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ISBN : 2743633670
Éditeur : Payot et Rivages (30/09/2015)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 66 notes)
Résumé :
1976. Une vague de meurtres touche le nord de l’Angleterre ; les victimes sont des prostituées. La police locale est sur les dents. Un homme clé pour diriger l’enquête : l’inspecteur George Knox, personnage austère, «gueule à la Richard Burton », états de services légendaires. Secondé par le détective Mark Burstyn, Knox se lance à corps perdu dans cette affaire qui tourne pour lui à l’obsession, tandis que sa femme Kathryn est en train de mourir d’un cancer.
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  28 mai 2015
Leeds, janvier 1976. Un ouvrier découvre le cadavre d'une prostituée dans un terrain vague. Il s'agit d'Emily Oldson, mère de 3 enfants, sans profession et prostituée occasionnelle. le rapport du légiste fait froid dans le dos: 2 plaies à l'arrière du crâne causées par un marteau à panne ronde, tournevis planté dans le dos et pas moins de 32 lacérations dans le cou, ventre et poitrine. le superintendant Walter Bellamy confie l'affaire à l'inspecteur George Knox, 20 ans à la Crim', une gueule à la Richard Burton, des Ray Ban qu'il ne quitte jamais. Taillé pour cette enquête. Ce meurtre n'est pas sans rappeler les deux agressions survenues l'année d'avant, l'une à Keighley et l'autre à Halifax. Les prostituées ont réussi à décrire leur agresseur: une trentaine d'année, brun et moustachu.
Le 6 février 1977, un autre corps est découvert. L'enquête n'avance pas. La population s'agite et commence à avoir peur.
Le 15 avril de cette même année, ce sera au tour de la ville de Bradford avec la découverte du corps d'une autre prostituée.
A grand renfort, la police mobilise ses troupes. le détective Mark Burstyn est également mis sur l'affaire. Une aide bienvenue pour Knox qui doit, en plus, aider sa femme à lutter contre son cancer...
Michaël Mention s'est inspiré de la série de crimes perpétués en Angleterre à la fin des années 70 par Peter William Sutcliffe surnommé "L' éventreur du Yorkshire". Un parcours de tueur qui fait froid dans le dos avec 13 victimes à son compteur. L'auteur s'attarde, évidemment, sur la progression de l'enquête mais aussi sur les personnages au fort caractère et le contexte économique, social et politique de l'époque, notamment la crise suite au choc pétrolier, l'effroi de la population, les manifs, le couvre-feu établi, l'échec des Travaillistes et l'arrivée de Tatcher au pouvoir. Sale temps pour le pays entier.
L'auteur, de par ses recherches certaines, nous plonge de suite dans cette fin des années 70 et dresse un portrait amer de ce pays. Des chapitres courts, un style journalistique et une écriture nerveuse donnent du rythme à ce polar captivant et étonnant. L'ambiance est plus que jamais noire, le décor gris et les personnages charismatiques et attachants.
Sale temps pour le pays, tous aux abris!
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Crossroads
  25 avril 2015
Allez, un truc léger pour changer. Fermage des oeils. Positionnage devant l'étalage de bouquinage. Piochage. Et le gagnant est...Michaël Mention. Pffft. Connais pas. Et de quoi ça cause, hum ? Tueurs en série ? Ouais, j'avais dis léger...
Il était une fois un gars qui n'aimait pas les pétripa, les périsp, les prostituées.
Une, puis deux, puis...on me souffle trois, je fais confiance...sont retrouvées sur le carreau. Même modus operandi.
Si ça continue ça va pas pouvoir continuer s'emporte un ponte de la police locale fort justement.
- Je me suis farci l'antologie du Club Des Cinq. Messieurs, je crois que nous avons à faire à un séwiaaal killeuwwr !
- Hein ?
- Un séwiaaal killeuwwr !
- …
- Un tueur en série, merde ! Ça te ferait mal de te mettre à niveau en espagnol !!!
- Aaaaah, Un séwiaaal killeuwwr !
