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EAN : 9782070381463
448 pages
Éditeur : Gallimard (25/05/1989)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 221 notes)
Résumé :
À la suite d'une épidémie d'encéphalite qui ne frappe que les hommes, les femmes les remplacent dans leurs rôles sociaux, et c'est une Présidente, Sarah Bedford, féministe dure, qui s'installe à la Maison-Blanche.

Le Dr. Martinelli, qui recherche un vaccin contre l'encéphalite, est enfermé avec d'autres savants à Blueville, dans une « zone protégée » qui les tient à l'abri de l'épidémie mais dans un climat de brimades, d'humiliations et d'angoisse. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Gruizzli
  01 octobre 2020
Voila un livre des plus étonnants, détonnant et probablement sujet à controverse. C'est un roman que j'ai lu avec beaucoup d'étonnement, surtout pour la façon dont le sujet est traité et l'ensemble des sujets qu'il balaye avec son pitch de base. Parce qu'il faut bien le dire, un tel roman ça ne s'invente pas !
Parti de l'idée d'une maladie touchant les hommes seulement, nous voyons, au fur et à mesure du livre, développer un état qui confine et enferme (tiens, c'est d'actualité ça !) tout les hommes dans le but déclaré de les protéger. Cependant, nous découvrons bien vite que derrière cette façade respectable, un état dictatorial et totalitaire de femme se met en place. Une mise en situation qui n'a pas été sans me rappeler les excellents mots de Terry Pratchett à la fin du volume "Le régiment monstrueux" : "L'ennemi, ce n'étaient pas les hommes, ni les femmes, ni les vieux ni même les morts. Mais les foutus imbéciles de tous poils.".
Parce que le roman se concentrera, au travers d'une fiction sur le sexisme, sur la façon dont un état totalitaire renversant les valeurs sexistes de notre société ne sera au final qu'un état dictatorial et totalitaire. Et que cela ne concerne ni les femmes ni les hommes, mais les personnes qui font des choses atroces au nom de leur sexe. Une bien belle réflexion, et je trouve même assez osée, de la part de l'auteur.
Mais ce qui me bluffe réellement dans ce livre, c'est le renversement final qui donne toute la saveur au travail de politique et de rapport de sexe posé dans le livre. En effet, l'auteur ne finit non pas sur une morale facile et peu intéressante, celle qui aurait choisi la facilité d'une dictature pas sympa, de féministe extrémiste s'accaparant le pouvoir et qu'on renverse pour remettre une démocratie.
Non, de façon bien plus intelligente, Robert Merle développe un renversement d'un état totalitaire pour une démocratie sexiste ... envers les hommes. Et ce renversement final est magistralement orchestré par le personnage principal qui devient ce que sont les femmes dans notre monde. Entre les regards dans la rue, les considérations de bas-étage ou le renvoi continuel à une position sociétale précise (et pas forcément voulue), on est dans la dénonciation directe de notre sexisme sociétale. Sauf que l'auteur ne s'arrête toujours pas là, et présente ce monde comme plus juste et plus humain que le notre. Non pas dans une égalité de fait entre hommes et femmes, mais dans une relation de domination des femmes sans conteste. Et là, on touche au superbe, puisque l'auteur nous laisse sur un monde non-idyllique, porteur de questions et de réflexions qui nous sont toutes laissées. Robert Merle ne développe pas plus et c'est ce qu'il fallait, à mon sens : laisser au lecteur le choix de comprendre et retirer ce qu'il veut de cette lecture. le bien et le mal ne sont pas net, dans cette fin. Si le roman conspue le totalitarisme, il ne dit rien sur un éventuel sexisme de la société (présenté peut-être comme inévitable, même si ce n'est pas clairement exprimé). Bref, Robert Merle nous sort quelque chose de bien différent de ce à quoi nous avons l'habitude dans des romans dystopiques du genre.
