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ISBN : 225313550X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1994)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.2/5 (sur 391 notes)
Résumé :
En vain Pierre de Siorac s'attarde-t-il au " nid crénelé " de ses aïeux ou dans le Montpellier de ses études de médecine : un duel le contraint de gagner la capitale pour y demander la grâce du roi. Voici donc Paris en 1572. La faveur du protestant Coligny auprès de Charles IX, " l'infâme accouplement " de la catholique Margot avec Henri de Navarre scandalisent l'opinion. La haine entre les deux camps est à son comble. Pierre de Siorac découvre le monde des ruelles,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
dgwickert
  04 mai 2017
Ce tome 3 tourne autour de l'année pivot 1572 : nous allons vivre avec intensité la Saint Barthélémy !
On retrouve Pierre de Siorac, toujours étudiant en médecine à Montpellier. Catherine de Médicis, la reine mère, est aux commandes de la France, et essaye de garder l'équilibre de paix entre catholiques et huguenots. Mais cet équilibre est précaire et Pierre assiste à une « montpellierade », une des premières manifestations violentes (il y a des morts) de la guerre de religions entre les huguenots et les catholiques papistes.  A cause d'un duel, Pierre est obligé de quitter Montpellier. Il monte à Paris.

En 1572, il assiste à la st Barthélémy, fomentée par le duc de Guise (branche cadette de la royauté), la Montespan qui envoie des billets aux curés pour leurs sermons, et monter le peuple contre les huguenots.
Guise, le duc de Lorraine et sa « sainte Ligue », avec l'or de Philippe II d'Espagne d'un côté, L'amiral de Coligny, chef de file des huguenots, vieux et malade de l'autre. Catherine de Médicis et son fils le roi Charles IX sont au milieu de cet embroglio.
Coligny, après des hésitations, décide de faire confiance au roi pourtant versatile, et même à moitié fou (voir « Charly 9 » de Jean Teulé ). Mais Charles signe, sous la contrainte de sa mère et de Guise, l'exécution de la Saint Barthélémy.
C'est très intense, nous avons l'impression d'être l'écuyer de Pierre qui courre dans Paris, de maison en maison pour essayer de prévenir Coligny, alors que les milices du prévôt des marchands et les troupes de Guise le recherchent.
Un tome passionnant avec beaucoup de suspense. C'est d'autant plus intéressant que ça s'est réellement passé dans la vraie vie. Un roi plus équilibré, comme François Ier ou Henri IV eût certainement évité ce massacre qui causa, selon les estimations, 5000 à 30 000 morts dans toute la France.
Un pouvoir faible subit la loi de l'étranger : l'or latino (1) des Espagnols les rend puissants, et comme ils entourent la France avec la dynastie Habsbourg (Espagne, Pays Bas, Autriche ), la tentation de corruption et de conquête est grande. Aurons nous un grand roi pour lutter contre cette volonté de main mise sous couvert de religion et d'intégrisme ?
(1) Lire à ce sujet l'excellent et bouleversant roman historique de Jean Claude Carrière : «La controverse de Valladolid ».
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TheWind
  12 novembre 2016
Le massacre de la Saint Barthélémy reste à mes yeux l'un des plus sombres et l'un des plus incompréhensifs événements de L'Histoire de France.
Il est en effet difficile d'en appréhender les causes tant elles sont multiples et complexes et certainement encore plus ardu de concevoir ce déchaînement de cruauté des catholiques envers les protestants en cette nuit tragique.
La lecture du troisième tome de Fortune de France dont l'action principale se déroule à Paris quelques jours avant et pendant ce terrible événement m'a apporté, certes, quelques éclaircissements pour mieux comprendre le contexte religieux et politique mais je reste tout aussi abasourdie que Pierre de Soriac (le héros de cette saga) devant tant d'horreurs perpétrées.
