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ISBN : 2070381463
Éditeur : Gallimard (25/05/1989)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 188 notes)
Résumé :
À la suite d'une épidémie d'encéphalite qui ne frappe que les hommes, les femmes les remplacent dans leurs rôles sociaux, et c'est une Présidente, Sarah Bedford, féministe dure, qui s'installe à la Maison-Blanche.

Le Dr. Martinelli, qui recherche un vaccin contre l'encéphalite, est enfermé avec d'autres savants à Blueville, dans une « zone protégée » qui les tient à l'abri de l'épidémie mais dans un climat de brimades, d'humiliations et d'angoisse. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
denis76
  26 février 2018
À la suite d'une épidémie d'encéphalite qui ne frappe que les hommes, les femmes les remplacent dans leurs rôles sociaux, et c'est une Présidente, Sarah Bedford, féministe dure, qui s'installe à la Maison-Blanche. le Dr. Martinelli, qui recherche un vaccin contre l'encéphalite, est enfermé avec d'autres savants à Blueville, dans une «zone protégée» qui les tient à l'abri de l'épidémie mais dans un climat de brimades, d'humiliations et d'angoisse. Martinelli acquiert vite la conviction que son vaccin ne sera pas utilisé, du moins sous l'Administration Bedford. C'est paradoxalement chez les femmes qu'il trouvera ses alliées les plus sûres et par les femmes qu'il sera libéré. Mais, une fois Bedford remplacée à la Maison-Blanche par une féministe modérée, Martinelli saura-t-il s'adapter à une société où les hommes ne jouent plus qu'un rôle subalterne ?
MES IMPRESSIONS :
Elles sont très fortes.
C'est pour moi, un chef d'oeuvre !
Outre le fait que je retrouve ici l'âme d'Aldous Huxley ou George Orwell, ce livre me fait imaginer un monde où les rapports sociaux hommes / femmes de l'époque (1974) sont inversés.
USA, 1974. Les hommes "fertiles" tombent comme des mouches à cause de l'encéphalite 16 qui est conséquente à la spermatogénèse. Les femmes ont du mal à suppléer dans les domaines comme l'armée, la diplomatie ou l'industrie.
Les femmes décident d'isoler des hommes de valeur. Ce sont "les hommes protégés". Au chateau, prison dorée qu'il partage avec d'autres chercheurs, Ralph cherche le vaccin à l'encéphalite, il "se bat pour que le couple humain soit à nouveau possible."
Le monde appartient aux femmes. Les LIB (mouvement de libération de la femme) dirigent les USA. "Les hommes sont de sales phallocrates". le statut social est bouleversé, "n'ayant rien à voir avec le statut technique."
De nouvelles castes hiérarchiques sont créées :
les femmes,
les hommes "A" (ablationnistes),
les hommes protégés,
les stags, (hommes seuls vivant à l'écart de la civilisation)
les vieux.
Le style de Robert Merle est clair, fluide comme j'aime, et nous embarque dans l'aventure. Par sa grande connaissance de la nature humaine, l'auteur nous emmène dans le questionnement de Martinelli, l'outrance et le cynisme de Deborah, Helsingforth et de Bedford, l'assurance, l'observation et les volte face de Burage et Jackie, l'indifférence ou l'opportunisme d'Anita.
Enfin, il y a tous les comportements "machas" qui seraient délicieux s'ils n'étaient pas dramatiques.
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gill
  27 avril 2012
Une épidémie d'encéphalite frappe soudain les hommes, ils sont alors remplacés dans leurs rôles sociaux par les femmes.
Le Dr Martinelli qui recherche un vaccin est enfermé mais une fois le remède découvert, sera-t-il utilisé et Martinelli saura-t-il s'adapter à cette société où les hommes ne jouent plus qu'un rôle subalterne ?
Robert Merle nous offre ici un excellent roman d'anticipation qui nous propose par sa lecture une réflexion sur la dualité de l'être humain et ses répercussions dans la société.
Dans la lignée de "Malevil" et de "Madrapour".
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MissAlfie
  25 octobre 2018
Première chose avant de parler du bouquin : on ne lit pas la quatrième de couverture. Interdit. Prohibido. Forbidden. Verboten. Parce qu'une quatrième de couverture qui vous cause de choses qui se passent à la page 400 sur 450 qu'en compte le bouquin, c'est nul. Oui, nul. Pourri. A chier. Compris Folio ? Maintenant, on refait le pitch mieux que ça. Et on cause du coeur de l'histoire.
Il y a un peu plus d'un an, j'ai lu un bouquin dont je vous ai depuis rabâché les oreilles lors des sélections, La servante écarlate de Margaret Atwood. Mais près de 10 ans avant sa publication, un auteur français avait déjà tenté d'imaginé une société uchronique relativement flippante, dans laquelle pour le coup, ce sont les femmes qui prennent les rennes et transforment les hommes en objets. Si le parallèle entre les deux livres est plus complexe, Les hommes protégés est un bouquin qui résonne entre de manière très forte à la lumière des derniers mouvements de libération de la parole des femmes.
Dans ce roman, les hommes mourants tous peu à peu, les femmes vont de fait prendre leur place. Mais il y a au sein du genre féminin deux types de personnes : les féministes extrémistes, qui profitent de l'occasion pour se venger de la domination masculine, phallocrate, misogyne et j'en passe qu'elles ont subi depuis des années, et des féministes modérées, qui ont bien saisi qu'un univers équilibré ne pouvait exister sans que les hommes y aient une place égale à la leur. Alors oui, évidemment, on pense tout de suite aux débats qui agitent notre société contemporaine sur l'égalité entre les sexes, sur la place et la reconnaissance que les femmes doivent obtenir dans la sphère professionnelle, politique, mais aussi aux chasses à l'homme qui se montent et peuvent parfois avoir tendance à généraliser et virer dans les extrêmes.
