction. de révéler le programme COINTELPRO du FBI (infiltration – propagande – provocation des rivalités).
Bouts d'Histoire, comme ces deux athlètes noirs des États-Unis, Tommie Smith et John Carlos, qui lèvent le poing en l'air selon la salutation des Black Panthers, durant les JO de 1968. Bouts d'histoires de personnages qui se battent contre la société et contre eux-mêmes. Et puis, on y découvre le #balancetonporc avant l'heure, qui avait une autre signification dans les années 70 (les ennemis du mouvement, les flics en tête, sont dénommés les porcs – Pigs).
J'affirme, le poing levé, que Michaël Mention est l'un des écrivains les plus doués de sa génération. Je revendique le droit de le défendre de toute mon âme.
Les 450 pages de ce roman sont une sorte d'aboutissement. Même si son talent n'a pas de limite. Écriture viscérale, construction d'une vraie modernité, trouvailles stylistiques à chaque page. Sujets sensibles – écriture hypersensible. Travail de recherche ahurissant et une implication de l'auteur qu'on sent maximale. Mots qui t'explosent à la gueule, frissons au rythme du rock, de la soul et du funk. Si vous aimez la musique, ce retour vers ces années-là prend encore plus de force, parce que l'écriture place la musique au coeur des mots.
Power, ou la quintessence de la Mention's touch. le génie (n'ayons pas peur des mots) de Michaël Mention a besoin de sujets forts comme celui-ci. Il s'en nourrit pour proposer une expérience de lecture à nulle autre pareille. Essential Black Mention Power.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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belette2911
  08 août 2018
Les États-Unis, peuplé en masse par des descendants d'immigrés est une terre d'asile, d'accueil, de droits pour tous et toutes !
STOP ! On rembobine la bande : vu son origine, elle aurait dû être une terre d'asile, d'accueil, de droits pour tous et toutes… J'ai le droit d'avoir un rêve.
Pour ceux et celles qui rêvent encore éveillés, je leur suggère de lire le dernier roman de Mention. Les racistes crasses de tous poils devraient aussi le lire, mais ils risqueraient de ne pas vouloir comprendre car ces personnes sont accrochées à leurs idées comme une moule à son rocher et ne verrait dans la réalité que de la propagande.
Et puis, 452 pages, se serait trop dur à lire pour ces personnes que je connais (on choisit pas sa famille, même si se sont des pièces rapportées) et qui me font souvent soupirer dans ma tête.
Michaël Mention a fait fort ! Documenté à mort, à fond, sa plume trempée dans l'acide, il m'a fait assister à l'assassinat de Malcom X, vivre celui de Martin Luther King, celui de Kennedy (Robert, pas John), j'ai foulé la moquette du bureau de ce parano de Hoover, appris les meurtres du Zodiac et vu la scène de crime de Sharon Tate…
Je me suis assise, en buvant une Bud, dans le local des Black Panther, assistant à leur naissance, leur émergence, leurs combats pour avoir des droits élémentaires, refait le monde avec eux, j'ai participé à des patrouilles de flics, me suis révoltée devant des arrestations arbitraires, des abus de pouvoir et senti un peuple oppressé se soulever.
Dans un pays où la nation Noire doit fermer sa gueule, baisser la tête, dire « oui » à tout, n'ayant aucun droit, sauf celui d'aller se faire tirer dessus au Vietnam, il était normal qu'un jour, elle en ait marre et réclame le minimum syndical qui était d'avoir les mêmes droits que Le Blanc qui l'avait jadis réduit en esclavage.
Chez Mention, pas de manichéisme, on ne se retrouvera pas avec des Noirs gentils et des Blancs méchants, il y en aura pour tous les goûts, toutes les haines, toutes les trahison : Le Blanc comprenant que le Noir a raison de s'insurger et le Noir trahissant les siens, sans que l'on juge l'un ou l'autre.
C'est violent, c'est clash, c'est un peuple qui se révolte, c'est un peuple américain qui en a marre de vivre dans la misère, les ghettos et de se faire contrôler et arrêter arbitrairement.
C'est un roman noir fort, un roman qui fout la gerbe quand on voit cet acharnement sur les Black Panther alors qu'on ne fait rien contre les gangs, les dealers, et autres. C'est un roman qui explore un mouvement qui commença petit pour devenir grand avant de sombrer, sabordé par la propagande, les rumeurs, les coups de pute du FBI, du gouvernement, des flics, des médias, des lois s'appliquant aux uns et pas aux autres.
Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage… Ça marche toujours et ça marche encore de nos jours. Vieux comme le Monde.
Un roman qui laisse aussi planer une question : si les autres ne s'étaient pas acharnés dessus, le parti aurait-il continué ou aurait-il sombré aussi, victime de ses propres matelots et de l'usure ?
Un roman noir qui donne la parole à plusieurs personnages, à tour de rôle, afin de mieux nous immerger dans les événements de cette époque, une véritable plongée en apnée dans une période qui n'est pas si loin de nous, une critique au vitriol d'un pays qui se dit garant des droits de l'Homme et des libertés pour tous.
Je croyais savoir mais je ne savais rien… Ce roman noir m'a ému, tordu les tripes, emporté loin d'ici, m'a mis au centre d'un peuple sans droits qui ne faisait qu'en réclamer un peu, d'un mouvement dont je ne connaissais pas grand-chose, au final, sauf ce que la propagande et les médias en ont fait.
Un
Roman
Coup
De
Poing

