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ISBN : 2277300985
Éditeur : J'ai Lu (01/11/1998)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Un notable corse qui n'hésite pas à tuer son fils coupable d'avoir dénoncé titi bandit aux gendarmes, un roi de Suède qui prophétise l'assassinat de son successeur, un jeune officier insouciant qui découvre les horreurs de la guerre, une révolte sur un négrier, un combat naval où l'on expie une déloyauté aux cartes, des matadors mourants. Dans les nouvelles de MosaicIzie, Mérimée fait le tableau de l'énergie individuelle poussée à son comble, en crimes et en vertus.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  15 août 2014
Très belle nouvelle au ton tragique, qui parle de l'honneur, du respect de la parole donnée, du sens de l'hospitalité et de la sanction qui punit celui qui ne respecte pas ces principes sacrés dans la Corse du 19 ème siècle. Un très grand classique qui entraîne le lecteur dans le maquis aux alentours de Porto-Vecchio.
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PiertyM
  17 janvier 2015
Une nouvelle surprenante, tout commence comme un jeu d'enfants, on se laisse gagner par les positions un peu naïves de Fortunato, l'enfant de Matéo, mais déjà on voit qu'il s'initie à bien négocier les affaires surtout à satisfaire les plus offrants, et puis survient comme une subite pluie de pierre, un père qui n'a pas froid aux yeux de brandir son fusil sur son fils et de tirer à bout portant répondant nettement à sa femme qu'il vient de faire justice à son fils traître pour avoir trahi un bandit auprès des gendarmes, ce qui est un déshonneur pour un corse surtout pour un montagnard...
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Ewylyn
  24 septembre 2013
J'aime les classiques de la littérature, mais j'avoue que Mérimée n'entre pas réellement dans mon quartier d'auteurs de classiques dont je suis friande. Ce recueil de nouvelles ne compte pas parmi mes préférés, et pourtant, il a quand même de bonnes choses pour se faire apprécier.

Le style est celui de Mérimée, donc un style propre à son époque, ce qui s'avère encore plus complexe lorsqu'on lit toutes ces références au monde égyptien antique ou contemporain ou encore espagnol. Toutefois, on ne pourra pas reprocher à l'auteur de ne pas connaître ce dont il parle, c'est juste au lecteur de s'adapter, mais je peux comprendre que la lecture devienne compliqué.

Pour cette chronique, je pense que je vais parler de mes impressions nouvelles après nouvelles, ce sera certainement plus simple pour vous faire une meilleure idée de ce recueil. Chacune de ses nouvelles présentes son lot de hauts et de bas, c'est ce qui a rendu ma lecture si mitigée et pourtant, je me rends compte que je n'ai pas été déçue, c'est le principal, non ?

Mateo Falcone : Quelle surprise, c'est l'une de mes nouvelles préférées de ce recueil, même si la fin m'a laissée pantoise. J'ai dû relire la fin deux fois pour être sûre de l'avoir bien comprise, c'est tellement triste et cependant, j'ai envie de dire quelle fin. J'ai apprécié le maquis corse décrit par Mérimée.

Vision de Charles XI : Nous passons de la Corse à la Suède, et nous passons à un registre plus fantastique, proche de Poe. Cette vision m'a énormément plu, elle est glaçante et terriblement effrayante, un vrai bijou pour le genre.

L'enlèvement de la redoute : Cette nouvelle traite d'un officier découvrant la guerre et ses horreurs. Les scènes de batailles sont très bien décrites, la guerre dans tous ses états, elle a le mérite d'être réaliste d'où mon sentiment de compassion à l'égard de cet officier légèrement insouciant.

Tamango : Une nouvelle très appréciée. J'ai adoré la manière dont Mérimée décrit la traite négrière et la révolte de Tamango, un protagoniste fort et atypique. Bien sûr, l'époque justifie la façon dont on parle de la traite négrière, il ne faut pas passer à côté de cette histoire.

Federigo : Une nouvelle très amusante, la plus drôle du recueil. J'ai adoré cette manière avec laquelle Federigo se joue de la mort en utilisant ses voeux obtenus par le Christ, ça me rappelle le conte des Trois frères de J. K. Rowling.

Le vase étrusque : On y parle d'amour et de jalousie. Je la trouve belle et sympathique, elle a un certain charme et on se laisse entraînée dans les sentiments de Saint-Clair pour sa belle, ses doutes comme sa passion. J'ai bien aimé les références de Mérimée sur sa vie (il a était inspecteur des Monuments Historiques) notamment en évoquant l'Égypte ou le vase étrusque (la civilisation qui précéda nos Romains).