Le roman est servi, dans son propos, par des personnages géniaux et que j'ai adoré suivre : des véritables tronches que l'on se plait à découvrir, chacun ayant sa particularité et son fond, que nous découvrons parfois petit à petit, et surtout des retournements qui font sentir tout ce qui échappe au lecteur mais aussi au personnage principal. Nous sommes dans un monde où tout n'est pas totalement expliqué, ou une partie des évènements nous échapperont. C'est d'autant plus prenant lors de la lecture, qui semble devenir un thriller, tout autant qu'un roman d'anticipation, de réflexion sur le sexisme ou encore un roman d'amour, dans lequel les personnages n'auront pas la fin que l'on suppose. Bref, une bien belle composition, intelligente et bien menée.
Ce roman, je le vois comme une des anticipations/réflexions sur le sexisme des plus réfléchie parmi celles que j'ai lu. En fait, je l'oppose presque à La servante écarlate, que j'avais trouvé fade et peu consistant dans sa réflexion, justement. Ici, le propos final est réellement philosophique, le questionnement restant latent et tout au lecteur. Je ne dirais pas que j'en ai eu une lecture totale et juste, mais que chacun aura sa propre lecture et sa propre réflexion autour de ce livre, ce qui est parfait pour un tel sujet. Peut-être encore plus d'actualité maintenant que lors de sa sortie, Robert Merle sait tomber juste dans sa vision du monde. Un auteur des plus intéressant que j'ai hâte de découvrir plus avant.
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denis76
  26 février 2018
À la suite d'une épidémie d'encéphalite qui ne frappe que les hommes, les femmes les remplacent dans leurs rôles sociaux, et c'est une Présidente, Sarah Bedford, féministe dure, qui s'installe à la Maison-Blanche. le Dr. Martinelli, qui recherche un vaccin contre l'encéphalite, est enfermé avec d'autres savants à Blueville, dans une «zone protégée» qui les tient à l'abri de l'épidémie mais dans un climat de brimades, d'humiliations et d'angoisse. Martinelli acquiert vite la conviction que son vaccin ne sera pas utilisé, du moins sous l'Administration Bedford. C'est paradoxalement chez les femmes qu'il trouvera ses alliées les plus sûres et par les femmes qu'il sera libéré. Mais, une fois Bedford remplacée à la Maison-Blanche par une féministe modérée, Martinelli saura-t-il s'adapter à une société où les hommes ne jouent plus qu'un rôle subalterne ?
MES IMPRESSIONS :
Elles sont très fortes.
C'est pour moi, un chef d'oeuvre !
Outre le fait que je retrouve ici l'âme d'Aldous Huxley ou George Orwell, ce livre me fait imaginer un monde où les rapports sociaux hommes / femmes de l'époque (1974) sont inversés.
USA, 1974. Les hommes "fertiles" tombent comme des mouches à cause de l'encéphalite 16 qui est conséquente à la spermatogénèse. Les femmes ont du mal à suppléer dans les domaines comme l'armée, la diplomatie ou l'industrie.
Les femmes décident d'isoler des hommes de valeur. Ce sont "les hommes protégés". Au chateau, prison dorée qu'il partage avec d'autres chercheurs, Ralph cherche le vaccin à l'encéphalite, il "se bat pour que le couple humain soit à nouveau possible."
Le monde appartient aux femmes. Les LIB (mouvement de libération de la femme) dirigent les USA. "Les hommes sont de sales phallocrates". le statut social est bouleversé, "n'ayant rien à voir avec le statut technique."
De nouvelles castes hiérarchiques sont créées :
les femmes,
les hommes "A" (ablationnistes),
les hommes protégés,
les stags, (hommes seuls vivant à l'écart de la civilisation)
les vieux.
Le style de Robert Merle est clair, fluide comme j'aime, et nous embarque dans l'aventure. Par sa grande connaissance de la nature humaine, l'auteur nous emmène dans le questionnement de Martinelli, l'outrance et le cynisme de Deborah, Helsingforth et de Bedford, l'assurance, l'observation et les volte face de Burage et Jackie, l'indifférence ou l'opportunisme d'Anita.
Enfin, il y a tous les comportements "machas" qui seraient délicieux s'ils n'étaient pas dramatiques.
