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EAN : 9782277300984
92 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/11/1998)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 144 notes)
Résumé :
Un notable corse qui n'hésite pas à tuer son fils coupable d'avoir dénoncé titi bandit aux gendarmes, un roi de Suède qui prophétise l'assassinat de son successeur, un jeune officier insouciant qui découvre les horreurs de la guerre, une révolte sur un négrier, un combat naval où l'on expie une déloyauté aux cartes, des matadors mourants. Dans les nouvelles de MosaicIzie, Mérimée fait le tableau de l'énergie individuelle poussée à son comble, en crimes et en vertus.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  15 août 2014
Très belle nouvelle au ton tragique, qui parle de l'honneur, du respect de la parole donnée, du sens de l'hospitalité et de la sanction qui punit celui qui ne respecte pas ces principes sacrés dans la Corse du 19 ème siècle. Un très grand classique qui entraîne le lecteur dans le maquis aux alentours de Porto-Vecchio.
Commenter  J’apprécie          370
nilosh
  09 février 2020
Un roman très simple, léger dans le sens positif. Très chouette à lire et pas très long.
Voici une analyse que j'ai faite pour l'école donc à prendre avec des pincettes car assez subjective:
Analyse de « Mateo Falcone »
1.L'auteur:
Prosper Mérimée est un écrivain, historien et archéologue français né le 28 septembre 1803 et mort le 23 septembre 1870. Il est issu d'une famille bourgeoise composée de Jean François Léonor Mérimée, son père, et Anne Moreau, sa mère. ils pratiquent tous les deux une profession liée au dessin, à l'art et sont très cultivés. Dès le plus jeune âge Prosper Mérimée est donc intégré dans un milieu littéraire et artistique grâce auquel il fera beaucoup de rencontres bénéfiques comme Stendhal, Eugénie de Montijo et s'inspirera de Nombreuses personnes comme Walter Scott ou Alexandre Pouchkine.
Son parcours professionnel:
1803: naissance à Paris
1819: études de droit et s'intéresse beaucoup aux langues
1823: obtient sa licence de droit
1825: écriture de textes, de nouvelles
1831: politique: bureau ministériels
1834: inspecteur général des monuments historiques
1842: se consacre à sa carrière d'historien
1844: élu à l'académie française
1853: sénateur
1857: animateur des salons de la cour( dictée)
1870: mort à Cannes
« Mateo Falcone » fut publié en 1829 et plu a énormément de gens comme la plupart de ses écrits étant donné la sobriété de ceux ci. Prosper Mérimée a d'ailleurs dit « J'ai toujours cru que, lorsqu'on est simple et vrai, on est un grand artiste ».
Dans cette nouvelle on suit un père trahi par son père dans les maquis de Porto Vecchio. L'auteur n'était jamais allé en corse avant et pendant l'écriture de ce texte, il y alla seulement 10 ans après sa publication.
Quelques oeuvres de Prosper Mérimée:
1845: Carmen
1837: La Vénus d'ille
1829: Tamango
1829: Vision de Charles XI
1829: Mateo Falcone
1840: Colomba
2.Le titre:
« Mateo Falcone » : nom d'un des personnages principaux qui a une grande influence sur la nouvelle. C'est aussi lui qui réalise une des actions les plus importantes de l'histoire.
Le livre fut publié avec « Moeurs de Corse » pour sous titre, on comprends bien grâce à ce sous titre que la nouvelle se passera en Corse et que on en apprendra sur les habitudes corses. En effet, le récit nous fait part que certaines habitudes, surtout de bandits, mais aussi de personnes lambda.
3.Les personnages:
Fortunato Falcone: il est certainement le personnage principal de cette nouvelle. C'est un enfant de 10 ans, il est assez cupide et se laisse facilement tenter. Il peut se montrer très audacieux et même espiègle, rusé face aux gendarmes mais il est aussi assez soumis et craintif vis-à-vis de son père malgré toute la fierté qu'il a d'être son fils. Il est d'ailleurs, pour son père, l'espoir de la famille, étant le seul garçon, ce qui justifie la pression y les attentes que son père a de lui Son nom, Fortunato, ne traduit pas seulement la fortune de son père mais aussi son destin heureux ou malheureux ( ici malheureux).
Mateo falcone: lui aussi est un personnage principal. C'est un père de famille d'une cinquantaine d'années qui vit noblement. On le décrit physiquement comme le cliché Corse. Mais ses quelques traits physiques et ses aptitudes au tir font allusion au faucon, d'où le nom Falcone. C'est un homme qui sait se faire respecter, il a une réputation et il y tient, quiconque voudra la salir sera puni en conséquence. C'est un bon ami mais un dangereux ennemi. Il est assez cruel et sans pitie, il n'a pas peur de la mort. Par rapport à sa femme et ses filles, il a un comportement machiste, d'où son appétence d'homme fort et fier.
Giuseppa: mère de Fortunato et femme de Mateo, elle est fragile et clairement soumise à son mari elle montre bien la place de la femme au 19eme siècle.
Tiodoro Gamba: cousin de Mateo, il est aussi redouté att les bandits, c'est un homme intelligent, chaleureux, communicatif et assez bavard contrairement à son cousin.
Gianetto Sanpiero: il est fier, courageux et arrogant. C'est aussi un bandit.
4.Les lieux:
Toute l'histoire se déroule en Corse, plus précisément à Porto vecchio, au Nord-Ouest. Beaucoup d'actions se passent dans le maquis, de grandes étendues remplies de verdures, de grands arbres, de buissons et de cépées envahissantes. Un lieu assez mystérieux mais très clair à la fois, on se perd très facilement dans le maquis mais cet endroit regorge de bandits . Toutes les actions se passent à proximité de la maison des Falcone. C'est en 1829 que Prosper Mérimée a écrit cette nouvelle alors qu'il n'avait encore jamais été en Corse. C'est seulement en 1839 qu'il alla pour la première fois en corse. Il a donc écrit ce texte et décrit ces paysages juste à partir de récits ou de son imagination.
5.L'époque:
Le récit se déroule au 19e siècle, c'est à dire l'époque à laquelle cette nouvelle fut écrite. La longueur de la nouvelle st cohérente par rapport au temps de l'action qui est assez court. Ce n'est pas tiré en longueur et c'est efficace.