Si on a longtemps pensé que Catherine de Médicis et son fils le roi Charles IX étaient les principaux responsables de cette boucherie, on sait maintenant qu'il convient de nuancer ces propos. La ferveur du peuple poussé par les ultras catholiques et agacé par « ce petit reyet de merde »(Charles IX ainsi surnommé par les réformés du Midi) semble être une des causes principales de ce massacre. Il fut impossible de la contenir une fois les ordres donnés...
Dans ce roman, Robert Merle s'attache surtout à nous faire vivre les événements de l'intérieur en suivant pas à pas et cahin-caha les mésaventures du narrateur,un protestant, Pierre de Soriac. Loin de nous donner une vision globale et analytique, il nous propose une lecture toute subjective de cette tragédie historique.
Et je ne m'en plains pas ! J'avais déjà évoqué ici mon engouement pour ce personnage impétueux, intrépide et volage mais tellement attachant et attendrissant par sa franchise, sa bonne foi et sa fidélité à ses amis. Et ce fut un véritable « émeuvement » que de vivre à ses côtés cette Saint Barthélémy, d'en ressentir toute la sauvagerie, toute la meurtrissure et de s'en ulcérer.
Si ce tome 3 me laisse un goût amer dans la bouche, il n'en reste pas moins un petit régal de littérature. Robert Merle manie la langue ancienne et l'occitan avec brio, se joue de ses personnages et amuse toujours autant le lecteur par la truculence de leurs propos.
J'ai particulièrement aimé la rencontre de Siorac avec le baron de Queribus. Un grand moment qui n'a rien à envier à celle des Mousquetaires de Dumas !
Je gage que nous retrouverons le personnage de Queribus accolé à son nouveau compagnon Pierre dans les prochains tomes et je m'en réjouis à l'avance !
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Gwen21
  06 juin 2013
Ce troisième volet de la formidable aventure de "Fortune de France" dégage une intensité particulière. Sans doute est-ce en partie dû au fait que dans les tomes 1 et 2, l'action se déroule en province tandis que c'est toujours avec une certaine émotion que le lecteur découvre les descriptions de la capitale française.
Une ville qui comptait parmi les plus effervescentes que le voyageur du XVIème siècle pouvait découvrir. Immensément peuplée au regard de la densité de population, fortement abritée par des murailles gigantesques, aussi animée le jour par une activité économique fiévreuse qu'esseulée et dangereuse la nuit où rôde l'insécurité. Une ville énorme, agitée, sale, puante, riche, misérable et… royale que j'aurais bien aimé voir de mes propres yeux et que j'aime à me représenter.
Dans ce tome, Pierre de Siorac, notre héros, va également s'attacher au service à la personne du futur roi Henri III, un souverain pour lequel j'ai une affection particulière et que je désespère de voir un jour réhabilité aux yeux de mes contemporains.
Mariage de Marguerite de Valois avec le « Navarrais », massacre de la Saint-Barthélemy… l'aventure et l'action répondent une fois de plus présents sous la plume du grand Robert Merle qui sait si bien faire l'amour à l'Histoire de France pour qu'elle accouche de ses inoubliables romans.
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ibon
  02 février 2013
Robert Merle évoque le 24 août 1572, la Saint Barthélemy, le jour du massacre des protestants par les catholiques à Paris.
Le tome III de Fortune de France voit Siorac, empêtré dans une affaire de duel, aller à Paris demander audience au roi. Mais la tension est à son comble entre les princes catholiques et les chefs protestants lors du mariage de Margot et de Henri de Navarre.
C'est un plaisir de lire ces pages où la truculence des mots et expressions en vieux français sert un récit souvent savoureux, parfois cocasse et aussi terrible.
La vérité du fait historique est une des exigences de Robert Merle. Guise, Coligny, Charles IX et Catherine de Médicis y sont décrits fidèlement. Mais Robert Merle ne s'y attarde jamais sauf peut-être pour Henri de Navarre que Siorac rencontre souvent. Car ce roman est surtout une immersion dans cette époque avec la découverte de gens de toutes origines et des deux confessions grâce aux péripéties du héros.