La partie de trictrac : Ah, les jeux d'argents, je m'aperçois avec force que même à l'époque de Mérimée, les jeux d'argents causaient d'importants dégâts. L'amour et la triche sont au coeur de cette nouvelle, qui m'a tantôt emportée, tantôt laissée indifférente.

Lettres d'Espagne : Peut-être la nouvelle que j'ai le moins appréciée, je la trouve très longue et peu aisée à la compréhension. Toutes ces références à la culture espagnole sont très intéressantes pour la passionnée d'histoire et d'histoire de l'art que je suis, mais on parle beaucoup de la corrida. Dans tous ses détails. Je suis pour les traditions, mais certaines me gênent. La deuxième lettre parle d'une exécution, elle est plus touchante je trouve, quant à la dernière elle évoque les voleurs et m'a peu intéressée.

En résumé, ces nouvelles sont très disparates et il est difficile de pouvoir noter l'ensemble, elles sont à traiter au cas par cas. J'ai mes préférées pour des raisons de trame scénaristiques, comme Mateo Falcone ou Federigo ; pour des raisons de genre, comme le fantastique avec La vision de Charles XI ; ou pour des raisons de thèmes comme le vase étrusque et Tamango. Elles présentent toutes des univers et des personnages bien précis et propres, comme elles possèdent leurs atouts et leurs défauts. Ma lecture fut sympathique, même si ce n'est pas mon oeuvre de classique préférée.
Lien : http://la-citadelle-des-livr..
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bybreizhy
  29 septembre 2016
Je vais vous parler de la nouvelle de Mérimée s'appelant " Mateo Falcone " Cette nouvelle se déroule dans le maquis de Porto-Vecchio ( en Corse ), un lieu fait de mystères. le thème principal étant abordé est l'honneur, le respect et la loyauté envers une personne.
J'ai tout d'abord bien aimé cette nouvelle car elle est très captivante et l'on se met très vite dans le contexte de l'histoire et dans la peau du personnage qui doit choisir entre soit être loyal ou soit saisir à la tentation ( étant le choix de Fortunato, fils de Mateo Falcone et étant tout le but de cette nouvelle )
Le faite qu'elle soit très captivante, les lignes se défilent sans que l'on les remarque. On est totalement immergé dans l'histoire et c'est cela qui est pour moi très important. Cependant je trouve la nouvelle un petit peu courte.
Les personnages : le personnage de Mateo Falcone est droit dans ce qu'il fait, c'est un homme dur et stricte et n'échoue pas ce qu'il entreprend.
Contrairement au personnage de Fortunato qui lui est lâche, un traitre mais qui est tout de même un enfant et les enfants sont influençables au belles choses ( comme la belle montre qui est démontrer comme un dilemme pour Fortunato)
C'est pour cela que j'ai une certaine forme de pitié envers lui.
Cette fin est pour moi brutale et pouvant ne pas être comprise par beaucoup de personnes mais elle démontre bien le faite qu'il faut être digne et loyal et garder ses promesses et ne pas les trahir. Cependant, cette fin est tout de même triste d'un certain point de vue.
Je classerai cette nouvelle comme étant une nouvelle agréable à lire et je recommande grandement aux personnes lisant beaucoup comme à ceux ne lisant pas beaucoup. C'est une nouvelle simple, sans vocabulaire très complexe. Libre à vous de le lire maintenant.
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raton-liseur
  30 avril 2014
Je renoue avec les nouvelles de Prosper Mérimée, des classiques qui ne m'avaient pas impressionnée lorsque je les ai lus au lycée. Cette nouvelle est intéressante, sans plus, et il m'est difficile de développer. Plume classique, descriptions engageantes. Mais une histoire qui m'a parue convenue, un brin caricaturale, voire condescendante, pour ces Corses fiers au delà de toute mesure, ces Corses vivant dans les maquis, et j'en passe. Je dis rarement cela, mais voilà un texte qui me semble avoir mal vieilli, et je ne change donc pas l'opinion que je m'étais faite de cet auteur il y a quelques décennies, tant pis.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   06 mai 2018
Il s’approcha de Fortunato et lui dit :

— Tu es le fils de Mateo Falcone ?

— Oui.

— Moi, je suis Gianetto Sanpiero. Je suis poursuivi par les collets jaunes. Cache-moi, car je ne puis aller plus loin.

— Et que dira mon père si je te cache sans sa permission?

— Il dira que tu as bien fait.

— Qui sait ?

— Cache-moi vite. Ils viennent.

— Attends que mon père soit revenu.

— Que j’attende ? malédiction ! Ils seront ici dans cinq minutes. Allons, cache-moi, ou je te tue.

Fortunato lui répondit avec le plus grand sang-froid :

— Ton fusil est déchargé, et il n’y a plus de cartouches dans ta carchera.

