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EAN : 9782369690375
176 pages
Quasar Editions (18/08/2016)
3.54/5   57 notes
Résumé :
Rien ne va plus dans la paroisse de Sainte-Marie-aux-Fleurs, à Saint-Germain-la-Villeneuve : les membres de l'équipe florale se crêpent le chignon, une pétition de fidèles circule contre le curé, l'évêque est mécontent, la chapelle Sainte-Gudule est menacée de démolition, on a vandalisé le confessionnal et la vieille Marguerite entend parler les morts...
Sans compter que Monsieur le curé a disparu ce matin.
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Souri7
  17 octobre 2017
Benjamin Bucquoy est curé de la paroisse de Sainte-Marguerite-aux-Fleurs où les rares paroissiens lui donnent bien du souci. En effet, ce pauvre curé doit faire face à des problèmes divers comme des histoires de bouquet et de préférence, des désirs de moderniser le culte lui-même, des pétitions pour préserver le patrimoine et j'en passe. Comble pour Benjamin, son meilleur ami Julien, obtient le poste qu'il convoitait. Trop c'est trop, le curé n'en peut plus de gérer tant de choses et de ne pouvoir se consacrer à sa mission première : prier, transmettre la parole du Seigneur. Voilà pourquoi le vieux cabanon dans le jardin de la curie devient pour ce curé un havre de paix... surtout après s'y être emmuré volontairement.

Petit roman sympathique où Jean Mercier relate avec humour les difficultés quotidiennes des curés qui doivent jongler entre leurs missions de messager et les désirs et égo de leurs paroissiens. Une communauté décrite avec cynisme d'ailleurs où chacun semble oublier l'esprit catholique d'accueillir l'autre, de l'aimer sans rien lui demander et de ne pas le juger ou de l'envier. Par contre, autant cette partie du livre était intéressante (première partie), autant la suite m'a quelque peu déçu avec cet enfermement, l'engouement médiatique suscité et le final un peu trop "lisse" puisqu'au final rien ne change réellement pour les curés.

Dans tous les cas, malgré son aspect caricatural tentant d'égaler l'oeuvre de Giovanni Guareschi comme les Don Camillo, Jean Mercier nous offre un moment de lecture plutôt plaisant.
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Croquignolle
  11 mars 2018
Voilà le genre de livres que j'ai tendance à repousser spontanément pour plusieurs raisons :
- Ca me rappelle le boulot.
- le titre se veut humoristique alors que l'on sent un sujet sérieux derrière. Cela me rappelle plusieurs romans décevants ayant la même approche.
- La couverture n'est pas vraiment attirante.
Et il a fallu qu'une amie qui a de bons goûts littéraires me l'apporte et me dise : "Il faut à tout prix que tu le lises. J'ai pensé à toi et à ce que tu dois vivre au quotidien tout au long des pages. Il est rapidement lu. Tu n'as pas d'excuses." Il n'en a pas fallu plus pour que je m'y plonge un peu à contrecoeur, je l'avoue.
Et les premières pages m'ont agréablement surprise grâce au ton léger et à l'exagération à peine feinte des traits des personnages. On croirait que c'est une caricature. Hélas, même pas !
Et rapidement ce constat : "C'est exactement ce qu'on vit chez nous. Alors comme ça, nous ne sommes pas seuls ! Ca rassure... et en même temps ça interpelle."
A partir de là, je me suis laissée emmenée par les réflexions de ce prêtre idéaliste, certes, mais profondément humain, au service de ses contemporains. Lui a osé un acte radical pour marquer sa détresse et sa désapprobation envers l'Eglise telle qu'elle peut être aujourd'hui : une structure sclérosée au détriment de l'Evangile et de la rencontre.
L'humour s'efface au fil des pages pour laisser la place à l'introspection.
Au final, ce livre me force à réfléchir à mon engagement, mon travail, mes relations, à me positionner, à faire un choix.
C'est un petit clin d'oeil qui me place face à mes responsabilités.
Et un coup de pied aux fesses fait du bien parfois !