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Prilla
  27 novembre 2019
Ce roman me fait penser à "Le pouvoir" de Naomi Alderman, que j'ai lu peu avant ce roman. L'idée est, dans les grandes lignes, similaires : les femme se retrouvent dans une position de domination face aux hommes, et des changements s'opèrent dans la société alors qu'elles prennent le pouvoir. Je n'avais pas été convaincue par "Le pouvoir", mais j'ai voulu donner sa chance à "Les hommes protégés" car je trouve le concept très intéressant, et je voulais voir une autre manière de le développer. Si j'ai plus apprécié ce roman de Robert Merle, je ne suis à nouveau toutefois pas entièrement convaincue.
Ici, les femmes se retrouvent en position de pouvoir car une épidémie d'une maladie se propage, et celle-ci ne touche que les hommes (à partir d'un certain âge). Les hommes meurent donc en masse, et il faut bien continuer à gouverner : les femmes prennent donc la place des hommes aux positions de pouvoir, petit à petit. S'en suit alors l'établissement de lois restrictives vis à vis des hommes, de la discrimination envers certains... Les rôles s'inversent !
On suit le Dr Ralph Martinelli, placé sous protection avec d'autres personnes à Blueville, où il est en charge de développer un vaccin contre la maladie. La vie va devenir de plus en plus difficile à vivre pour notre cher docteur, qui petit à petit va se rebeller et réaliser certaines choses sur l'état de son pays.
Je dois dire que j'ai détesté Ralph. Cet homme est pourtant très intelligent. Mais tout, de sa part, était sexuel. Il ne se passait pas une page sans une réflexion sur ses attirances, sur le physique d'un tel ou d'une telle, ses frustrations ou envies... Je ne le voyais que comme un obsédé sexuel. Il ne pensais qu'à cela. C'était à se demander si il travaillait vraiment sur son vaccin ! J'ai des sentiments partagés sur Anita : c'est une femme forte qui sait ce qu'elle veut et qui ne se laisse pas faire. de ce côté-ci, je l'admire beaucoup. Mais d'un autre côté, je l'ai trouvé sans coeur, froide, et au final sans réelle personnalité. Mais cela est, je pense, voulu, est dû à son obsession pour son travail. Ce qui peut pousser à remettre en question notre vision de l'ambition professionnelle. Les autres personnages féminins, notamment Burage et Jackie, son intéressants, mais je les ai également trouvées grossières, peu attachantes. Les relations entre les personnages sont ambiguës, difficiles à cause de la situation sociétale. Elles évoluent petit à petit, de façon réelle, mais en même temps, je n'aimais pas du tout les relations entre les personnages, que je trouvais souvent tout de même fausses.
L'intrigue en elle-même est asse intéressante. Son évolution m'a semblé logique, et avec un bon timing. J'ai beaucoup aimé suivre les changements de pouvoir, de lois, dans les relations entre Etats... J'ai aimé tout ces jeux de pouvoirs, que j'ai trouvé très passionnants et qui se développaient de façon réaliste. Je pense que sur ce point, il y a dû avoir pas mal de recherches pour faire en sorte que tout cela soit cohérent. du côté du Dr, j'ai été moins passionnée. L'intrigue avance petit à petit sur ce point, parfois je me demandais où on allait. J'avais cependant très envie de savoir ce qui allait arriver après. La fin m'a beaucoup plu, et en même temps pas trop par certains points. Mais elle pousse à imaginer ce que cette société peut devenir dans le futur, ce que notre société pourrait être aujourd'hui si ce qui arrive dans ce livre, ancrés dans les années 1970, était vraiment arrivé.
En bref, le concept est assez bien développé pour moi, et ce livre pousse à remettre en question l'égalité femmes-hommes, les jeux de pouvoirs, les relations entre Etats. Cependant, des personnages exécrables et des relations étranges entre eux gâchent le plaisir.
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Le_chien_critique
  23 mai 2019
Les écrivains de SF (même publié en blanche) ont de l'imagination à revendre : inventer un monde où les femmes seraient au pouvoir ! La suspension consentie de l'incrédulité n'a qu'à bien se tenir.