6.Les thèmes:
L'honneur / la réputation: l'honneur de la famille à une grande place tout au long de la nouvelle, on le lie facilement à la réputation. La famille des Falcone accorde une grande place à leur réputation, il veulent la garder intacte pour se faire respecter ce qui n'est pas toujours facile. Ils ont beaucoup d'honneur et de fierté. Ce qui ne rend pas forcément les relations plus simples. Il est hors de question, pour Mateo, que le nom des Falcone soit sali par sa descendance.
La loyauté >< la trahison: pour Mateo Falcone cela coule de source, ses enfants doivent être loyaux et honnêtes, ce qui ne sera pas le cas de son fils qui sera tué pour sa trahison. Ce sont deux points très opposés et pourtant très liés, on insiste vraiment sur le fait que la manque de loyauté, de fidélité peut être fatal. Il n'y a pas de seconde chance.
Les hiérarchies: chacun des personnages entretient une relation particulière avec chacun d'entre eux. On remarque très facilement une hiérarchie, de la supériorité entre certains héros. Par exemple, Mateo Falcone se montre bien supérieur à son fils et à Giuseppa.Fortunato essaye de se montrer supérieur à Gamba mais ce dernier arrive à le toucher là ou ça fait mal,... et tout le long de la nouvelle on peut observer les différentes relations et leur fonctionnement.
La Corse: on en apprends beaucoup sur la Corse au fil de l'histoire que ce soit au niveau du mode de vie des gens, du lieu où des valeurs de la Corse. On remarque que les Corses sont des gens de parole qui n'ont pas peur de faire couler le sang s'il est nécessaire. On voit que la femme n'est pas mise à l'honneur, que du contraire, elle est très soumise et l'accepte. On en apprends beaucoup sur le maquis et sur le fait que de nombreux bandits s'y réfugient, ce qui montre que lorsqu'on est délinquants en Corse, on a peur pour sa vie.
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PiertyM
  21 août 2015
Pour apprendre l'honneur à son fils, un corse n'hésita pas de tirer sur lui, une nouvelle frémissante!
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PiertyM
  17 janvier 2015
Une nouvelle surprenante, tout commence comme un jeu d'enfants, on se laisse gagner par les positions un peu naïves de Fortunato, l'enfant de Matéo, mais déjà on voit qu'il s'initie à bien négocier les affaires surtout à satisfaire les plus offrants, et puis survient comme une subite pluie de pierre, un père qui n'a pas froid aux yeux de brandir son fusil sur son fils et de tirer à bout portant répondant nettement à sa femme qu'il vient de faire justice à son fils traître pour avoir trahi un bandit auprès des gendarmes, ce qui est un déshonneur pour un corse surtout pour un montagnard...
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Ewylyn
  24 septembre 2013
J'aime les classiques de la littérature, mais j'avoue que Mérimée n'entre pas réellement dans mon quartier d'auteurs de classiques dont je suis friande. Ce recueil de nouvelles ne compte pas parmi mes préférés, et pourtant, il a quand même de bonnes choses pour se faire apprécier.