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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PrettyYoungCat
  12 mars 2020
Dans un langage scandé
comme un rap pourtant pas encore inventé
Dans une langue fleurie de gros mots,
d'argot,
criée très haut
Black Panther Party
jaillit
Du marxisme,
du maoïsme,
se réclame de Malcom X
Contre les flics,
ces pigs,
ces sales racistes
Ils tirent
se tirent
dans leur tire
Mais qui est la racaille ?
Le FIB
ou la flicaille ?
Gangs/Panthers/flics ripoux
pas de justice, pas de paix dans ce monde à bout
A force de pognon,
trahison
et déraison
pour BPP c'est l'implosion
Mais ce livre c'est comme des images qui tournent dans un film d'action
mais non,
ce n'est pas de la fiction
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   17 avril 2018
Etats-Unis, février 1965 : Malcolm X est assassiné. La lutte pour les droits civiques prend un virage musclé. Dans un quotidien nourri de haine et de violence, trois destins se retrouvent en première ligne d’un pan d’Histoire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
seshat123seshat123   01 mai 2018
Ça y est, au loin, un véhicule de police. Deux flics sont dehors. L’un fouille un Noir, l’autre examine son portefeuille avec sa lampe. Bobby, Artie et Huey éteignent leurs phares, s’arrêtent sans couper le contact, s’adressent chacun à leur groupe:
- Trois mètres. Et les flingues bien en vue.
- OK.
Un regard dans le rétro intérieur, et les portières s’ouvrent. Après tant de gestation, le Black Panther Party for Self-Defense se déploie enfin dans les rues d’Oakland.
Vestes en cuir.
Bérets noirs.
Pulls noirs.
Pantalons noirs.
Chaussures noires.
Pistolet dans une main, livre de droit dans l’autre. Sherman , le plus costaud, porte le magnéto en bandoulière. Les portières claquent, les moteurs ronronnent et le groupe avance dans l’obscurité. C’est l’hiver et pourtant, c’est l’été. Le plus chaud jamais enregistré sur la côte ouest, la saison de ces nouveaux justiciers faits de griffes et d’acier.
P60
+ Lire la suite
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Josephine2Josephine2   06 juin 2018
Page 379-380 - Neil

Qu’est-ce qui m’a pris, bordel ? Vouloir tuer un Président, moi qui ai pleuré JFK. Je souffre et pourtant, je ne regrette rien. Ni ça, ni mes victimes. Ces nègres qui, avant, étaient des Noirs. Ca c’est ce qui me torture le plus. Je ne comprends pas. Tout ce que je sais, c’est que je les hais, du plus profond de me tripes.