Une épidémie mortelle frappe la gente masculine. Afin de continuer à faire tourner la machine, les femmes s'installent au pouvoir, politique, économique et social. Renversement des rôles sociaux avec à la tête de la Maison blanche, une féministe pure et dure. le Dr. Martinelli travaille sur la recherche d'un vaccin, mais comme il est un mâle, il est protégé des autres hommes pour ne pas être contaminé. Toute la question est de savoir si il est protégé ou prisonnier ?

Le combat féministe ne date pas d'aujourd'hui. Déjà dans les années 60-70, certaines avaient voulu quitter les fourneaux. Robert Merle, qu'on ne présente plus (Malevil, La mort est mon métier) avait alors imaginé un monde matriarcal oppressant pour les quelques mâles restant.
Comment après des années de patriarcat, changer la société ? La ligne revancharde prônée par la présidente des Etats-Unis provoque un séisme, les hommes deviennent des parias. certains, pour montrer leur bonne foi, préfèrent devenir ablationnistes (je vous laisse le soin d'imaginer ce qu'il en retourne), d'autres choisissent la liberté et ses chemins de traverse et d'autres, de part leur connaissances, sont protégés pour servir les intérêts patriotiques.
Dans un monde en huis clos, l'auteur distille peu à peu les éléments de cette société, en tirant les conséquences psychologiques et sociétales d'un tel paradigme. D'un début outrancier, une dictature féministe, chaque personnage apporte par la suite une touche de nuance, en particulier le Dr. Martinelli qui s'interroge de plus en plus sur l'ancien monde patriarcale et misogyne.
Le thriller pêche par moment mais nous sommes légèrement dans la Commedia dell'arte même si le fond est sérieux. Certaines situations sont surjouées, le personnage principal est un peu macho, un charmeur italien qui a du mal à ne plus tenir le haut du pavé. Ce qui fait que l'on passe un bon moment de détente, tout en se posant quelques questions sur l'égalité entre les sexes et quelques milliers d'années d'oppression masculine.
Un roman qui n'a rien perdu sa force critique
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MissAlfie
  25 octobre 2018
Première chose avant de parler du bouquin : on ne lit pas la quatrième de couverture. Interdit. Prohibido. Forbidden. Verboten. Parce qu'une quatrième de couverture qui vous cause de choses qui se passent à la page 400 sur 450 qu'en compte le bouquin, c'est nul. Oui, nul. Pourri. A chier. Compris Folio ? Maintenant, on refait le pitch mieux que ça. Et on cause du coeur de l'histoire.
Il y a un peu plus d'un an, j'ai lu un bouquin dont je vous ai depuis rabâché les oreilles lors des sélections, La servante écarlate de Margaret Atwood. Mais près de 10 ans avant sa publication, un auteur français avait déjà tenté d'imaginé une société uchronique relativement flippante, dans laquelle pour le coup, ce sont les femmes qui prennent les rennes et transforment les hommes en objets. Si le parallèle entre les deux livres est plus complexe, Les hommes protégés est un bouquin qui résonne entre de manière très forte à la lumière des derniers mouvements de libération de la parole des femmes.
Dans ce roman, les hommes mourants tous peu à peu, les femmes vont de fait prendre leur place. Mais il y a au sein du genre féminin deux types de personnes : les féministes extrémistes, qui profitent de l'occasion pour se venger de la domination masculine, phallocrate, misogyne et j'en passe qu'elles ont subi depuis des années, et des féministes modérées, qui ont bien saisi qu'un univers équilibré ne pouvait exister sans que les hommes y aient une place égale à la leur. Alors oui, évidemment, on pense tout de suite aux débats qui agitent notre société contemporaine sur l'égalité entre les sexes, sur la place et la reconnaissance que les femmes doivent obtenir dans la sphère professionnelle, politique, mais aussi aux chasses à l'homme qui se montent et peuvent parfois avoir tendance à généraliser et virer dans les extrêmes.