Que dire d'autre sinon que c'est un roman réjouissant, palpitant et passionnant.
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barjabulette
  09 juillet 2014
J'avoue.... bien que fervente lectrice de livres d'histoire, je n'avais jamais lu de livres de cet auteur.
Je le connaissais de nom mais sans plus.
J'ai obtenu ce tome chez un bouquiniste,
Une première découverte donc...
Et tout ce qu'il faut pour un tout bon roman, un tout bon moment d'histoire. Enfin, si je peux dire car on vogue tout de même sur le massacre de la Saint Barthélémy durant tout le livre.
Mais tous les ingrédients sont réunis. Robert Merle nous fait découvrir l'histoire de France à sa façon.
Difficile de trouver un point "négatif", je ne vais donc pas en chercher juste pour la forme. Même le fait qu'il soit écrit en "vieux français" n'est pas dérangeant pour la lecture.
Un auteur à suivre donc.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   02 novembre 2016
- Quoi Monsieur ! cria-t-elle, m'ôtant ses lèvres et se reculant, vous portez tout votre poil !
- Mais oui, dis-je béant.
- Du haut en bas ?
- Du haut en bas.
- Ciel ! s'écria la baronne. Corinne, as-tu ouï ? M.de Siorac porte tout son poil ! Havre de grâce, peut-on être à ce point provincial !
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gillgill   10 juin 2012
D'une chose je suis bien assuré : il en est de nous comme de la mer, la bonace même n'est qu'apparence.
Au dessous tout est branle, tumulte, émeuvement.
Ainsi l'homme ne saurait mie être content, ni tenir son âme en repos.
Possédé d'un bonheur, un autre lui fault dont il a appétit.
A mon département du château de M. de Montcalm, si heureux que je fusse après une tant longue absence de retrouver mon père sain et gaillard, et réjoui que j'étais de chevaucher avec lui sur le chemin de Sarlat et mon bien-aimé Mespech, le coeur me battant à l'idée de le revoir et tous ceux qui vivaient dans ses murs, ma liesse n'était pourtant pas sans mélange.
Et je ne laissais pas d'avoir quand et quand le coeur fort serré à laisser derrière moi Angelina de Montcalm et l'incertain bonheur dont nous avions fait le serment et dont je portais le gage au petit doigt de ma main senestre : l'anneau orné d'une pierre bleue qu'elle m'avait baillé dans la poivrière qui flanquait la tour Est de Barbentane....
(extrait du chapitre premier)
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LisengeLisenge   08 janvier 2017
Ha ! mes frères bien-aimés ! Que si vous participez à cette bonne œuvre tout soudain vous saisissant du plus sacré des glaives pour extirper par ses humaines racines l'hérésie maudite de Dieu, alors je vous le dis, au nom de Dieu le Père, du Christ et du Saint-Esprit, votre salut sera à jamais assuré en le séjour des bienheureux et vous entrerez tout droit au Paradis, sans passer par le Purgatoire, le sang d'un seul hérétique, je dis bien d'une seul, vous purifiant de tous les pêchés que vous aurez pu auparavant commettre.
(Extrait du prêche du curé Maillard)
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ibonibon   02 février 2013
Voyez le Navarre et la Margot. Il ne l'aura point pucelette. Elle aimait trop le Guise.Et elle ne l'aura point seulette, il appète trop le cotillon. Mauvais bargouin que ces noces.
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TheWindTheWind   31 octobre 2016
La Médicis est l'âme de l’État, elle qui n' a pas d'âme !
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Videos de Robert Merle (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Merle
Malevil est un film français de science-fiction postapocalyptique de Christian de Chalonge sorti en 1981, librement inspiré du roman de Robert Merle, avec Michel Serrault, Jacques Dutronc, Jean-Louis Trintignant, Robert Dhéry et Jacques Villeret
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Roman historique lauréat du prix Goncourt publié en 1949 racontant la retraite d'un groupe de soldats français lors de la défaite franco-britannique lors de la seconde guerre mondiale. Mon titre est "week-end

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