— J’ai mon stylet.

— Mais courras-tu aussi vite que moi ? — Il fit un saut, et se mit hors d’atteinte.

— Tu n’es pas le fils de Mateo Falcone ! Me laisseras-tu donc arrêter devant ta maison ?

L’enfant parut touché.

— Que me donneras-tu si je te cache ? dit-il en se rapprochant.

Le bandit fouilla dans une poche de cuir qui pendait à sa ceinture, et il en tira une pièce de cinq francs qu’il avait réservée sans doute pour acheter de la poudre. Fortunato sourit à la vue de la pièce d’argent ; il s’en saisit, et dit à Gianetto : Ne crains rien.

Aussitôt il fit un grand trou dans un tas de foin placé auprès de la maison. Gianetto s’y blottit, et l’enfant le recouvrit de manière à lui laisser un peu d’air pour respirer, sans qu’il fût possible cependant de soupçonner que ce foin cachât un homme. Il s’avisa, de plus, d’une finesse de sauvage assez ingénieuse. Il alla prendre une chatte et ses petits, et les établit sur le tas de foin pour faire croire qu’il n’avait pas été remué depuis peu. Ensuite, remarquant des traces de sang sur le sentier près de la maison, il les couvrit de poussière avec soin, et, cela fait, il se recoucha au soleil avec la plus grande tranquillité.
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canelcanel   23 février 2015
La femme s'avançait courbée péniblement sous le poids d'un énorme sac de châtaignes, tandis que son mari se prélassait, ne portant qu'un fusil à la main et un autre en bandoulière ; car il est indigne d'un homme de porter d'autre fardeau que ses armes. (p. 63)
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CielvariableCielvariable   06 mai 2018
En sortant de Porto-Vecchio et se dirigeant vers l’intérieur de l’île, on voit le terrain s’élever assez rapidement, et après trois heures de marche par des sentiers tortueux, obstrués par de gros quartiers de rocs, et quelquefois coupés par des ravins, on se trouve sur le bord d’un mâquis très-étendu. Le mâquis est la patrie des bergers corses et de quiconque s’est brouillé avec la justice. Il faut savoir que le laboureur corse, pour s’épargner la peine de fumer son champ, met le feu à une certaine étendue de bois : tant pis si la flamme se répand plus loin que besoin n’est, arrive que pourra ; on est sûr d’avoir une bonne récolte en semant sur cette terre fertilisée par les cendres des arbres qu’elle portait. Les épis enlevés, car on laisse la paille, qui donnerait de la peine à recueillir, les racines qui sont, restées en terre sans se consumer poussent au printemps suivant des cépées très-épaisses, qui en peu d’années parviennent à une hauteur de sept ou huit pieds. C’est cette manière de taillis fourré que l’on nomme mâquis. Différentes espèces d’arbres et d’arbrisseaux le composent, mêlés et confondus comme il plaît à Dieu. Ce n’est que la hache à la main que l’homme s’y ouvrirait un passage, et l’on voit des mâquis si épais et si touffus, que les mouflons eux-mêmes ne peuvent y pénétrer.

Si vous avez tué un homme, allez dans le mâquis de Porto-Vecchio, et vous y vivrez en sûreté, avec un bon fusil, de la poudre et des balles ; n’oubliez pas un manteau bien garni d’un capuchon, qui sert de couverture et de matelas. Les bergers vous donnent du lait, du fromage et des châtaignes ; et vous n’aurez rien à craindre de la justice ou des parents du mort, si ce n’est quand il vous faudra descendre à la ville pour y renouveler vos munitions.
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emileparteemileparte   19 juillet 2012
Sans jeter un coup d’oeil sur le cadavre, Mateo reprit le chemin de sa maison pour aller chercher une bêche afin d’enterrer son fils. Il avait fait à peine quelques pas qu’il rencontra Giuseppa, qui accourait alarmée du coup de feu.

« Qu’as-tu fait ? s’écria-t-elle.

- Justice.

- Où est-il ?

- Dans le ravin. Je vais l’enterrer, il est mort en chrétien; je lui ferai chanter une messe. Qu’on dise à mon gendre Tiodoro Bianchi de venir demeurer avec nous. »
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araucariaaraucaria   15 août 2014
En sortant de Porto-Vecchio et se dirigeant au nord-ouest, vers l'intérieur de l'île, on voit le terrain s'élever assez rapidement, et après trois heures de marche par des sentiers tortueux, obstrués par de gros quartiers de rocs, et quelquefois coupés par des ravins, on se trouve sur le bord d'un maquis très étendu. Le maquis est la patrie des bergers corses et de quiconque s'est brouillé avec la justice.
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