Si la première moitié du roman pose le cadre de manière un peu lente, prenant le temps de positionner les personnages, les différentes castes de cette nouvelle société, l'intrigue gagne peu à peu en densité pour arriver à la limite du thriller, quand Martinelli se rend compte de la situation complexe dans laquelle il se trouve, de la surveillance constante dont il fait l'objet et des manipulations politiques qu'il sert.
Première découverte de Robert Merle, Les hommes protégés m'a moins parlé que La servante écarlate mais il reste très puissant dans l'imagination d'une société pas si éloignée de la nôtre, vers laquelle on pourrait peut-être tout à fait basculer là encore... Un roman qui rappelle combien nous vivons sur des fils, en équilibre fragile...
Lien : http://croqlivres.canalblog...
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 mai 2019
Je trouve qu’il ne faut pas se tromper d’ennemi. L’homme n’est pas un ennemi – même s’il joue souvent à l’égard de la femme un rôle négatif. Il ne faut pas confondre l’acteur qui joue le rôle avec celui qui écrit le scénario.
— Et qui a écrit le scénario ?
— La culture misogyne dont nous avons hérité.
— Bedford vous dirait que c’est l’homme qui a fondé cette culture.
— Oh, écoutez, docteur, il y a si longtemps ! On ne va quand même pas frapper l’homme d’un second péché originel. [...]
— Je vais vous étonner, dit-elle. Il y a même des jours où je me demande si c’est bien exact que la femme se libère par le travail.
— Oh, quand même, ça, c’est vrai !
— C’est surtout vrai pour les penseuses de LIB. Elles sont avocates, médecins, journalistes. Bref, une élite. Mais pour une ouvrière dans une usine, vous trouvez que c’est très « libérateur » de faire un travail à la chaîne, avec un contremaître sur le dos ?
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gillgill   27 avril 2012
Pièce sans fenêtre à air conditionné. Boiseries de chêne à mi-hauteur. Au dessus, les murs sont blancs avec une seule gravure représentant une scène de la vaccination antivariolique à Cuba en 1900. Moquette épaisse où, en entrant, j'ai enfoncé jusqu'aux chevilles. Gros siège confortable, où, sur un geste, je m'enfouis jusqu'aux hanches.
Là-dessus, un long silence. Je suis ici pour parler, mais on n'a pas l'air de m'y inviter volontiers. La parole n'est pas une chose dont les grands de ce monde aiment se dessaisir : ils préfèrent s'écouter qu'écouter.
Au surplus, je m'en rend bien compte, je ne suis pas "persona grata".
Ni moi, ni ce que j'ai à dire. On me laisse mijoter.
Que je me pénètre bien, au départ, de mon insignifiance...
(extrait du chapitre I)
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llGPCllllGPCll   02 mars 2019
Ce qui ne vas pas chez l'homme, c'est qu'il gâche la moitié de sa vie à espérer ou à craindre ce qui va arriver le lendemain.
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LeFeuilleteurDeLivresLeFeuilleteurDeLivres   25 octobre 2016
Ce qui ne va pas chez l'homme, c'est qu'il gâche la moitié de sa vie à espérer ou à craindre ce qui va arriver le lendemain. Bousculé sans aucun répit d'échéance en échéance, il passe d'une attente à une autre et perd son aptitude à jouir du présent.
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MaxaneMaxane   21 août 2019
Ce qui ne va pas chez l'homme, c'est qu'il gâche la moitié de sa vie à espérer ou à craindre ce qui va arriver le lendemain. Bousculé sans aucun répit d'échéance en échéance, il passe d'une attente à une autre et perd son aptitude à jouir du présent.
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Videos de Robert Merle (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Merle
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64092
Pour que la chirurgie orthopédique ait pu atteindre son degré actuel de fiabilité, il a fallu une organisation hospitalière nouvelle, la création de la spécialité, son enseignement à grande échelle, la pratique d'une délibération collective rigoureuse et honnête de chaque indication opératoire, y associer médecins experts et anesthésistes, exiger une pratique opératoire efficace et applicable par tous, publier les résultats sans masquer les échecs. Tout cela, nous le devons à un assembleur. Robert Merle d'Aubigné est celui auquel les chirurgiens orthopédistes français actuels doivent de pratiquer aujourd'hui.
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