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Critique de fglire


fglire
  23 août 2018
Ce tome 2 se concentre sur trois éléments :

Premièrement, nous suivons Sisam et Helya en quête du peuple de Solm, variante elfique de cet univers réfugié dans une forêt hivernale, dans le but d'obtenir d'eux qu'ils marquent Helya de l'Anolfac. Un pari loin d'être gagné.

Deuxièmement, le prêtre Ecleïs, qui a fait montre de bien des capacités à la fin du premier tome, accompagné d'Oros va tenter de trouver le deuxième gardien, Philodendre, maître de la terre, pour le prévenir du danger qui le menace et mettre ainsi la deuxième clef de la porte des âmes hors de portée de Kryom.

Enfin, dans les trois cités, Hemerod doit faire face à ses choix ? Où pourra-t-il trouver des alliés ? Auprès de sa mère Heguemandre qui semble prête à tout sacrifier pour un pouvoir en crise ? À moins qu'il ne se tourne vers Santoriès et sa fille qui est aussi son âme-soeur Chrysalie ?

Un opus durant lequel Kryom et Hacton tentent d'affirmer leur contrôle alors même que la révolte gronde au sein des Ch'ken.



J'avais fort apprécié le premier tome, le secret des âmes soeurs, et je n'en ai pas moins aimé cette deuxième partie.

Bien sûr l'histoire reste pleine de bons sentiments. Un peu trop sans doute puisque peu d'opposants sont véritablement de vrais « méchants ». Il n'en reste pas moins quelques figures qui demeurent campées sur leurs positions nourries par une soif de pouvoir ou simplement une haine aveugle. Hacton en fait bel et bien partie (il n'y a là aucune révélation), même si j'aurais aimé qu'il soit encore plus développé dans sa malignité et ses manipulations. J'ai également fort apprécié que Kryom mette la main à la pâte.

Pour revenir aux bons sentiments, difficile d'en tenir rigueur au texte, car c'est visiblement le propos sous-jacent à cette trilogie et donc le message que Guilhem Meric veut transmettre. La puissance de l'amour et de l'amitié permettent d'être plus fort. Et il faut bien le dire dans le monde que nous vivons, emprunt de nombreux romans sombres où le mal et la violence triomphent bien plus que les vertus, Myrihandes apporte une bouffée d'oxygène.



Si j'ai trouvé les cent premières pages ou un peu plus, un peu longues, ensuite le roman m'a emporté. L'action monte crescendo et certains personnages s'enrichissent en particulier Sisam, faisant évoluer de manière très intéressante sa relation d'âme-soeur avec Helya qui devient nettement la personnalité la plus forte des deux. Hélas Oros s'enlise dans son statut de gros balourd comique alors que Farf ne décolle pas, pire, sa personnalité a encore moins d'intérêt que son rôle dans cette deuxième partie. Des personnages clairement secondaires. Cependant je suis ravi de retrouver Maâlias qui prend de l'importance et de la profondeur. Seul bémol au personnage, le sourire qu'il affiche sur son illustration dans les annexes et qui ne convient pas du tout à sa personnalité. Quant au taciturne et revanchard Philodendre, il apporte un contrepoint bien trouvé à Ecleïs.



Alors que Lilt (personnage que j'adore) et son étrange monture magnifiquement illustrée nous lèvent, un peu le voile sur les Anachrones, Meric nous fait découvrir deux peuples très intéressants : les Somoyis et les Misandres (dont nous avions aperçu une des représentantes dans le tome 1). Malgré leurs différences évidentes, ces deux groupes réfugiés dans leur autarcie respective ne sont pas si éloignés que cela dans leur mentalité. J'ai trouvé les secondes (créatures exclusivement féminines) d'une belle originalité.



Le Moulin


Si dans le premier tome j'avais trouvé qu'une partie des illustrations ne correspondaient pas à l'image que je m'étais forgée des personnages, ici je n'ai pas eu ce souci, à l'exclusion d'Hacton. Elles sont très belles et j'ai particulièrement apprécié les paysages tels Mildren et le moulin, tous deux du talentueux Michel Borderie. Les autres illustrateurs n'ont pas à rougir de la comparaison.

Enfin, j'ai retrouvé avec plaisir les compositions musicales de Christophe Houssin qui apporte un plus au roman.



Gratifié d'une écriture agréable, d'un scénario maîtrisé, le Gardien de l'Âpre-Monde poursuit la saga Myrihandes avec brio. Mais rares bémols sur le trop plein de bons sentiments qui m'ont incommodé en particulier sur le début ne font pas le poids face à l'intérêt de l'ensemble annonçant un dernier tome explosif.

À suivre…
Lien : http://fredericgobillot.over..
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