Le style est celui de Mérimée, donc un style propre à son époque, ce qui s'avère encore plus complexe lorsqu'on lit toutes ces références au monde égyptien antique ou contemporain ou encore espagnol. Toutefois, on ne pourra pas reprocher à l'auteur de ne pas connaître ce dont il parle, c'est juste au lecteur de s'adapter, mais je peux comprendre que la lecture devienne compliqué.

Pour cette chronique, je pense que je vais parler de mes impressions nouvelles après nouvelles, ce sera certainement plus simple pour vous faire une meilleure idée de ce recueil. Chacune de ses nouvelles présentes son lot de hauts et de bas, c'est ce qui a rendu ma lecture si mitigée et pourtant, je me rends compte que je n'ai pas été déçue, c'est le principal, non ?

Mateo Falcone : Quelle surprise, c'est l'une de mes nouvelles préférées de ce recueil, même si la fin m'a laissée pantoise. J'ai dû relire la fin deux fois pour être sûre de l'avoir bien comprise, c'est tellement triste et cependant, j'ai envie de dire quelle fin. J'ai apprécié le maquis corse décrit par Mérimée.

Vision de Charles XI : Nous passons de la Corse à la Suède, et nous passons à un registre plus fantastique, proche de Poe. Cette vision m'a énormément plu, elle est glaçante et terriblement effrayante, un vrai bijou pour le genre.

L'enlèvement de la redoute : Cette nouvelle traite d'un officier découvrant la guerre et ses horreurs. Les scènes de batailles sont très bien décrites, la guerre dans tous ses états, elle a le mérite d'être réaliste d'où mon sentiment de compassion à l'égard de cet officier légèrement insouciant.

Tamango : Une nouvelle très appréciée. J'ai adoré la manière dont Mérimée décrit la traite négrière et la révolte de Tamango, un protagoniste fort et atypique. Bien sûr, l'époque justifie la façon dont on parle de la traite négrière, il ne faut pas passer à côté de cette histoire.

Federigo : Une nouvelle très amusante, la plus drôle du recueil. J'ai adoré cette manière avec laquelle Federigo se joue de la mort en utilisant ses voeux obtenus par le Christ, ça me rappelle le conte des Trois frères de J. K. Rowling.

Le vase étrusque : On y parle d'amour et de jalousie. Je la trouve belle et sympathique, elle a un certain charme et on se laisse entraînée dans les sentiments de Saint-Clair pour sa belle, ses doutes comme sa passion. J'ai bien aimé les références de Mérimée sur sa vie (il a était inspecteur des Monuments Historiques) notamment en évoquant l'Égypte ou le vase étrusque (la civilisation qui précéda nos Romains).

La partie de trictrac : Ah, les jeux d'argents, je m'aperçois avec force que même à l'époque de Mérimée, les jeux d'argents causaient d'importants dégâts. L'amour et la triche sont au coeur de cette nouvelle, qui m'a tantôt emportée, tantôt laissée indifférente.

Lettres d'Espagne : Peut-être la nouvelle que j'ai le moins appréciée, je la trouve très longue et peu aisée à la compréhension. Toutes ces références à la culture espagnole sont très intéressantes pour la passionnée d'histoire et d'histoire de l'art que je suis, mais on parle beaucoup de la corrida. Dans tous ses détails. Je suis pour les traditions, mais certaines me gênent. La deuxième lettre parle d'une exécution, elle est plus touchante je trouve, quant à la dernière elle évoque les voleurs et m'a peu intéressée.

En résumé, ces nouvelles sont très disparates et il est difficile de pouvoir noter l'ensemble, elles sont à traiter au cas par cas. J'ai mes préférées pour des raisons de trame scénaristiques, comme Mateo Falcone ou Federigo ; pour des raisons de genre, comme le fantastique avec La vision de Charles XI ; ou pour des raisons de thèmes comme le vase étrusque et Tamango. Elles présentent toutes des univers et des personnages bien précis et propres, comme elles possèdent leurs atouts et leurs défauts. Ma lecture fut sympathique, même si ce n'est pas mon oeuvre de classique préférée.
Lien : http://la-citadelle-des-livr..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   06 mai 2018
Il s’approcha de Fortunato et lui dit :

— Tu es le fils de Mateo Falcone ?

— Oui.

— Moi, je suis Gianetto Sanpiero. Je suis poursuivi par les collets jaunes. Cache-moi, car je ne puis aller plus loin.

— Et que dira mon père si je te cache sans sa permission?

— Il dira que tu as bien fait.

— Qui sait ?

— Cache-moi vite. Ils viennent.

— Attends que mon père soit revenu.

— Que j’attende ? malédiction ! Ils seront ici dans cinq minutes. Allons, cache-moi, ou je te tue.