- ( coup de pied facial, triple pirouette smashée dans les roubignoles puis, pour la déconne, wamashigaré transversal assorti d'un Céline Dion auditif pleine bourre. 12 ans d'ITT. Jean-Jésus, sur ton lit de souffrance, on pense à toi...).
Ce sera finalement George Knox qui s'y collera auquel viendra se greffer ultérieurement le détective Mark Burstyn.
L'équipe tient la route, les résultats ne devraient pas tarder. C'est certainement ce que se dirent les filles de joie qui l'avaient quelque peu perdue, la joie. A tort...
Un tueur en série, à la base, ça craint. Rajoutez-y l'arrivée au pouvoir d'une Thatcher fermement décidée à relancer l'économie du pays par tous les moyens, ça vous pose bien l'ambiance plombante qui sévit méchamment en Angleterre à cette époque, début des 80's. Et le fait que la femme de Knox ait à batailler contre un vilain crabe ne va rien arranger à l'affaire.
Ce bouquin est d'une noirceur profonde. Ami dépressif, passe ton chemin...
Si le propos prête peu à sourire, le traitement qui en est fait s'avère enlevé et plaisant.
De courts chapitres accentuant ce sentiment d'urgence, une écriture vivante et imagée, un scénario pêchant parfois de rares longueurs mais tenant largement la route sur le long terme, ce Sale Temps Pour le Pays est une agréable surprise qui allie avec autant de virtuosité psychologie et enquête proprement dite.
Michaël Mention...B+
https://www.youtube.com/watch?v=MJcUMKGCdrY
3,5/5

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SMadJ
  27 octobre 2015
"Sale temps pour le pays" de Michaël Mention - La chronique météo !
Sale temps pour le pays certes, mais soleil au beau fixe pour le lecteur. C'est le coeur empli de soleil qu'on referme ce livre. Pas qu'il donne la pêche, il est sombre et dépressif à souhait, mais on le referme avec la conviction d'avoir rencontré un grand auteur. Ce n'est pas si fréquent.
C'est donc un roman gris, brumeux mais nerveux que nous offre Michaël Mention. Un livre-ronces, une fois vos mains posées dessus, vous ne pourrez plus vous en extirper, au grand risque de vous en déchirer le coeur. Vous voilà prévenu.
La perfide Albion vue par un auteur français, en voilà une brillante idée. Et Michaël connaît son sujet sur le bout des doigts.
Mélangeant les aspects sociaux , culturels et politiques des années 75 à 81, c'est tout un pan de vie qui nous est contée ici. L'ère du changement. La période qui a vu l'humanité occidentale sombrer vers nos temps modernes, plus secs, individualistes et impersonnels. Une période-clé et riche. Après les swinging sixties, l'Angleterre se prend en pleine poire les déprimantes seventies. Shocking ! God save the Queen, son !
L'auteur nous narre, ou nous remémore selon notre âge, les événements qui ont encadrés ces 6 années. On y suit l'avènement de Thatcher et les premiers relents de la crise et du libéralisme qui viendront dévorer des millions de vies. C'est à ce moment que la finance l'a définitivement emporté sur l'humanisme. R.I.P.
Une fois le social mis de côté, c'est surtout une formidable enquête déroulée par un auteur de génie qui vous attend ici. Mention s'inspire ouvertement du tueur en série anglais nommé "L'Eventreur du Yorkshire" et nous propose une virée en enfer aux côtés des enquêteurs. 6 années d'enquête abruptes, douloureuses et usantes qui ne laissera aucun d'entre eux indemne.
La grande force de Mention, ce sont ses personnages. Ses flics sont terriblement humains, incroyablement réalistes. On pourrait les toucher du doigt tellement ses mots accouchent de chair, laissant votre imaginaire s'encastrer dans la réalité.
Ce livre vous hantera plusieurs jours durant. Ses personnages hurleront jusqu'à ce vous ouvriez de nouveau le livre pour les retrouver. Que ce soit l'irascible Georges Knox, ce dandy de Mark Burstyn, cet incompétent de Caine ou ce puriste de Walter Bellamy. Il sera dur de s'en défaire. Après tout, vous aurez passé 6 années ensemble...