Je hais les nègres et leur fierté insupportable.
Je hais les bridés et leur politesse fourbe.
Je hais les Latinos et leurs sales moustaches.
Je hais les Chicanos et leurs bides graisseux.
Je hais les Indiens et leur aplomb.
Je hais les gauchistes et leurs révolutions.
Je hais le FBI et ses manipulations.
Je hais les flics et leur impunité.
Je hais les médias et leur propagande.
Je hais les politiciens et leurs trahisons.
Je hais les pédés et leurs enculades.
Je hais les féministes et leurs aboiements.
Je hais les gangs et leurs saloperies.
Je hais les toxicos et leur came.
Je hais les clodos et leur puanteur.
Je hais les putes et leurs maladies.
Je hais Zodiac et ses victimes.
Je hais Sharon Tate et cette horreur qui m’a été infligée.
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Josephine2Josephine2   06 juin 2018
Page 395-396

Quand j’y repense, c’est fou : on a nourri des milliers de gens, on les a soignés, on leur a appris à lire, à écrire, à compter, à être dignes et responsables. Moi, j’y ai contribué que quatre ans, mais le BPP a continué jusqu’en 1982. Quinze ans d’actions au quotidien.

Je me demande souvent ce que ça aurait donné, si on n’avait pas été persécutés avec un tel acharnement. Peut-être qu’on aurait accompli davantage. Peut-être aussi que l’usure était inévitable. C’est ce que j’en conclus, dans ce XXIe siècle qui fabrique des riches encore plus riches et des pauvres encore plus pauvres. Essentiellement des Noirs, les statistiques sont formelles, comme pour les violences policières. Bien sûr, nous ne sommes plus pendus et brûlés. Bien sûr, nous ne sommes plus livrés aux chiens. Bien sûr, nous avons un Président et nous comptons des personnalités influentes, mais nous restons les plus exploités, nous sommes plus au chômage, nous sommes plus incarcérés, nous sommes plus malades et nous mourons plus tôt, dans l’indifférence générale.

Voir ça aujourd’hui encore, c’est terrible pour moi. Car le dollar a gagné et la nouvelle génération ne rêve plus que de smartphones. Ca fait mal, si mal. Douleur indicible, millénaire… accompagnée d’une autre sensation, tout aussi viscérale, mais vivifiante. Une force. Une rage… »
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CekankonvaouCekankonvaou   06 février 2018
Ça a foiré à cause de nous. Pas à cause du FBI, de la came, des gangs. Ils nous ont pourri la vie mais, le vrai problème, c'était nous.
Trop pressés. Des siècles qu'on avait rien, alors on voulait tout et on a foncé. On était sur tous les fronts, tellement impliqués qu'on a rien vu venir.
L'envie, c'est ce qui nous a tués.

Pourtant, le pouvoir, on l'a eu, Ça a duré cinq ans. Ça peut paraitre court, mais cinq ans tous les jours, toutes les nuits, c'est pas rien. On était si puissants que le pays a tremblé comme jamais auparavant.
Les gens nous craignaient, alors que tout ce qu'on voulait, c'était l'égalité. La paix, enfin.
C'est pour ça qu'on s'est unis. Organisés. On avait nos codes, notre langage, notre journal, notre musique, notre cinéma, notre look, nos penseurs, nos cliniques, notre capitale, notre président, nos ministres, notre indépendance.
On était noirs
On était libres.
On était les Black Panthers
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belette2911belette2911   07 août 2018
"Je n’ai jamais eu de problèmes avec ces Vietcongs et je ne ferai pas quinze mille kilomètres pour tuer ces Noirs asiatiques. Ils ne m’ont jamais rien fait, ils ne m’ont jamais traité de “nègre”, ils n’ont jamais menacé de me lyncher ou tenté de m’empêcher de boire au robinet des Blancs. Mon combat est ici, aux États-Unis, pour que les Noirs aient enfin les mêmes droits que les autres."
 
Une fois encore, Mohamed Ali a frappé fort.
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