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titiseb77
  03 février 2022
Benjamin Bucquoy est curé dans un petit village, mais rien ne va plus, alors que les deux femmes qui l'aident à mettre en place les fleurs se crêpent le chignon et notre curé n'est pas si innocent que cela dans leurs animosités réciproques, M Laguerre ne décolèrent pas que sa petite chapelle soit acheté par un étranger, musulman de surcroît, et pendant ce temps là, les paroissiens semblent avoir délaisser le confessionnal, qui ne sert plus qu'à y ranger balais et serpillières. Cela en est trop par notre curé, qui pète les plombs et décide de partir, après tout, ont-ils vraiment besoin de lui ?
Avec beaucoup d'humour, Jean Mercier qui était un fin connaisseur du monde clérical, nous livre une partie de la vie de Benjamin Bucquoy et nous discret avec des petites pointes d'humour juste bien placées et qui divertissent bien. J'ai passé un bon moment de lecture avec ce livre et je vais m'empresser de le prêter à ma mère, qui je pense va également passer un bon moment.
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Nico8
  10 décembre 2016
Ce livre est intéressant parce qu'il nous montre et nous raconte la vie d'une paroisse. Je pense que tous les fidèles, tous les habitués de la messe dominicale, pourront reconnaître leur paroisse au détour d'une anecdote.
On commence avec Brigitte et Guillemette, les deux préposées au fleurissement de l'église qui passent leur temps à se chamailler, on continue avec une sorte d'intégriste un peu raciste, une catéchiste qui veut tout faire à sa façon et n'apprécie pas beaucoup ce que dit le curé de la paroisse, etc...
Au milieu de tout ça, monsieur le curé tient bon, du moins il essaye. Mais au fil du temps et avec une pétition qui circule contre lui, avec une déception de la part de son évêque et quelques crasses supplémentaires, il va faire sa crise. Et ça, c'est hillarant !
Je ne vous en dirai pas plus mais vous conseille vivement de le lire ! Les paroissiens pourront sourire en retrouvant un peu de leur église au fil des pages, certains déprimeront aussi en se disant "eh ben... je croyais qu'il n'y avait que dans ma paroisse qu'on était aussi fracassés !". Quant aux autres, ceux qui ne fréquentent pas l'église, ce livre vous fera également sourire. Il vous confortera dans l'idée que vous avez de l'église ou bien alors vous donnera envie de découvrir le charme de votre paroisse de quartier !
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Pelagos
  18 février 2022
Voilà un excellent petit livre qui parvient avec humour à poser des questions de fond sur le rôle du prêtre dans l'Église catholique.
Nous faisons la connaissance du père Benjamin, prêtre quinquagénaire un peu "tradi", plein de bonne volonté mais au tempérament parfois autoritaire.
Ces jour-ci, rien ne va plus pour le pauvre curé. Il doit subir les bisbilles entre les dames chargées de la décoration florale. Il se fait remonter les bretelles par son évêque suite à sa prise de bec avec la responsable de la formation catéchétique. Il fait l'objet d'une campagne de pétition réclamant sa démission. J'en passe et des meilleures...
Surtout, il vit douloureusement l'écart entre son idéal et la médiocrité de sa vie de prêtre. Épuisé par les réunions interminables et stériles car rien ne peut être remis en cause pour ne pas déplaire, il s'estime peu soutenu par son évêque, qui ne le reçoit toujours qu'en coup de vent, et qui lui demande encore et toujours de faire des efforts. Alors qu'il souhaite depuis des années se tourner vers l'enseignement biblique, le poste auquel il pouvait prétendre est attribué à un autre. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Il s'enfuit en pleine nuit sans donner de nouvelles.
On le cherche partout et on finit par le retrouver enfermé dans un cabanon où, enfin au calme, il peut consacrer du temps à la prière. Et il se découvre une nouvelle vocation dans sa vocation, celle de se mettre à l'écoute du ceux qui viennent lui parler et les amener à s'accepter eux-même et à se rapprocher de Dieu.
