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ISBN : 2350770052
Éditeur : Archives et Culture (01/11/2005)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :


On lit souvent des propos du genre " La femme au XIXe siècle était comme ci, celle du XVIII siècle comme ça... ". Or, il n'y a pas une femme, mais des femmes.

Lorsqu'on en parle au singulier, c'est qu'on évoque seulement celle qui a laissé des écrits, publié des mémoires, bref la femme issue de la noblesse ou de la haute bourgeoisie, la femme lettrée, femme de lettres parfois.

Comme ces dictionnaires qui mettent des vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Pixis
  14 août 2015
Je le souhaitais pour étudier le cadre de vie de mes ancêtres. Il est vraiment intéressant car il fait un tour d'horizon de toutes les couches sociales. Et dans un certain sens complète "Paroles de femmes"
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mellemars
  15 mai 2018
Ce livre est vraiment passionnant : je l'ai dévoré comme un roman, apprenant des centaines de choses alors que je croyais pourtant bien connaître mon sujet ! Ces portraits de femmes, tous vrais ou inspirés de vrais, m'ont donné de l'inspiration pour de futurs romans !
Seul bémol : des tas de coquilles qu'une bonne relecture aurait pu éviter.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
wentworth23wentworth23   07 août 2015
Extrait
NÉES VERS 1750 SANS FAMILLE...

Environ 3 800 abandons d'enfants en 1750 pour la seule ville de Paris-Saint Vincent de Paul a créé près d'un siècle plus tôt des établissements pour les recevoir mais sans pour autant endiguer un flot généré par la misère ou la honte d'une naissance illégitime. Quelle enfance vivent ces abandonnés ?

Fille bâtarde ou née dans la misère ?

A partir du milieu du XVIIIe siècle, fille-mère n'est pas un statut enviable : les juristes combattent l'Eglise qui donnait les torts au père et permettent plus facilement aux riches de chasser une servante engrossée. Deux siècles plus tôt, le «bâtard» était volontiers «avoué». Il est désormais inscrit dans les registres sans le nom du père, sauf si celui-ci a reconnu l'enfant. Sa naissance devient la faute de la mère et le déshonneur de sa famille. Au XVIIIe siècle, ces naissances hors mariage sont pour 80 % le fait de domestiques, en général mineures et analphabètes ; la moitié d'entre elles ont été séduites par leur maître. Leur faute s'explique à la fois par leur misère et leur isolement, les études historiques montrant qu'elles sont presque toutes des déracinées placées dans une ferme éloignée de leur paroisse d'origine et que beaucoup sont orphelines.
Les abandons d'enfants conçus hors mariage représenteraient les deux tiers des cas. Mais il existe en parallèle des abandons dus à la pauvreté (chacun a Le Petit Poucet en mémoire), qui ont toujours existé et qui souvent, dans l'esprit des parents, sont momentanés : on met son enfant à l'hospice en espérant le reprendre aux jours meilleurs.

Quel abandon ?

L'abandon est facilité par la création de tours pivotants construits dans les murailles des hôpitaux et des couvents. Ces cylin­dres peuvent se manoeuvrer de l'intérieur vers l'extérieur pour qu'on puisse y déposer un nouveau-né puis de l'extérieur vers l'intérieur pour que les religieuses récupèrent l'enfant abandonné : l'anonymat est total.
La généralisation des tours entraîne une multi­plication des abandons tout au long du XVIIIe siècle. En revanche, elle permet de réduire considérablement le nombre d'abandons à même la rue ou sous le porche des églises, dangereux pour les bébés qui pouvaient être dévorés par un animal errant ou mourir de froid. Les enfants trouvés ainsi sont apportés aux hôpitaux et inscrits comme les autres avec tous les détails concernant leur découverte, leurs langes, les éventuels billets ou petits colliers trouvés sur eux. Tenus par des congrégations religieuses, les hôpitaux sont chargés de recueillir et d'élever tous les enfants trouvés. Mais comme ils reçoivent plus d'enfants qu'ils ne peuvent en accueillir, ils les confient souvent à des parents nourriciers.
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