Fortunato lui répondit avec le plus grand sang-froid :

— Ton fusil est déchargé, et il n’y a plus de cartouches dans ta carchera.

— J’ai mon stylet.

— Mais courras-tu aussi vite que moi ? — Il fit un saut, et se mit hors d’atteinte.

— Tu n’es pas le fils de Mateo Falcone ! Me laisseras-tu donc arrêter devant ta maison ?

L’enfant parut touché.

— Que me donneras-tu si je te cache ? dit-il en se rapprochant.

Le bandit fouilla dans une poche de cuir qui pendait à sa ceinture, et il en tira une pièce de cinq francs qu’il avait réservée sans doute pour acheter de la poudre. Fortunato sourit à la vue de la pièce d’argent ; il s’en saisit, et dit à Gianetto : Ne crains rien.

Aussitôt il fit un grand trou dans un tas de foin placé auprès de la maison. Gianetto s’y blottit, et l’enfant le recouvrit de manière à lui laisser un peu d’air pour respirer, sans qu’il fût possible cependant de soupçonner que ce foin cachât un homme. Il s’avisa, de plus, d’une finesse de sauvage assez ingénieuse. Il alla prendre une chatte et ses petits, et les établit sur le tas de foin pour faire croire qu’il n’avait pas été remué depuis peu. Ensuite, remarquant des traces de sang sur le sentier près de la maison, il les couvrit de poussière avec soin, et, cela fait, il se recoucha au soleil avec la plus grande tranquillité.
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ZilizZiliz   23 février 2015
La femme s'avançait courbée péniblement sous le poids d'un énorme sac de châtaignes, tandis que son mari se prélassait, ne portant qu'un fusil à la main et un autre en bandoulière ; car il est indigne d'un homme de porter d'autre fardeau que ses armes. (p. 63)
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CielvariableCielvariable   06 mai 2018
En sortant de Porto-Vecchio et se dirigeant vers l’intérieur de l’île, on voit le terrain s’élever assez rapidement, et après trois heures de marche par des sentiers tortueux, obstrués par de gros quartiers de rocs, et quelquefois coupés par des ravins, on se trouve sur le bord d’un mâquis très-étendu. Le mâquis est la patrie des bergers corses et de quiconque s’est brouillé avec la justice. Il faut savoir que le laboureur corse, pour s’épargner la peine de fumer son champ, met le feu à une certaine étendue de bois : tant pis si la flamme se répand plus loin que besoin n’est, arrive que pourra ; on est sûr d’avoir une bonne récolte en semant sur cette terre fertilisée par les cendres des arbres qu’elle portait. Les épis enlevés, car on laisse la paille, qui donnerait de la peine à recueillir, les racines qui sont, restées en terre sans se consumer poussent au printemps suivant des cépées très-épaisses, qui en peu d’années parviennent à une hauteur de sept ou huit pieds. C’est cette manière de taillis fourré que l’on nomme mâquis. Différentes espèces d’arbres et d’arbrisseaux le composent, mêlés et confondus comme il plaît à Dieu. Ce n’est que la hache à la main que l’homme s’y ouvrirait un passage, et l’on voit des mâquis si épais et si touffus, que les mouflons eux-mêmes ne peuvent y pénétrer.

Si vous avez tué un homme, allez dans le mâquis de Porto-Vecchio, et vous y vivrez en sûreté, avec un bon fusil, de la poudre et des balles ; n’oubliez pas un manteau bien garni d’un capuchon, qui sert de couverture et de matelas. Les bergers vous donnent du lait, du fromage et des châtaignes ; et vous n’aurez rien à craindre de la justice ou des parents du mort, si ce n’est quand il vous faudra descendre à la ville pour y renouveler vos munitions.
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emileparteemileparte   19 juillet 2012
Sans jeter un coup d’oeil sur le cadavre, Mateo reprit le chemin de sa maison pour aller chercher une bêche afin d’enterrer son fils. Il avait fait à peine quelques pas qu’il rencontra Giuseppa, qui accourait alarmée du coup de feu.

« Qu’as-tu fait ? s’écria-t-elle.

- Justice.

- Où est-il ?

- Dans le ravin. Je vais l’enterrer, il est mort en chrétien; je lui ferai chanter une messe. Qu’on dise à mon gendre Tiodoro Bianchi de venir demeurer avec nous. »
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araucariaaraucaria   15 août 2014
En sortant de Porto-Vecchio et se dirigeant au nord-ouest, vers l'intérieur de l'île, on voit le terrain s'élever assez rapidement, et après trois heures de marche par des sentiers tortueux, obstrués par de gros quartiers de rocs, et quelquefois coupés par des ravins, on se trouve sur le bord d'un maquis très étendu. Le maquis est la patrie des bergers corses et de quiconque s'est brouillé avec la justice.
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