L'auteur bricole ses pages et ses chapitres avec brio, jouant avec nos nerfs, titillant nos sens. Sa construction est parfaite, huilée avec précision. Il nous fait des collages déments de ses chapitres recouvrant son intrigue de fines couches pour l'épaissir et la muscler.
Michael a la phrase acerbe, le verbe-enclume, le mot qui pèse.
Sa façon de nous décrire les confrontations entre les flics ou avec les suspects est phénoménale. Ca tape fort, ça fait mal, ça heurte. Mention nous a écrit un western britannique, nonchalant puis allumé. Doux puis corrosif. Calme puis explosif.
C'est musical, c'est Rock, c'est Punk, c'est énervé, enlevé. Le ton colle à la peau de l'époque décrite, les seventies finissantes.
Sale temps pour le pays est aussi un formidable moment d'humanité, bouleversant quand il s'agit de la maladie, bouillonnant quand il s'agit de l'enquête, déprimant quand il raconte son piétinement, attachant quand il sublime l'amitié.
Il faut être un saint-homme pour nommer un de ses chapitres "Anarchy in the UK" et y évoquer la reine #sexpistols4ever. N'attendez pas qu'il ne soit canonisé pour le lire. En général, c'est trop tard. 4/5
PS : merci à Gruz pour m'avoir si souvent mis l'eau à la bouche et donné l'envie de lire cet incroyable écrivain qu'est Michael Mention.
Lien : http://cestcontagieux.com/20..
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Ziliz
  27 janvier 2017
Je ne vois pas très bien sans mes lunettes, ni avec (mais rien de grave).
Les étoiles Babelio me faisaient mal aux yeux depuis ce matin, je les trouvais plus grandes, plus maigres et plus pâles qu'avant. Je viens de comprendre pourquoi : on peut colorier des moitiés ! Merci les Ours & les Abeilles du site !
Ce progrès tombe à pic : j'hésitais entre 4 et 3/5 pour ma première rencontre avec Michaël Mention - qui est marseillais, pas britannique, donc ne pas prononcer Maille-Keul Mène-Cheun, quoi qu'insinue certain avec un aplomb goguenard à la limite du supportable... 😉
L'auteur s'est inspiré ici de l'affaire de l'éventreur du Yorkshire, qui terrorisa le nord de l'Angleterre entre 1975 et 1980. Souvenez-vous, cette personne qui tuait essentiellement des prostituées, prétendant "débarrasser les rues de toutes ces salopes". Je ne vous dirai pas jusqu'à quel point cette fiction rejoint la réalité, je tiens à laisser quelques surprises, le suspense n'étant pas le point fort du roman...
Il s'agit donc d'une histoire classique de serial killer, rapportée de manière factuelle. La lecture est un peu monotone, heureusement que l'intrigue se centre progressivement sur deux policiers en charge de l'enquête, et que l'auteur rappelle de loin en loin le contexte socio-politique (années Thatcher) et nous souffle quelques airs d'époque bien sympathiques (Pink Floyd, Supertramp, Peter Gabriel, Police, Cure).
Pas super convaincue, mais si on me dit que les polars plus récents de cet auteur sont moins timorés que ce deuxième ouvrage de 2012, je tenterai de nouveau...
Merci, D'Gildass (ou Guildass ?), pour le prêt ! 😊
PS : comme je me suis ravisée pour la note, le 3.5/5 devrait apparaître demain à la place du 4...
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gruz
  18 octobre 2012
Back to the 70's.
Sortez vos pantalons pattes d'eph', Michaël Mention nous plonge avec réalisme dans l'Angleterre des années soixante-dix (étonnant lorsque l'on sait qu'il n'a pas connu cette époque, étant né en 1979).
"Sale temps pour le pays" est un polar, mais pas que, surtout pas.
C'est une véritable plongée dans ce pays vivant un tournant de son histoire. Arrivée de Thatcher, pays en pleine dépression, population désorientée, loin du flower power. Pays confronté également à un tueur en série qui sévira 6 ans.
L'auteur brode autour de la réalité, réalité économique et sociale du pays, réalité de cette affaire policière dont il a changé le nom des protagonistes tout en en gardant la chronologie.