Si la première moitié du roman pose le cadre de manière un peu lente, prenant le temps de positionner les personnages, les différentes castes de cette nouvelle société, l'intrigue gagne peu à peu en densité pour arriver à la limite du thriller, quand Martinelli se rend compte de la situation complexe dans laquelle il se trouve, de la surveillance constante dont il fait l'objet et des manipulations politiques qu'il sert.
Première découverte de Robert Merle, Les hommes protégés m'a moins parlé que La servante écarlate mais il reste très puissant dans l'imagination d'une société pas si éloignée de la nôtre, vers laquelle on pourrait peut-être tout à fait basculer là encore... Un roman qui rappelle combien nous vivons sur des fils, en équilibre fragile...
Lien : http://croqlivres.canalblog...
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antihuman
  11 juillet 2014
Sans parler de la "vulvocratie" dont se serve certains mauvais esprits pour décrire notre société (comme si les femmes s'étaient saisies de tous les postes du pouvoir les + importants...) il y a du vrai dont cette oeuvre d'anticipation de Robert Merle, de plus le clairon beauf qu'on entend bien souvent à propos de cette histoire, est, bien entendu de la taxer de manichéisme aggravé sinon de machisme !
Il n'en est rien, et sans aucun doute, même si de nos jours la gente féminine se comportent parfois tout à fait comme des hommes, il est évident que ce livre - très cinématographique, plutôt aisé à lire et parlant surtout d'injustice - sonnera scrupuleusement réaliste pour qui vit quelque peu dans le monde d'aujourd'hui. Peut-être pour cette raison d'aucuns nomment cette fiction une dystopie bien que cela ne soit pas exactement le cas.
Notons, par exemple, comment le personnage principal de Martinelli inquiète dans le récit autant pour ses qualités que pour ses tares: autant parler donc de la méritocratie que croient vivre de nombreux béotiens exemplaires.
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BVIALLET
  07 mai 2012

Une terrible maladie inconnue, l'encéphalite 16, frappe la plupart des hommes en âge de procréer en épargnant les femmes, les enfants et les vieillards. Comme l'Humanité ne dispose ni de vaccin ni de traitement, les hommes meurent par milliers. Les femmes les remplacent à tous les postes clés et prennent conscience de leur importance. Une présidente ultra-féministe, Sarah Bradford s'installe à la Maison Blanche et réorganise toute la société. Avec quelques savants triés sur le volet, le docteur Martinelli qui n'est pas loin de découvrir un vaccin contre la maladie, se retrouve enfermé à Blueville, une « zone protégée » qui permet aux chercheurs d'être à l'abri de l'épidémie mais les oblige à vivre dans un climat d'humiliation, d'angoisse et de brimades permanentes. le féminisme de Bradford apparaît comme un machisme à l'envers et est loin de ne faire que des heureuses. Pour elle, l'homme n'est qu'un subalterne, une sorte de sous-humain ou de semi-esclave tout juste bon à être castré ou à donner son sperme pour les banques de reproduction artificielle.
Une terrible maladie inconnue, l'encéphalite 16, frappe la plupart des hommes en âge de procréer en épargnant les femmes, les enfants et les vieillards. Comme l'Humanité ne dispose ni de vaccin ni de traitement, les hommes meurent par milliers. Les femmes les remplacent à tous les postes clés et prennent conscience de leur importance. Une présidente ultra-féministe, Sarah Bradford s'installe à la Maison Blanche et réorganise toute la société. Avec quelques savants triés sur le volet, le docteur Martinelli qui n'est pas loin de découvrir un vaccin contre la maladie, se retrouve enfermé à Blueville, une « zone protégée » qui permet aux chercheurs d'être à l'abri de l'épidémie mais les oblige à vivre dans un climat d'humiliation, d'angoisse et de brimades permanentes. le féminisme de Bradford apparaît comme un machisme à l'envers et est loin de ne faire que des heureuses. Pour elle, l'homme n'est qu'un subalterne, une sorte de sous-humain ou de semi-esclave tout juste bon à être castré ou à donner son sperme pour les banques de reproduction artificielle.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gillgill   27 avril 2012
Pièce sans fenêtre à air conditionné. Boiseries de chêne à mi-hauteur. Au dessus, les murs sont blancs avec une seule gravure représentant une scène de la vaccination antivariolique à Cuba en 1900. Moquette épaisse où, en entrant, j'ai enfoncé jusqu'aux chevilles. Gros siège confortable, où, sur un geste, je m'enfouis jusqu'aux hanches.
Là-dessus, un long silence. Je suis ici pour parler, mais on n'a pas l'air de m'y inviter volontiers. La parole n'est pas une chose dont les grands de ce monde aiment se dessaisir : ils préfèrent s'écouter qu'écouter.
Au surplus, je m'en rend bien compte, je ne suis pas "persona grata".
Ni moi, ni ce que j'ai à dire. On me laisse mijoter.
Que je me pénètre bien, au départ, de mon insignifiance...
(extrait du chapitre I)
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LeFeuilleteurDeLivresLeFeuilleteurDeLivres   25 octobre 2016
Ce qui ne va pas chez l'homme, c'est qu'il gâche la moitié de sa vie à espérer ou à craindre ce qui va arriver le lendemain. Bousculé sans aucun répit d'échéance en échéance, il passe d'une attente à une autre et perd son aptitude à jouir du présent.
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laracroft75laracroft75   02 mai 2011
j'ai beaucoup aimé, il y a de l'humour et je le rapproche du meilleur des mondes de Huxley
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Videos de Robert Merle (9) Voir plusAjouter une vidéo
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