L'auteur semble penser que la confession, sous une forme renouvelée, pourrait être une des grandes missions de l'Église, tant est grand le besoin de nos concitoyens d'être écoutés, soutenus et ouverts à l'amour du Père. Mais surtout, l'idée sous-jacente est qu'il faut s'appuyer sur les talents et souhaits des prêtres dans leur mission propre au lieu de les laisser s'épuiser à de multiples tâches en tentant de pallier la pénurie.
L'auteur aborde également le sujet de la place des prêtres âgés, relégués dans des établissements médicalisés alors qu'ils pourraient donner encore beaucoup.
En conclusion, ce court roman est une vraie réussite pour qui s'intéresse à la vie de l'Église.
Masse critique "Littératures : le plein de découvertes" - janvier 2022.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   17 octobre 2017
Il lui semble que sa vie de charité s'est étriquée. C'est facile d'aimer des inconnus qui viennent le voir parce qu'il est devenu célèbre. Mais c'est sans doute encore mieux d'aimer les gens tels qu'ils sont, dans la durée, avec leurs mauvais plis indéfroissables.
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CroquignolleCroquignolle   11 mars 2018
Après un silence, Julien se confesse rapidement. Comme un homme. La plupart des hommes déballent leurs péchés d'un bloc, comme un débardeur balance sa lourde charge sur le quai après une pénible remontée des soutes du navire. Tout le contraire des femmes qui, comme des randonneuses, mettent du temps à en venir au but, cheminant par monts et par vaux. Lorsqu'elles se confessent, les choses viennent lentement, morceau par morceau. En souriant, le père Maurice dit que les femmes sont atteintes du syndrome du sac de farine : quand elles semblent avoir vidé leur sac, il en reste encore sur les parois...
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pgremaudpgremaud   19 janvier 2017
Il ne s'agit pas pour les baptisés de jouer les exorcistes ou les guérisseurs tout-puissants, ni de se prendre pour Jésus. Mais de laisser le Christ agir à travers eux, et en particulier à travers leur faiblesse. Cela implique à la fois une grande humilité et une réelle audace, celle de la confiance en Celui qui peut tout faire en nous, même si nous ne le voyons pas toujours, même si nous ne nous en sentons pas capables. Le problème des chrétiens, c'est qu'ils ne croient pas assez qu'ils ont cette autorité du Père, qui leur vient du Fils, par l'Esprit-Saint.
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Nico8Nico8   11 décembre 2016
Brigitte et Guillemette font toutes les deux partie de l'équipe de fleurissement de l'église. Mais au fond, la petite guerre qu'elles se livrent n'a rien à voir avec les fleurs, ni avec les vases, ni avec la Sainte Vierge ou sainte Thérèse... Depuis le début, Brigitte a développé avec Guillemette une relation aussi toxique que complexe, parce que Guillemette représente à la fois tout ce que Brigitte aimerait être... et tout ce qui l'insupporte au plus haut point.
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stephaniemstephaniem   21 août 2017
Madame, soyez en paix. Faites confiance au Seigneur. Il accepte votre vie telle qu'elle est. Oubliez tous ces pêchés en Dieu, déposez tout entre les mains de Jésus, laissez-le faire des miracles en vous, et d'abord, celui de la paix restaurée. Cessez de vous agiter dans la culpabilité. Considérez que vous êtes sous anesthésie. Comme si vous étiez un petit enfant qu'on doit opérer d'une maladie grave. S'il gigote, s'il bouge, le chirurgien ne peut rien faire. Alors que s'il se laisse endormir, il peut être opéré. Donc, madame, laissez-vous anesthésier par Jésus, c'est-à-dire : cessez de juger votre passé. C'est important pour que Jésus puisse agir sur vos plaies , guérir vos blessures. Pour qu'il vous donne sa paix...
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Videos de Jean Mercier (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Mercier
Première Partie Music crée un nouveau spectacle mis en scène par Mehdi Djaadi, et pas n'importe lequel : une adaptation de notre best-seller "Monsieur le curé fait sa crise" de Jean Mercier en seul-en-scène.
Première Partie recherche deux comédiens pour commencer les répétitions très bientôt avant une tournée nationale dès septembre prochain. Si vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un, rendez-vous sur https://mrlecure-spectacle.fr/
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