La force du bouquin réside là, dans cette plongée dans une époque, plutôt bien rendue par l'écrivain (mode, musique...).
Étonnamment, on pourrait parfois croire à une description de nos jours : crise économique, prise de pouvoir de l'argent, délocalisation (des petites villes vers Londres, à l'époque). Des similitudes qui expliquent peut être le retour "en grâce" actuel des horribles couleurs acidulées (mais je m'égare...).
Un décor bien planté et certains personnages assez forts.
On suivra avec intérêt cette enquête lors de chapitres courts, enquête surlignée par une écriture directe et parfois créative.
Le roman est, à mon sens, cependant trop court (268 pages). Une telle matière aurait pu permettre de moins survoler les éléments d'enquête et approfondir encore plus les personnages (et cet enquêteur principal si marquant).
D'où mon sentiment d'inachevé, qui ne doit pas vous faire bouder ce roman assez original dans la forme et qui mérite le détour.
Merci à Babelio et à l'éditeur Payot et Rivages pour cette plongée dans le passé (proche).
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
chevalierortega33chevalierortega33   21 août 2019
Sale temps pour tous.
Sale temps pour l’Empire qui, après avoir perdu l’année dernière « ses » îles Tuvalu, voit celles de Kiribati devenir indépendantes. Sale temps pour l’Angleterre, humiliée par les Indes occidentales qui ont encore remporté la Coupe du monde de cricket. Sale temps pour l’Église, dépassée par la naissance du premier bébé-éprouvette.
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chevalierortega33chevalierortega33   21 août 2019
Lewisham, Londres (194 miles de Leeds).
Les ruines fument encore au lendemain du chaos qui a embrasé ce quartier « noir », tristement célèbre depuis l’opération 39PNH. Fort de son électorat d’ouvriers et de chômeurs, le National Front y a organisé une marche provocatrice, contrée par les antifascistes du Socialist Workers Party. La violence du conflit n’a épargné personne : activistes, riverains, commerçants et policiers qui, pour la première fois, ont dû user de boucliers anti-émeutes. Au final : deux cent quatorze arrestations et lynchage médiatique du S.W.P., autant critiqué que le N.F.
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chevalierortega33chevalierortega33   21 août 2019
… Il cible des putes, dont il sait qu’il nous est difficile de les surveiller. Quant à la petite, c’est un message qu’il nous adresse et à toutes les femmes du Nord.
– En trente ans de carrière, soupire Walter, je n’ai jamais vu ça.
– Le monde change, la crête a remplacé le chapeau melon.
– S’il n’y avait que ça. On a mendié un prêt au F.M.I. comme un vulgaire pays du tiers-monde, alors que les dons pour le Jubilé ont atteint un million. Le peuple dit qu’il ne peut plus se payer à bouffer, mais donne quand même !
– Les gens sont cons. Tu ne le savais pas ?
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chevalierortega33chevalierortega33   21 août 2019
Stylo qui s’agite, troisième banc.
– Michaël Mention du Monde, Paris : est-il toujours membre du R.I.O. ? demande celui-ci dans un anglais catastrophique.
– Non.
– Dans ce cas, pourquoi… ?
– J’ai dit « une question par personne ».
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ZilizZiliz   28 janvier 2017
Voûtée, Maureen semble avoir toujours été là [à l'hôpital psychiatrique], sculptée dans un bois âgé aujourd'hui de trente et un ans. Si la vulnérabilité était une femme, ce serait elle. Une femme-enfant qui, les mains sous ses cuisses, contemple ses chaussons à carreaux jaune et marron.
- Bonjour, dit-il enfin.
Maureen marque un temps, puis relève la tête. Regard vide, mélange de calmants et de vie ratée. Ses cheveux courts, sa pâleur et sa maigreur l'intronisent clone de Mia Farrow, dans la dernière bobine de 'Rosemary's Baby'.
- Bonjour, monsieur.
- Vous me reconnaissez ?
- Non.
- Je suis l'inspecteur Knox, nous nous sommes rencontrés il y a deux ans.
- On avait baisé ?
- Hum... non. Je peux m'asseoir ?
(p. 205)
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Videos de Michaël Mention (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michaël Mention
http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
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